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vendredi 29 juillet 2016

TDM6 E09 201603 Fiji Part 4: Kadavu


Un terrible ouragan, Wilson, le plus fort ayant jamais frappé les Fidjis, de force 5 (soit le maximum enregistré!), venait de passer sur les Fidjis et avaient ravagé une partie de l'archipel, notamment l'Est ainsi que le Nord Est de l'ile principale mais Suva avait été épargnée. 

Du coup, je suis parti sur la visite d'une des iles les plus reculées des Fidjis, au sud, Kadavu, que même Tuula ni Peter n'avaient visitée. La meilleure amie de Tuula, Mairy Mairy, venait de là et elle s'est proposée de m'organiser un trip sur place. Je suis parti avec Jieni, une locale qui avait grandi la bas et qui bossait désormais pour Mairy Mairy a Suva. On est allé remplir 2 jerricanes de 20l d'essence, comme cadeau de bienvenu au village. La coutume veut qu'on amène du kava mais la région en est tellement fournie qu'ils ont plutôt opté pour du super! 
On a pris le ferry de nuit. Il n'y en a qu'un par semaine donc en gros, soit vous restez une semaine, soit vous prenez l'avion qui n'est pas donné. Le ferry était hardcore. La salle pour les passagers était pleine a craquer, les gens se marchaient dessus et il y avait des enfants en bas âge de toute part. On s'est mis sur le pont puis le toit du pont, bien plus aéré bien que trempé. Au bout d'une petite heure de navigation, alors qu'il nous avait déjà fallu bien 3h avant que le bateau ne quitte le port, il a commencé a pleuvoir des cordes. On s'est réfugié sous les canots de sauvetage et j'ai réussi a me faire une place suffisamment grande pour y caler mon matelas gonflable et y dormir quelques heures.
Au petit matin, on approchait de Kadavu. Il y avait un 1er stop de prévu dans le village de Kavala. On s'y est arrêté 5h avant que le bateau ne reparte. Ce n'est qu'après que l'on m'a expliqué ce qui se passait: il n'y avait qu'une seule camionnette a l'intérieur du bateau qui était utilisée pour décharger tous les paquets et colis et les acheminer du port jusqu'en ville située a quelques kms de là. Et vu les tonnes de chargement que les gens ont empilées dans le bateau, on comprend pourquoi ça a mis autant de temps. 
On a ensuite longé la cote jusqu'à apercevoir le mont Washington, le plus haut sommet de Kadavu, situé a 800m directement au dessus de la mer. On a enfin débarqué au port de Vunisea. On a mis 18h pour faire la traversée! Mais je n'étais pas au bout de mes peines car il restait encore un dernier tronçon avant de rejoindre le village où l'on était censé se poser. A Vunesia, Lesila, l'amie d'enfance de Jieni, qui se trouve être également la fille du chef du village de Kadavu (le village porte le même nom que l'ile!), est venue nous accueillir, plein de bonne humeur. On a tout de même attendu 3h a l'autre port de l'autre cote de l'ile que le cousin de Lesila se pointe pour pouvoir rejoindre le village en banana boat...fiji time comme ils disent ici! Une petite heure de plus de navigation et nous voila arrivés a bon port. "Bon port", c'est le bon terme car on n'etait pas encore tout a fait au village alors que la nuit tombait. Il restait encore une petite cote a gravir pour rejoindre le village qui se situait a 300m au dessus du niveau de la mer. Et vu que Jieni avait chargé la mule, je me suis demandé combien d'aller/retour il allait nous falloir pour tout ramener la haut. Mais heureusement, un petit comité d'accueil nous attendait au port et je n'ai juste eu a porter que mon sac. 23h au total pour arriver a destination. J'étais vanné mais ça valait la peine de vivre ces moments avec les locaux, de la même manière qu'eux. Ce n'est que comme ça que l'on apprécie vraiment leur vie et qu'on se fond dans leur quotidien.

lien vers la vidéo Suva to Kadavu


J'ai été accueilli par Joe, sa femme et les 3 merveilleux enfants de Lesila. Ils étaient tous adorables. Ils m'ont préparé ma chambre: une grande pièce avec un double lit surmonté d'une moustiquaire: parfait!
Le lendemain, j'ai fait un petit tour du village. C'était la première fois qu'un blanc venait séjourner ici et les gens étaient super curieux. Tous plus gentils les uns que les autres, je me suis senti intégré dans la communauté instantanément. Je suis allé a la messe, pour fêter Pâques et ai ensuite été invité un peu partout où j'allais pour prendre le thé. 
Il faisait chaud et on est allé de désaltérer dans un petit ruisseau caché dans le bush. On est en pleine nature ici et la végétation est reine. La foret tropicale est dense et on ne se balade jamais sans son coupe coupe. 
Les habitants de Kadavu sont quasi auto-suffisant: ils ne consomment que des produits venant de leur jardin ainsi que des produits de la mer. Les seules choses qu'ils amènent de l'ile principale sont du savon, papier toilettes et couches pour bébés ainsi que de la farine, sucre et sel. De temps en temps, du riz mais ils s'en sortent très bien sans avec leur taro et bananes plantains. Quand ils vont sur l'ile principale faire des emplettes, ils amènent une cargaison de kava, cette racine qui est utilisée ici comme la "bière" locale quand elle est mélangée avec de l'eau. Le produit de la vente leurs sert de salaire, surtout qu'en ce moment, avec le cyclone Wilson qui a ravagé tout une parti de l'archipel, Kadavu était quasi le seul endroit qu'il restait où trouver du kava et du coup, les prix flambaient. Les effets du breuvage ne se font sentir qu'après une dizaine de bols mais ça dépend aussi de la taille de ces derniers que l'on peut demander en "high tide", "low tide" ou "tsunami" sachant qu'on est censé boire le bol "straight", c'est a dire d'une seule gorgée. Les effets sont assez pernicieux. Hormis le gout âpre de racine auquel on s'y fait vite, on ne sent pas grand chose tant que l'on est assis et le truc au Fidji, c'est qu'on est toujours assis quand on boit le kava. Mais une fois qu'on se lève, il faut se rappeler où l'on habite! Et je passe les envies d'aller se soulager qui ne viennent que bien après avoir consommé la boisson. J'ai du aller pisser près de 5 fois dans la nuit, autant vous dire que celle-ci n'a pas vraiment aidé a me reposer. Le pire étant le lendemain où l'on se sent tout amorphe, l'envie de ne rien faire si ce n'est de rester dans son lit. J'ai été invité a boire le kava plusieurs fois par jour. Il y a toujours le community hall où les hommes se regroupent en fin d'après midi et jusque tard dans la nuit pour y consommer le précieux breuvage. On sert le bol chacun son tour en commençant par l'homme qui donne le rythme du service et le dosage (plus c'est rapide et moins il y a d'eau et plus c'est fort), puis par ordre "d'importance", le pasteur, le chef du village, les hommes âgés, pour finir par les jeunes. Il y a toujours une bonne occasion de boire le kava et j'ai trouvé que c'était un formidable moyen de communication et de rassemblement. C'est l'endroit idéal où se rencontrer tous les soirs et c'est je pense aussi par ce biais que les membres de la communauté sont aussi soudés entre eux. En revanche, un peu dommage qu'ils ne mélangent pas vraiment les hommes et les femmes. J'ai eu a 2 reprises la chance de participer a une cérémonie de kava organisée par les femmes. La première pour une levée de fonds de la part des femmes du village pour un projet et la seconde des mamans des enfants de l'école primaire pour parler des problèmes qu'ils avaient a résoudre dans l'école. A chaque fois, on m'a attribué un collier de fleurs et de la poudre sur les joues puis je devais servir chacune de ces dames. L'une d'entre elles était vraiment drôle. Elle n'arrêtait pas de me dragouiller a haute voix et m'a même fait une petite danse, a 62 ans!
Une autre cérémonie avait été organisée par les jeunes de la communauté pour une nouvelle levée de fond. Par "jeunes", j'entend les "boys", les hommes entre 18 et 30ans, membre de l'équipe de rugby a 7, qui avaient besoin d'argent afin de payer leur nouvelle tenue de sport. J'ai même pu participer a l'un de leurs entraînements de rugby a 7 "touch", c'est a dire qu'on ne se tamponne pas mais des qu'on est touché, on rend le ballon a l'adversaire. Impossible d'en toucher un. Les hommes ne sont pas énormes ici a Kadavu mais tout en muscle et en explosivité. Je comprend mieux pourquoi les recruteurs français vont venir tant de fidjiens dans le Top 14 français. 



On est parti dans le bush avec les filles et Taj, le frère de Jieni pour aller se baigner dans une cascade reculée au fin fond de la jungle. Il a fallu bien 3h pour atteindre le premier niveau avec un peu d'escalade sur des rochers super glissant le long de la rivière, une bonne dose de sueur dans cette moiteur étouffante et un coupe coupe aiguisé comme un sabre pour se fier un chemin a travers la dense végétation. On a même réussi a atteindre le second niveau grâce aux efforts de Taj qui a frayé un chemin a travers la pente abrupte de la 1ere cascade.


Hormis le bush, il y a bien sur aussi l'eau, qui entoure l'ile de Kadavu. Toute la cote Est de l'ile est ceinturée par un reef, l'Astrolabe Reef, le 4eme plus grand du monde, fameux pour sa faune aquatique. Tous les pêcheurs du village se réunissent le samedi pour une sortie groupée où ils utilisent ce qu'ils appellent la "dynamite locale". Il s'agit d'une racine d'arbre qui agit comme un somnifère vis a vis des poissons. Le groupe de pêcheurs forme un grand arc de cercle puis ils se resserrent prtit à petit en tapant dans l'eau pour que les poissons se regroupent tous au centre sur un corail au préalablement désigné. Ensuite, il n'y a plus qu'a utiliser la racine qu'ils tamponnent contre les parois du reef. Cette dernière émet alors un liquide qui se propage dans l'eau et endort le poisson. J'utilise le terme "endormir" car c'est comme ça que les gens du village me l'ont expliqué mais j'ai eu un autre son de cloche par la suite. Son utilisation est assez décriée car les scientifiques disent que cela tue et non endort, non seulement les gros poissons bon a manger, mais aussi les petits qui ne seront pas pêchés. Du coup, ils disent que ça extermine la vie sous-marine. Les locaux m'ont rétorqué que ça faisait des générations qu'ils pêchaient de la sorte et qu'il y a toujours eu du poisson a volonté ici. Et c'est vrai qu'on en a pêché! A la fin de la journée, on s'est partagé le butin a part égale et j'ai eu plus de 10 poissons que j'ai ramenés a la maison. Même si je n'avais pas fait grand chose, j'étais fier de moi et content de participer un peu au stock de nourriture familiale. Un des problèmes qu'ils ont en revanche a Kadavu, c'est qu'ils n'ont pas d'électricité. Du coup, pas de réfrigérateur pour garder au frais le poisson. Et vu les conditions humides ici, il faut tout manger dans les 24h. Du poisson, on s'en est gavé ce jour là!
Je me suis également fait une journée plongée avec le centre de plongée d'un des resorts de l'ile. Des bungalows assez luxueux et près d'une dizaine de touristes qui avait tous la même manière de voyager ici: ils venaient des Etats-Unis, du Canada et même d'Europe, étaient venus en avion directement a Vunisea sans même visiter Suva, puis le bateau du resort qui les attendait au port et direction le resort où ils restaient tout leur séjour sans en sortir pour ensuite repartir chez eux, sans croiser un seul local si ce n'est ceux qui bossaient pour le resort. Génial les aventures de voyage! Ils ont d'ailleurs halluciné quand ils m'ont vu arriver: débarqué en petit bateau avec des locaux pour demander de plonger avec eux. Quel audace!
La plongée fut vraiment bien malgré une petite visibilité. On est allé à l'extérieur du reef près de Vunisea sur le Manta Point. On y a croisé un groupe de raies mantas qui utilisaient les plantons locaux pour se nettoyer. La fameuse "cleaning station", déjà croisée plusieurs fois sur ma route lors de mes sorties plongées ces dernières années. Elles étaient majestueuses et le fait qu'elles soient en plus groupées a encore rajouter une dose de charme.
Je voulais absolument tester le reef et ai reussi à convaincre Joe, le chef du village, de m'emmener voir le chef du village voisin afin de demander l'autorisation de faire du snorkelling sur la partie du reef qui m'intéressait. En effet, comme le veulent les règles coutumières locales, les eaux a 2kms a la ronde des terres appartiennent au propriétaire des terres! On a du demander audience avant de faire toute une cérémonie pour remettre le kava au chef afin qu'il me laisse plonger. Du coup, alors qu'il fallait aller absolument sur le site a marée basse, soit le matin, on est arrivé en pleine marée haute. Ca tanguait énormément, normal vu que les vagues passaient au dessus du reef. La pauvre Lesila, qui nous a accompagné, était morte de peur a l'idée de tomber a l'eau dans une mer si agitée car elle ne savait pas nager et elle pleurait a chaudes larmes. Je suis quand même descendu voir a quoi ressemblait le reef mais ça n'a pas été chose aisée que de descendre en apnée alors qu'a la surface, la mer était super agitée et j'étais sans palme!
Une semaine s'est passée avant que je ne reprenne le bateau retour et c'est avec déchirement que j'ai quitté la nouvelle famille d'accueil. J'étais, d'un autre cote, content de revenir un peu a la civilisation et de poursuivre mon périple. Le retour a été un peu moins pénible qu'a l'aller vu qu'on n'avait pas d'autre stop sur Kadavu pour rejoindre Suva.
Ce fut une immersion vraiment intense et très enrichissante que de tester a la vie locale polynésienne de la sorte. Le seul bémol, c'est quand même extrêmement contraignant de devoir a chaque fois passer par les chefs de village des que vous devez traverser leurs terres. J'en veux pour exemple le mont Washington que je prévoyais de grimper sur mon dernier jour sur l'ile mais ai du y renoncer, faute de temps pour organiser la rencontre avec le chef du village situé en bas du mont.



jeudi 28 juillet 2016

TDM6 E09 201603 Fiji Part 3: Suva with the Knights


J'ai finalement rejoint la capitale Suva après 2 petites heures de minibus de Pacific Harbour. Mon pote Paul de Perth m'avait connecté avec ses parents, Tuula et Peter, qui habitent Suva. Tuula est originaire de Finlande et était infirmière avant de venir s'installer ici où elle avait trouvé un poste au consulat australien, celui-là même qui délivre les visas. Autant dire qu'elle était fortement demandée a chaque fois qu'il y a eu un coup d'état ici et il y en a eu un certain nombre. Il y a un conflit latent au Fidji entre les locaux, en tant que bon polynésiens, sont propriétaires de leurs terres, et la communauté indienne, de plus en plus nombreuses, qui était venue ici a l'époque par manque de main d'oeuvre dans les champs de cotons. A chaque fois qu'un nouveau gouvernement est élu avec une sympathie pour la minorité indienne, un coup d'état intervient de la part de l'armée pour préserver les intérêts des locaux, la plupart du temps sans heurts. Quant a Peter, il est avocat et connait bien le problème de l'appartenance a la terre que l'on retrouve un peu partout ici dans le sud pacifique. Ils se sont installés ici il y a plus de 30ans et vivent toujours dans la même maison dans le quartier des ambassades a Suva. Ils m'ont accueilli les bras ouverts, un peu comme si j'étais leur propre fils. Tuula est un vrai cordon bleu et une fée du logis. Elle m'a refait une santé et redonnait, a défaut de la couleur d'origine, un peu de bonne odeur a mes vêtements qui commençaient à sentir le moisie. 

En compagnie de Tuula, j'ai fait la visite de Suva. Pas grand chose a y voir. Le marché , plutôt vivant bien qu'on y soit passé un dimanche matin, le musée, intéressant mais assez désuet. Je suis allé a un entrainement de foot avec Peter qui s'occupe d'une équipe d'expats appelée les "hasbeens"! Vraiment sympa, surtout la 3eme mi-temps qu'on a fait sur la terrasse de leur maison, une bière a la main...j'ai fait d'en profiter car je n'allais pas revoir de bière fraiche de si tôt. Je partais déjà pour mon prochain stop, l'ile reculée et sauvage de Kadavu.




lundi 25 juillet 2016

TDM6 E09 201603 Fiji Part 2: Bull sharks dive


4h de bus pour rejoindre Pacific Harbour de Nadi. Je me suis dégoté une chambre pour pas cher au Tikka une énorme auberge bordée d'un lac plein de nénuphars. Le spot est mondialement connu pour la plongée avec les requins taureaux, un des 3 spots au monde où l'on peut les voir de manière garantie avec les Bahamas et Playa del Carmen au Mexique. J'avais déjà tenté le coup a Playa mais là-bas il n'y a qu'au mois d'avril qu'on peut les voir alors qu'ici, c'est toute l'année. J'étais seul a l'auberge, pourtant vaste, jusqu'a qu'une allemande ne checke. Elle devait justement bosser a la conservation des bull sharks avec le même centre de plongée. 

La plongée fut mémorable. On démarra a près de 30m de fond, tous alignés derrière un petit muret de pierres de corail. On avait quasi un dive master par personne qui se tenait derrière chacun de nous muni d'une lance en ferraille afin d'éloigner les requins trop belliqueux, d'où le prix assez élevé de cette plongée. Ils amenait une grande poubelle fermée tenue par une corde par un dive master. Ce dernier pouvait soulever a loisir le couvercle de la poubelle a distance afin de laisser s'échapper des têtes de thons qu'ils y avaient placées. Les locaux ont compté pas moins de 45 bull sharks (le record étant de 120!), plus énormes les uns que les autres. On ne faisait pas les malins sur le spot et les dive masters nous avaient bien indiqués de ne pas laisser passer un bras, surtout lorsqu'on filmait, au risque de le perdre! Il faut dire que la majorité des attaques de requins perpétuées dans le monde le sont par ces requins taureaux, pouvant être parfois très agressifs. Il y avait une multitude de poissons de toute sorte et taille qui s'agglutinaient autour de la poubelle pour participer au festin. Les requins se battaient parfois entre eux pour pouvoir manger les têtes de thons qu'ils avalaient facilement en une petite bouchée. 
Apres cette première étape, on est passé a un autre palier a 15 mètres où on nourrissait des requins de récifs, innombrables. Plus petits mais tout aussi effrayant vu leur nombre et leur proximité. Lors du safety stop a 5m, on fut submergé par les reef sharks qui entouraient tout le groupe.
On a remis ça sur un second tank où cette fois-ci, ils faisaient passer la poubelle juste au dessus de nos têtes rendant la distance avec les bull sharks quasi nulle. L'un des dive masters m'a même mis un gros coup sur la tête en tentant d'en éloigner un. Sur le coup et avec la violence de l'impact, j'ai cru qu'un requin m'avait mis un coup de crocs sur le crâne! 
Une journée que je ne suis pas prêt d'oublier...

nb: malheureusement pas de video. Mon disque dur externe ayant été volé avec toutes les videos de mes GO PRO.





vendredi 22 juillet 2016

TDM6 E09 201603 Fiji Part 1 Nadi & les Yasawas


L'archipel des Fiji venait d'être frappé il y a un mois de cela par le plus violent ouragan qu'ils n'aient jamais connu, le seul de force 5 a s'être jamais abattu ici, Winston. Il avait causé d'énormes dégâts mais plutôt sur la partie est de l'archipel. De mon cote, je commençais mon trip par Nadi, a l'ouest de l'ile principale. Pas grand chose a y faire si ce n'est prendre ses marques et booker un trip pour les iles environnantes. Bien qu'il ne s'agisse pas encore de la Thaïlande, les Fiji sont les iles du sud pacifique les plus visitées. L'auberge Bamboo est le spot de Nadi pour les jeunes touristes backpackers et elle affichait souvent complet, bien que munie de plusieurs dortoirs a 16 places chacun. 

lien vers la vidéo arrival to Nadi

Je me suis booké un trip sur les iles Yasawas que l'on rejoint en prenant un énorme catamaran a partir du port de Delarau. Le prix du ferry était sans commune mesure avec le cout de la vie locale et pour y descendre, il fallait avoir booké un resort qui venait alors vous chercher en banana boat et qui pratiquait tous le full board, ie: obligation de manger tous les repas dans le resort, moyennant une addition plutôt salée. La croisière en elle-même fut assez merveilleuse avec des ilots bordés de sable blanc dans une eau turquoise transparente: idyllique! Paul, mon pote fidjien de Perth, m'avait fait un petit itinéraire dans lequel il me conseillait cette croisière avec un arrêt tout au nord des iles Yasawas, au Blue Lagoon (fameux pour un film tourné dans le coin et portant le même nom). Le resort y attenant était malheureusement fully booked et j'ai du prendre la seconde option, Nabua lodge, plus rustique mais tout aussi paradisiaque. Bizarrement, il n'y avait que des filles comme guest et j'étais le seul mâle!

Un petit snorkelling au Blue Lagoon et sur une petite épave de bateau. Le lendemain, j'ai fait la visite d'une grotte de limestone où l'on pouvait y nager et y pratiquer du "deep water solo" le long des parois. Le boatman a fait un arrêt dans un village pour s'y faire occulter par le docteur du coin qu'il a rémunéré avec 3 poissons fraichement péchés. J'en ai profité pour lui acheter une langouste pour la modique somme de 10€ que j'ai cuisiné dans le dortoir bungalow avec mon réchaud. En effet, j'avais réussi a négocier les nuits suivantes a rester dans ma tente pour une somme moindre mais sans nourriture.
Je fis la connaissance de Zuzi, une tchèque qui faisait un tour du monde et on est parti ensemble visiter le village local du coin, plutôt surprenante comme visite avec des petites maisons allant du style bidonville en taule jusqu'aux bungalow flambant neuf et en passant par une maison barbie toute rose.

lien vers la vidéo Blue Lagon

On prit le ferry retour ensemble et on s'arrêta au sud des Yasawas pour faire du snorkelling avec des reef sharks que les locaux nourrissaient pour l'occasion. Arrivés au resort, les prix étaient vraiment abusés et on a réussi a négocier un home stay dans le village a coté pour quasi rien. Ce fut roots mais une immersion totale dans la vie fidjienne. Le village n'avait pas l'habitude de recevoir des étrangers. On a partagé des bols de kava avec les locaux. Il s'agit de la boisson locale, faite a partir de racines de plantes et qui vous rend un peu gai après plusieurs bols "high tide". J'ai voulu me faire une rando pour rejoindre le sommet de l'ile mais n'ai pu atteindre que l'antenne téléphone mobile qui était alimentée bizarrement par fuel depuis le passage de Winston. 
Le lendemain, on réussit a retourner sur l'ile principale en empruntant un bateau locale pour un prix 10 fois moins cher que le ferry de touristes!
On rejoignit Latauka puis l'auberge de Bamboo.


Un second tour a Nadi où il y avait un tournoi de rugby 7, la spécialité des fidji, pas étonnant quand on voit a quelle vitesse ils courent! Le centre ville de Nadi contient un marché plein de monde et de produits locaux. C'est assez bizarre de se mélanger a la population ici qui est majoritairement d'origine indienne. La principale minorité des fiji qui est en proie a un fort protectionnisme de la part des fidjiens natifs qui ont peur de perdre leurs droits a la terre par cette minorité qu'ils jugent comme invasive, bien qu'ils aient fait appel a eux lors du siècle dernier lorsqu'ils avaient un fort besoin de main d'oeuvre pour gérer les plants de coton. 
Une dernière soirée au bamboo où j'appréciais une nouvelle fois les talents de chants, de percussion et de grattes des locaux autour de kava. 
Le lendemain tôt, je quittais Nadi en minibus local pour rejoindre Pacific Harbor où m'attendait une des plus formidable plongée qui soit sur cette planète: plongée avec les bull sharks...



mercredi 20 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 18 le Nord ouest d'Auckland


On a eu un petit débat sur où aller dans la région d'Auckland. Armand et Jimmy avaient encore une bonne semaine avant leurs vols retour et de mon cote, j'avais booké un vol pour les Fidji pour le lendemain. Du coup, on est parti sur Pahia, une des plages les plus fréquentées de la région d'Auckland, posée en bord de montagnes et coupée en 2 par un énorme pain de sucre. Il y avait une compet de surf mais on est arrivé seulement pour les interviews des vainqueurs. 

Sur Auckland, j'ai réussi a dégoter un Air Bnb a 6€ pour nous 3. Le proprio s'était gouré dans l'annonce et n'avait pas limité le nombre de personne. Grosse surprise quand on s'est pointé. Le proprio était un chinois et c'était un véritable squat dans sa maison. Il y avait une cinquantaine de matelas gonflables un peu partout dans les différentes chambres, qui étaient toutes pleines et il nous a installé dans un préfabriqué a peine fini dans son jardin. Il y avait plein de tentes partout: une auberge de jeunesse en mode incognito. Mais vu les prix d'un lit dans les vrais hostels, ça nous arrangeait bien et finalement, il y avait une super ambiance. Plein de jeunes working holidays visas mais des roots pour la plupart et on a passé une bonne soirée au son des bonjos et guitares gypsies. 
Je quittais mes 2 camarades après avoir fait le tour du centre ville et fais le plein de nouveaux matos de camping, notamment un nouveau tapis de sol (le précédant se dégonflant en a peine 1h) et une réparation de ma boucle de ceinture de backpack, explosée. Encore heureux que j'ai pu trouver ça ici car ce n'était pas dans mes prochaines destinations que j'allais dégoter ce genre de pièces de rechange. Je me lançais a l'assaut des iles du pacifique sud que je démarrai par l'archipel des Fidji...



Un mois et demi passé en Nouvelle Zélande et ce fut limite un peu court. Le sud et le nord sont très différents mais les 2 valaient le coup. J'en garderai un très bon souvenir.



TDM6 E08 201602 New Zealand Part 17 Bay of Islands


On a beaucoup roulé ce jour pour bien avancer a l'intérieur de la péninsule. Il faut dire que cette dernière est très étendue. On s'est trouvé un joli spot où dormir dans de l'herbe en bordure de mer sur une plage de surfeur.

Le lendemain, on est allé tester le monde souterrain néo-zélandais avec la visite d'une grotte dans laquelle coulait une rivière. On a cru qu'il y avait des poissons dans la rivière mais on a compris sur la fin en sortant qu'il s'agissait en fait de serpents de mer: gloups! La grotte s'enfonçait profondément et a certains points, on était presque obligé de nager. C'était assez flippant d'aller aussi profond dans le noir total, éclairés par la seule lueur de nos torches. On a fini par le haut de la montagne où la grotte était située avec un peu de free climbing au passage. 

On a repris la route pour faire la montée d'un sommet au Whangahui heads. Point de vue surréaliste sur toute la péninsule du coin et les quelques pics acérés au sommet nous ont servis pour aguerrir nos techniques d'escalade sans corde. On s'est fait le coucher de soleil la haut, l'idée étant de redescendre de nuit pour avoir une chance de spotter des kiwis. Et ça n'a pas loupé: après un 1er furtif, on est tombé sur un qui était en bordure du trail. Par contre, pas de videos de ceux-ci: trop sombre pour que ça donne quoi que ce soit. Ca souligne t'autant plus la chance que j'ai eue lors de mon passage sur Stewart Island. On s'est fini dans un bar au pied du mont où il y avait un club d'habitués qui nous ont ouverts leur porte alors que l'endroit était normalement réservé aux membres. 
On s'est trouvé un coin de verdure en bord de péninsule, interdit de camper mais vu qu'il faisait déjà nuit et qu'on avait prévu de déguerpir tôt le matin, on avait peu de risque de rencontrer des rangers.


Au petit matin, on a tracé plus au nord en direction de Tutukaka, point de depart pour le site des Poor Knights, un groupe d'iles au large contenant les meilleurs spots de plongée de toute la Nouvelle Zélande et classés dans les 50 meilleurs spots de plongée au monde. Mes 2 acolytes, Armand et Jimmy, n'avaient rien booké et ils n'ont pas pu embarquer avec moi sur le bateau qui était plein. Ils ont eu la chance de prendre les dernières places dans une embarcation plus grosse remplie de snorkellers. Les Poor Knights sont situés a plus d'une heure en speed boat de la cote. Il s'agit de falaises qu'on dirait posées a même la surface de la mer. Leurs dimensions sont énormes et il y avait plein de passages, grottes et tunnels où même les plus gros bateaux réussissaient a s'engouffrer. Au niveau plongée, l'endroit est réputé pour ses sea weeds, ces longues algues vertes qui ont remplacées le sable au fond de l'eau. La visibilité était assez exceptionnelle et les 2 plongées furent au top. J'ai rejoint mes 2 compères en milieu d'après midi et après un petit arrêt plage, on a filé sur la ville de Pahia.

lien vers la video Poor Knights

On est allé acheter des moules néo-zélandaises, énormes, au supermarché qu'on a fait cuir en plein air en bord de mer. On a une nouvelle fois dormi dans la nature, a l'écart de la ville, au calme.
De bon matin, un sympa lever de soleil puis une petite cascade avant d'attaquer une croisière en bateau dans la baie of Islands. On a pris un gros bateau genre catamaran pour touristes de masse mais vu qu'il était super tôt, on était les seuls dedans. La baie est de toute beauté et après un premier arrêt sur Russell, station balnéaire huppée avec de jolis bateaux tous plus chers les uns que les autres, on s'est arrêté quasi au bout de la baie sur l'ile d'Otehei. Pas un rat quand on a débarqué. On a pu faire quelques treks autour de l'ile qui était aussi verte et vallonée que ce qu'on voit sur les cartes postales de Nouvelle Zélande. Une petite session d'apnée bien que l'eau fut assez fraiche avant de retourner en ville où il y avait un défilé de motos a l'occasion d'un festival Harley Davidson. Mes 2 motards étaient au tacquet. 


On a roulé un bon moment pour aller tout au bout de la péninsule, au cap Reinga, la pointe la plus au nord de Nouvelle Zélande. Il y avait un phare posé a la pointe et on s'y est amusé dessus. A la redescente, on a fait un arrêt dans les dunes de sable qui bordaient la mer et on a tenté de les rider en glissant a l'aide de cartons bières mais ça n'a pas fonctionné: manque de fart probablement.

On a pris les petits routes pour longer la cote ouest et on est tombé sur un site magique: l'embouchure d'une rivière qui se jetait dans la mer avec une énorme dune comme guise de frontière. On était un peu a la bourre ce jour là et on a du faire la foret des Kauris, contenant les plus vieux et grands arbres de Nouvelle Zélande au pas de course avant la nuit. On a squatté un camping histoire de prendre une douche et de se faire la popote avant de se trouver un coin inattendu. Sur un look out, il y avait une petite maison a accès libre avec une terrasse couverte au 1er étage avec vue sur toute la foret. Idéal pour y passer la nuit au sec et protégé du vent, surtout sur cette nuit là où il est tombé des cordes. 
Le tour de la Baie of Islands était bouclé. On terminait sur la principale ville de Nouvelle Zélande: Auckland.



jeudi 14 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 16 The Coromandels


Pas évident de faire de l'auto-stop ici, on a eu plein de petits rides mais on n'avançait pas aussi vite que prévu. On s'est même retrouvé coincé a un carrefour où on s'est positionné 2 fois dans la mauvaise direction: on risquait d'attendre longtemps avant qu'une locale faisant son jogging et alors qu'on était là depuis plus d'une heure a attendre, ne nous oriente vers le bon endroit. On eu un dernier ride tout juste avant la tombée de la nuit et la nana nous déposa a un Freedom camping en bordure de route. L'endroit était assez root mais il s'est avéré plein assez vite et certains retardataires ont même du garer leur voiture a l'extérieur par faute de place. L'ambiance était super cool et on a bien sympathisé avec tout le monde autour d'un feu de camp. On y a fait la rencontre d'Armand, un français auvergnat habitant a Antony: que le monde est petit! Il voyageait seul dans une voiture de loc et on s'est entendu pour faire la route ensemble. 

Tôt le matin, on s'est pointé sur le site de Hot Water Beach où en creusant dans le sable en bord de plage, l'eau qui en sortait était quasi bouillante. Je l'ai mesuré a 55°c mais mélangé avec de l'eau de mer, c'était parfait pour un bon petit jacuzzi. 
On est ensuite allé sur LE site des Coromandels: Cathedral Cove. Apres une petite marche le long d'une falaise avec en route un stop snorkelling, on est arrivé sur le site, majestueux, des flans de falaise avec un énorme tunnel naturel qui permettait de passer d'une plage a l'autre.
Encore heureux qu'on ait rencontré Armand pour ce passage dans les Coromandels. A l'image des Catlins dans l'ile du Sud, il y a une multitude de spots a voir ici et je ne nous voyais pas faire de l'autostop pour chacun d'entre eux. 
Un petit tour du cote de Coromandel Town puis on est redescendu vers le sud où l'on s'est trouvé un coin un peu perdu dans les terres où poser nos tentes pour la nuit.
Le lendemain, on attaquait un trail dans la foret qui grimpait jusqu'a un magnifique sommet d'où la vue était fantastique. On s'est fait un peu de varappe avant de redescendre en mode infanterie française, au pas de course pour faire plaisir a Jimmy.
On a quitté les Coromandels et avons passé Auckand par la droite s'en s'y arrêter afin de rejoindre le dernier stop en Nouvelle Zélande, la péninsule de Bay of Islands, la partie la plus au Nord du pays...



samedi 9 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 15 Rotorua, Hobbiton & Taranga


Après avoir quitté la east coast et son gout très décalé, on a retrouvé la nouvelle Zélande touristique après quelques rides en rejoignant la cote plus au nord. On a dévié sur Rotorua et je suis allé faire un tour sur les geysers du coin alors que Jimmy, qui était déjà passé par là, fila vers Tauranga. Le geyser principal fonctionne comme une énorme attraction touristique ici: ils ont découvert qu'en versant de la poudre a lessive a l'intérieur du geyser, ce dernier rentrait en ébullition après quelques minutes pour envoyer des jets a plus de 10m de hauteur: impressionnant. J'ai continué la balade dans le parc a geysers et c'était agréable de marcher dans ces lieux très atypiques, bien que rempli de touristes, avec de la fumée qui sortait d'un peu partout. Jimmy m'avait conseillé une marche sur la rainbow mount et il y avait un magnifique lac émeraude a son pied. J'ai voulu couper au plus court et me suis vite perdu dans le bush que j'ai du traverser en mode Indiana Jones. Le sommet était dégagé et la vallée aux alentours ressemblait a s'y méprendre a certaines scènes de la saga Hobbit. Et pour cause, c'est dans ces contrées qu'elle a été crée et que ce cache encore le village des Hobbits: Hobbittons...

Je crois que c'est l'endroit le plus touristique que j'ai vu de tout mon voyage. On était par groupe de 30 dans des minibus et ça envoyait a la chaine toutes les 10'. Malgré tout le site était somptueux et j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver a l'intérieur du film. Manquaient juste les hobbits...
J'ai reussi a rejoindre Tauranga en fin de journée après quelques rides épiques et y ai retrouvé Jimmy. Tout était une nouvelle fois surbooké partout et on a pu se dégoter une maison rien que pour nous sur Air Bnb en last minute. On s'est essayé a la night life ici mais rien de très folichon dans le coin. Il y avait une grosse compétition de surf tout le we et on est tombé sur la partie des enfants le dimanche matin :-( Je suis néanmoins allé checker la vue en haut du pic qui prônait au bout de la péninsule de Tauranga.
On entreprit un nouvel épisode dès la fin de matinée pour aller visiter la péninsule des Coromandels...



jeudi 7 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 14 The East Coast


Anja, l'une des 2 allemandes avec qui j'avais finie l'ile du Sud, m'avait fortement conseillé l'endroit, me disant que c'était plein de hyppies a la cool dans une super ambiance, bien qu'elle n'y soit jamais allée. 

On a eu un 1er ride par un tout jeune allemand, a peine 18ans, qui allait commencer un boulot de fruit picking près de Napier. Il nous a déposé au Freedom caping du coin. Idéalement situé, en bord de plage a quelques kms a pied du centre ville, il était quasi complet et en fait c'était un camping où il était interdit de camper, ie de poser sa tente! Il fallait dormir dans sa voiture, sauf que voiture nous n'avions pas. On a attendu la nuit tombée pour poser nos tentes et on est allé se balader dans le centre ville voir ce qu'ils entendaient par la ville "art-deco".
Le lendemain, on a voulu aller voir une colonie d'oiseaux située a une pointe a quelques dizaines de kms de là. Notre 1er ride fut direct le bon. Un mec au chômage qui rentrait chez lui et qui s'est proposé de nous accompagner faire la marche avec nous qu'il n'avait jamais faite d'ailleurs. On était censé booker les services d'un tracteur pour longer la cote a marée basse mais malheureusement on s'est pointé quasi a marée haute. Nos seules options étaient soit d'attendre l'après-midi doit d'y aller a pied et de risquer de se retrouver coincés a marée haute. On a bien sur tenté la seconde option et ça n'a pas loupé. Apres 1,5h de marche aux pieds de falaises escarpées, ça ne passait plus. Et comme une galère n'arrive jamais seule, en rebroussant chemin, on s'est rendu compte que ça ne passait pas non plus, a moins d'y aller a la nage. On avait repéré quelques échappatoires le long du chemin mais on ne savait pas où ça menait. Le 1er a une impasse. Le second également. On se retrouvait de nouveau bloqué avec 2 choix: soit patienter jusqu'a que la marée ne redescende, soit tenter une escalade le long d'une des parois. On a opté pour la 2eme option et elle ne s'est pas avérée la plus simple. La paroi avait l'air faisable mais a chaque fois qu'on la passait, un nouveau mur se presentait devant nous et on n'avait pas assez de recul pour pouvoir l'anticiper. On a du franchir bien 6 murs de la sorte avec quelques sueurs et frayeurs avant d'enfin atteindre le sommet de la falaise. On se retrouvait dans les champs alors qu'il commençait a pleuvoir des cordes. Apres quelques centaines de mètres de marche, on s'est retrouvé dans un golf super huppé. Les mecs du staff nous ont vu et je ne sais pas comment, bien que j'ai ma petite idée sur la question, ils ont su qu'on n'était pas client d'ici. Ils nous int demandé de sortir mais ont refusé de nous donner un ride, alors qu'il y avait plus de 7kms a marcher jusqu'a la sortie sous un déluge de pluie. On a fait genre d'accepter et après 5', on a pris un embranchement pour essayer de rejoindre le but principal de notre venue ici: la colonie d'oiseaux! Les mecs s'en sont assez vite aperçus et nous ont rattrapés après 20' nous intimant de faire demi-tour. On leurs a répondu qu'on ferait demi-tour s'ils nous donnaient un ride, sinon on continuait. Le mec nous a dit qu'il allait chercher la sécurité, un vrai con! 15' plus tard, on a fait 2 4x4 prendre l'embranchement. On ajuste eu le temps de se planquer dans la foret et de rester tapis là. Le local avec qui on était voulait redescendre par une des crevasses sur la plage. Encore une mauvaise idée de sa part mais cette fois-ci on ne l'a pas écouté et on a préféré rebrousser chemin. 2h plus tard, on sortait enfin de la propriété et comme par enchantement, on trouva un ride 5' plus tard pour nous ramener a la voiture. On a laissé tomber les oiseaux et on a payé a manger a notre chauffeur qui nous a fait en plus un tour de la ville de Napier. Il nous a ensuite déposé a l'extérieur de la ville pour que l'on tente notre chance sur la route afin de remonter plus au nord en direction de Gisborne...



On a eu tellement de rides facilement qu'on s'est un peu laissé aller sur celui là. Du coup, on a attendu une bonne heure avant d'avoir un 1er ride qui ne nous a amené qu'a la jonction avec la route qui mène a Taupo. De là, on s'est retrouvé coincé. Il y avait bien des voitures qui passaient, beaucoup de camions mais aucun ride. De plus il commençait a pleuvoir et la nuit s'approchait. Apres 2h d'attente infructueuses, on a laissé tomber pour la journée et on a planté nos tentes en contrebas de la route près d'un champ. La nuit fut pour le moins mouillée. Il a plu fort toute la nuit et au réveil, c'était toujours le cas. On s'est remis en position sur la route et on faisait vraiment pitié avec nos sacs a dos et nos dégaines de clodo en pleine tempête. 
Alors qu'on allait abandonner et se réfugier dans une maison pour y demander asile, une voiture s'est arrêtée: la providence! 2 jeunes locaux allaient justement a Gisborne. Ils étaient venus a Napier pour vendre de l'herbe: des dealers en gros, mais plutôt cools! Le mec ne pouvait conduire sans fumer son bang toutes les 30'. Je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture. Ils nous ont déposé direct a une auberge de jeunesse, un ancien couvent, toujours sous une pluie battante. La pluie venait en fait du typhon Winston, qui venait de frapper les Fidjis et qui s'était transformé en tempête tropicale en nouvelle Zélande. 
L'ambiance dans l'auberge était tout a fait unique. Il y avait près de 50 personnes, tous des jeunes venus faire la saison de fruit picking: une petite communauté de français dans le lot mais surtout pour la grande majorité, une colonie de chaleureux et joyeux argentins et uruguayens. Tous les soirs, c'était la beuverie avec du super son latino. Ca nous a fait voyager en Amérique du sud pour pas cher! En revanche la ville de Gisborne, c'était un trou perdu. Rien a y faire, surtout quand il pleuvait. La moindre activité était a des dizaines de kms et faire de l'auto stop dans ces conditions après ce qu'on venait de prendre, no way! Du coup, on n'a même pas tenté le cap au bout de la east coast, vraiment trop éloigné, ça sentait la galère a plein nez et on est remonté plus au nord en direction de Taranga.




TDM6 E08 201602 New Zealand Part 13 Taupo


On n'a pas eu de soucis pour rejoindre Taupo après quelques rides. Le dernier nous a emmené directement sur un site de source d'eau chaude qui se situait un peu a l'extérieur de la ville mais qui avec le gros avantage d'être gratuit. La source d'eau chaude était un petit cours d'eau qui se jetait dans une grande rivière qui elle était plutôt fraiche. Le contraste était saisissant. 

On a ensuite cherché en vain une auberge mais tout était booké. En désespoir de cause, j'ai checké sur Air Bnb et on a trouvé un super plan. Une chambre dans une petite maison tenue par un couple de trentenaires. La femme était d'origine hollandaise et championne de volley et son mari, champion de triathlon et grand amateur d'Ironman. Ils nous ont laissé partager leur dinner, des pizzas fautes maison toutes bio. On a bu un coup avant de sortir dans les bars du centre, week end oblige.
Le lendemain, ils nous ont gentiment déposé sur un barrage qui ouvrait ses écoutilles a une heure bien précise tous les matins pour réguler le volume d'eau. D'un seul coup, une énorme masse d'eau s'est mise a dévalée la rivière la transformant en rapides. On a ensuite lingé là rivière sur près de 2h avant d'atteindre une belle chute d'eau bien que déjà gavée de monde. On ne s'éternisait pas plus que ça sur Taupo, surtout que Jimmy était déjà passé ici. Nos hôtes nous déposèrent au 1er rond point a la sortie de la ville et on n'eut plus qu'a attendre un ride, sous un rythme de banjo et la bonne humeur que dégageait Jimmy. Prochaine destination: la cote Est avec un 1er stop a Napier...

lien vers la vidéo Taupo


mardi 5 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 12 Alpine Crossing


On a pris un bus de New Plymouth qui nous a rapproché de notre destination en longeant la cote plus au nord puis il a fallu faire de l'auto stop. On s'est arrêté dans une ville remplie de maoris dans les terres. Ils sont beaucoup plus présents sur l'ile du nord qu'au sud et vivent majoritairement en communauté. On a eu la chance de trouver un dernier ride juste avant la pénombre qui nous a emmené jusqu'au bout, soit a National Park. Jimmy était déjà venu ici et avait fait l'Alpine Crossing il y avait a peine 3 semaines. Il s'agit du trail le plus marché au monde qui traverse un terrain volcanique entre 2 volcans dont le fameux mont Doom. De mon cote, j'avais déjà mon petit itinéraire dans ma tête et ça devait apporter un peu de renouveau par rapport a ce que Jimmy avait pu faire.  On a squatté dans l'hostel de National Park sans payer ni vu ni connu. Le mec qui nous avait donné le dernier ride nous avait filés des saucisses et on a pu profiter de la cuisine de l'auberge. En fin de soirée, on a posé nos tentes dans le jardin et le tour était joué...a la française ;-)

Le lendemain matin, la plupart des touristes partaient avec un bus qui les emmenait au départ du trek et les attendait a la sortie mais non seulement il coutait une blind et en plus, vous étiez obligés de respecter un certain timing et/ou d'attendre les autres. Apres un magnifique lever de soleil tout a fait mystique, on a préféré attendre et trouver un ride qui nous a déposé de la même façon juste au départ du trail. De là, on a planqué nos backpacks dans les fourrés, trop lourds pour l'Alpine Crossing, puis on s'est mis en marche. On a du doubler près de 200 personnes afin d'atteindre le 1er plateau. Le paysage était de toute beauté, volcanique et aride. On a entamé la montée du Doom, assez raide, et vu qu'on voulait éviter le monde, on a commencé par monter là où les gens descendaient, c'est a dire dans un espèce de sable volcanique. Très pratique pour la descente car vous pouvez vous laissez glisser, en revanche a la montée, c'est une autre histoire, surtout pour Jimmy, qui avec ses snikers, n'en menait pas large. On a finalement atteint le sommet après 3h de marche mais ça valait le coup: la terre fumait a certains endroits et on avait une vue splendide sur toute la vallée ainsi que sur les sommets aux alentours, dont le Rapaihu, l'objectif de ce soir!
La redescente s'est faite en a peine 10' et alors que Jimmy retournait aux sacs, j'ai continué un peu sur l'Alpine Crossing afin de voir le red Crater puis les lacs colorés, du jaune a l'émeraude. Un petit arrêt a une cascade pour se laver et se rafraichir, il faisait une chaleur étouffante ce jour là. Il a fallu que je redescende au pas de course car on était en retard sur le timing. On avait prévu de rejoindre le départ du Ruapehu avant 16h qui était la limite pour utiliser les remontées mécaniques. En effet, l'endroit a été transformé en station de ski l'hiver. Bizarre de voir des chalets super classes posés sur de la roche volcanique. On a eu un 1er ride direct puis un second dans la foulée mais la route était longue et on s'est pointé aux remontées mécaniques a 16:15. La nana des remontées n'a pas voulu nous laisser les prendre. Par contre elle a bien voulu stocker le surplus de kgs en trop qu'on avait dans les sacs et encore heureux. J'ai bien du me débarrasser d'une vingtaine de kgs. La montée n'était pas dure mais on commençait a fatiguer. De plus, ce n'était pas évident de trouver son chemin car il n'y avait aucune indication. Il y avait des passages enneigés et même verglacés a certains endroits. La dernière montée pour atteindre le cratère fut rude. On a terminé avec 13h dans les pattes juste avant la tombée de la nuit. On était censé dormir près d'un refuge mais ce dernier avait l'air très exposé et on a préféré se poser au bord du cratère a l'abri du vent derrière un gros rocher. Le coucher de soleil fut une nouvelle fois somptueux ainsi que le lever. La nuit en revanche fut fraiche! Le lendemain matin, on est allé jusqu'au lac situé en haut du cratère avant de redescendre.
On a continué notre auto-stop pour rejoindre Taupo et son énorme lac.



TDM6 E08 201602 New Zealand Part 11 Taranaki & New Plymouth


Le Taranaki est le mont le plus monté de Nouvelle Zélande. Il fallait donc tacher d'éviter la horde de touristes. Pour ça, j'ai ma petite technique: vu que je dors toujours en haut des sommets, je pars complètement en décalé par rapport aux autres. Le bus venant de Wellington m'a lâché a l'embranchement avec la route de montagne qui menait au camp de base et de là, un petit 1/4h d'attente avant d'avoir un ride direct jusqu'au centre d'information. J'ai pu y laisser une partie de mes affaires afin de m'alléger un peu le backpack et prendre de judicieuses informations. Ils annonçaient -7°c au sommet cette nuit là avec des vents assez forts. Je n'avais qu'un sac de couchage a +15°c mais j'avais l'habitude. Il suffirait de dormir avec tous les vêtements et ça ferait l'affaire même si a -7, ça risquait de piquer un peu. La 1ère partie de la montée était dans la verdure et n'était pas très technique. Il faisait plutôt beau mais en revanche, je ne pouvais pas voir le sommet qui paraissait dans les nuages. Apres le passage du dernier camp de base, la montée devenait plus raide et il n'y avait plus que des pierres. Je croisais les gens qui descendaient et j'étais le seul dans ce sens. Je n'avais pas pu demander a la ranger si c'était plat au sommet car il était interdit d'y dormir et j'espérais arriver assez tôt pour pouvoir me trouver un spot sympa où pitcher ma tente avant que la nuit ne tombe. Je me suis retrouvé dans les nuages mais ça n'a pas duré longtemps avant que je ne les passe. C'est alors que le sommet m'ait apparu ainsi que 2 autres sommets au loin qui dépassait de la mer de nuages: il s'agissait du fameux mont Doom, célèbre dans le Seigneur des Anneaux pour abriter le méchant Soron. Je croisais les derniers touristes qui descendaient, les pires, ceux qui avaient démarré comme tout le monde le matin et galeraient pour redescendre. Puis plus personne. J'étais tout seul avec ma montagne. Autour du sommet, il y avait de la neige et j'ai du me faire un peu d'escalade afin d'atteindre le 1er sommet. Pas de place pour une tente ici. Ca commençait a m'inquiéter, surtout que je n'avais plus le temps de redescendre. Il ne me restait a peine plus d'une heure avant la tombée de la nuit. Au vrai sommet, ça soufflait fort. Il y avait quelques endroits plats lais totalement exposé au vent. Ca ne présageait rien de bon lorsque j'ai trouvé l'emplacement idéal. Une plaque de commémoration avait été mise là et un petit coin autour était du cote non venteux. En plus, un petit muret avait été monté afin d'être totalement protégé. Le seul problème était que c'était quand même petit comme emplacement pour la tente. J'ai du déplacer quelques rochers et tendre mes cordes en utilisant la roche mais ça passait de justesse. J'ai juste eu le temps de me faire la popote avant d'apprécier un somptueux coucher de soleil au dessus d'une mer de nuage. Les couleurs ont tourné du jaune au rouge et un tel spectacle restera comme gravé dans ma mémoire. 

J'ai ete réveillé le lendemain matin a 4h30 par les premiers grimpeurs qui étaient montés de nuit. Juste eu le temps d'installer ma go pro avant que le soleil ne pointe le bout de son nez pour un magnifique spectacle une nouvelle fois. J'ai tapé la discute avec une locale de près de 60ans qui était arrivée dans les 1ers. Je lui ai demandé comment elle avait fait alors que j'avais mis la veille plus de 4h a arriver. Elle m'a dit qu'il y avait un raccourci et qu'elle avait mis moins de 3h a arriver! Les rangers au centre d'information ne m'avaient pas mentionné ce chemin. Je l'ai pris a la descente et effectivement c'était beaucoup plus rapide. Je suis passé devant la lizard head que j'ai tentée d'escalader, en vain: trop abrupte sans corde.
Au camp de base, j'ai rencontré Jimmy, un français d'Annecy que j'avais rencontré la veille a la montée alors que lui descendait et qui avait passé la nuit là. Il attendait un ride en auto-stop et on a attendu la locale (pas longtemps, la gueuse!) qui nous a emmenés jusqu'a New Plymouth.
Jimmy venait de finir un contrat de 2 ans dans l'armée de terre et était en congé avant de tenter le concours des forces spéciales de l'armée française. Autant vous dire qu'il marchait, et qu'il marchait vite! On est allé se relaxer a la piscine municipal du coin avant d'admirer un petit défilé de vieilles voitures de collection qui avait lieu ici a l'occasion d'un festival a priori très renommé d'anciennes voitures américaines. Jimmy avait déjà son billet retour en poche et n'avait visité que l'ile du Nord mais il n'envisageait pas de descendre au sud vu qu'il repartait d'Auckland. Du coup, on a décidé de faire un bout de chemin ensemble, même s'il était déjà passé sur certains endroits. Et cela commençait par le plus connu des trails de Nouvelle Zélande: l'Alpine Crossing...



samedi 2 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 10 Wellington


La capitale de Nouvelle Zelande n'est pas la ville la plus réputée pour y vivre mais elle a quand même ses charmes. Je me suis retrouvé dans un énorme hostel, style cote est australienne, xbase, et ça n'a pas manqué, les kiwiExperiences ont débarqué: 2 bus plein de jeunes petits cons! De bon matin, j'ai filé sur le plus haut mont du coin pour avoir une magnifique vue sur toute la baie de Wellington. J'avais un soucis depuis plus d'une semaine avec mon laptop qui ne fonctionnait plus. Pas d'apple store en nouvelle Zélande mais des resellers seulement. Je l'ai laissé a l'un d'eux dont un de leurs techniciens était une française. A priori la facture allait être salée: 1350€ pour changer l'écran suite a un problème d'affichage. Mon MacBook avait en plus plus de 3ans et n'était plus couvert. J'ai tout de même tenté une nego directement avec apple qui ont fini par accepter de faire une exception et de prendre la totalité des frais a leur charge. Le nouvel écran allait être envoyé d'Australie puis la réparation faite, le reseller allait m'envoyer le macbook a Hamilton qui devait être un de mes points de passage le temps que la réparation ne se fasse. 

Le centre de Wellington est assez nouvel art deco et c'est plutôt réussi. La visite du musée principal de Nouvelle Zélande, Te Papa, a été très instructive, notamment sur la culture Maori. On y voit l'infâme traité qu'ont du signer les chefs de tribus maori a la couronne d'Angleterre lorsqu'ils ont perdu la guerre. Ils cédaient toutes leurs terres a la Reine. Quand on connait l'importance qu'ils attachent a la terre ici. Ca a du leurs faire une grosse pilule a avaler.
Je n'ai pas trainé plus longtemps ici et ai pris le premier bus du matin direction New Plymouth afin d'aller gravit le Mont Taranaki...



TDM6 E08 201602 New Zealand Part 9 Nelson & the Charlotte Sound


Je mettais arrêter a Nelson afin de faire du kite. L'endroit est un spot réputé et les prévisions étaient plutôt bonnes. J'ai pu rider quelques heures avant que le vent ne faiblisse. 

Le lendemain, j'ai voulu aller faire une rando dans des lacs d'altitude situés a 50 bornes de Nelson. Malheureusement, après un 1er ride qui m'amena a un tiers du chemin, je me suis retrouvé bloqué a un rond point. Alors que j'attendais patiemment un ride le pouce levé, un camion de travailleur est passé par là et m'a demandé de reculer afin de refaire le marquage au sol. Ils m'ont repoussé de plus de 400m pour mettre des lignes jaunes en pointillé, c'est a dire "interdit de stationner": genial! Ca faisait plus de 2h que je poireautais quand j'ai vu 2 jeunes qui se sont mis juste a la sortie du rond point pour de l'auto stop, soit avant moi. J'allais les rejoindre pour leurs dire de bouger derrière puis je me suis dit: un gars et une fille, ils auront plus de chance d'être pris, et ensuite je pourrais monter dans la voiture qui les aura pris. Tu parles! Apres 1/2h, une voiture s'arrête et une nana les prend mais ne s'arrête pas pour me prendre. J'ai quand même eu un signe f'excuse d'un des 2 auto-stoppeurs: enfoirés! J'ai patienté encore 1h puis ai laissé tomber l'idée de mon trip. Il était déjà trop tard dans la journée pour l'ascension que j'avais prévu avec comme d'hab, une nuit au sommet. Du coup, je me suis mis de l'autre cote de la route et ai attendu un ride pour retourner sur Nelson: hitchhiking day! 
Arrivé a Nelson, j'ai récupéré le reste de mes affaires au camping puis suis retourné sur le bitume pour tenter de rejoindre Picton. Apres un 1er petit ride pr un polonais dans une mercedes décapotable (suffisamment rare pour le mentionner!), j'ai été plus par un couple de tatoués déjantés. Apres 5' de discussion, il s'est avéré qu'il s'agissait du DJ du festival underground que j'avais fait il y avait 2 nuits de ça. Ils étaient encore bien sous drogue et faisaient n'importe quoi mais c'était plutôt rigolo. 
Un dernier ride pr un français qui s'était installé là avec sa copine nippone et qui cultivait les huitres dans le Charlotte Sound. Il m'a fortement conseillé de faire la great walk le long du sound mais je ne me sentais pas le courage de repartir sur un trek de plusieurs jours et après la journée difficile que j'avais eue, prendre le ferry qui partait dans la prochaine demi heure me fit me décider et j'abandonnais l'ile du Sud pour rejoindre la capitale de Nouvelle Zélande: Wellington. 
La croisière fut de toute beauté dans le sound et j'eus encore une fois l'impression d'être projeté en Norvège. L'arrivée sur l'ile du nord fut de nuit avec une jolie pleine lune pour commencer ce nouveau chapitre...

lien vers la vidéo Nelson to Wellington




vendredi 1 juillet 2016

TDM6 E08 201602 New Zealand Part 8 the Golden Bay


Changement total de style de voyage rien qu'en changeant de conducteurs: je suis passé d'un jeune suisse coincé et mal dans sa peau a 2 supers allemandes cools et respirant la joie de vivre, toujours en train de rigoler! On a traversé les terres pour rejoindre la cote nord et avons atteint la région de Takaka. Bourgeade inconnue de ma part ainsi que dans le guide lonely planet et pourtant les filles, qui y avaient déjà été, voulaient absolument y retourner. L'ambiance y est on ne peut plus relax. On a dormi dans un camping sauvage au bord d'une rivière et au réveil, il y avait près d'une dizaine de voitures, tous des hyppies, dans une super ambiance. 

On est allé se balader sur un site qui a une des eaux les plus pures du monde et on a fait la course avec elle sur le trail appelé "water racing". On est ensuite monté plus au nord pour rejoindre le Farewell Spit, une longue bande de sable de plusieurs dizaines de kms qui ferme la Golden Bay. Magique que de se perdre dans les dunes avec le vent qui venait soulever le sable et faire apparaitre un sol doré. L'endroit portait bien son nom. La cote ici est assez déchirée avec des falaises qui tombent a pic, un peu dans le genre d'Etretat, tout vert d'un coté et de l'autre, des belles grosses vagues qui viennent s'éclater sur le shore. On a fait la rencontre de quelques otaries dont un ado qui semblait perdu sur le sable mais qui pourtant a bien n'avait pas peur du tout et a joué avec moi dans l'eau. 
On s'est trouvé un coin sympa pour passer la nuit près d'une cascade. Les filles voyagent vraiment en mode économe. Elles ne vont jamais au resto et ne dépensent en gros sue l'essence de leur voiture dans laquelle elles dorment. En revanche, ce sont de fines cuisinières et très portées sur le bio, tout en étant végétariennes.
Le lendemain, on a profité du marché de Takaka pour rentrer un peu plus dans la communauté hyppie du coin. Tout le monde est super sympa et accueillant, un bel endroit où vivre.
On a filé plus a l'est pour aller se baigner sur la baie d'Asman qui contient une des great walks mais vraiment trop commerciale et empruntée pour nous. On a conduit de nuit a l'intérieur des terres dans un coin paumé au beau milieu de la foret. Les filles avaient entendu parler d'un festival de music underground et effectivement, c'était très décalé. De la musique assez chelou quasi dans le noir. Il y avait près de 500 personnes dont pas mal bien déchirées. Mais on a tout de même passé un bon moment. Pour la nuitée, in a fait comme tout le monde, on s'est trouvé un coin au bord de la route où je puisse poser ma tente. Le festival durait sur 3 jours mais les filles avaient booké le ferry pour rejoindre Wellington sur l'ile du Nord. De mon cote, je voulais faire un stop a Nelson et on s'est donc séparé au camping du coin où elle m'ont gentiment déposé. Les filles m'ont vraiment reboosté dans mon voyage et par leur bonne humeur contagieuse, m'ont redonné la patate pour la suite des événements...