Beaucoup d'incertitudes sur cette étape. Elle m'avait été conseillée par Jean Pierre et Josette encore de la Langue de Barbarie alors que je n'avais pas prévu de stop ici. Il faut dire que le guide du routard n'annonce que très peu de "belles" choses a voir (pas de 3 étoiles oh!) et ni consacre que quelques pages a peine. Et bien sur, cette étape se révéla comme l'une des plus belles de mon séjour au Senegal! Je fis confiance a mon instinct et j'avais envie de découvrir cette partie du pays qui paraissait plus sauvage et authentique que les autres. J'avais aussi en tête de profiter de la proximité de la frontière avec la Guinée pour pouvoir trouver un moyen de transport terrestre afin de traverser pour rejoindre la Cote d'Ivoire, soit par la Guinée Conakry en passant par Kedougou, soit par la Guinée-Bissau en passant par la Casamance. Quelle chance j'ai eue a posteriori d'avoir perdu mes cartes bleues et d'être obligé de remonter sur Dakar pour les chercher! Car le virus Ebola venait a peine de frapper la region de Guinée et on n'en entendait pas encore trop parlé ici...quelques semaines après, le Senegal fermait ses frontières avec la Guinée!
J'ai par contre rencontré quasi toutes les galères du monde au Senegal Oriental, surtout mécanique!
Commençons par le commencement avec un départ de Tambacounda que je comptais faire tôt le matin. Je me suis pointé a 8:30 au "garage" (ie: gare routière) après cette "merveilleuse" nuit au camp chrétien et j'ai voulu faire un stop a Wassadou, un petit village qu'on m'avait conseillé près de l'entrée du parc naturel Niokolo Koba. Le problème était que les taxi brousses allaient tous a Kedougou situé a 230km et 5h de trajet pour un tarif a 6500frf (10€). On me conseilla de prendre le car "rapide" et je réussie a négocier la place de devant, ce qui, comme vous allez le voir ne fut pas une si bonne chose. Le car était loin d'être plein et j'ai du attendre un peu plus de 4h avant qu'il ne parte...alors que mon trajet n'était censé ne durer que 2h! Les passagers ont entassé tout et n'importe quoi sur les portes bagages fixés sur le toit: des sacs de patates a des portes en allant même jusqu'aux chèvres...vivantes bien entendu! On a du faire max 50m a la sortie de la gare routière avant qu'un pneu ne crève. Je me suis dit que ca faisait partie du folklore et ai pris mon mal en patience pendant un bon 3/4h.
Le bus roulait assez vite mais sur la route bitumée, il y eu a un moment une bifurcation pour travaux de 16km. Ce n'était pas le trajet qui posait problème car la route bis longeait tout simplement la voie normale mais plutôt son état: un chemin de terre assez cabossé. Le chauffeur roulait comme si de rien n'était sans adapter sa vitesse puis s'arrêta au bout d'une heure pour une nouvelle panne. Cette fois-ci, c'était sérieux: une partie en tôle juste derrière la roue arrière qui s'était détachée et qui bloquait la roue nous empêchant d'avancer. Le mec essaya de réparer pendant 20' avant de nous dire qu'il ne pouvait rien faire car il lui manquait une pièce: un boulon pour fixer le tout. Le ton commença a monter avec les passagers qui sentaient le mauvais plan alors qu'il faisait déjà nuit noire depuis un bout de temps et qu'on était au milieu de nulle part dans la brousse. Le chauffeur parla au téléphone plusieurs fois avec quelqu'un puis fit une première annonce: quelqu'un allait venir du village d'à cote avec la pièce. Il en fit une seconde 10' plus tard pour nous dire que finalement un autre bus allait venir de Tambacounda pour nous dépanner. Ça sentait le plan bien galère et quand un autre car rapide passa dans le même sens que nous, tout le monde se précipita dessus. Je vous dis ça de manière claire avec le recul mais sur le coup, c'était la confusion totale et j'etais complètement largué: les gens parlaient tous le Peul entre eux et je n'y bitais rien. Apres 1/2h de tergiversation, le second car repartit bourré a craquer avec les 3/4 de notre convoi, marchandises incluses! Je crois que seuls restaient ceux qui avaient de gros bagages, comme les chèvres par exemple, ceux qui n'avaient pas réussi a se faire une place dans le second bus, et celui qui n'avait rien compris a ce qui se passait, c'est a dire moi! On a attendu pendant une bonne 1/2h et je prenais la chose plutôt du bon cote: j'avais ma tente pas loin et je pouvais dormir n'importe quand sur le bord de la route si ça se compliquait. En plus, j'avais justement pris un paquet de gâteau et une grande bouteille d'eau a Tamba et pouvais donc tenir toute une nuit sans soucis. Pour finir de vous planter le décor, il y avait un superbe ciel étoilé avec sa jolie pleine lune et pas un moustique a l'horizon: un cadre presque parfait dans cette galère! Le chauffeur sortit a un moment une corde et tenta de fixer la partie détachée. Puis il fit monter tous les rescapés dans le bus et repartit tranquillement! On sentait que ça ne tenait qu'a un fil, ou plutôt a une corde dans le cas présent, et qu'a chaque nid de poule (et Dieu sait s'il y en avait!), on risquait de nouveau un arrêt au stand. Mais finalement tout ça tenu bon jusqu'à Wassadou qu'on atteignit vers 22:30.
De mon cote, j'avais finalement changé d'option et opter pour un autre village, Dialakoto, placé juste après Wassadou a 7km a peine. La raison de mon changement était que le campement où j'avais posé mon choix a Wassadou était a 4km du village. Or il n'y avait pas l'air d'avoir de voiture ou taxi dans le coin et je ne me sentais pas de marcher dans le noir avec mes 2 sacs sur une longue distance. Quand j'ai appris que le car rapide dans lequel j'étais allé a Dialakoto, j'ai sauté sur l'occasion. Malheureusement, quasi tout le monde descendait a Wassadou et ça a mis bien 1h pour tout décharger. Mais le pire, c'est que l'enfoiré de chauffeur a alors rechargé sa galerie par autre chose: des espèces de façades en bambou tressé, soit 15 bonnes minutes de plus, et idem pour les décharger a Dialakoto, quelques centaines de mètres avant mon arrêt! J'ai du arriver a Dialakoto vers minuit soit 10h de trajet pour faire une portion de 2h en temps normal. Mais le plus incroyable n'était pas encore arrivé: le lendemain, j'ai rebroussé chemin pour retourner a Tambacounda!! Mais laissez moi le temps de tout vous raconter.
Arrivé donc dans le petit village de Dilakoto, pas plus grand que Wassadou, on me déposa devant le poste de gendarmerie et un sourd et muet m'entraîna dans la cambrousse pour m'amener a bon port: c'est là où je me suis demandé ce que je foutais là, au milieu de nulle part a marcher dans la brousse de nuit a la lueur du lampe torche guidé par un sourd et muet!
J'avais choisi le campement d'un GIE dont les commentaires étaient plutôt bons sur le Routard mais je n'y ai trouvé que le gardien qui dormait juste a l'extérieur du camp et qui m'emmena a l'intérieur: il n'y avait quasi rien et le truc n'avait pas l'air de fonctionner depuis un bon bout de temps...a se demander la dernière fois qu'ils avaient vu un touriste! Pas d'électricité ni d'eau courante dans tout le village bien entendu et le groupe électrogène censé tourner dans mon campement était en panne depuis la veille comme par hasard. Par contre, gros point positif: j'ai pu poser ma tente: sans la bâche contre la pluie (il n'y a pas de rosé ici le matin en saison sèche), j'avais le ciel étoilé pour moi tout seul et il y avait une petite brise qui rendait le climat très agréable ;-) mais je ne me suis pas couché tout de suite car je voulais organiser mon tour demain dans le parc national et pour cela, il me fallait dégoter un 4x4. Le gardien m'emmena voir le gérant du lieu au village mais ce dernier n'eut comme seule proposition que de me dire d'aller attendre demain matin devant l'entrée du parc et de "tenter ma chance" selon ses mots! J'entrepris de me restaurer, ce que je n'avais pas fait depuis ce matin mais les seuls commerçants d'ouvert étaient des dibiteries vendant du mouton ou de la chèvre: pas ce dont je raffole le plus! Je me rabattis sur une boite de conserve au thon (une valeur sure!) avec une petite baguette de pain que je dégusta a la lueur d'un néon au bord de la route a cote des enfants de la rue qui dormaient là. J'eus l'impression de toucher le fond là! Je vous passe l'épisode où je me perdis dans la brousse pour rejoindre le campement...
La nuit passa paisiblement et je ne fus réveillé que par les douces lueurs des premiers rayons de soleil...et du chant du maudit coq qui se trouvait juste a coté!
Je me pointa au bord de la route pour prendre la 1ere voiture qui voudrait bien s'arrêter et me déposer a 10km plus loin, a Dar Salam où se trouvait l'entrée du parc. Le problème était que tous les taxi brousses partent plein de Tamba et que les bus rapides font demi-tour a Dialakoto: sacré dilemme! Un taxi brousse s'arrêta néanmoins au bout de 10': il lui restait une seule place...probablement un client qui venait de descendre...on s'entendit sur le prix mais le chauffeur, quand il a vu la taille de mon bago (bagage en wolof!), accéléra et se barra alors que j'avais la portière dans la main près a monter: l'enfoiré!
La 1/2h qui suivit, je maudis ma tendance a trop vouloir négocier et je commença a envisager de partir faire demi tour (il faut savoir que la seule manière de rejoindre la Casamance, la destination que je voulais visiter par la suite, était de repasser par Tambacounda). Et c'est là que la chance me sourit enfin: un 4x4 pick up Toyota Hilux flambant neuf qui venait de l'autre sens fit demi tour a mon niveau et un mec a l'arrière descendit pour aller au commerce derrière moi. Je sauta sur l'occasion et entama la discussion avec les 2 passagers de devant. Je demanda s'ils ne pouvaient pas me déposer a Dar Salam a l'entrée du parc et le conducteur, d'un accent congolais belge m'invita a monter: nickel! Et pour la 1ere fois depuis mon arrivée au Senegal, on me donna un ride sans que l'on me demande de payer: presque trop beau pour être vrai!
En discutant en chemin, le conducteur, qui s'appelait Adrien et son acolyte Sarr, me dirent qu'ils allaient eux aussi a l'intérieur du parc et qu'on pouvait faire un tour ensemble. J'accepta et je paya a l'entrée ma part du guide pour visiter le parc, qui se trouvait être déjà dans la voiture: c'était le 3eme larron quand je les ai rencontré et en fait, ils avaient déjà passé une nuit au parc. On entama la traversée du parc sous des airs de reggae a fond fenetres ouvertes: pas idéal pour croiser des animaux, surtout qu'Adrien avait plutôt tendance a bien appuyé sur le champignon mais c'était quand même une super manière de découvrir le parc. Je me suis cru en pleine Jamaïque avec un groupe de rasta boys. Leur voiture est suréquipée de gadgets en tout genre, go pro, camera high teck et autre outils technologiques que je ne connaissais même pas. On croisa quelques phacochères et groupe de singes puis une famille d'hippopotames se prélassant dans le fleuve Gambie. J'avoue avoir eu un petit coup de flip quand j'ai aperçu un revolver a la ceinture d'Adrien alors que l'on remontait en voiture. Ce dernier est congo belge et vivait a Bruxelles avant de venir s'installer ici il y a 4 ans. Il a racheté un grand terrain près de la Somone sur la Petite Cote, et y a construit la maison de ses rêves. Il s'etait donné comme prochain objectif de construire des bungalows pour recevoir du public sur son terrain avant ses 50 ans. Son idée était de monter un bungalow typique de chaque ethnie qu'il croisait lors des voyages qu'il faisait tout le long de l'Afrique de l'Ouest. Adrien était pere de 6 enfants et chacun d'une femme différente. Quand je lui ai fait part de mon étonnement, il me répondit "je préfère que chacun ait sa propre maman"! Il avait une conception bien a lui de la famille et une philosophie très africaine sur le sujet: sur le demi ton de la boutade, il me confit "il faut que je me recopie". Les femmes apprécieront!
Adrien et Sarr, qui était plus ou moins son bras droit (pour ne pas dire son homme a rouler!), venaient du Mali et allaient d'ailleurs y retourner. Ils allaient a Kedougou, là où je voulais me rendre mais Adrien devait tout d'abord passer a Tambacounda pour faire un transfert d'argent: c'est ainsi que je retourna si vite dans ma ville préférée, le lendemain après l'avoir a peine quittée. En effet, même si j'avais mis 10h a faire l'aller, avec la Toyota d'Adrien, on fut arriver en a peine 2h de temps. Si on rajoute 2h pour revenir sur nos pas plus le temps pour aller a Kedougou, je ne suis pas sur que je sois arrivé avant lui avec un taxi brousse.
On arriva sur Kedougou de nuit vers 21h et on prit nos quartiers au campement Diao en plein centre ville. Je réussis a poser ma tente près d'un bungalow pour quasi rien et commença a négocier avec d'autres touristes le partage de leur véhicule pour aller voir des chutes d'eau le lendemain matin.
Finalement, je tombis d'accord avec un jeune travaillant au campement pour faire la journée avec lui en moto. Je voulais au départ la louer seul mais impossible de gérer les vitesses sur ce modèle de moto local. En plus, j'avais un programme un peu serré: je voulais voir 4 sites ici en une seule journée pour repartir le soir même sur Tambacounda.
On est parti a 6:30 du mat alors que le soleil n'était pas encore levé et on a démarré pied au plancher par une course avec des locaux, egalement en moto. Ce n'etait qu'une 125cm3 mais elle avait quand même sacrement la patate et elle fait un bruit d'enfer quand il envoyait les gaz. On a atteint le village Peul d'Ibel d'où etait originaire mon driver, Arana. Il a réveillé son petit frère qui m'a fait monter en haut d'une montagne presque en sprint. Les français que j'avais rencontré au campement la veille l'avaient fait en 1h30 et là, on est monté en 20': les jambes suivaient mais le souffle était court! Apres une séance photo où l'on dominait toute la vallée, on a rejoint le village d'Iwol du peuple Bedik: une des plus petites ethnies du Senegal. Il y avait un énorme arbre fromager mort et un baobab également énorme. Egalement une case église plutôt rigolote et 2 cases servant d'école. On est redescendu aussi vite que l'on est monté et j'ai repris la moto plus au fond dans la brousse pour rejoindre le village d'Ethiolo, de l'ethnie Bassari. Malheureusement, on a eu un pepin mécanique dans la partie la plus dure de la piste: le petit pignon de la moto (ie: c'est la roue dentée, comme sur un velo!) s'était tordu. Le problème est qu'il n'y avait rien autour. Arana est reparti dans l'autre sens seul pour trouver un mécanicien et m'a demandé de finir en marchant les 5kms restant en plein caniar: youpi! C'était tout de même cool de varier entre la moto et la marche et ça m'a permis de prendre plus le temps pour voir les gens. Les Bassari et les Bediks vivent un peu en autarcie et se suffisent quasiment a eux-meme. Ils sont pour la plupart agriculteurs. Une autre moto est passée par là après une petite heure de marche et a bien voulu me déposer au village. J'y ai rencontré Balingo, le chef du campement: un sacré personnage très drôle et plutôt honnête. C'est d'ailleurs ce que j'ai ressenti ici au pays Bassari: une profonde et sincère gentillesse des gens qui vous accueillent a bras ouverts sans forcement demander de contrepartie. Arana est arrivé avec sa moto reparée au moment où je partais faire la visite du village. Un des nombreux fils de Balingo me montra les coutumes de leur culture et notamment cette fameuse initiation des jeunes garçons afin qu'ils puissent passer adulte. Pour cela, ils doivent, vers leurs 14ans, se battre contre des garçons plus âgés et suivre tout un rituel pendant pres d'un mois avant d'obtenir le statut d'initié. La visite fut intéressante et on m'offrit même un jus d'hydrosucre, un peu comme de l'hydromel en remplaçant le miel par le sucre, qui est alors fermenté avec de l'huile de palme. Je n'en prendrai quand même pas tous les jours!
Le moment du départ venu, Arana découvrit que son pneu arrière était crevé. Il y avait un mécanicien juste a cote qui mit une bonne heure a nous dire qu'il y avait seulement un tout petit trou. Arana décida de partir comme ça, muni tout de même d'une pompe manuelle portative. On fila pour le village de Dindefelo et afin de gagner 30km, on pris un raccourci a travers brousse: une sacré expérience. En plus, Arana a une manière de conduire bien a lui: il ne freine quasi jamais et prefere accélérer quand il voit des cailloux plutôt que de ralentir et de prendre le temps de bien regarder le meilleur passage. Résultat: ça tape fort et il faut bien s'accrocher. On a percuté un arbre a un moment mais a petite vitesse donc sans gravité. On est arrivé a Dindefelo après presque 2h de piste et il avait du gonfler au moins 3 fois sa roue arrière en chemin. Je suis parti sur une petite voie avec 4 gamins du village qui m'ont guidé jusqu'a une magnifique cascade, cachée par une jungle dense jusqu'au tout dernier moment où l'on tombe alors nez a nez avec une falaise de près de 100m de haut. Je m'y suis baigné et bien que l'eau était glaciale, cela m'a remis a la bonne température. Les enfants m'ont offert gentiment une mangue qu'ils venaient de cueillir et je leurs ai donné des biscuits en échange. Sur la descente, on a croisé une grosse colonie de babouins dont les mâles, assez imposants, faisaient peur.
On a repris la route vers 17h et laissé tomber la 4eme étape qui devait être une visite d'orpailleurs, les chercheurs d'or sur le fleuve de Gambie. Arana s'arrêtait de plus en plus fréquemment afin de gonfler son pneu jusqu'au point où ce dernier finisse a plat, complètement crevé. Il entreprit de trouver un nouveau mécanicien et je finis la route tout seul a pied afin de le rejoindre. J'ai croisé plein d'enfants qui sortaient de l'école et on pouvait voir une fantastique joie de vivre sur leurs visages, encore différente de ce que l'on peut voir chez nous. Apres avoir changé de chambre a air, on reprit la route et on passa a la gare routière pour voir s'il y avait des taxi brousse pour Tamba. Je réserva la place de devant et parti au campement pour packer. Le temps de revenir a la gare que le taco était presque plein: il manquait seulement une personne et on se cotisa pour partir sans attendre.
Une fois n'est pas coutume, le taxi creva sur la même déviation que la veille et il dut monter sa roue de secours. On arriva a 1h du mat a Tamba où un autre taxi brousse était a moitié plein pour Ziguinchor en Casamance. Mais vu l'heure, impossible de remplir la voiture.
Les rabatteurs nous dirent qu'un bus venant de Dakar allait direct en Casamance et partait d'ici a 3h du mat mais le bus ne vint jamais. Je fis la rencontre d'un couple qui allait dans la même direction que moi mais qui s'arrêtait a mi chemin dans la ville de Kolda. Sara (le garcon!) bossait en tant que prof de CE1 & CE2 a Kolda et il avait monté un projet associatif autour de l'éducation des enfants défavorisés et il cherchait a agrandir son réseau pour augmenter la portée de son association. Je lui promis de le mettre en relation avec les Fanny qui pourraient peut être l'aider.
Mes autres comparses montèrent dans un 4x4 d'un particulier qui partait a Kolda, mais je préféra patienter pour le bus direct. Je lâcha l'affaire vers 6h du mat et attendis dans un taxi brousse que celui-ci se remplisse. Une heure plus tard, j'étais en route pour la Casamance...
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