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mercredi 26 octobre 2016

TDM6 E12 201605 PNG Part 3: New Ireland & New Hanover


La Nouvelle Irlande, ca avait l'air simple de la rejoindre par voies maritimes et terrestes. On m'avait parlé de 2h de traversée en bateau et 4h en voiture pour aller jusqu'a sa capitale Karvieng située tout au nord. Pour commencer, il a fallu attendre que le bateau se remplisse soit 3h d'attente. La mer était houleuse et on a pris cher dans le bateau. On devait se cacher sous des bâches pour essayer de rester un tant soit peu au sec. On a fait un arrêt sur une ile en milieu de parcours et en fait on attendait 3 autres bateaux pour faire la navigation ensemble au as où l'un d'entre nous ait un problème. On a bien du faire 5h de bateau. C'est là que j'ai revu mon pote que j'avais rencontré a la hot spring la veille au pied du volcan. Il était en fait chauffeur de pmv et c'est lui qui allait acheminer les passagers jusqu'à Karvieng. J'ai pu voyager en mode vip a l'avant de son 4x4 land cruiser mais on a du attendre une 2eme vague de bateaux, celle de l'après midi, avant de partir afin qu'il parte au complet. Du coup, quasi 3h de plus d'attente au port. On a fait la majorité de la route de nuit et ça a pris 7h pour rejoindre Karvieng qu'on a atteint de nuit vers minuit passé. Un sacré périple.

Je suis allé checker dans une auberge bien pourrie mais la moins chère de toute l'ile: 30 kinas la nuit en dortoir soit 8€, cadeau pour la PNG.
Le lendemain, je devais aller plonger mais vu que le centre ne faisait pas les spots qui m'intéressaient, j'ai préféré commencer par un nouveau périple sur New Hanover, qui se calait mieux au niveau des dates. En effet, il fallait attendre un jour de marché pour que les habitants de la Nouvelle Hanovre ne se pointe a Karvieng et reparte en fin de journée. J'ai dégoté un bateau en fin d'aprem de justesse, non sans mal après avoir galèré plus de 3h a attendre que les gens rentrent de leurs courses. 
La traversée fut agréable avec une eau plate pour une fois. On passait plein de petits ilots tous plus jolis les uns que les autres. On a longé l'île principale de New Hanover dans son magnifique lagon pour arriver enfin au resort que j'avais targetté en fin de journée juste avant la tombée de la nuit. L'endroit était super. Les bungalows simples mais décorés avec gout et la bouffe était inclus en pension complète pour 100 kinas la nuit: imbattable. La proprio super sympa et l'endroit respirait le calme et la sérénité. Bref un petit bonheur.
Je suis parti avec un guide faire un tour de l'ile a pied qui était ma foi étonnement fortement habitée alors qu'elle n'en donnait pas l'air quand on la longeait en bateau, on apercevait que les cocotiers et une dense foret verte en arrière plan. Au bout de l'ile, un magnifique lagon aux eaux cristallines. On a emprunté une petite pirogue locale et on a ramé jusqu'a un petit ilot de sable paradisiaque pour un bon moment de farniente, détente et snorkelling.
Une 2eme nuit passée ici et je filais deja pour revenir à Karvieng effectué mes plongées. J'avais booké une sortie pour 8h du mat mais on est tombé en rade d'essence un petit peu avant l'arrivée et on est arrivé a la bourre. Le bateau de plongée était sur le point de partir et j'ai juste eu le temps de passer d'une embarcation a l'autre.
On a fait une première plongée sur un joli mur corallien puis une seconde sur le site des blowholes où il y avait plein de petits tunnels avec des requins de récifs un peu partout. 
Le lendemain, de nouveau 2 tanks sur le spot le plus réputé de la Nouvelle Irlande: un passage qu'on ne peut faire qu'a marée basse, quand l'eau est encore claire où les courants sont super forts et qui plongent a plus de 80m pour se refermer comme un entonnoir entre 2 murs coralliens. Magnifique. Plein de requins. Pas de marteaux malheureusement. Et 2 jolies oceanic manta rays. J'étais de nouveau le plus expérimenté du groupe et l'instructeur m'a filé un crochet et une corde pour que je m'harnache au récif, là où le courant était le plus fort. Il ne restait plus qu'a rester là et a observer le spectacle des pélagiques qui passaient. Ca faisait comme une sensation de voler a la Superman d'être attaché de la sorte et porté par le courant. J'ai bien kiffé.
Lors de la 2eme plongée, on a gardé un peu d'air dans les bouteilles a la fin pour se faire une petite épave d'un zéro japonais coulé dans le lagon a une dizaine de mètres de fond. 
Le lendemain, j'avais arrangé mon planning au petit poil du cul et suis monté dans un avion direction la Nouvelle Bretagne mais de l'Ouest cette fois-ci...


samedi 22 octobre 2016

TDM6 E12 201605 PNG Part 2: East New Britain




Dans l'avion de Bougainville a Kopopo, il n'y avait qu'un seul blanc, la cinquantaine passée, un air un peu austère, il etait clairement là pour affaire. Alors que je me renseignais a la sortie de l'aéroport sur comment je pouvais rejoindre la ville de Rabaul en transport en commun, ce dernier, Nick, est venu me voir et m'a proposé de m'y emmener alors que son 4x4 était déjà là dans le parking avec son chauffeur qui l'attendait. J'ai sauté sur l'occasion et on a fait plus d'une heure de route ensemble pour rejoindre la ville "fantôme" de Rabaul. Ville fantôme car elle fut dévastée en 1994 par l'éruption d'un double volcan qui a poussé comme une bulle dans une crêpe un jour. Les cendres ont recouvert la ville qui était la capitale de la province de West New Britain. Les gens se sont déplacés de l'autre côté de la baie pour former une ville nouvelle appelée Kopopo. Mais revenons a mon bon samaritain Nick qui m'a déposé dans une de ses usines qui construit des toitures en taule de fer ondulée. Il était simple salarié de cette société qui vivotait et le patron pensait a la fermer. Il a alors fait une offre, a repris la boite et l'a relancé a merveille. Aujourd'hui il a plus de 150 employés et des usines un peu partout dans cette partie de PNG. Malgré toute cette réussite, Nick était resté très simple d'accès et j'ai beaucoup apprécié le personnage. Il s'était remarié avec une locale et vivait de famille et de patron d'entreprise qui m'avait l'air tout a fait épanouie. Apres la visite de l'usine et de ses bureaux, il m'a mis en contact avec son bras droit, une australienne un peu dure qui avait monté une auberge a quelques encablures de Rabaul et qui tenait un centre de plongée. Le départ parfait quand vous arrivez dans un nouvel endroit inconnu.
La miss a fait venir une de ses employées de la guesthouse qui a fait le trajet avec moi jusqu'au site. On a tout de même mis une heure et demi a l'atteindre en transport en commun sur une route completement défoncée. Il y avait bien eu une subvention de plus d'un million de kinas (soit 300.000€) pour refaire la route et qui n'avait servi qu'a rénover un seul petit km, le reste de l'argent s'étant, comme souvent ici, volatilisé au passage. J'avais justement hésité a aller dans cette guesthouse dont le prix était assez abordable pour le pays, 250 kinas en pension complète, bien qu'un peu cher comparé a mes standards du moment. 
L'endroit était charmant et donnait sur une paisible baie où le snorkelling était magnifique. Les coraux était quasi a la surface et pas besoin d'être apneiste pour voir du poisson de près ici.
En revanche, les meilleurs sites de plongées etaient tous pres de Kopopo/Rabaul et dont j'ai préféré ne pas rester plus d'une nuit. Le soir au diner, j'ai fait la rencontre de chercheurs suisse qui étaient venus bosser avec les locaux dans un laboratoire ouvert où ils testaient des combinaisons de plantes sur des hectares de terre afin de voir lesquelles se mariaient le mieux entre elles pour pouvoir ensuite l'étendre a l'ensemble du pays.
La proprio m'a ramené sur Kopopo le lendemain dans son 4x4 ce qui m'a évité une galère en pmv et j'ai pu rejoindre a l'heure le centre de plongée où je m'étais booké un double tank dans l'hôtel le plus luxueux de la ville. C'était pourtant là que j'avais trouvé le prix des plongées les moins chères, quasi moitié prix par rapport a ses 2 autres concurrents et encore divisé par 2 quand au moment de payer, la nana de la réception s'est gourée et ne m'en a facturé qu'une seule.
Par contre, le planning des plongées n'a pas été respecté. Alors que je voulais absolument faire l'épave la plus réputée de la région, qui vacillait a près de 50/70m de fond juste en bord de cote, au moment où on s'est mis a l'eau, et pourtant in avait déjà fait plus de 45' en speedboat pour rejoindre le site, on a vu un énergumène torse nu un coupe coupe a la main hurlé dans notre direction et se précipiter a grandes enjambées vers notre embarcation. On a laissé le boatman gérer ça et on a commencé a nager avec tout notre attirail au départ du site mais le mec beuglait tellement et devenait de plus en plus menaçant que mon dive master a préféré retourner au bateau pour essayer de parlementer. Mon dive master a assuré le gars qu'on avait bien payé le droit d'entrée mais il s'est avéré qu'il y avait un conflit latent entre 2 communautés qui se disputaient l'appartenance du reef où l'épave était située. L'une disait que c'était sur sa parcelle et l'autre sur la sienne. A priori l'épave était entre les 2. Or, il y a plusieurs jours de cela, un groupe de 7 plongeurs était venu ici et le mec en question n'avait toujours pas touché le droit d'entrée pour ces personnes et déclarait qu'il ne laisserait plus personne plonger ici tant qu'on ne lui aurait pas payé son due. Ca devait faire une semaine entière qu'il était planté là sur son bout de falaise a attendre qu'un bateau de plongeurs ne s'y arrête! Ce sont les explications que m'a donné le dive master après traduction mais je soupçonne qu'il ne m'ait pas tout dit et qu'il y avait autre chose de sous-jacent car je ne l'ai pas trouvé plus étonné que ça et j'avais également essuyé un refus d'un autre centre de plongée pour aller sur cette épave.
Dommage pour moi, on est reparti sans plonger ici et on s'est rabattu sur une épave de moindre envergure plus proche de Kopopo sur une petite ile où l'on a également fait une seconde plongée dérivante le long d'un beau mur de coraux. 
Apres la plongée et avoir bien profité du resto et de la magnifique terrasse de l'hôtel de luxe qui surplombait la baie, je suis retourné sur Kopopo, non sans m'être arrêté faire une petite visite en chemin des tunnels que les japonais avaient fait creuser pendant la seconde guerre mondiale et qui servaient de véritable base armée souterraine. Il y avait une énorme grotte qui avait été creusée pour stocker jusqu'a 6 bateaux afin de les cacher des vols de reconnaissance américains. Egalement un hôpital qui contenait des dizaines de pièces sur plusieurs niveaux. Impressionnant.
L'hotel que je me suis trouvé a Rabaul était d'une autre envergure. Il ressemblait plus a l'austère hôpital que je venais de visiter qu'au resort de luxe de Kopopo.
Le lendemain, je suis parti faire la montée du volcan qui était la cause du ravage de Rabaul. Il a tout d'abord fallu traverser la vieille ville dont on peut encore voir a certains endroits une épaisseur de cendre assez impressionnante. Puis pour rejoindre le volcan, il y a une longue route de près de 10kms qui longe la baie. Il y avait un resort qui proposait les services d'un véhicule pour s'y faute déposer mais je trouvais les prix abusés et ai décidé de tenter la chance a pied. J'avais a peine démarré et alors qu'il s'agit d'une route très peu fréquentée, qu'un camion poubelle est passé par là et m'a pris en auto-stop. Ils n'allaient pas forcement dans cette direction mais ils m'ont tout de même déposé juste au départ du trek. Il y avait quelques locaux qui vendaient des bricoles dans des petites huttes mais sinon c'était le désert, aride et extrêmement chaud. Il fallait s'acquitter d'un droit de passage obligatoire pour traverser une source d'eau chaude (5 kinas soit quasi rien) et les locaux insistaient pour que je prenne un guide pour la montée, me disant qu'il y avait déjà eu des morts qui avaient glissé a l'intérieur du cratère ou qui s'étaient perdus en chemin. Pourtant ça n'avait pas l'air loin et je pouvais voit un chemin qui montait jusqu'au sommet. Je savais que c'était tout de même assez dangereux et me voyant hésitant, ils sont sortis leur argument massue: des raskals armés pouvaient surgir dans le coin et que je pouvais me faire dépouiller. Ca a eu tout l'effet inverse escompté! Généralement quand un mec me dit ça, c'est souvent que c'est lui le raskal et alors je suis en méfiance maximum vis a vis de lui. Du coup, j'ai décliné l'offre et ai démarré par la visite de la hot spring. Ils sont revenus a la charge pour me vendre d'énormes oeufs de megapodes qu'ils trouvent en creusant profondément dans le sable volcanique. J'en ai gouté un et effectivement ça calait bien! Une voiture rouge est arrivée avec un local qui venait visiter le coin. J'ai tapé la discute avec lui 5' et quand je lui ai dit mon prochain itinéraire, il m'a dit qu'on serait surement amené a se revoir très bientôt. Je n'ai pas relevé et suis parti me faire l'ascension. Lui, avait peur de tomber et n'a pas osé s'approcher plus près. 
Il est vrai que sans une seule partie ombragée de tout le parcours, il y avait de quoi fondre littéralement au soleil. J'ai mis 40' a arriver au sommet qui fumait encore avec des parties jaunes fluo typique du soufre. Il y avait une magnifique vue sur la baie et Rabaul. Il n'était pas compliqué d'imaginer ce nuage de cendre dévastant tout sur son passage. 
J'ai entamé le retour a pied et ai pu avoir un ride a la 1ere voiture qui passa et s'arrêta, soit au bout d'une heure en plein caniar sans compter l'aller/retour de la montée. Je commençais a compter car je savais que la journée allait être longue. En effet, j'avais prévu d'économiser une nuit d'hôtel et d'aller dormir au sommet de la plus haute montagne de la baie, réputée pour sa magnifique vue sur toute la région. Le truc, c'est que j'ai démarré un peu tard de l'hôtel et aurais du prendre un peu plus de marge. En effet, j'ai poireauté pendant plus d'une heure a l'arrêt de bus que le bon pmv se pointe pour me déposer au départ du trek mais les locaux qui étaient là me disaient tous qu'il n'y avait plus ce pmv a cette heure là et que dormir au sommet sans guide, c'était super dangereux, qu'il y avait plein de raskals, qu'un touriste était mort il y a quelques mois en tombant dans une crevasse invisible a l'oeil car recouverte par de la végétation, etc. Je n'en eu cure mais commençais tout de même a m'inquiéter de l'heure. Il ne restait plus qu'une heure et demi avant la tombée de la nuit et la montée était annoncée entre 1 a 3 heures. J'avais déjà préparé tout mon bardas et quitté ma chambre d'hôtel. Je ne me sentais pas de faire machine arrière. J'ai pris un autre pmv qui ne me déposait pas tout a fait a l'endroit prévu et j'espérais marcher et me demerder sur place. Les locaux qui attendaient avec moi ont expliqué la situation au chauffeur qui m'a pris en pitié et m'a proposé de m'avancer un peu. Il est monté le long de la route qui allait au départ du trek et m'a lâché a un carrefour où il y avait un local avec sa femme et ses 2 enfants en bas âge au bord de la route. Le chauffeur lui a expliqué la situation en lui demandant de me guider. Le mec a dit ok et alors que le chauffeur partait, il m'a dit que le tarif était de 50 kinas et incluait le droit d'entrée. C'était le tarif qu'on m'avait donné pour une excursion complète au départ de Rabaul mais vu que je voulais dormir au sommet, je lui ai répondu qu'il devait juste me donner le chemin a prendre. Il m'a dit "c'est 50 kinas pour les indications, sinon tu peux essayer de trouver quelqu'un d'autre si tu continues sur la route principale". C'est ce que j'ai fait mais au bout d'a peine 2', j'ai réalisé qu'il n'y avait personne dans le coin et qu'il restait a peine 30' avant que la nuit ne tombe. J'étais coincé. J'ai fait demi tour et lui ai dit qu'il m'accompagne a la moitié du chemin jusqu'a que je sois sur de ne plus me perdre et qu'il pouvait alors faire demi tour vu que de mon cote, j'avais prévu de dormir au sommet. Il a accepté moyennement un prix de 30 kinas tout de même le bougre. 
On est parti a toute vitesse dans les fourrées et il m'a fait prendre des petits raccourcis de malade pendant 10 bonnes minutes que je n'aurais effectivement jamais trouvé seul avant que l'on ne débouche sur un passage un peu plus large. De là, il m'a dit "c'est facile. Il suffit d'aller toujours tout droit. A un moment, tu auras un embranchement, tu prends a droite et ensuite c'est tout droit jusqu'au sommet", puis il est parti. Bon, c'était un peu cher payé pour 10' de marche mais après tout, si c'était tout droit, ça ne me dérangeait pas de marcher seul au contraire.
J'ai vu un 1er embranchement et ai pris a droite puis ça continuait pendant un moment et un second embranchement, j'ai pris de nouveau a droite et encore un autre embranchement puis un autre. C'était truffé de petits chemins car il y avait des plantations de copra de partout. Le guide me l'avait mise bien profond l'enfoiré! La nuit tombait et j'ai pu continuer comme ça pendant une bon'e grosse demi heure avant qu'il ne fasse nuit noire complètement. Le sommet n'était pas loin a vol d'oiseau mais impossible de se repérer dans cette dense foret. J'étais en galère et il me fallait au moins me trouver un coin suffisamment plat et dégagé pour poser ma tente et ce avant que je ne tombe dans une crevasse.
J'ai fini a la lampe torche mais ca n'aidait pas vraiment dans cette configuration. J'ai aperçu une colline dont le sommet et ai réussi a la rejoindre sans encombre. La lune m'avait bien aidé et j'ai pu y poser ma tente, me faire ma petite popote et même apercevoir le vrai sommet qui lui était définitivement inatteignable aujourd'hui. J'avais tout de même une  belle vue sur Rabaul et Kokopo éclairées et ai passé une bonne nuit. 
Le lendemain, j'ai réessayé de trouver le bon tracé en rebroussant chemin mais impossible de le trouver. Je me suis perdu de nouveau et ai atterri dans un village de l'autre cote de la péninsule, pas trop loin de là où il y avait l'épave. Je suis tombé sur une première hutte où le papa d'une famille m'a ramené jusqu'a un carrefour, après un bon 3/4h de marche d'où j'ai pu hitchhiker pour revenir sur Rabaul. Sacré expérience tout de même qui me servira de leçon pour plus tard ici en Papouasie: ne pas sous-estimer la foret et prendre un guide même si ça a l'air facile et faisable seul!
J'ai rejoint Kopopo en pmv et ai attendu, très patiemment, soit bien 3h, avant de pouvoir monter dans le 1er bateau qui s'était enfin rempli pour faire une traversée de 3h afin de rejoindre ma prochaine destination et province de PNG: la Nouvelle Irlande.



jeudi 20 octobre 2016

TDM6 E12 201605 PNG Part 1: Bougainville


Bougainville est l'ile la plus polémique de toute la PNG. Une énorme mine de cuivre a été découverte une cinquantaine d'années plus tôt et pendant des décennies, elle a couvert plus de la moitié du PNB du pays. En revanche, les retombées économiques et financières étaient quasi nulles pour les locaux alors que les problèmes environnementaux eux étaient bien présents. Le PNG est un des pays les plus corrompus du monde et l'argent se volatilise souvent mystérieusement. Les locaux en ont eu ras le bol a un moment et on commençait a bloquer l'accès a la mine. L'armée est intervenue et c'en est suivi une guerre civile pour l'indépendance de Bougainville. Les locaux ont fait sauter les accès a la mine plusieurs fois et coupé l'électricité tant et si bien que la mine fut fermée et un référendum pour l'indépendance acté pour l'année 2019. L'endroit est réputé assez dangereux et beaucoup d'armes circulent ici. Les habitants du Shortland, pourtant cousins avec les bougainvilliens, se sont même plaint de raids organisés par des "raskals", des bandits de grand chemin, en bateau qui venaient dépouiller les maisons des iles environnantes. Pas cool quand on sait que les habitants du Shortland ont beaucoup aidé les Bougainvilliers a se cacher quand l'armée du PNG les poursuivaient. Quasi tous les hommes sont habillés en treillis militaire ici et la peau des Bougainvilliens est la plus foncée de tout le PNG.

Je n'avais pas beaucoup de sous en poche et la première banque était a 5h en voiture d'ici. J'ai évité les policiers de Bruin qui pouvaient me refouler s'ils voyaient que j'étais rentré sans visa et ai réussi a me dégoter un ride en 4x4 avec Peter un chauffeur de pmv (public motorized véhicule) jusqu'a Buka, tout au nord de Bougainville, là où se situe l'aéroport. Peter aurait bien aimé embarquer plus de gens mais pas preneur, il ne m'a pas trop fait attendre et on est parti au bout d'une petite heure. La route etait assez pourrie mais on a rejoint le centre de ville pour midi où l'on a fait une pause dejeuner. J'en ai profité pour faire la queue aux distributeurs de billets de la BSP, la 1ere banque du pays. Il y avait près de 30 personnes avant moi et j'ai attendu une heure et demi en plein caniar avant sur ce soit mon tour. Les locaux avaient toujours 4 a 5 cartes dans leurs poches et retiraient pour tous leurs amis/famille.  Et quasi tout le temps, ils prenaient une somme de 50 kinas, soit l'équivalent de 14€! Moi je suis arrivé et ai retiré 2000 d'un coup. Sans le savoir, ça allait être la dernière fois que j'en aurais l'occasion de le faire de tout le séjour.
Peter m'avait laissé aux distributeurs en me disant qu'il allait trouver un coin où pisser et était parti en voiture. J'avais laissé mon backpack dedans et au bout d'une heure alors qu'il n'était toujours pas revenu, j'ai commencé a me dire que j'avais peut être été un peu trop confiant avec lui. Pourtant, il m'avait semblé honnête et cool. Le commissariat de police était juste a cote de la banque et j'en ai profité pour demander a voir un officier de l'immigration pour qu'il me tamponne mon passeport. Une jeune femme est arrivée, au nom de Brigitte, et m'a tamponné mon passeport en me disant que j'étais "clear". Passé comme une lettre a la poste: nickel!
Je lui ai parlé de mon chauffeur qui avait disparu et en le décrivant, elle l'a reconnu et m'a répondu: "pas de problème, c'est mon cousin! Il va revenir". Et effectivement quelques minutes plus tard, il est réapparu. 
J'ai négocié avec lui un petit tour de la mine afin de voir a quoi ressemblait le centre de tout ce conflit. On parlait du plus grand pit du monde a l'époque. On n'a pas pu s'en approcher jusqu'au bout car la rote était fermée par des barricades mais j'ai pu apercevoir le pit qui n'était tout de même pas aussi impressionnant que celui de Kalgoorie Boulder en Australie.
On est arrivé en fin de soirée a Buka alors que Peter avait bien bu. Il avait commencé a la bière et avait continué au whisky. Il avait l'air de savoir ce qu'il faisait et quand je lui ai demandé ce qui se passait si les policiers le contrôlaient, il m'a tout simplement répondu "je leurs offrirai a boire avec moi et ils seront ravis!". CQFD.
J'ai vraiment eu la chance de tomber sur lui. Il ne m'a fait payer qu'une place alors qu'on a traversé toute l'ile seulement a 2, juste parce qu'ils devaient chercher des clients a Buka le lendemain. La traversée de Bougainville n'avait rien d'incroyable. L'ile était clairement verte, remplie de jungle et pas développée du tout mais je n'avais pas prévu d'y passer plus de temps et j'ai pris le premier vol le lendemain matin pour la province de New Britain et son ancienne capitale maudite: Rabaul.


mardi 18 octobre 2016

TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 6: Shortland


Peut etre un des endroits les moins touristes de tout Solomon, c'est vous dire. Il y avait pourtant une blanche dans l'avion. Elle bossait en tant que volontaire dans une ONG pour expliquer ce qu'était la maltraitance des femmes au foyer. A priori, les locales n'en avaient pas la moindre idée et les femmes étaient souvent maltraitées par leur mari ou famille sans même savoir que c'était de la maltraitance. C'est bien que je l'ai rencontré car ils m'ont donné une place dans leur embarcation qui allait jusqu'au village principal des Shortland. Il faut savoir que l'aéroport est situé sur une ile où il n'y a que lui et que le premier point de chute est situé a une demi heure en bateau. J'ai finalement dormi dans la même auberge qu'eux tenue pr des bonnes soeurs. 

J'ai également fait la rencontre de 2 policiers recruteurs super sympas qui tournaient partout dans les Solomons pour faire passer des tests aux locaux qui voulaient devenir policiers. Ils m'ont même préparé un coconut crabe pour mon dernier soir, sorte de mix entre une langouste et un king crab: délicieux!
Toute l'île était super croyante et ils allaient recevoir d'ici quelques jours une porte sainte que tout le monde vénérait ici. Il n'y avait que 10 bornes a traverser pour rejoindre le sud de Bougainville mais j'ai du attendre 2 jours qu'il y ait le marché a Bruin, la ville la plus au sud de Bougainville, pour trouver une embarcation qui y aille. Et encore j'ai eu de la chance. Le jour du marché coïncidait avec l'arrivée de la porte sacrée et quasi tous les bateaux avaient annulé leur départ, sauf un que j'ai réussi a me dégoter.
De bon matin, je quittais enfin les Solomons pour démarrer un des pays phares de ce sixième tour: la Papouasie Nouvelle Guinée.

lien vers la vidéo Shortland


lundi 17 octobre 2016

TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 5: Guizo

Encore un spot réputé pour ses fonds marins et toujours pas de concurrence au niveau des centres de plongées. Il n'y en avait qu'un tenu par un australien qui avait été le tout premier a plonger ici. Il avait même monté le centre de plongée de Maruva qu'il avait revendu par la suite il y a de ça quelques années. Il voulait céder celui-ci aussi et partir a la retraite mais ne trouvait pas preneur pour le moment.

On s'est fait 2 plongées sympas dans une eau cristalline, avec pour commencer la Central Station, la plongée la plus reputée des Solomons où la concentration d'espèces de poissons est la 2eme plus élevée au monde, seulement battue par Raja Ampat en Indonésie. 
La 2eme plongée fut une jolie épave posée a 40m de fond. Vu qu'il y avait 2 autres plongeurs moins avancés que moi, le dive master m'a laissé gérer mes plongées seul et j'ai pu me faire plaisir a découvrir par moi-même les spots.
Le soir, on est allé boire un verre au bar du coin et il y avait une soirée spéciale karaoke où les locales, que des femmes, par groupe de 3, chantaient une chanson qu'elles avaient composé pour la fête des mères. Pas incroyable vocalement parlant mais rigolo a voir. L'endroit s'est ensuite transformé en dancefloor et c'est là que les choses ont dégénéré. Des nanas saouls ont commencé a en venir au moment et j'ai préféré filer me coucher plutôt que de continuer a voir un tel spectacle affligeant.
J'ai fait une seconde journée en plongée bouteille avec des drifts dive et quelques mantas raies mais ne voulais pas m'en refarcir une troisième. J'avais négocié une place dans le bateau de plongeurs pour faire du free dive. Le proprio du bateau m'a prêté une corde de 50m, des poids et une bouée et j'ai pu installer mon attirail près d'un mur de plus de 50m. Vu que j'étais tout seul, je n'ai pas trop poussé la machine mais n'ai pas trop perdu quand même avec une plongée a 39m en 2'22. Il faudra vraiment que je pense a me faire une vraie session encadrée pour voir jusqu'où je suis capable d'aller.
J'ai fait la rencontre d'un couple de tour du mondiste allemand qui faisait le chemin inverse au mien. Ils venaient de traverser la frontière en passant par bateau de Papouasie Nouvelle Guinée, Bougainville plus exactement, a la province de Shortland aux Solomons. Je me suis dit que j'allais faire pareil dans l'autre sens ce qui m'évitait un long et couteux détour par Honiara et Port Moresby. Le seul problème que je n'avais pas fait de demande de visa du PNG qu'on est censé faire au préalable a Honiara. J'ai essayé de joindre le consulat par téléphone mais ils ne répondaient jamais. Du coup, je me suis dit tantpis, je tente le coup quand même et on verra bien si ça passe ou non. Je suis allé voir ie bureau d'immigration a Guizo qui m'a imposé un tampon de sortie du territoire et ai pris un vol pour le Shortland situé a une petite encablure de Bougainville.

lien vers la vidéo Gizo



vendredi 7 octobre 2016

TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 4: volcan of Kolombangara


Un bon plan galere que m'avait donné 2 galériens mais je ne l'ai pas vu arriver. Je suis arrivé au port de l'ile de Kolombangara et de là, il a fallu attendre plus d'une heure qu'un camion ne passe pour nous déposer a la place du marché. Il y avait une compagnie de coupe de bois qui était détenue a moitié par des investisseurs étrangers d'Indonésie et a moitié par le gouvernement. Pas d'histoire de kastoms ici. La compagnie contrôlait toute l'ile et quasi tout le monde bossait pour elle. C'est également par elle qu'il fallait passer pour la visite du volcan. Ils m'ont annoncé les prix du transport et du guide pour l'excursion et ça m'a pas mal refroidi. Le boss m'a dit qu'il y avait un couple qui arrivait dans l'après midi pour monter et je savais déjà qui c'était. Bien que je n'avais ps particulièrement envie de me balader avec eux, les utiliser pour faire baisser les prix me paraissait une bonne idée même si ça me faisait perdre une journée.

Ils ne sont arrivés qu'en fin d'après-midi et on a mis une bonne heure a monter jusqu'au refuge. Il ne restait qu'une heure et demi avant la tolbée de la nuit et les locaux voulaient absolument nous faire dormir ici. On s'est pourtant tous mis d'accord pour démarrer le trek bien que le 1er camp de base était annoncé a 3h de là. Le guide a mis le turbo et on y est arrivé juste avant la nuit. Le temps que le guide ne tonde l'herbe avec son coupe coupe pour qu'on puisse monter nos tentes et on a pu passer une nuit au sec. Le couple était toujours aussi imbuvable et j'ai préféré continuer seul de bon matin l'ascension. Il y avait 2 pics mais le guide n'était pas suffisamment clair pour que l'on sache combien de temps ça prenait. Ca montait raide et je n'appréciais pas trop ce genre d'environnement en rain forest montante. C'est super casse gueule, epuisant, on sue comme des porcs et on n'a quasi jamais de vu. Je suis arrivé au premier sommet juste avant qu'il le se couvre de nuages. J'ai quand même pu apprécier la vue. Le guide nous avait dit que le second sommet, le plus haut point de l'ile, n'avait pas de point de vue dégagé particulier et j'ai préféré prendre le chemin du retour. J'ai croisé mes amis australiens qui ont préféré continuer passer une nuit en haut malgré mes conseils. Je suis arrivé au refuge et ai fait appeler un 4x4. J'ai attendu plus de 2h avant que les australiens finalement ne me rejoignent avec le guide. Ils avaient changé d'avis vu le temps et avaient également fait demi tour. Le 4x4 est enfin arrivé et on a pu rejoindre le port non sans une petite embrouille sur le montant a payer, ces derniers voulant qu'on divise la note par 2 et non par 3 alors qu'eux étaient deux. Pas étonné venant de leurs parts.
J'ai rencontré un local au port qui m'a conseillé de dormir dans son resort sur la pointe de l'ile que j'ai pu rejoindre juste avant la tombée de la nuit avec une embarcation qu'il m'avait affrétée. L'endroit était charmant et j'ai pu assister de loin a un tribunal tribal. Les anciens s'étaient réunis piur régler un conflit de terres entre 2 clans, un classique ici.
Le lendemain matin, ils m'avaient réservé une place dans un long boat qui est passé me chercher juste devant mon bungalow en direction de Guizo.

lien vers la vidéo Kolombangara



jeudi 6 octobre 2016

TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 3: Maruva


Encore un stop spécial plongée, Maruva est logée sur un joli lagoon dans une eau turquoise avec plein de petites iles paradisiaques ici et là. Il y avait un bord tout un groupe d'hommes qui allaient a un événement de l'église 7 days adventists.  Ils ont chanté a bord avec leurs guitares et c'était vraiment beau. J'en ai eu plein de frissons, un peu comme la fois au Fidji a Rakiraki.

Je me suis endormi et quand ils ont annoncé l'arrêt, c'était celui d'après Maruva. J'étais étonné d'avoir loupé l'arrêt quand j'ai compris qu'ils avaient tout simplement décidé de le sauter, prétextant qu'il n'y avait pas assez de monde de prévu a ce stop et que je n'avais qu'a prendre un minibus pour rejoindre Maruva. J'étais vénère, surtout que j'avais réservé une plongée double tank tôt le matin!
J'ai en plus du attendre plus de 2h qu'un minibus se pointe avant de faire le trajet qui a lui bien pris une bonne heure. Mais encore heureux cette fois, ils m'ont attendu. J'allais plonger avec un australien qui faisait un tour du pacifique en solo depuis 5 ans a bord de son voilier. La proprio du centre elle ne pouvait pas plonger car elle avait contracté une infection aux oreilles. Elle ne me l'a pas dit tout de suite mais j'ai vite compris qu'un truc clochait quand j'ai vu le nombre de décharges qu'elle me demandait de signer ainsi que les règles de sécurité qu'elle n'arrêtait pas de nous rabâcher. Il faut dire qu'on allait sur un spot pas forcement aisé: le shark point. Un passage avec beaucoup de courant qui plonge jusqu'a 70m. Elle nous a donné les consignes et nous a annoncé qu'elle nous suivrait d'en haut a la surface en snorkelling! Première fois qu'on me la faisait celle-là mais pourquoi pas. J'ai finalement bien apprécié la configuration. Je n'étais pas obligé de suivre un dive master et pouvait gérer ma vitesse et ma profondeur a ma sauce. Je ne me suis pas privé pour en profiter et ai fait mes 2 plongées a plus de 40m avec palier a chaque fois. A l'ivresse des profondeurs, quand elle vous tient...
On a vu d'assez gros requins de récifs, plein de poissons tropicaux, des tortues et des napoléons. Vraiment dégoûté d'avoir perdu les images de ma go pro, surtout que je ne les ai même pas regardées.
Le lendemain, un des dive masters du centre est revenu d'une croisière en live boat et on est parti ensemble plongée dans une grotte dont l'entrée se situait a l'entière des terres d'un petite ile qu'on a du rejoindre après 45' de speedboat. La grotte était assez étroite et il y avait un fil rouge qu'on devait suivre pour ne pas se perdre. Elle allait jusqu'a 37m de profondeur. J'ai demandé au dive master de leader et ai vraiment pris mon pied a découvrir les passages et salles de cette grotte immergée. A un moment. Il y avait un passage super étroit et alors que j'arrivais a peine a passer, je me suis retrouvé nez a nez avec une énorme langouste dont les antennes touchaient presque mon visage et qui n'avait pas l'air de vouloir décanter. J'ai du patienter qu'elle bouge et en scrutant la zone avec ma torche, je me suis aperçu que j'étais sur un nid. Il y en avait un peu partout dans les recoins de la salle. Le tout était juste de ne pas paniquer a l'intérieur de la grotte pour ne pas faire de remous. On a du y rester 20' avant de finir le long d'un magnifique mur où j'ai également bien pris mon pied. Je retombais enfin amoureux de la plongée bouteille.
Le couple de jeunes dive masters s'étaient eux arrêté a Guizo et faisaient ensuite marche arrière. Ils m'avaient conseillé la montée d'un volcan sur une ile entre Maruva et Guizo et après une bonne paire d'heures d'attente, j'ai réussi a charteriser un long boat pour m'y déposer...

lien vers la vidéo Maruva


TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 2: Maroon Lagoon


Pas simple d'organiser un voyage au Solomon en sachant que le prix des billets d'avion est assez prohibitif. 150€ pour le moindre vol vu qu'il n'y a pas de concurrence et que Air Solomon est la seule à opérer sur le marché. Il n'y a que 2 ferrys qui vont la traverser d'Honiara a Guizo dans la Western Province en passant par le Maroon Lagoon. La 1ere part le samedi soir d'Honiara et la seconde le dimanche matin: génial! Du coup, j'ai fait un 1er stop super court sur le Maroon Lagoon pour monter dans le second ferry afin de ne pas me retrouver bloqué une semaine entière sur le spot. 

Lors de l'embarquement, un jeune local de 25 ans bien éméché est venu nous parler a Reni et moi. Il était cool avec nous mais assez agressif. Il n'arrêtait pas d'insulter les Australiens répétant sans cesse qu'ils les prenaient pour des chiens et qu'il rêvait d'en tuer un ou deux: charmant! Je comprenais mieux pourquoi ce coin du monde avait si mauvaise presse en Australie.
La traversée fut paisible. Depuis celle hardcore de Kadavu au Fidji, plus rien ne pouvait me surprendre et ici bien qu'un peu entassés, on avait la clim et j'ai même pu mettre mon matelas gonflable entre 2 sacs et taper un roupillon. 
On a sympathisé avec une bande de jeunes locaux sur le bateau qui commençaient encore une fois a être bien saouls déjà tôt le matin. Eux étaient clairement les vendeurs de drogue du coin. Ils en avaient un sac rempli. Ils nous ont fait gouter a l'alcool frelaté local, qui rend fou a ce qui parait si on en abuse trop. Vu leur état, j'y ai juste trempé mes lèvres.
On est arrivé a 13h alors que j'avais préréservé une plongée le matin avec le seul centre qui opérait ici. Ce dernier était tenue par Lisa, une américaine sans âge qui gérait son resort d'une main de fer dans un gant de velours. Elle s'était auparavant installée un peu plus au sud dans le lagoon mais n'avait pas pu y rester après y avoir opéré pendant 5 ans. Le chef du village, propriétaire du terrain, avait remis en cause les clauses de leur contrat voyant que son business florissait. Il faut savoir qu'ici en melanesie, les contrats sur la terre n'ont quasi aucune valeur. La communauté propriétaire des terres peut reprendre son du a tout moment quand ça lui chante. Le proprio du centre a Tulagi m'avait d'ailleurs raconté une histoire a ce propos au sujet d'un mec qui avait monté un resort a Tulagi mais qui était en conflit avec la communauté sur un litige portant sur une somme de 10,000€. Le mec a préféré céder son business a des canadiens et quand ces derniers se sont installés, sans être au courant de ce conflit, les locaux leurs ont demandés de payer la note. Ils ont refusé et les mecs sont venus bruler le resort un soir. Welcome in Solomon!
Ma chère Lisa avait préféré quand a elle déménager de coin et venait de s'installer sur un petit ilot a une encablure du village de Chéa. Ça faisait un an qu'elle y était et avait déjà un nouveau conflit avec les propriétaires. Une histoire sans fin...
Il y avait 2 autres guests dans le resort, un couple de jeunes dive masters, un australien et une hollandaise, que j'avais déjà rencontré a l'aéroport d'Honiara et assez antipathique. D'ailleurs ils avaient refusé de m'attendre pour la seconde plongée et on a donc du patienter avec Reni pour se faire seulement une plongée juste avant le coucher de soleil. Pas idéal pour la lumière mais elle fut quand même bien agréable. On était le long d'une des 3 entrées du lagon et le courant est censé favoriser la présence de pélagiques. On a effectivement vu quelques requins de récifs mais rien de trop gros. 
Le soir, la cuisinière de Lisa nous a concoctés un succulent plat de langoustes fraichement pêchées. Je laissais là Camille et Reni et partait avec l'autre couple dans le second ferry qui est arrivé a minuit le même jour pour ma prochaine destination: Maruva.

lien vers la vidéo Maroon lagoon


mercredi 5 octobre 2016

TDM6 E11 201605 Solomon Islands Part 1: la capitale Honiara


Les Solomons n'étaient pas prévues au programme mais du Vanuatu, c'était ce qu'il y avait de plus simple pour rejoindre la Papouasie Nouvelle Guinée (PNG). Les vols en direction de Port Moresby, la capitale de PNG, étaient a des tarifs totalement dissuasifs et j'envisageais de traverser la frontière par la mer via les iles Salomon. Je n'avais pas réussi a mettre la main sur un lonely planet des Îles Salomon qui est dans le même bouquin que la PNG. Je suis tombé sur un couple de baroudeurs français dans l'avion, Camille et Reni qui faisait un tour du monde depuis déjà 18 mois et qui avait prévu de faire quasi toutes les iles du pacifique. Je crois que c'est la première fois que je voyais un couple voyageait aussi longtemps ensemble sans qu'il n'éclate (hormis mes 2 compères de Gap mais eux, je les mets hors catégorie!). Il faut dire qu'ils étaient ensemble depuis 18ans déjà. On s'est retrouvé dans la même pension, un peu a l'écart du centre ville, propre mais sans prétention aucune. La ville d'Honiara est envahie de magasins chinois qui vendent tous la même chose. Les locaux mâchent tous du buttel nut, une espèce de grosse noisette qu'ils mélangent avec une poudre blanche pour former un liquide rouge qu'ils n'arrêtent pas de cracher partout. Ca leur rend un sourire assez horrifiant et je ne vous parle pas de leurs chicos: ils battent même le Stef a plat de couture! Il faisait une chaleur étouffante et pas de pluie ici. On sue a grosse gouttes des qu'on sort dehors. 

J'ai essayé d'organiser une sortie plongée, notamment sur les épaves des Bonagis, des bateaux qui avaient été coulées lors de la seconde guerre mondiale et qui étaient a quelques mètres de la cote mais le seul centre de plongée de la ville n'avait pas de moniteur de disponible avant 5 jours. Tous les moniteurs bossaient sur des bateaux et le proprio était parti en voyage en Australie: génial! Je me suis rabattu sur Tulagi, un site sur une ile a 40km au large réputé pour ses épaves également. Je suis monté dans un long boat qui prenait ce trajet et suis tombé sur Ashley, un pêcheur local qui rentrait chez lui alors qu'il venait de vendre sa récolte de copra en ville. Il était plutôt cool bien qu'un peu éméché et répétait souvent les mêmes phrases. Il me proposa de dormir chez lui. Ca m'arrangeait bien car je ne voulait pas dormir au resort du centre de plongée qui était excessivement cher et n'avais pas d'autres idées de point de chute. Le problème est que la traversée nous a bien pris une heure et demi, largement le temps pour le bonhomme de s'en quiller quelques nouvelles bières et d'être encore plus a la ramasse. Arrivé au port, je lui ai dit que je le rappellerai après être passé au centre de dive pour réserver ma plongée du lendemain. L'ile n'avait rien d'exceptionnelle mais plutôt mignonne. Le reef avait l'air assez incroyable et j'avais hâte d'aller voir ce qui se passait sous l'eau. J'ai booké mes dives avec le proprio du resort, un neo zélandais ancien militaire qui s'était posé là il y a 5 ans avec sa femme et sa fille. Plutôt cool mais il ne m'a pas fait de cadeau sur les prix. J'ai booké 3 dives le lendemain afin d'amortir la location du matos qu'il facturait près de 50€ la journée. Pour économiser, j'ai retrouvé Ashley au port et on est allé boire une bière sur la plage. Il devait cacher sa bière dans son froc pour ne pas être vu par les policiers car il était interdit de boire a l'extérieur au Vanuatu. Les locaux sont un peu comme les aborigènes australiens et des qu'ils commencent a boire, ils ne s'arrêtent plus, sont très vite saouls et peuvent passer du meilleur ami au pure connard. Ashley n'a malheureusement pas dérogé a la règle et a été assez relou. Il répétait tout le temps la même chose et quand il m'a amené chez lui, sa femme n'était pas contente de voir débarquer un étranger et encore moins de le voir dans cet état. Il m'a fait installer un lit dans une seconde maison en cours de construction. Il y avait un toit et pas encore de mur mais il m'a apporté un matelas et une moustiquaire, tout ce qu'il me fallait. On dînât ensemble, du riz blanc et une boite de conserve et il n'arrêtait pas d'essayer de faire passer le message comme quoi une petite donation serait la bienvenue en fin de séjour chez lui, qu'il en avait besoin pour finir sa maison, alors qu'il m'avait a l'origine proposer de venir dormir chez lui gratuitement. Il avait clairement l'idée de me soutirer un max de tunes sous ses faux airs de bienfaiteurs mais le pauvre était mal tombé. Je n'avais aucune intention de lui donner le moindre centime. Il voulait que je reste plusieurs jours et lui ai dit que je le rappèlerai le lendemain après mes plongées. 
On démarra par le spot le plus connu de Tulagi, le "twin tunnels", 2 tunnels de lave séchée qui apparaissaient a 15m de fond pour ressortir vers les 40m dans une eau limpide. Plein de poissons mais rien de gros. On a du aller a 45m max mais je serais bien allé taper plus profond, surtout que le site allait a bien 60m. 
La seconde plongée fut une énorme épave qui gisait a près de 45m de fond. On ne rentra pas a l'intérieur mais on en fit le tour. Pas trop de poissons mais tout de même impressionnante épave surtout a cette profondeur où tout devient plus mystérieux et flou. On s'est tapé un bon palier a la remontée et le proprio a préféré annuler la 3eme plongée prétextant qu'il y avait trop de courant et qu'on n'y verrait rien. Je crois qu'il avait prevu le coup depuis le début vu que la 3eme plongée était la plus éloignée et qu'il aurait du consommer du pétrole pour un seul plongeur. Pas très cool de sa part mais en échange, il m'a proposé de me ramener gratuitement sur Honiara vu qu'il devait y passer. J'ai sauté sur l'occasion afin d'éviter Ashley et ça le saoulait aussi de retourner en long boat alors que lui avait un speed boat beaucoup plus rapide et confortable. 
Je suis retourné a la même pension a Honiara et y ai retrouvé mes 2 français qui finissaient de préparer leur séjour aux Solomons. Ils avaient prévu de prendre un ferry le samedi soir pour rejoindre le Maroon lagon et je décida d'en faire autant.
Avant de quitter la capitale, on est quand même allé tester la night life locale. Il faut savoir que la musique des Solomons est réputée dans tout le Pacifique. On a passé la soirée au CowBoy Grill, le bar resto night club le plus en vogue de la capitale. Le problème c'est que ça commence tard ici et on s'est pointé un peu tôt. Il y avait un show de chants/danses opéré par un groupe de chinois assez glauques a l'intérieur. Par contre sur la terrasse a l'extérieur, ça bougeait plutôt bien sur des rythmes endiablés. Je me serai presque vu retourné a Kingston.
Le lendemain, je montais dans le ferry en direction du plus grand lagon du monde: le Maroon lagon.

lien vers la vidéo Honiara & Tulagi






nb: un de mes disques durs ayant été volé, pas de video des plongées

mardi 4 octobre 2016

TDM6 E10 201604 Vanuatu Part 6: les volcans d'Ambryn


La traversée pour rejoindre Ambryn fut, comme prévu, dantesque. Je m'y étais préparé cette fois et avais mis mon maillot et mon masque de plongée qui m'ont bien étaient utiles tant ça mouillait dans cette bicoque. Par contre, je n'avais pas prévu qu'en milieu de parcours, le vrai proprio du bateau, qui était avec son acolyte, ne m'annonce un prix a 14000 vatus alors que je m'étais mis d'accord pour 7000 avec son compère. Ce dernier ne savait pas où se mettre, il s'était a priori trompé sur les prix! Ça ressemblait tout de même fort a un bonne vieille technique d'extorsion mais vu que je n'avais pas les tunes, je leurs ai laissé le choix de me ramener au point de départ sans un sous ou de finir la traversée au montant convenu. Le proprio a bien pris 5' a réfléchir avant d'accepter de me déposer sur Ambryn en ronchonnant. Le port où ils m'ont lâché n'avait pas l'air plus développé que l'ile de Malekula. En plus, on était un dimanche et je venais de rater les 4x4 qui étaient passés prendre les clients du vol du jour! Je me suis pointé dans une auberge où la proprio, qui se trouvait être la femme du mec qui gérait l'aéroport, m'a renseigné et m'a proposé une expedition sur les volcans pour 10000 vatus. Totalement hors budget. Elle m'a aussi confirmé que la traversée Malekula/Ambryn ne se faisait pas a moins de 15000 vatus. J'ai finalement carotté le boatman sans le savoir.

Marcelin de Lamap m'avait lâché le nom de Philip, un chef de village qui pouvait m'y emmener pour pas cher. Il m'avait donné le nom de Mel Tunong, un village que le lonely planet annoncé en plein sud de l'ile alors que j'étais au sud ouest. A vol d'oiseau d'après ma carte, ça semblait être a une quinzaine de bornes. La proprio n'avait pas l'air de connaître le bled et bien qu'elle me soutenait qu'elle connaissait un Philip qui habitait a 5km d'ici. Je ne lui ai pas fait confiance et ai démarré la marche le long de la cote pour rejoindre ce lieu-dit. Ce que la carte du Lonely ne montrait pas, c'est que la cote était totalement déchiquetée. Ca n'arrêtait pas de zigzaguer et en plus ce n'était pas plat du tout et les pieds dans la gadou. J'avais mon backpack full a près de 35kgs et j'ai pris très cher. J'ai marché pendant près de 4h en traversant quelques villages où les habitants avaient l'air surpris de voir un blanc randonné le long de la cote. Sur une base de 5km/h, j'ai bien du parcourir 20kms avant qu'une forte pluie ne me stoppe. J'ai eu la chance d'être tout près d'un village et me suis abrité a la cantine du coin que les villageois ont ouvert spécialement pour moi. Ils étaient une bonne vingtaine autour de moi a essayer de comprendre où j'allais mais personne ne connaissait de Philip dans le coin. Le chef du village a été super cool et a pris le 4x4 du village, normalement utilisé exclusivement pour emmener les enfants a l'école, afin de me déposer chez le chef du village qui contrôlait l'une des entrées du volcan. Vraiment gentil de sa part surtout que la pluie avait redoublé d'intensité et que de mon coté, j'étais déjà complètement épuisé. 
C'est le fils du chef du village qui m'a reçu dans sa pseudo guesthouse et qui m'a expliqué le malentendu: Mel Tunong se trouvait a cote de là où j'avais accosté et il y avait un autre endroit qui s'appelait "Mel Tunong" juste a cote d'ici. Le lonely m'avait induit en erreur et j'avais marché 20 bornes pour rien. Je lui ai dit sue je n'avais pas les tunes pour faire une expédition  organisée et il s'est montré super compréhensif et m'a dit qu'il allait m'organiser ça pour le prix que je pouvais payer: trop cool de sa part! Surtout que ça incluait la nuitée chez lui et la bouffe. 

Le lendemain matin, on est parti aux aurores avec 2 guides. La montée était en plein caniar et la partie la plus pentue en pleine rain forest fut assez hardcore. On s'est pointé au camp de base a la mi-journée et on a patienté un peu avant d'attaquer le premier volcan. Ambryn est en fait une île volcanique sur laquelle 2 volcans sont en éruption. La montée au premier cratère fut magnifique avec un paysage assez irréel. On se serait cru sur la lune, entourés de roches volcaniques, mais avec autour la jungle qui traçait comme une frontière entre le plateau de la montagne et la mer. Ca fumait de partout et le ciel s'est parfaitement dégagé alors qu'on s'approchait du 1er sommet. Le chef du village m'avait parlé d'une ascension "spéciale" qu'il était le seul a proposer car il disposait d'une corde de plus de 50m pour descendre au plus près du chaudron. Alors qu'on longeait l'arête du cratère sans pouvoir distinguer le fond, j'ai aperçu l'endroit où ils fixaient la corde. C'était pentu mais ça avait l'air faisable. J'oubliais de préciser que j'avais croisé 2 français qui en terminaient alors qu'on était dans la foret dont l'un qui s'était amoché l'ensemble du corps. Ils ne m'avaient pas précisé comment jusqu'au lendemain quand je les ai recroisés a l'aéroport. Le mec était descendu par ce chemin sans corde et avait dérapé sur près de 30m en s'arrachant la peau au passage. J'ai tout de même pris mes précautions et c'est passé. Et effectivement, ça valait le coup. J'étais au plus près du chaudron et ça bouillonnait comme il faut. 
La remontée fut plus flippante car je voyais alors le mur qu'il y avait à escalader mais en prenant mon temps, c'est passé sans problème et j'ai rejoins mes 2 guides qui eux n'avaient pas osé descendre. Il faut dire qu'ils n'étaient pas vraiment équipés pour. L'un était en flip flop et l'autre carrément pieds nus.
On a traversé le plateau volcanique en passant par quelques cratères fumant avant d'arriver au second chaudron, encore plus beau que le premier bien qu'on soit situé assez haut par rapport a lui. La falaise tombait a pic quasi jusqu'au fond et on avait une vue plongeante sur la lave qui bouillonnait. On a attendu ici jusqu'a la nuit tombée malgré les jérémiades  de mes 2 guides qui se plaignaient de la fumée soufrée. Des qu'il fut nuit noire, un nouveau spectacle commençait avec des projections et des bouillonnements qui prenaient une autre texture. J'en ai pris plein les yeux.
Je crois que j'ai préféré les volcans d'Ambryn a celui de Tana. On a l'impression de plus mériter le spectacle après une montée éreintante plutôt que d'arriver tout en haut directement en jeep. Mais avec le recul, le plus dur fit d'arriver jusqu'a la guesthouse de Lamap plutôt que l'ascension en elle-même.
La nuit fut fraiche au camp de base où l'on a dormi dans une cabane en bambou. Le chef du village m'avait dit de ne pas m'inquiéter pour la bougfe car les guides en auraient. Mes 2 champions avaient amené en tout et pour tout 3 bananes planteurs! Je crois qu'ils avaient l'habitude de se faire rincer par les touristes qui prévoyaient toujours plus qu'il ne faut. Pas de chance pour eux cette fois-ci, j'étais a l'arrache et avais du rie a peine assez pour moi. Je crois que ça leurs a servi de leçon pour les prochaines fois tellement ils ont crevé la dalle!
Le lendemain matin, on s'est fait la descente au pas de course et le chef du village a reussi a me trouver un vehicule jusqu'a l'aéroport pour gratos. Il n'y avait en fait qu'un seul véhicule pour toute la cote sud de l'ile qui faisait des allers/retours et le conducteur allait justement dans cette direction pour y chercher des policiers de la province. En effet, le chef du village avait balancé un des jeunes de son clan qui était considéré comme le petit baron de la marijuana du coin. Le jeune était parti en ferry jusqu'a Santo avec un sac a dos rempli d'herbe mais pas de chance pour lui, grâce aux indications du chef, les policiers l'attendaient a son arrivée et l'ont cueilli au vol. Ils allaient ensuite ramasser le reste de ses collègues au village. Ici dans le sud pacifique, la marijuana pousse de partout avec plus ou moins l'accord des anciens. Généralement, soit les vieux ferment les yeux (comme c'était le cas a Kadavu au Fiji), soit les jeunes sont discrets mais là, les chefs de villages d'Ambryn avaient décrété l'ile sans marijuana et le jeune n'avait pas été très malin, se montrant avec plein de nouveaux appareils chez lui.
On était en pleine saison de copra, la ressource principale des habitants de l'ile. Il s'agit des écorces de noix de coco que les paysans entassent dans des sacs après les avoir fait bruler. Les sacs sont ensuite acheminés par bateau jusqu'aux Philippines pour y être processés et ainsi transformés en huile de coco ou en savon. Un sac de 100kg est vendu ici pour 100 vatus soit 0,75€. Pas cher payé quand on voit la galère que c'est. J'ai posé la question du pourquoi ils ne montaient pas une usine de copra directement au Vanuatu vu que j'avais vu le même manège sur Malekula et le chef m'a répondu qu'il manquait la mise de départ pour démarrer un tel projet et que le gouvernement, déjà aux abois, n'apportait aucune aide financière. Les locaux vendent leur copra au moment de payer le semestre d'école de leurs enfants mais faut il encore qu'il reste encore assez d'argent car généralement des qu'ils ont empoché l'argent, ils courent se saouler la gueule avant de remettre le reste a leur femme qui gère la bourse de la famille avec ce qu'il reste. 
J'ai rejoint l'aéroport, une piste d'herbe située quasi en bord de mer et pourtant entourée d'une dense forêt.
Quelques arrêts plus tard avec une dernière nuit passée a Port Vila et je décollais pour ma prochaine destination: les iles Solomon.

lien vers la video Ambryn