Que ce fut dur ce trajet 12 apostols / Grampians. J'ai eu un nombre incalculable de petits rides jusqu'au dernier, un fan de parapente du New South Wales, qui avait l'habitude de faire du stop par rapport a son activité. Il ne connaissait pas trop le coin et m'a lâché au beau milieu de nulle part après avoir regardé son gps. La route était sans doute la plus directe pour rejoindre les Grampions mais surement pas la plus fréquentée. J'ai attendu de nouveau assez longtemps jusqu'a qu'un petit vieux me prenne dans une voiture toute pourrie. C'était un ancien joker qui s'était reconverti, après un accident, en éboueur!! Vu l'heure tardive, il m'a dit qu'il ne pensait pas que je trouverais un ride aujourd'hui et m'a par contre proposé de monter avec un de ses collègues qui partait dans la même direction que moi le lendemain aux aurores. Il m'a offert le gite et le couvert chez lui pour la nuit. Il avait une charmante petite maison en pleine cambrousse avec une écurie attenante contenant 3 magnifiques chevaux de course. Sa fille montait et était une petite championne de saut d'obstacles. J'ai même eu le droit au passage du maréchal Ferrand qui est passé refixer les fers des chevaux de mon hôte. Son beau-fils était aussi éleveur et un de ses chevaux venait tout juste de remporter une course alors qu'il était totalement outsider. Ce fut un super moment partagé avec ces "vrais" locaux, même s'il venait à la base de Nouvelle Zélande. Tout de même bizarre de voir un éleveur de chevaux de course être éboueur entre 2 courses!
Encore plus bizarre le lendemain matin quand j'ai rencontré son collègue. Ca avait été un plan galère. On est parti a 4:30 du mat de chez mon hôte pour arriver a son lieu de travail a 5:30 puis j'ai patienté dans sa caisse jusqu'a 8h que son collègue se pointe, alors qu'il était censé démarrer a 6h. Le mec était donc également éboueur mais avait lui aussi une 2eme activité: il était agriculteur et avait 300 hectares dans lesquels il gérait 300 vaches, principalement pour la viande.
Le ride a été assez rigolo car il y avait les doubles commandes dans le camion, certaines communes exigeant une conduite a gauche et d'autres a droite pour ce genre de service...une autre bizarrerie du coin.
Le mec m'a laissé a la sortie d'un village et là, j'ai compris ma douleur. Une voiture toutes les 10' et personne qui ne s'arrête, pendant plus de 2h. Un voisin m'a vu faire de l'autostop alors qu'il sortait faire son jogging. On avait alors discuté 5' et je lui avais dit où j'allais. Ce dernier est revenu 2h après avec une pancarte et ma destination: trop cool! Et comme par magie, au bout de 5', j'eu un 1er ride puis un second direct a destination!
Quelles aventures rien que pour arriver au départ du trek. Ce dernier, le Grampians Peaks trek était en cours de finition et seulement une partie était ouverte au public, soit 32km sur les 140 de prévu. La section ouverte était annoncée en 3 jours 2 nuits mais je l'ai torché en 24h. La 1ere partie était très touristiques jusqu'a un premier sommet magnifique mais ensuite je me suis retrouvé seul penard dans la montagne jusqu'au plus au point, le mont Rosae que j'ai atteint juste avant le coucher de soleil. J'ai trouvé un emplacement pour poser ma tente a quelques mètres du vide. C'était sur un rocher assez plat mais impossible de planter mes piquets. J'ai du trouver des pierres pour faire tenir ma tente. La nuit fut extrêmement agitée. Le vent souffla si fort que je due a plusieurs reprises trouver de plus grosses pierres en pleine nuit pour pouvoir la faire tenir. Mais le coucher et lever de soleil que j'ai eus en valait vraiment la peine.
J'avais pris la veille les horaires des bus et trains pour rejoindre Melbourne et il y en avait justement un et un seul qui partait a 1h de l'après midi. J'ai tout fait pour arriver a l'heure et ai même du courir sur certaines portions, backpack dans le dos. Il me restait encore 30' de marche mais le bus allait partir d'ici 10'. C'était râpé. J'ai alors quitté le trail pour rejoindre la route et ai eu un ride quasi tout de suite. Je suis arrivé avec 2' d'avance pour finalement m'apercevoir que je m'étais trompé de jour de bus: le boulet!
Du coup, autostop de nouveau et je suis arrivé plus vite que le bus a la gare de train pour rejoindre Melbourne.
J'y ai retrouvé Octavi qui avait entre temps changer d'appartement et se retrouvait dans une charmante maison avec de super collocs. On est parti tous boire un coup ensemble et je m'envolais déjà le lendemain pour attaquer le centre du pays et le rocher sacré d'Uluru...
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