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mardi 22 mars 2016

TDM6 E07 201512 Australia part 10: NYEve Melbourne & the Great Ocean Walk


Dure question que de savoir où passer le nouvel an. Tout le monde va a Sydney pour cet événement car il y a le feu d'artifice qui est tiré de l'Opera, censé être grandiose. Le pendant, c'est que vraiment tout le monde y va et du coup, les prix grimpent en flèche. Pour vous donner un exemple, la plupart des auberges de jeunesse doublent les prix de leurs nuitées en dortoir, soit 70$ au lieu de 35, mais en plus, elles demandent un minimum de 10 nuits pour réserver! On s'est dit avec Octavi qu'on allait louer une voiture au départ de l'aéroport de Sydney et y dormir dedans mais les prix de location etaient également démentiels: 650$ pour 48h. On a essayé a partir de Melbourne mais même tarif de location. On a donc laissé tombe l'idée et décider de rester sur Melbourne pour le nouvel an, Octavi me laissant dormir sur le canapé de son appart partagé. 

Je suis arrivé le 29/12 sur Melbourne et j'étais content d'être dans une grande ville. J'avais en effet une rage de dent infernale qui courait depuis près d'un mois et demi. Je pensais que j'allais tenir jusqu'a la fin du tour mais la douleur etait devenue trop forte pour patienter jusque là. Je suis tombé sur une dentiste vietnamienne dans le quartier de Fitzroy. J'ai cru a un bon signe...tu parles! On m'avait annoncé la consultation a 50$ mais au bout de 5', la dentiste me dit qu'elle a besoin de faire une radio et que cela coute 80$ d'extra! Pas vraiment le choix quand vous avez déjà la bouche ouverte assis sur le siège a tortures. En voyant la radio, elle m'annonce que c'est infesté jusqu'a la gencive et qu'elle va avoir besoin de plusieurs interventions. Je lui ai dit que je partais le lendemain et elle a alors accepté de me faire une intervention "temporaire", moyennant un modique supplément de 400$. Merci l'arnaque! J'ai réussi a négocier en payant en cash un total de 300$ en tout mais ça m'a quand même bien foutu les boules.
Pour le réveillon, Octavi avait été invité dans une soirée chez une espagnole et on a pu faire la fête en mode hispanique, la moitié venant d'Espagne, l'autre d'Amérique du sud. Ambiance salsa/reggaeton ;-)
Je ne me suis pas trop éternisé sur Melbourne et suis parti des le lendemain, histoire de bien commencer l'année 2016, sur la Great Ocean Road, en auto stop, afin de faire les 100km de la Great Ocean Walk...




La Great Ocean Road est un classique que tous les touristes font en passant sur Melbourne. En revanche, les 100kms le long de la cote pour faire la Great Ocean Walk, il y avait tout de suite moins de monde au portillon. Il y avait également un autre facteur qui jouait: une partie de la route était bloquée a cause d'un énorme incendie qui était en cours et qui avait ravagé déjà une bonne partie de la cote. J'avais appelé l'office du parc qui m'avait confirmé que le trek était ouvert et qu'il n'y avait aucun risque. En revanche, ils n'ont jamais mentionné que la route pour parvenir au début du trek était fermée! Ca, je l'ai appris lors de mon 3eme ride en autostop le 1er janvier. 
Une nana hippie la 50aine, qui venait tout juste de battre un cancer généralisé et qui voulait montrer a son fils ado que les gens sont cools et notamment les autostoppeurs, alors que lui pensait que j'allais les égorger! Quand je lui ai dit où j'allais, elle m'a conseillé de prendre le bus le lendemain, qui faisait a priori un détour pour éviter la zone de feu, et de dormir dans une maison de surfeurs chez ses potes: cool! Les surfeurs m'ont accueilli a bras ouverts. On a fait une partie de "garden cricket" et j'ai pu partager leur diner. Ils étaient pour la plupart profs de surf ici a Torquay, la Mecque du surf sur Victoria. C'est d'ailleurs ici que les marques Ripcurl et Quiksilver ont vu le jour.

Le lendemain, je me suis baladé le long de la cote et ai pu assister a quelques compets de surfs. J'ai attendu le bus a l'heure dite mais ce dernier n'est jamais venu. Un autre bus local s'est arrêté et m'a dit qu'on m'avait mal renseigné et qu'il n'y avait pas de bus qui faisait le détour. Damn! Je ne me suis pas découragé pour autant et ai décidé d'aller au bout de la route avec ce bus puis d'improviser sur place. Ce dernier s'est arrêté a la ville de Lorne et j'ai eu ensuite 3 différents rides pour faire ce détour a l'intérieur des terres mais ai perdu beaucoup de temps. Si bien que je n'ai démarré le trek qu'a 16h a partir d'Apollo Bay. 


Pour ne pas changer des bonnes habitudes prises en Tasmanie, j'ai fait le trek en mode "incognito", ce dernier étant surbooké ou le prix des huttes pas vraiment "attractif". Le Great Ocean Walk se fait généralement en 8 ou 9 jours mais je n'ai pas voulu trainer autant et l'ai finalement bouclé en 2 jours et demi, a base de 40km/jour backpack sur le dos. L'endroit était beau mais assez rébarbatif, surtout quand on vient de Tasmanie. De plus, il y avait une double plaie ici. Tout d'abord les mouches. J'en avais des centaines sur mon backpack et des dizaines qui tournaient constamment autour de mon visage pour rentrer dans mes yeux, cherchant un peu d'humidité. Horrible! Le 2eme effet kisscool: les tans. Ceux là étaient moins nombreux que les mouches mais ils piquaient. Et quand ils étaient sur vous, ils ne vous lâchaient plus, jusqu'a la mort! Dans ce cadre, difficile de s'allonger sur une plage et de profiter paisiblement du moment. J'ai traversé des rivières, longé des cotes parfois les pieds dans le sable, parfois avec un peu d'escalade sur de la roche glissante. Quelques détours dans les terres pour passer des falaises côtières infranchissables par la plage. Je n'ai jamais dormi dans les camps et huttes prévus a cet effet et ai toujours fait au plus court, marchant avec le soleil, du lever au coucher, et en plantant ma tente au beau milieu du chemin juste avant le coucher de soleil. Rien d'extraordinaire mais de beaux paysages et pour la plupart du temps un calme absolu: la nature et moi-meme.
L'arrivée en revanche, sur les 12 apôtres, fut a couper le souffle. Des monolithes géants qui avaient comme surgi au beau milieu de l'ocean et des falaises a pic. Par contre, au niveau tranquillité, il faudra repasser. J'avais été penard pendant tout le trek mais là, c'était surbondé de touristes, en grande majorité des groupes asiatiques. 

Je me suis dit que ça allait au moins me servir pour m'extirper d'ici car l'autostop devrait être plus aisé. Mais bien au contraire, ça a été un vrai cauchemar. Des centaines de voitures mais pas une qui ne s'arrête. Et avec les mouches en prime! 

J'ai finalement eu un 1er ride après 2h d'attente puis un second et encore un 3eme. Il faut dire que je ne retournais pas sur Melbourne mais enchainai sur un nouveau trek dans un massif plus a l'ouest appelé les Grampions...




TDM6 E07 201512 Australia part 9 Tasmanie Section 5: Hobart et ses environs


Je vous ai fait une video qui combine mes 2 passages a Hobart, la 1ere avec Alex en sortie de l'Overland Track et la seconde juste avant mon départ de Tasmanie:

1/ alors que je sortais de l'Overland Track en mode camouflage pour ne pas me faire choper par les rangers, je suis tombé sur Alex, un français qui passait une année de working holidays visa en Australie. Ce dernier était directeur de mac do en France et on a pu échanger pas mal sur le secteur de la restauration rapide. Peut être un futur partenaire d'ailleurs, affaire a suivre. On est allé se balader dans les forets d'eucalyptus géants, assez impressionant, puis on a enchainé par quelques chutes d'eau plus au sud. 
Arrivés sur Hobart, on a attaqué directement par le plus haut sommet du coin, le mont Wellington, mais je vous rassure, celui-ci, on l'a fait en voiture! Accompagnés de fromages, de pain frais et d'un bon vin rouge local, on a pu assister a un magnifique coucher de soleil sur ces hauteurs avec une vue qui s'étendait sur toute la baie d'Hobart. Sympa pour une 1ere approche! On ne s'est pas pris la tête pour l'hébergement et on a dormi dans la caisse sur le port. 
Le lendemain matin, j'avais booké une voiture de loc pour la semaine via une agence française afin de pouvoir boucler mon périple sans perdre trop de temps entre les étapes mais mauvaise surprise quand je suis arrivé chez les loueurs a l'aéroport. L'agence m'avait envoyé une pré-réservation automatique mais en fait tout le monde était couché chez eux vu le décalage horaire et ils n'avaient rien booké du tout. Et comme c'était la semaine de Noel, tout était "sold out". Plus aucune voiture de disponible chez aucun loueur. Encore heureux qu'Alex était resté avec moi et on a décidé de continuer ensemble la route jusqu'au lendemain où lui repartait sur Sydney...

2/ Tout était overbooké pour mon retour sur Hobart car il y avait l'arrivée d'une course de bateau, la race Sydney Hobart. J'ai réussi a me booker une chambre dans une pension qui héberge en période scolaire des élèves en internat et qui se transforme en hostel pendant les vacances. J'avais même un tableau noir et un petit bureau pour travailler dans ma petite chambre d'étudiant ;-) 
J'ai eu la chance d'assister a l'arrivée de la race et de pouvoir voir les bateaux qui sont arrivés les 1ers: de vrais bolides des mers ultra equipés et qui comportaient jusqu'a 20 marins par bateau. J'ai même pu en visiter un, du pont, aux couchettes en passant par le poste de commande. Il y avait en plus un petit festival en ville et tout ça vu fort agréable avant mon départ pour un retour sur Melbourne juste avant le nouvel an...



lundi 21 mars 2016

TDM6 E07 201512 Australia part 9 Tasmanie Section 4: Freycinet, Bay of Fires & Mont Roland


En sortie de Maria Island, des trombes d'eau se sont abattues sur le ferry qui nous ramenait. Du coup, faire de l'auto stop dans ces conditions n'a pas été des plus simples. J'ai eu la chance d'avoir un 1er ride avec 2 gars que j'avais croisés sur la Tasman Peninsula mais ils m'ont seulement déposé a une jonction où il n'y avait aucun abris. Avec un petit vent glacial venant d'antarctique en prime, je me suis vite retrouvé congelé. Une locale m'a finalement donné un ride pour me déposer au départ de la péninsule du Freycinet. Mais il restait encore plus de 30 bornes a parcourir. Heureusement pour moi, la chance a fini par tourner quand un américain d'origine chinoise m'a pris en auto stop. Il n'avait que 5 jours en Tasmanie et voulait voir un maximum de choses. Ca tombait bien car mon timing commençait a être plutôt serré, sachant que j'avais en tête de passer le nouvel an avec Octavi, mon pote espagnol de Melbourne. Le temps était pourri mais comme par enchantement, la pluie s'est calmé alors qu'on garait la voiture près du point de départ des treks. Du coup, j'ai insisté pour faire la montée du sommet au bout de la péninsule du Freycinet qu'on m'avait fortement conseillé. Bien que ce fut extrêmement glissant et qu'en prime on se soit paumé lors de la montée, on a pu jouir au sommet d'une vue fantastique sur le bout de la péninsule et surtout sur la plage de Wineglass Bay, considérée comme l'une des plus belles du monde. Elle ressemblait d'ailleurs a si méprendre a la bande de sable de Maria Island. 

J'avais prévu de dormir dans le coin mais vu que mon pilote était pressé, on a enchainé en direction de la Bay of Fires qu'on a atteint après une interminable route longeant la cote. Rien de bien exceptionnel a l'arrivée. On est resté un peu sur notre faim. Mon pilote avait reservé une nuit sur Air BnB assez "spéciale". Pour 28$ la nuit, il avait loué un hamack dans un jardin près de Deloraine. On est arrivé sur place a presque 23h. Je ne sais pas si il a trop eu le temps d'apprecier sa nuit dans le froid et la pluie mais de mon cote, je me suis booké une confortable chambre dans un hotel du centre ville. 
Il ne me restait que quelques jours avant de repartir sur le main land australien mais je devais absolument repasser sur Davenport chez Glen pour récupérer une partie de mes affaires que j'avais laissée chez lui a mes débuts en Tasmanie. En reprenant contact avec lui, ce dernier m'a proposé de passer dormir une nuit chez lui dans sa maison principale située près de Craddle Mountain. J'avais tellement galeré la première fois pour rejoindre le départ de l'Overland Track que j'ai hésité longtemps a choisir cette option. Mais finalement au bout de 2 rides, j'étais quasi arrivé chez lui et il est venu me chercher pour les derniers kms. Glen m'a fait faire le tour de sa plantation d'eucalyptus et il m'a même préparé un bain moussant en pleine air avant le diner, le pied! On a partagé le diner avec lui et sa femme. Ca m'a vraiment ressourcé de faire une pause comme cela et d'avoir la sensation d'être chez soi avec tout le confort qu'il faut. 
Glen avait été impressionné par la vitesse avec laquelle j'avais bouclée l'Overland Track et par la suite de mon périple tasmanien et il voulait absolument qu'on aille se faire une rando ensemble. On est parti faire un trek qui longeait l'arête de 3 sommets du coin, dont le principal, le Mont Roland, dominait la vue de sa maison. Glen ne l'avait jamais tenté mais la distance était longue et a mi chemin, il a préféré repartir dans l'autre sens pour récupérer sa voiture et me prendre a la fin du trek. J'ai quand même marché près de 8h!
Glen a été tellement gentil avec moi. Il m'a déposé, après le trek, a sa 2eme maison pour que je récupère mes affaires: une vraie crème!
Positionné sur le bord de la highway, j'attendais un nouveau ride pour rejoindre Hobart alors que j'avais mon vol retour booké pour le lendemain...




TDM6 E07 201512 Australia part 9 Tasmanie Section 3: Noel a Maria Island


Quelques frayeurs pour rejoindre l'ile de Maria Island alors que je venais de la Tasman Peninsula. J'ai eu 3 petits trajets en autostop dont le dernier qui m'a laissé au beau milieu de nulle part alors qu'on était le 23 décembre. C'était la fin de journée, j'étais épuisé après près de 12h de marche et ça faisait plus de 2h que j'attendais. La nuit n'allait pas tarder a tomber et il ne passait pas beaucoup de voitures dans ce coin. Je me préparais déjà a poser ma tente au bord de la route quand ma bonne étoile me sourit une nouvelle fois. Un local venant tout juste de finir son boulot s'arrêta et allait justement où j'allais, a plus de 100km d'ici: joyeux Noel, surtout que l'ile Maria est reliée par l'ile principale via un ferry qui n'opérait pas le 25/12

L'ile a servi de pénitencier pendant de nombreuses années et il reste encore pas mal de traces de bâtiments de bagnards. Je suis parti sans perdre de temps vers le nord en direction de xxx, l'un des 2 sommets de l'ile où le point de vue etait de toute beauté, a moitié dans le brouillard qui s'est progressivement dissipé. 

Revenu au port, j'ai du enchainer par une seconde ascension, du plus haut point de l'ile cette fois, le mont Maria. En effet, l'ile était en extreme sécheresse et le risque d'incendie était tel que les rangers allaient fermer les randos a l'intérieur de l'ile le lendemain. Pas question de me faire enfermer de la sorte, j'ai filé sur ce second sommet en esperant pouvoir trouver un coin suffisamment plat pour pouvoir y poser ma tente et y passer la nuit. La montée fut éprouvante avec mon full backpack mais en accélérant le pas, j'ai pu arriver une bonne heure avant la nuit. Le summit, très rocailleux, ne permettait pas de pitcher une tente et l'endroit était extrêmement venteux. Je suis tout de même parvenu a caler ma tente en poussant quelques arbres. La nuit ne s'annonçait pas de tout repos mais peu importait, j'étais là, jouissant d'une vue incroyable avec le coucher de soleil qui me tendait les bras. Et quel coucher de soleil! L'ile est découpée en 2 parties qui ne sont reliées que par une infime et longue bande de sable de plusieurs kms. C'était en plus la pleine lune et j'ai pu jouir des 2 astres sans avoir même besoin de tourner la tête: super cadeau de Noel que je me suis offert!
La nuit fut comme prévu assez hardcore avec les vents qui soufflaient contre la tente comme pour me dire que j'étais un intrus ici. 
Je n'ai pas trop trainé après le lever de soleil et ai filé voir cette fameuse bande de sable de plus près. Je n'ai bien sur rencontré personne sur le trail inland si ce n'est les vrais habitants de l'ile: les kangourous! 
La plage de l'ouest longeant la bande de sable était de toute beauté et d'un calme complet. J'ai même pu m'y baigner. En revanche, de l'autre cote, c'était beaucoup plus agité bien que tout aussi beau. J'avais prévu de dormir dans le coin mais je venais d'apprendre qu'il était plus facile de spotter des diables de Tasmanie près du port plutôt que dans cette partie de l'ile, ces derniers, pourtant nocturnes, aimant a roder près des campements en quête de nourriture. Il faut savoir que le diable de Tasmanie, sorte de petit ours tout mignon bien qu'ayant une féroce dentition, est en voie de disparition sur l'ile principale a cause d'un cancer qui touche quasi toute la population. Pour éviter son extinction, les autorités ont introduit des individus sains sur l'ile Maria et c'est quasi le dernier endroit en Tasmanie où l'on peut les voir en pleine nature. J'ai donc du me retaper tout le chemin retour le même jour, le long de la cote cette fois. J'en ai profité pour admirer les magnifiques couleur des Painted Cliffs, sorte de peintures naturelles a fleur de falaise. En chemin, je suis tombé sur des wombats a la fourrure bien fournie trop marrants qui gambadaient dans les sous-bois. 
Le soir venu, j'ai attendu plus d'une heure après le coucher de soleil afin de voir ces fameux diables et ai même laissé une gamelle avec un fond de nourriture pour les attirer mais pas de trace de ces coquins. Je n'ai pas réussi a tenir plus longtemps et me suis écroulé de fatigue dans ma tente. En revanche, je me suis levé super tôt et alors que je marchais dans le camp, je suis tombé sur un petit diable qui se dirigeait vers moi. Mais des qu'il m'a aperçu, il a pris la fuite sans demander son reste :-(
Le ferry retour m'attendait déjà mais j'ai vraiment passé un super séjour ici sur cette petite ile qui a gardé toute son charme naturel. Un des plus beaux arrêts que j'ai pu faire en Tasmanie pour sur...