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mercredi 30 octobre 2013

201310 Bitish Columbia Part 2 Vancouver Island: la capitale Victoria


Me voilà arrivé a Victoria, la capitale de l'ile de Vancouver sous une mini tempête de vent et de pluie. A tel point que les ferrys pour rejoindre Vancouver ont été annulés a la dernière minute ce dimanche soir. L'auberge de jeunesse dans laquelle j'ai passée la nuit a donc été littéralement prise d'assauts par les jeunes qui été venus ici en we et qui se sont retrouvés bloqués pour la nuit. Le lendemain, la tempête s'était estompée mais pas la pluie et je suis allé visiter les magnifiques jardins de Butcharts dont les mélanges de massifs et de couleurs étaient a tomber par terre. N'ayant pas bénéficié d'une accalmie, je suis allé faire un tour au musée des civilisations voir notamment la nation des natifs et leurs fameux totems puis suis allé voir une tres intéressante expédition en Antarctique dans le cinema Imax du coin. Le port de Victoria est assez joli et on peut voir en plein centre ville un hydravion décoller et un bateau de croisière le suivre quelques secondes après.

Le lendemain, j'ai pris mon dernier ferry en direction de Vancouver et ai fait la rencontre d'un jeune local qui allait a Vancouver seulement pour faire changer son iphone a l'apple store, soit près de 6h de trajet aller/retour. Je l'ai accompagné et ai pu acheter le tout dernier Iphone 5S après avoir fait une sévère queue pour l'obtenir. J'ai également fait la connaissance de Grant sur le trajet, un sympathique australien parlant couramment le francais, ayant habité près de 8ans en France et étant devenu sommelier par la force des choses.

lien vers la vidéo Victoria


lundi 14 octobre 2013

201309 British COlumbia Part 2 Vancouver Island: The West Coast Trail


Day 1: de Bamfield a Pechena Bay, puis km17 ruisseau Tsocowis:

Le lendemain, Paul a redémarré a 4h du mat! Pour ma part, je me suis levé gentiment faire 6h. A peine le temps de profiter des magnifiques couleurs du lever de soleil qu'on arrivait déjà dans le port de Bamfield. Avant de quitter Paul, je lui ai tout de même proposé de passer a la fête de Kylece samedi même si je me doutais bien que ça allait faire short pour moi avec le programme qui m'attendait ces prochains jours. Le port, malgré toutes les belles demeures qui le bordaient, était tout simplement mort a cette heure-ci du jour, 7h30 du mat, et j'ai donc entrepris de rejoindre l'entrée du parc par mes propres moyens a pied soit tout de même 5kms alors que j'avais mes 3 sacs sur le dos soit près de 30kg. J'ai mis une bonne heure et quart pour y arriver après une bonne suée n'ayant trouvé personne en auto stop en chemin. Le bureau du parc n'a ouvert qu'a 9h et après le morning briefing et avoir pris de précieux conseils sur les difficultés a passer ainsi que mon itinéraire et notamment les lieux où je comptais camper sur mes 4 prochaines nuits, je suis parti vers 10h30, délesté tout de même de 160$ comprenant le droit d'entrée du parc ainsi que le paiement des 2 traversées en ferry qu'il faudra effectuer lors du trajet: pas donné le bordel! J'avais réussi a négocier avec la compagnie de bus qu'ils me prennent 2 de mes sacs ici dans le bureau du parc et qu'ils me les amènent a la sortie ce qui m'a permis de démarrer avec un seul sac d'a peu près 15/17kg tout de même...même format que celui a Denali!
Le temps annoncé était du très beau temps les 2 1ers jours puis de la pluie tout le reste du temps avec une très mauvaise 4eme journée. J'etais prévenu et avais intérêt a profiter a plein de mes 2 premières journées. Le trail fait au total 75km mais les kms sont plus ou moins longs selon que l'on prend le chemin par la foret ou par la plage et la nature du terrain, a priori ça devient de plus en plus difficile au fil des jours.
J'ai rencontré un couple de jeunes francais venant de Brest dont l'irlandais de l'auberge de jeunesse de Port Alberni m'avait parlé. Ils en finissaient après 6 jours de rando et m'ont donné 2 bâtons de marche et un spray anti ours dont ils n'auraient plus l'usage: cool! Le trail était assez boueux dans sa partie forestière et avec le monde qui y était passé, ça n'arrangeait pas la qualité du terrain. Ils avaient accueilli 6000 personnes cette saison, alors que le nombre d'entrées était limité a 60 personnes par jour de chaque coté (on peut en effet démarrer le trail d'un cote ou de l'autre) et ils n'avaient fait que 64 évacuations pour le moment, niveau assez faible vu leur moyenne situé plutôt autour des 100 par saison.
Le principe du West Coast trail est assez simple sur le papier: on marche sur la plage tant que l'on peut et des que ça ne passe plus, le plus souvent a cause de falaises a pic, on prend par la foret. Mais il faut également gérer les marées pour certains passages où ça ne passe qu'a marée plus ou moins basse. J'avais prévu de me faire une première journée "de chauffe" avec seulement 17km au compteur en sachant qu'il s'agissait pour la majeure partie de plat. J'essayais au maximum d'éviter les flaques de boues qui pouvaient enfoncer vos chaussures jusqu'a 50cm parfois et j'ai très vite cassé une partie de mon bâton de marche. J'ai également perdu mon spray anti ours que j'avais mal attaché a ma ceinture. La balade était de toute beauté avec parfois de jolies plages sauvages de sables gris, parfois de la foret remplie d'arbres centenaires. J'entendais depuis un bout de temps des cris crispants provenant de la plage alors que je marchais dans les sous bois quand est apparu le rocher aux otaries. Il y avait un énorme rocher séparé de là où j'etais par une simple bande de mer de quelques mètres a peine et dessus une colonie de près de 500 lions des mers: remarquable! Apres les avoir bien observés pendant une bonne demi heure, j'ai voulu essayer de les faure bouger en faisant du bruit mais rien a faire, ils y avaient l'air hermétique. Je me suis levé pour partir et j'ai remarqué qu'en levant mon bras en l'air, ça en avait fair tiquer un ou 2. J'ai pris mes 2 bâtons de marche et les ai soulevés en forme de croix au dessus de ma tête. Ca n'a pas fait ni une ni deux qu'ils se sont tous rués sur les cotés du rocher pour plonger dans l'océan dans un vacarme et un mouvement de panique: pas très cool pour eux mais spectacle garanti!

En prolongeant la balade, je suis arrivé sur le phare Pachena qui est équipé de tout ce qu'il faut pour porter les premiers secours et notamment d'une piste d'hélicoptère avec des réserves d'essence pour que ces derniers puissent faire le plein si besoin est. 
Je suis arrivé au km17 vers 17h et je me suis dis que je n'allais pas pousser plus loin même si j'aurais pu afin de me relaxer et de profiter du beau temps. En explorant le coin, j'ai fait la connaissance de John, un kayakeur endurci qui était entrain de refixer sa tente qui avait dérivé pendant la nuit l'avant veille! John a l'habitude de naviguer dans ces eaux qu'il côtoie tous les étés et il s'etait arreté ici depuis une semaine lorsqu'une violente tempete la sortie de sa tente un soir. L'eau etait monté si haut qu'il s'etait retrouvé coincé entre la falaise et la mer, son kayak etait parti a ka derive et sa tente avait ete propulsée a plus de 10m au dessus de son emplacement initial. Il y a eu au final plus de peur que de mal et John n'a quasi rien perdu dans l'affaire mais les gardes cotes eux, qui ont une cabane au km17, ont aussi eu leurs kayaks qui ont dérivé et ont perdu une grosse bonbonne de gaz emportée par les flots.
Un groupe de 3 jeunes canadiens nous ont rejoint et on a passé la soirée autour d'un feu de camp qu'on s'est fait avec le bois de la plage qui pullule ici grâce aux troncs d'arbres dérivant qui échouent sur les plages. Le ciel était tout a fait dégagé et j'ai pu apprécier pendant de longues minutes toutes ces étoiles scintillant dans le ciel.



Day 2: from km17 to km42 Cribs creek, marathon jusqu'au bout du jour:
J'ai packté et suis parti gaiement vers 8h du mat sous un jolie ciel bleu. Une longue marche m'attendait aujourd'hui de près de 25km afin de rallier le point que je m'étais fixé au km42. J'ai passé mon premier cable car, sorte de bac a 2 places attaché a une corde et vous permettant de passer au dessus des rivières qui sont trop larges pour être traversées a pied. Plutôt pratique mais pas si évident que ça a utiliser lorsque vous etes seul car vous etes supposés tenir le bac d'une main afin qu'il ne reparte pas dans l'autre sens et mettre vos sac a dos dedans avec l'autre main mais si votre sac fait près de 20kg, faut arriver a le soulever! Mais pour ce premier passage, j'ai eu la chance de tomber sur un groupe de jeunes qui allait dans l'autre sens et qui m'ont donné un coup de main. 
Il y a parfois de longues échelles en bois qu'il faut descendre afin de pouvoir passer un pont généralement puis remonter pour de nouveau être sur le sentier qui domine la falaise: assez éprouvant physiquement, surtout avec un sac a dos dans le dos. Je suis arrivé au km32 où un passage en ferry était nécessaire. Il faut savoir que le sentier de la cote ouest parcourt parfois des réserves indiennes privées et ce passage était en plein milieu d'une de celles-ci. A l'arrivée du ferry, au bord d'un lac, il y avait quelques tables et une petite maisonnette et j'ai pu déguster un parfait crabe des rivières bien charnu: un vrai délice! J'ai fait la connaissance d'un couple d'israéliens qui rebroussait chemin et qui abandonnait le parcours pour être ramené par les indiens en canoë jusqu'a la civilisation. La nana du couple avait chuté et s'était déplacé quelque chose en tombant et ne pouvait plus marcher correctement. C'était des hikers confirmés et des maniaques de l'économie et de l'optimisation de place dans leurs sacs a dos. Ils étaient d'ailleurs des professionnelles d'équipements outdoor. Ils déshydrataient eux-mêmes leur nourriture chez eux avant de partir en trek. A priori ca prend 20h pour de la viande et près de 12h pour des légumes pour être complètement déshydratés avec leur machine. Faut avoir du courage pour le faire! Surtout que les douanes en rentrant au canada leurs ont confisqués toute la viande parce qu'elle provenait d'Israel. Ils m'ont donné plein de tuyaux pour optimiser mes affaires et il va falloir que je passe faire un peu de shooping avant de repartir du canada!
J'ai repris tranquillement la route vers16h et ne pensais pas que les derniers kms allaient être aussi longs, d'autant plus que la marée basse m'a permis de prendre par la plage et de gagner une bonne heure avant de rejoindre le km 42. J'ai croisé de magnifiques cascades en chemin et ai pu jouir d'un fabuleux coucher de soleil qui se reflétait dans les eaux plates entre la plage et les bancs de rochers a marée basse: splendide! J'ai terminé au pas de course a 20halors que la nuit noire était presque tombée: ouf car impossible de marcher entre les rochers le long de l'océan pendant la nuit. J'ai rejoint le camp du km 42 et il y avait une bonne dizaine de personnes, tous allant dans l'autre sens. Je me suis joint a eux autour du feu et on a pu s'échanger de très bons conseils sur le reste de nos chemins respectifs.
Le temps avait été nickel encore aujourd'hui mais on ne pouvait pas voir les étoiles ce soir a cause des nuages et a peine 5' après être parti me coucher, la pluie a fait son apparition et ne s'est pas arrêtée de toute la nuit.




Day 3: from km42 to km58 l'Anse Cullite:
Dur dur de paqueter le matin sous une forte pluie, la tente s'est retrouvée assez mouillée et en plus, je n'avais pas la place suffisante pour mettre a l'intérieur de mon sac mon sac de couchage, mon tapis de sol et ma tente. J'attache ces 3 là avec des sangles a l'extérieur de mon sac et ils sont donc susceptibles de prendre l'eau. Pour mon sac de couchage, celui qui doit absolument rester sec, je lui ai mis un double sac plastique afin de le protéger de la pluie et ça a pas mal fonctionné. On s'est dit au revoir avec les autres campeurs ou plutôt a bientôt vu que la plupart d'entre eux avaient également prévu de prendre le dernier bus du 29/09 dans l'autre sens à pâtir de Bamfield.
J'ai démarré le long de la plage par un 2eme rocher aux otaries mais plus difficile d'accès. Il y avait un joli point de vue du phare de Carmanah où 2 familles vivaient là a temps plein dans un petit havre de paix. Il pleuvait toujours de plus belle et après une bonne heure et demi de marche, j'ai rejoint le resto "chez Monique" située sur la plage d'une réserve indienne. J'y ai pris un cheese burger maison et ai pu admirer en toute quiétude un groupe de 4 baleines qui jouait dans la baie tout pret du bord: assez exceptionnel! J'ai fait la rencontre d'un jeune anglais qui tenait le resto pendant la saison et qui m'a donné quelques tuyaux pour la journée. Il m'a conseillé de dormir au km62 afin d'avoir ensuite une journée plus tranquille le lendemain où les pentes devenaient plus raides. J'ai tout de même bien pris mon temps et n'ai décollé que vers 11h. Je ne pensais pas que les kms a partir d'ici allaient être beaucoup plus longs a parcourir que les 42 premiers! L'anglais m'avait parlé d'un jeune couple de canadiens qui était passé juste avant moi dans la même direction et j'ai essayé de les rattraper en vain pendant près de 3h avant que je ne croise une large riviere et 4 personnes en face. Il y avait un cable car un peu plus dans les terres mais impossible de le rejoindre sans rebrousser chemin car la falaise tombait directement dans la riviere. J'ai mis mes chaussures de sport et un short et ai entrepris de traverser la riviere a pied au niveau où elle était la plus large soit quasiment là où elle rencontrait les vagues de l'océan. J'ai eu un petit peu chaud car je me suis enfoncé jusqu'au cuisses et la moitié de mon tapis de sol, fixé en bas de mon sac a dos, a pris l'eau...je n'ai d'ailleurs pas été loin de me faire emporter par la force de la riviere mais suis tout de même passé sans encombre. Il y avait 2 couples de l'autre cote dont ce fameux couple de canadiens qui avait eux passait la rivière en longeant la falaise pieds nus puis par le cable car. L'autre couple venait d'Allemagne et allait dans l'autre sens. 
Le temps de me sécher que les canadiens étaient déjà repartis de plus belle. On s'était donné rdv au km62 mais je n'ai pas pu y arriver. 
Je suis passé a un autre camp au km58 a 17h15 et je commençais a être vraiment fatigué. Le terrain en foret avait été horrible, plein de boues et d'eaux et j'avais d'ailleurs fait une assez lourde chute sur les fesses et je m'etais également ouvert le haut du crâne en fonçant sur un tronc d'arbre la tête la première que je n'avais pas vu. Je ne me sentais pas de courir comme la veille et de risquer de marcher la nuit, d'autant plus que la portion qu'il restait était de la foret donc encore plus sombre le soir.
La pluie s'est comme par miracle arrêtée alors que j'allais préparer mon camp et j'ai meme réussi a faire un feu de bois et a sécher un petit peu mes affaires. Le camp était de toute beauté logé au milieu d'un canyon entouré de 2 hautes falaises et avec une riviere qui coulait en son sein. L'accalmie n'a pas duré longtemps et je suis parti me coucher sous la pluie. Encore heureux que j'avais mis ma tente sous de hauts arbres bien feuillus qui m'ont protégé toute la nuit.



Day 4: from km58 to km70 plus fort que la marée:
il pleuvait très fort ce mati et j'ai du me résoudre à partir sous cette grosse pluie mais je savais que j'avais une première partie de journée sous les arbres de la foret. J'ai marché 4 km jusqu'au camp du km62 mais j'ai eu le droit à de la boue, un trail complètement défoncé (fin de saison oblige!). A partir de là, il restait encore 2km avant un embranchement où je pouvais choisir entre le chemin le long de la plage et celui dans la foret. On m'avait dit que le chemin par la plage était le plus court et le plus beau mais aussi le plus dangereux et qu'il fallait scrupuleusement respecter les marées qui devait être inférieures à 1,8m soit 6 pieds pour pouvoir passer or à 15h, la marée était annoncée au plus bas à 6,2 pieds sur ma carte des marées ce jour-ci. Il a plu si fort en début d'après midi que j'ai préférer m'abriter dans le hall d'entrée d'une cabane d'un gardien au km62. Ce dernier n'était pas là mais il avait laissé ouvert sons sas d'entrée...encore heureux car il pleuvait comme lorsque j'ai essayé de gravir le volcan Edgecombe a Sitka, shower time! J'étais un peu en avance par rapport aux horaires des marées et en ai donc profité pour prendre mon temps pour me faire un vrai déjeuner chaud au chaud. Je ne voulais pas continuer dans la foret car j'étais déjà tombé de nombreuses fois dans la boue et je pensais que la plage serait plus simple au vu du mauvais temps qui avait l'air de persister.
J'ai repris la route et après 2km, la partie la plus corsée commençait: il ne s'agissait en fait pas d'une plage à longer comme précédemment mais de rochers qui tombaient à pic dans l'océan. Je devais parfois traverser des crevasses plus ou moins larges et le niveau de l'océan était parfois limite pour que je puisse passer. A certains endroits, les rochers étaient tellement mousseux que je risquais de tomber au moindre pas…ce qui est arrivé au moins 5 fois. A d'autres endroits, les crevasses étaient si larges qu'il fallait reprendre par la foret dans une jungle super dense pour pouvoir ensuite recouper par la falaise…ils avaient installé quelques cordes par ci par là aux endroits les plus durs mais il m'était très difficile de suivre le trail qui était quasi inexistant. Je me contentais de suivre la cote et ai bien cru à plusieurs reprises que j'allais me faire emporter par une vague. A un moment, il fallait descendre le long d'un rocher  et une corde avait été installé le long de ce dernier. Vu que j'avais mes bâtons de marche dans une main, j'ai agrippé la corde de l'autre mais le sol était tellement glissant que ça n'a pas trainé: au bout d'à peine 3 mètres de marche, je suis tombé à la renverse et malgré que je tenais la corde d'une main, mon poids du corps était trop lourd avec mon sac à dos et j'ai du lâcher la corde et ai ait une chute de quelques mètres pour finir dans l'océan. Il y avait un peu plus d'un mètre de profondeur d'eau et je suis tombé le dos en premier. Je me suis remis sur mes pieds assez vite et ai couru rejoindre le rivage mais j'avais mon sac à dos qui avait été à moitié immergé pendant quelques secondes. Finalement seul mon pc portable a réussi à rester au sec. En revanche, mon duvet et mon tapis de sol avaient pris l'eau…ça annonçait une nuit bien humide! 
J'ai continué à longer ces falaises: il n'y avait que des rochers à gravir et vu que certains étaient immergés lors des marées hautes, ils étaient couverts de mousses ultra glissantes: le moindre pas dessus et hop, c'était une chute assurée! J'ai mis près de 3h à parcourir 4kms et suis arrivé au tout dernier campground au km70 vers 16h30. Il pleuvait toujours et j'étais trempé de haut en bas. Mon manteau avait beau être waterproof, il laissait passer l'eau désormais qui dégoulinait tout le long de mon corps jusque dans mes chaussures de montagne. 
A ma grande surprise, je n'étais pas seul a ce campground où j'ai rencontré un couple de locaux la soixantaine, genre hippies de nouveau, qui venait de débuter le west coast trail. Ils étaient venus à 2 voitures et en avait stationné une à chaque entrée du west coast trail si bien qu'ils n'avaient pas de problème de transport. La femme du couple en avait déjà plein les bottes de marcher sous une telle pluie après à peine un jour de marche et ils avaient prévu de rentrer chez eux des le lendemain! On a essayé de faire un feu afin de sécher nos affaires lors d'une petite accalmie mais le bois était vraiment trop mouillé et on a du renoncer, surtout qu'après 1h de pause, le temps s'est remis à pleuvoir et même a grêler de gros morceaux de glace!
ils m'ont gentiment prêté une grande serviette que j'ai pu m'enrouler autour du corps avant de me plonger dans mon duvet humide. Je n'ai pas vraiment réussi à dormir cette nuit-là et j'ai commencé a avoir trop froid en plein milieu de la nuit. J'ai alors pensé à ces serviettes chauffantes que m'avaient donné Allison lors de mon passage à Sitka en Alaska et en ai utilisé une ce qui a bien fonctionné et m'a permis de dormir quelques heures. 

Day5: end of trail & bus pour Victoria:
Il ne me restait que 5kms à parcourir, 6 s'il on comptait le trajet afin de rejoindre le chemin en foret de la plage mais vu qu'i y avait de nombreuses échelles à monter et descendre, on m'avait parlé de 5/6h de trajet tout de meme; soit 1km/h! J'en ai mis à peine 4 et la marche a été plus facile que prévue. Le moment le plus dur a probablement été au démarrage où j'ai du remettre mes vêtements humides de la veille…il pleuvait de toute façon si fort qu'ils auraient été trempés de nouveau en un rien de temps. Mon bus retour passait à 17H au port de Renfrew qui était situé à 4km de la fin du trail. J'ai du attendre une bonne 1/2h gelé, à la fin du trail que le traversier se pointe avec son embarcation pour me faire traverser la dernière rivière et me suis calé au chaud dans un resto à Port Renfrew où j'ai attendu mon bus devant une grosse plâtrée de burger au halibut avec frites salade.
Sacré expérience que ce West Coast Trail qui m'aura donné du fil à retordre. Je me sentais tout de même assez cassé physiquement et mes nombreuses chutes n'avaient pas facilité la marche. Sur les 2 derniers jours, j'avais du mal à lever ma jambe droite et je ne pouvais plus m'appuyer dessus sans ressentir une vive douleur dans les fessiers…espérons que la douleur s'estompe d'elle même avec le temps.
J'ai rejoint la capitale de l'ile de Vancouver, la ville de Victoria, après 2h de bus et me suis calé dans une aubege de jeunesse où j'ai pu me mettre au sec et faire laver et sécher mes affaires.




vendredi 11 octobre 2013

201309 British Columbia Part 2 Vancouver Island North to Center: from Port Hardy to Bamfield

The North from Port Hardy to Port Alberni:

L'auberge de jeunesse où j'ai créché n'était pas de première génération mais le personnel plutôt avenant. Ils m'ont dit qu'il n'y avait rien a faire ici et que j'avais mieux faire de descendre plus bas dans le sud de l'ile. J'etais venu pour faire le North Coast trail: un chemin sur 3/4 jours qui longeait la cote nord de l'ile, assez récent et pas encore assez populaire et surtout suffisamment éloigné de la capitale de l'ile Victoria, pour ne pas attirer trop de monde. Malheureusement il y avait si peu de monde qu'ils l'avaient fermé il y a quelques jours!

Les jours commençaient a se ressembler, la plupart des activités étaient fermées et je sentais que j'avais le mal du pays...au creux de la vague...il était peut être temps de rentrer.

Le lendemain matin, mon pc portable était en rade: plus de batterie alors que je l'avais laissé brancher toute la nuit. Sans lui, impossible de charger mon iphone ni ma go pro et donc plus de photos/vidéos: ça sentait le sapin! Lors de mon petit dej, j'ai fait la connaissance de Sue, une ancienne hippie la soixantaine passée habitant une petite ile au centre de l'ile de vancouver et étant venue au nord pour une conference sur l'utopia. Il s'agit de communautés qui cherchent a vivre d'une manière non conventionnelle et en harmonie avec les autres, un peu a la façon de ceux qu'on avait pu voir dans la ville d'Auroville en Inde près de Pondicherry. L'idée de cette conference était de remonter des best practises sur comment vivre ensemble dans une petite communauté. Sue vivait elle-même dans une communauté un peu décalée de 400 personnes. Elle m'a proposée de faire un bout de chemin ensemble vu qu'elle retournait chez elle et que je prenais la même direction. On a fait près de 250km ensemble et on a pu parler de plein de sujets intéressants. Elle avait elle-même fait un tour du monde d'1,5ans avec un mec puis ils s'étaient séparés car le mec était un polyamoureux et après un essaie infructueux, elle n'avait pas trouvé ça tenable, ne trouvant pas que ça lui correspondait, et avait préféré partir. Le mec avait finalement atterri dans une communauté de polyamoureux en Nouvelle Zélande et elle avait perdu contact depuis. Elle avait ensuite vadrouillée un peu partout a l'étranger, avec notamment un séjour de 10 ans a Hong Kong mais sans jamais vraiment se poser et elle s'etait même fait interdire de rentrer aux etats-unis, pour une histoire de marijuana a priori. Bref, passionnante comme histoire et elle a réussi a m'ouvrir les yeux sur certains aspects de ma relation avec Elsa et en general d'ailleurs où je n'avais pas su relancer notre couple quand on était parfois dans le creux de la vague, ce qui arrive a tous les couples passés une certaine période fusionnelle tout simplement parce que je n'en avais pas encore pris conscience. Vu que l'on ne passe pas d'un état passionnel a un autre comme on allume ou éteint une lumière avec interrupteur, que c'est quelque chose de plus diffus dans le temps, je ne m'en rendais pas compte sur le coup mais inconsciemment j'agissais autrement et finissais par fuir la relation dans laquelle je ne le retrouvais plus. A l'inverse, Elsa avait cette sensibilité qui lui permettait de se rendre compte quand ces moments arrivaient et alors d'agir pour relancer notre couple et je crois que c'est grâce a ça que l'on a dépassé le cap des 3 ans et réussir a tenir si longtemps ensemble. J'espère que cette prise de conscience va me permettre de sentir désormais quand la relation a besoin, un peu a l'image de braises dans un feu qui commence a s'éteindre, qu'on lui souffle dessus ou qu'on lui rajoute une buche afin de ne pas la laisser mourir.

Apres m'avoir déposé a Campbell River, j'ai eu le temps d'aller dans un magasin d'électronique où ils se sont aperçus que mon câble avait carrément fondu et ils me l'ont même changé gratuitement vu que mon appareil était encore sous garantie: merci Apple!

J'avais prévu d'aller dans le village de surfeur de Tofino sur la coteOuest mais il n'y avait malheureusement pas de bus direct ce jour-ci et j'ai du prendre un bus pour Port Alberni, en milieu de chemin et attendre le prochain le lendemain. Je me suis trouvé une auberge de jeunesse, le "Fat Salmon Hostel" mais qui n'était pas au centre ville et ai du prendre 2 autres bus locaux pour la rejoindre! J'etais quasi le seul client de l'auberge mais j'ai pu bien sympathiser avec le mec de la réception, un irlandais qui travaillait là pour se renflouer les poches avant de repartir sur les routes et qui m'a donné pas mal de tuyaux, notamment sur le Ouest Coast Trail que j'avais décidé d'entreprendre ainsi que sur Tolfino qu'il m'a finalement déconseillé et remplacé par l'imprononçable Yukleilet, situé pas loin de Tolfino mais où j'avais peut être une chance de trouver un bateau de pêcheur selon lui pour m'amener a Bomfield, le point de départ du Ouest Coast trail. Il m'a également conseillé de faire de l'auto stop pour rejoindre la cote plutôt que d'attendre le bus qui n'arrivait qu'a midi. Le soir j'ai essayé de trouver un resto d'ouvert quasi en vain avant d'en trouver un, chinois, juste a cote de l'auberge alors que je m'étais fait a l'idée de dormir le ventre vide ce soir.

Surf beaches and rain forest in Yucleilet:

Le lendemain j'ai attentivement écouté ses conseils et effectivement un mec m'a pris après a peine 1/4h d'attendre: un surfeur de 31ans, Kyle, père de 3 enfants déjà dont un de 10 ans, super sympa et qui m'a conduit sur plusieurs spots de la cote où il cherchait la meilleure vague pour poser sa planche. On était mardi et Kyle m'a proposé de passer dormir chez lui ce samedi où il faisait une petite fiesta avec ses potes. De mon cote, je suis parti me faire une balade sur la cote et me suis régalé de l'endroit malgré une pluie parfois battante. Je me suis tout de même tapé 3h de marche et ai pu avoir un avant gout de ce qu'il m'attendait au Ouest Coast Trail puis je suis parti en auto stop rejoindre le centre ville de Yukleilet. J'ai pu déposer mes affaires dans l'auberge de jeunesse Surf Inn guesthouse sans faire le check in afin de voir si je pouvais trouver un ride en bateau jusqu'a Bomfield, mon idée étant dans le cas contraire de retourner ce jour a Port Alberni pour faire de l'auto stop pour Bamfield tout en sachant qu'il y avait très peu de chance que je trouve une voiture sue ce chemin déjà très peu utilisé mais encore moins a cette période de l'année. En effet, il faut savoir que ce trail, réputé mondialement, ferme le 30 septembre et que le seul bus qui le dessert et qui permet d'en sortir s'arrête de tourner le 29/09. Or il faut entre 6 a 8 jours pour se farcir les 70kms de ce trail qui correspond a la route que devaient se taper les naufragés des nombreux bateaux qui échouaient sur ces cotes et on était le 23 milieu d'après midi!

lien vers la video Ucluelet


fisherman boat from Yucleilet to Bamfield through the Broken Islands:
Je me suis baladé sur le port et ai pu appeler un mec qui faisait ce genre de transfert Yucleilet/Bamfield. Il avait  un bateau de 18 personnes et facturaient 400$ pour me déposer la bas comprenant déjà un discount de 100$ parce que j'étais seul. J'ai essayé de trouver une alternative et ai commencé a appeler tous les numéros de téléphone qui étaient indiqués sur les petits bateaux du port. Seulement un m'a répondu par l'affirmative pour un prix de 325$ sachant que la traversée ne prenait que 45minutes en speed boat pour environ 30km. 

En désespoir de cause, je suis allé trainer mes guêtres dans un autre port encore plus petit et suis tombé sur Paul, un petit mec rigolo, la soixantaine, qui revenait de faire ses courses, qui n'arrêtait pas de jurés a chaque phrase qu'il prononçait et aller monter dans son bateau de pêcheur. Je lui ai parlé de ma situation et il m'a dit instantanément: "ok pas de problème, je t'y amène". Il a fait un calcul se combien ça allait lui couter en essence et m'a proposé le prix de 150$. J'ai sauté sur l'occasion et suis parti ni une ni deux faire mes courses de backcountry food pour les 5 prochains jours et suis allé récupérer mes affaires a l'auberge de jeunesse avant d'embarquer 1/2h plus tard dans son bateau. En effet, le prix était faible (il faut savoir que rien qu'en essence, il y en a normalement pour 200$ avec un speed boat) mais son bateau n'avançant pas très vite, il m'a conseillé de partir tout de suite si je voulais arriver a l'heure le lendemain matin a l'entrée du trail: ça me faisait la nuit gratos, perfect! J'avais en plus de fortes contraintes de temps car pour finir le 29/09 en commençant le lendemain, ça me faisait 5 jours de trek seulement alors qu'il était annoncé en 6 minimum mais il fallait en plus, pour pouvoir démarrer le trail, assister a une mini orientation qui commençait a 9h30 du mat.

Bref, on a demarré le periple vers 17h30 mais malheurusement Paul n'avait pas pu faire le plein d'essence car la seule pompe a essence du coin était passée aux heures d'hiver et avait fermé quasi devant son nez. Il a alors estimé avoir assez d'essence pour faire l'aller et espérait faire le plein a Bamfield. Le temps était comme par magie redevenu ensoleillé et je sentais un second souffle poussé et un regain d'énergie poussés en moi. Son bateau était plutôt petit et pas tout neuf mais a l'image du personnage: un peu cracra mais fort sympathique quand même. On a navigué pendant près de 3h avec un petit passage mouvementé dans le wild ocean pour rejoindre les "broken islands" mais une fois arrivés dans cet archipel d'iles, les eaux se sont retrouvées presque aussi calmes que dans un lac. On a jeté l'ancre dans une petite péninsule isolée apres avoir tout de meme navigué une bonne 1/2h de nuit et Paul m'a fait quelques burgeurs pour le diner, la viande hachée étant soigneusement malaxée par ses mains "soyeuses" pendant quelques minutes pour en faire des steaks. 

Paul était vraiment un mec cool. Ca faisait près de 40ans qu'il était pêcheur et sa philosophie de la vie était simple: "Fuck the money, fuck the system, fuck them all!". Il avait quitté sa femme il y avait 4ans, sans avoir eu d'enfant, parce qu'elle lui pompait l'air selon ses propres mots et lui avait laissé leur maison de 350,000$ et s'était retranché dans son bateau. Il poussait de temps en temps la chansonnette en guitare dans la ville de Port Alberni et a pu m'en faire une demo: une vraie petite star locale! En revanche, il aimait bien picoler et j'avais déjà acheté une bouteille de vin qu'on s'était enfilé en moins de deux pendant le diner mais lui enchainait de la beurre ultra forte canette sur canette.

Il m'a parlé du métier de pêcheur, la profession la plus dangereuse au monde selon lui et je veux bien le croire. Il avait de nombreux amis qui étaient morts sur ces cotes hostiles et notamment le long du West Coast Trail. Les 3 principales raisons de telles tragédies: le mauvais temps, un problème survenu sur le bateau et enfin l'alcool, les marins naviguant bourrés ayant l'air d'être plus une référence qu'une exception dans le coin!

lien vers la vidéo Broken islands





201309 British Columbia Part 1 The Inside Passage from Prince Ruppert to Port Hardy


Pas grand chose a faire a Prince Ruppert et rien de vraiment charmant ici. Je suis allé me faire un trail qu'on m'avait conseillé a l'auberge pas trop loin du centre ville mais il ne s'est pas avéré très intéressant. Il y avait surtout des joggeurs avec leurs chiens et je me suis même senti parfois dans un club de remise en forme pour ménagères endurcies! Je l'ai fini en a peine une heure et en faisant du stop sur le chemin du retour, une nana m'a déposé sur un autre trail beaucoup sympa qui suivait une vieille voie ferrée depuis longtemps abandonnée qui longeait un des fjords du coin. Je suis allé le faire un super resto de poissons local avant de partir me coucher.

Le lendemain, re-ferry mais cette fois-ci avec la British Columbia Ferry company pour aller en direction de la pointe nord de l'ile de Vancouver, Port Hardy. 15h de traversée pour arriver encore en soirée a Port Hardy et rebelotte dans une auberge de jeunesse pour la nuit. Les bateaux canadiens sont totalement différents de ceux alaskiens: ils sont tous neufs, non pour moi aucun charge, coutent une blind (le billet m'a quand même couté 200$!) et tout est fait pour que vous rackiez un max. Pas de jolie solarium a l'extérieur et on me regardait bizarrement quand j'ai sorti mes boites de conserve pour déjeuner a la cafétéria le midi. En revanche, les paysages étaient toujours au rendez vous avec des fjords de toute beauté, plein de cascades et surtout de nombreux animaux marins que l'on a croisés en route comme des baleines, des orques et des dauphins.
Il pleuvait toujours autant et je suis arrivé encore en pleine nuit a Port Hardy vers 23h.

lien vers la vidéo BC part1 inside passage

mercredi 9 octobre 2013

201309 Alaska Part 8 the Inside Passage from Sitka to Prince Ruppert through Prince of Wales


Long trajet avec la Alaska Ferry Highway où je suis parti vers 15h30pour une arrivée prévue a 14h le lendemain. Je suis allé directement sur le pont du dernier étage du bateau, au solarium, situé en extérieur mais couvert, chauffé et contenant de nombreux transats, c'est l'endroit ideal pour se relaxer. Il y avait un couple de vieux hippies qui jouait de temps en temps de la guitare et de l'harmonica et l'endroit était assez plein. Une seule tente était posée au milieu du deck mais j'ai préféré de ne pas monter la mienne vu que je n'avais qu'une seule nuit a tirer. Juste mon tapis de sol et mon duvet sur un transat ont suffit a me mettre confortable.

Je suis assez content d'avoir pris le temps de faire ce trajet là et ne pas avoir opté pour l'avion pour une fois qui aurait été beaucoup plus rapide mais c'est une sacrée expérience que de voyager dans un tel vaisseau, datant des années 50 tout de même, et de se balader dans ces fjords presque irréels par leur beauté avec un paysage tout aussi féerique et sans avoir a affronter de mal de mer tant cette dernière est apaisée dans ces eaux protégées. 

On a fait un 1er stop a Petersburg vers 1:30 du mat et une seconde a Wrangell a 7am pour une arrivée a Ketchikan a 14h. Il y avait 2 gros bateaux de croisière amarrés au port du centre ville et les rabatteurs étaient légions dans le visitor center pour vendre n'importe quel excursion, notamment des vols en hydravion pour survoler les misty fjords, ces fjords majestueux entourés de falaises a pic. Mais ma 1ere préoccupation était de trouver un endroit où dormir cette nuit car la seule auberge de jeunesse en ville était fermée jusqu'a la prochaine saison. La nana du visitor center était tout sauf utile et en voulant retourner aux comptoirs des rabatteurs pour une excursion, ils étaient déjà tous partis, les clients du dernier bateau de croisière allant plier bagage. Un seul mec restait et je lui ai demandé si il pouvait me trouver un transport pour un chalet dans les misty fjords mais il fallait pour cela privatiser un hydravion et ça revenait a 800$ en aller/retour. Dommage car ça avait l'air top. Je me suis rabattu sur un trip sur l'ile Prince of Wales, POW pour les intimes, la 3eme plus grosse ile des etats-unis. J'ai du prendre un nouveau ferry, un peu plus petit que le précédent vers 15h30 pour un prix de 90$ en ar tout de même et je me suis réservé une petite cabine censée être éloignée de tout dans les bois. Un peu déçu quand, après 3h de traversée, le proprio est venu me chercher en voiture au terminal des ferry pour me deposer au bungalow situé dans le jardin des proprios! L'intérieur était sympa mais un peu trop neuf et aménagé a mon gout...il y avait même l'électricité, une salle de bain, l'eau chaude et la tv. Je n'avais pas besoin d'autant de "luxe" et en plus le chalet n'était pas chauffé au bois mais au gaz: damn, moi qui rêvais de me refaire une petite soirée devant un joli feu de bois.

J'ai tout de même bien profité du double matelas molletonné qui allait avec le tout et je suis parti le lendemain, malgré qu'il pleuvait des cordes, me faire une balade en foret. Le problème étant que j'avais choisi un endroit près du terminal de ferry parce que pas de moyen de locomotion mais qu'il n'y avait aucun trail ou quoi que ce soit a des kms a la ronde. J'ai coupé dans la foret directe sans qu'il y ait de chemin, après tout je n'en avais pas vraiment besoin, et suis monté pendant près de 2h sur des pans boisés de magnifiques arbres avec des ruisseaux et rivières qui coulaient en leurs longs. Je suivais de temps en temps des trails fait par les animaux et j'ai rejoint un sommet qui était totalement dans le brouillard et toujours sous la pluie. Je suis rentré trempé et ai pris une après midi "off" a me reposer dans mon petit chalet.
Le lendemain, je repartais déjà tôt en ferry pour rejoindre Ketchikan.
Pas de gros bateau de croisière ce jour là a Ketchikan. Résultat: quasi tous les commerçants étaient barrés et impossible de me trouver un coucou pour me faire le survol des misty fjords! Je suis allé faire dans un musée voir les plus vieux totems du coin sculptés par les natifs puis ai suivi une riviere par laquelle remontaient les saumons. Impressionnants d'en voir certains faire des bonds de 2/3 mètres pour franchir les rapids a contresens. Les locaux ont même inventé une espece d'échelles pour faciliter la vie des saumons afin qu'ils puissent remonter la riviere plus facilement!
J'ai repris un ferry toujours dans le inside passage mais en direction du canada cette fois et de la colombie britannique avec un premier arrêt a Prince Rupert. La traversée a duré 8h et j'en ai profité pour dormir tout le long dans un transat du solarium extérieur. Je suis arrivé a destination en pleine nuit a 2h du mat et ai rejoint mon auberge de jeunesse que j'avais pris soin de réserver a l'avance pour finir ma nuit.

lien vers la video Alaska Inside Passage



mardi 8 octobre 2013

201309 Alaska Part 7 Sitka Kayak et ascension volcan Edgecumbe et Mont Gavan


La gestion des horaires des ferrys n'est pas évidente mais primordiale ici. Certains ne passent qu'une fois par semaine et il vaut mieux ne pas se louper quitte parfois a faire des sacrifices ou des choix dans son programme. J'ai pris un speed ferry pour rejoindre Sitka de Juneau en4h30 au lieu du double pour le ferry normal et je me suis booké un programme su mesure sur place. John et Alison tiennent une agence de kayak et John est venu me chercher au terminal des ferrys pour m'amener direct au centre cille et plus precisemment au port et me mettre dans un kayak. J'en avais déjà fait une fois en Norvège avec Elsa sur un lac pour rejoindre un glacier mais il s'agissait a l'époque d'un kayak 2 places alors que là, j'ai expressément demandé un une place qui m'avait l'air plus physique mais aussi plus intéressant. Le temps était au beau fixe et on a parcouru près de 8/9 km en 3h. On a tout d'abord longé les 2 ports de la ville puis parti un peu plus dans le wild et on a atteint plusieurs petites iles. Dans un passage étroit entre 2 rochers, mon embarcation allait droit sur l'un deux et j'ai eu le mauvais réflexe d'essayer de basculer mon corps du cote opposé au rocher pour l'éviter. La sanction ne s'est pas fait attendre et mon kayak a tourné et je me suis retrouvé projeté sous l'eau. J'ai eu assez peur sur le coup car on m'avait dit précédemment que l'eau était a 2ºc et le prof m'avait aussi averti qu'il était assez difficile de remonter sur un kayak seul! L'eau était en fait a 16°c et j'ai réussi a remonter dans mon embarcation a l'aide du moniteur. J'étais tout trempé et le seul moyen de ne pas congeler sur place était de pagayer alors j'ai pagayé et pagayé ;-)

On a accosté sur une petite ile déserte mais non en moins boisée et on s'est fait un petit feu de camp sur la plage et on a pris notre déjeuner en attendant notre bateau qui n'a pas tardé avec Alisson et John qui m'ont ensuite déposé sur l'ile Kruzof où je devais y rester pour la nuit afin d'y entreprendre l'ascension du volcan Edgecumbe. Vu qu'on y a débarqué assez tard et que personne n'était dans la cabine qui bordait la plage, j'ai pris le parti d'y dormir cette nuit. Ca faisait un bout de temps depuis que je suis en Alaska que je voyais ce concept de cabine mais je n'avais pas bien saisi le concept. C'est tout simplement pour moi le meilleur moyen de visiter l'Alaska. Il s'agit de chalets en bois pour la plupart dans des endroits fort reculés où l'on ne peut réserver généralement que max 2 nuits et pour un prix très raisonnable. Celle-ci par exemple se loue normalement 55$/nuit mais vous pouvez y résider a 6 au moins. Vu que c'était la fin de la saison, j'ai même payé zéro! La cabine porte le nom de Fred's creek cabin et est situé juste a l'embouchure d'une riviere qui vient se jeter dans la mer. De nombreux saumons sont là et essaient de la remonter pour y mourir et Alison m'a prévenu de faire attention aux ours qui affectionnent particulièrement cet endroit. Elle m'a donné une bombe anti-ours au cas où je me vais charger. 
A l'intérieur du chalet, tout y est très rustique. Il n'y a pas vraiment de lit et il faut dormir dans son sac de couchage avec son tapis de sol par dessous mais la simplicité me va très bien dans un tel endroit. Il y avait un grand poêle et un endroit où couper du bois a l'arrière du chalet. Je me suis essayé a la coupe de buchettes a la hache de bucheron et je crois que je ne m'en suis pas trop mal tiré. Il faut dire que je n'avais pas fort le choix si je voulais avoir une chance d'avoir des vêtements secs pour le lendemain.
J'ai essayé de spotter des ours le matin au réveil mais je n'ai trouvé que des mouettes et autres squats au bord de la riviere en train de se gaver des cadavres de saumons encore frais. Le temps était beaucoup plus couvert que la veille et je m'attendais a une rude journée. J'ai tout d'abord traversé une foret peuplée d'énormes arbres et pour la plupart couvert de mousse. Le chemin était assez bien balisé et au bout d'un moment, la foret a laissé place a une clairière qui ne m'a plus quitté pendant plus d'une heure et demi de marche. Lorsque je suis rerentré dans une foret, beaucoup plus récente cette fois-ci, c'était pour démarrer l'ascension du volcan. Il s'est mis a pleuvoir des cordes juste avant que je n'entame la dernière partie de l'ascension qui se faisait sur le crâne chauve du sommet (ie: sans aucun endroit pour se protéger du vent ni de la pluie). J'ai été contraint de me planquer tant bien que mal sous les maigres arbres que j'ai pu trouver mais la pluie était trop forte et passait tout de même a travers les branches. Au bout d'1/4h, j'ai entrepris l'ascension finale et je crois de ma vie n'avoir jamais affronté une telle pluie. C'était comme être sous une douche a plein jet avec en plus un vent démentiel qui n'aidait pas a s'orienter. Je n'y voyais pas a 10m. Je me doutais que je n'allais pas voir grand chose mais étant au pied du sommet, c'était dommage de repartir dans l'autre sens sans y avoir jeter un petit coup d'oeil. La pluie était tellement violente que l'eau rentrait par dessus mon imperméable et j'etais complètement trempé de la tête au pied. En revanche, cela ne m'a guère pris plus d'une demi heure pour atteindre le sommet et a peine 7' pour en redescendre, a toute blind!
J'ai tout de même mis 3,5h en tout a l'aller et le retour s'est fait en quasi 3h. J'ai aperçu 2 daims sur mon chemin retour mais trop rapide pour que je puisse les prendre en photo.
Rentré dans ma cabine, je me suis empressé de me faire un feu pour me réchauffer les os puis John est arrivé avec son petit bateau et nous voilà déjà reparti pour Sitka. La mer était très agitée et on a du faire un grand détour pour éviter de prendre les vagues de plein fouet. Rien a voir avec la veille où je pagayais tranquillement dans les mêmes eaux mais plates cette fois là!
Arrivé en ville, je me suis aperçu que la seule auberge de jeunesse était fermée pour la saison. John m'a alors invité a passer la nuit chez eux et j'ai été reçu comme un prince. Alison et John ont 3 enfants entre 25 et 20ans qui sont tous partis de leur maison et ça leurs fait désormais un peu grand pour eux deux. Ils l'ont pensée et construite eux-mêmes et franchement le résultat est a couper le souffle: ils ont une pièce principale énorme avec une hauteur sous plafond genre "loft parisien" et une vue sur la baie où parfois des baleines viennent y barboter et y faire quelques sauts périlleux! Alison m'a en plus fait une lessive et même réparé un de mes pantalons grâce a ses talents de couturière. Une vraie fée du logis. Je les ai invité au resto et ai passé une très agréable nuit dans leur double matelas où une échelle est presque nécessaire pour pouvoir y monter!
Le lendemain, j'avais mon ferry prévu a 14h et au eu le temps de me faire l'ascension du Mont Gavan qui domine Sitka de son long sommet pointu. John m'a déposé au départ du trek qui démarrait par une foret dense et très jolie sur une paroi très abrupte. J'ai mis un peu plus de 2,5h a atteindre le sommet mais cela valait le coup car j'avais une vue incroyable sur tout le sound et les fjords aux alentours de Sitka. En revanche, a la redescente, j'ai voulu couper tout droit pour aller plus vite et ai un peu galèré dans la foret qui a certain endroit avec des pans de falaises assez dangereux avec des rochers plein de mousse, mes favoris depuis Juneau!
J'ai mis près de 2h pour descendre et ai eu quelques suées notamment avec ces arbustes qui ont l'air mignon de loin avec leurs grandes feuilles jaunes mais qui sont en fait couvert d'épines sur toutes leurs tiges.
Mon ferry a eu 1 heure et demi de retard et j'ai pu en profiter pour déjeuner avec Alison au bord de l'eau dans une très jolie crique.
Je vais maintenant voyager dans le Inside Passage a bord d'un ferry où l'on peut y poser sa tente, et pour cause vu que la traversée jusqu'a Seattle prend près de 3 jours de navigation. 

lien vers la vidéo Sitka


mercredi 2 octobre 2013

201309 Alaska Part 6: la capitale Juneau, les grottes de glaces sous le glacier Mendenhall & l'ascension du Mc Ginnis


Le vol a été tout simplement somptueux. on a décollé et atterri 2 fois vu qu'il y avait un stop a Yakutat et on ne pouvait voir le paysage que lors des 5/10 premières et dernières minutes de vol avant que l'avion n'aille par delà les nuages lais vu que la totalité de chaque vol faisait a peine 45', ça faisait quasi un tiers du vol. On a survolé des montagnes enneigées de toute beauté près de fjords avec des falaises a pic et une eau dans laquelle elles se reflétaient. L'arrivée a Juneau a été le must avec ce merveilleux glacier qui règne au dessus de la ville. Il faut savoir que Juneau est seulement la 3eme ville d'Alaska après Anchorage et Fairbanks avec seulement 30,000 habitants mais qu'elle n'a jamais été russe vu qu'elle a été créée juste après le rachat par les Etats-Unis de l'Alaska.
Juneau est situé dans le Inside Passage, c'est un long morceau de cote protégé des vents et des marées par sa formation naturelle composées de milliers de petites et grosses iles qui en fait que l'on peut naviguer dans ses eaux et ses fjords quasiment tout le temps en toute quiétude et sans craindre les sauts d'humeur de l'océan.

L'aéroport est situé a près de 15 km du centre ville et j'ai rejoint la seule auberge de jeunesse de Juneau qui a des règles très particulières. Tout d'abord, quand vous résidez là, vous avez une tache de ménage qui vous est assignée par jour. pas un truc très long mais l'idée est de limiter au maximum le personnel et d'en faire profiter les clients pour que les prix soient doux et effectivement, le prix de la nuit est de 12$ et en plus j'etais seul dans mon dortoir. Au niveau des horaires, toujours pour limiter le personnel, ils ferment carrément l'auberge de 9h du mat a 17h le soir en partant du principe qu'en tant que voyageur, on est là pour se balader dehors. Il n'y a donc plus personne dans l'auberge pendant ce créneau horaire et donc pas de grasse matinée non plus. Dans le même principe, il n'y a pas de couche tard puisque l'auberge ferme ses portes a 23h et tantpis pour ceux qui ont voulu trainer un peu plus tard dans les bars du coin. Les nanas sont deux a tourner a la réception et ça a l'air de bien fonctionner. La maison est d'ailleurs charmante avec une grande pièce a vivre. J'ai donc eu le droit de laver les 3 éviers de la salle de bain des hommes ainsi que le grand miroir...pas la mer a boire et j'avoue que ça m'a même fait du bien de le faire. Je me suis rendu compte que je déléguais peut être un peu trop certaines taches a la maison! Un des résidents avait pêché un saumon argent dans la journée et il l'a gentiment partagé avec tout le monde, notamment les 2 japonaises qui ont sorti les couteaux de cuisine et en ont fait des sashimis en moins de 2. La nana de l'accueil avait fait un taboulé et moi j'ai fait mon riz basmati et me suis appliqué a ce qu'il soit gouteux. 

Grosse journée le lendemain où j'avais prévu de commencer par le glacier Mendenhall que j'avais aperçu en survol lors de mon arrivée.
J'ai presque attendu qu'on me mette dehors et suis parti a 9h seulement de l'auberge soit a la fermeture de l'établissement. J'ai rejoint le site du glacier de Mendenhall par le bus qui le dessert et après avoir la partie la plus touristique, a savoir le devant du glacier, l'énorme cascade et les quelques icebergs qui dérivaient sur le lac et j'ai du faire appel a un taxi pour me faire déposer de l'autre coté du glacier et entamer le West Glacier trail annoncé sur 6h et qui se prolonge par l'ascension du Mont annoncée celle-ci sur 8hsoit 14h en tout! Je voulais également faire un petit détour par le glacier où les 2 japonaises de la veille avaient été la veille lors d'un tour et m'ont montré de fantastiques photos de grotte de glace sous le glacier. Elles avaient payé le tour 200$/personne mais en me renseignant, on m'a dit que c'était jouable d'y aller seul. J'ai entamé la balade et un des rangers m'avait dit que la route qui bifurquait vers la ice cave serait indiquée par un panneau et a environ 3h de marche. Je ne me suis pas inquiété quand au bout de 1h20, j'ai eu un beau point de vue sur le glacier, son lac et la vallée et oh surprise, j'ai pu voir la grotte qui était a bien 300m plus bas. J'ai préféré redescendre pour la faire tout de suite et bénéficier du soleil qui était a son zénith et découvert. Je suis redescendu trop bas et ai coupé a travers la foret en redescendant un ruisseau sur un chemin qui n'en était pas un. J'ai mis 1h30 a me retrouver devant l'entrée de la grotte!
Ca a été magistrale. Les mots me manquaient pour décrire le lieu et les couleurs incroyables, un mélange de translucide et de bleu clair. J'ai eu les images du volcan Tolbachik qui me sont revenues...un peu la même puissance qui se dégageait de cet endroit avec une couleur dominante et un froid intense (au Tolbachik, c'était le rouge et la chaleur mais on est dans les mêmes combinaisons!), notamment quand je me suis dirigé plus au fond de la grotte et que je me suis mis sous le trou qui devait bien faire 10m de diamètre pour 15m de profondeur: 15m de glace où l'eau ruisselait de partout, magique...encore une fois un des must depuis que je voyage. J'ai rencontré un couple de locaux sur place, Ian et sa femme, qui ont bien voulu me prendre en photo et qui étaient également ébahis par le spectacle qui nous entourait. On est allé ensemble dans une seconde grotte, différente celle-ci, avec plus de bleu mais moins profonde. On s'est donné rdv au bar Red Dog saloon où la femme de Ian travaille comme bar tender. Eux sont repartis en canoë et moi j'ai voulu reprendre mon ascension mais n'ai pas voulu refaire le grand tour et ai pris tout droit, a la verticale, pour escalader la paroi qui me séparait du chemin ou j'etais précédemment passé. J'avais repéré la falaise et elle m'avait l'air jouable même si assez abrupte. Au bout d'une trentaine de mètres d'ascension, je me suis aperçu que la voie que je voulais emprunter était plein de mousse du a un léger filet d'eau qui ruisselait le long de la paroi...ça me paraissait trop glissant pour tenter le coup et j'ai essayé une autre voie sur la gauche qui avait l'air elle-aussi jouable mais que je n'avais pas pu repérer jusqu'en haut. 
Tout se passait bien et je montais de plus en plu haut en passant les difficultés une a une. Je me suis retrouvé sur un petit plateau et je pensais être arrivé lais je n'étais en fait qu'aux 2 tiers et il restait encore un bon gros bout bien a pic. J'ai hésité a faire demi-tour mais ne me voyais pas redescendre le tout, qui aurait peut être été plus dangereux que la montée d'ailleurs. Il y avait tout de même pas mal d'arbustes et je pensais y arriver en m'aidant de ces derniers pour me projeter vers le haut. Cq fonctionnait bien pendant quelques dizaines de mètres mais je prenais de plus en plus de risque. Tout d'un coup, la roche s'est mis a être très friable...même des gros blocs de pierre ne tenaient pas sous la pression de mes mains. Difficiles d'aller plus loin même a l'aide des arbustes qui étaient en plus incrustés dans cette roche instable. Dommage car il ne me restait que quelques mètres a franchir mais a cet endroit là, la moindre chute pouvait être fatale et je n'ai pas voulu jouer avec le feu et ai préféré faire demi-tour. 
Je ne voulais tout de même pas redescendre jusque tout en bas pour me taper plus d'une heure 30 de monter et ai essayé d'aller en biais sur ma gauche où la pente avait l'air moins raide et surtout beaucoup plus boisée. Il y a eu a un moment un rocher de 4 mètres de long très légèrement en pente et quasi a l'horizontale avec un peu de mousse sur le dessus. J'ai testé un premier pied et ça avait l'air très glissant. Je n'ai pas voulu contourner et m'y suis tout de même engagé.a peine le deuxième pied posé sur ce rocher que tout mon poids reposait sur la mousse et j'ai glissé doucement vers le vide. Aucun arbre ni branche pour me retenir et le rocher était super lisse...aucune prise! J'ai glissé misérablement et inéluctablement jusqu'a tomber dans le vide mais j'ai eu la chance d'être arrêté par les 4 grosses branches d'un arbuste qui était au milieu de la falaise a environ 3/4 mètres en contrebas. Sans ce dernier, ma chute aurait été d'une douzaine de mètres! Probablement pas mortel mais ça aurait fait mal. Là, j'etais malheureusement en t-shirt et mon bras gauche a connu quelques "éraflures".
J'ai tout de meme reussi a rejoindre le point où j'avais fait demi-tour précédemment après1h d'ascension et ai continué jusqu'au sommet du Mont Mc Ginnis. La montée était assez raide mais de toute beauté. Out d'abord dans une belle foret avec des arbres centenaires puis un peu plus haut, la foret a laissé place a une verdure totalement différente, un espèce de jardin japonais géant avec des petits plans d'eau un peu de partout, des arbustes genre bonsaï et des couleurs magnifiques. De plus, il y avait de temps en temps des espaces pour jouir de la vue splendide sur le glacier Mendenhall qui se laissait de plus en plus découvrir, notamment sa partie haute où j'ai même pu voir 2 hélicoptères y atterrir pour faire balader un groupe de touristes dessus. Je pouvais deviner l'Ice Field qui se cachait encore un étage au dessus. 
Quand je suis arrivé au sommet, j'avais une vue a 360°: un panorama incroyable avec d'un cote, la ville de Juneau, le Inside Passage ainsi que le reste de la cote et les iles aux alentours et de l'autre le glacier Mendenhall et les autres montagnes au sommet enneigé: juste grandiose. Je me suis senti tout petit en voyant tout ça lais tellement bien dans le même temps. J'ai torché la descente au pas de course en 2h a peine ce qui m'a fait un aller/retour de ce trail a 6henviron plus le petit détour par les Ice caves de 2h30. Je suis arrivé vers 19h30 au parking où j'avais prévu qu'un taxi m'attende mais ce dernier ne s'est pas pointé malgré mon appel et j'ai du marcher 30' de plus jusqu'a l'arrêt de bus et l'attendre jusqu'a 20h40 puis vu qu'il a fait le tour de tous les patelins du coin, encore 50' avant de rejoindre le centre ville. 
Pas vraiment le temps de rentrer me changer vu que l'auberge avait un couvre feu a 23h, je suis allé direct au Red Dog Saloon où j'ai retrouvé mes 2 compères. Vu que le couvre feu était vraiment trop contraignant, Ian m'a proposé de dormir chez eux et on est allé récupérer mes affaires a l'auberge. Il y avait une soirée spécial country dans un bar qui fêtait ses 100ans. Je me suis essayé a la danse du "cowboy"  sur un air de banjo...plutôt rigolo. On est rentré vers 2h du mat, le temps que je mette une petite raclée au ping pong a Ian qui voulait absolument me montrer son niveau de jeu et on a filé au lit. Le lendemain, je partais déjà avec le speed ferry de 8h du mat pour 4h de navigation afin de rejoindre Sitka, un autre stop du Inside Passage.

2eme lien vers la video Juneau









mardi 1 octobre 2013

201309 Alaska Part 5: Cordova


Je suis arrivé a Cordova après 3 bonnes heures de ferry et suis tombé a l'arrivée de celui-ci sur une colonie de castors qui barbotait près du rivage, quasi tous en mode "planche" sur le dos: trop drôle! J'ai rejoint le centre ville a pied en me tapant les 2 miles qui le séparait du port a pied avec mes 2 gros sacs et suis allé direct dans un centre sportif qui proposait des douches avec sauna pour 5$. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de profiter du sauna. Il y avait en effet un gymnase dans ce centre et justement une séance de basketball, ouverte a tous sur les 2 prochaines heures. Je me suis incrusté et ai pu jouer avec les locaux dans une ambiance bonne enfant et sous des airs de hip hop. Entre temps, j'avais réservé un tour le lendemain pour aller au glacier Childs, le plus impressionnant de Cordova mais situé a 50 miles d'ici et joignable sur la fin seulement en bateau. Le mec que j'avais trouvé me taxait 250$, soit le prix pour 2 et en plus, il ne voulait pas me prendre au centre ville car il n'avait pas les autorisations requises et m'a demandé de le rejoindre au miles 18 de la route principale, soit a près de 25km d'ici. N'ayant pas de voiture, il me fallait trouver un chauffeur et en demandant aux joueurs debasket, l'un d'entre eux a accepté. Andy, 20 ans, d'origine mexicaine et ayant grandi au texas a Dallas. Il est arrivé il y a un an en Alaska en tant que garde cote et est cuistot a bord d'un bateau de 50 personnes. Il bosse 2 jours de 4h du mat a 18h et a les 2 jours suivants de repos. Il m'a également proposé de rester passer la nuit chez lui et j'ai pu enfin profiter d'un lit et toit en dur pour dormir avec une douche et de l'eau chaude: agréable! Vu qu'il a ete super cool et spontané avec moi quand il m'a proposé le ride, je lui ai dit que je lui offrais le tour en bateau pour la visite du glacier Childs qu'il n'avait jamais fait.

Le lendemain, impossible de trouver le mec qui devait nous y amener. On a croisé plein de chasseurs qui cherchaient les orignaux et beaucoup de pêcheurs mais pas de trace du mec qui ne répondait en plus pas au téléphone. On a laissé tomber l'idée et on est parti se faire un trek a 2 au mile 25. On a pénétré dans une foret plein de mousse fort jolie et traversé une rivière assez profonde et au bout d'1,5h, on est arrivé devant le lac  et son glacier qui suivait dans le prolongement mais malheureusement impossible de s'en approcher de plus près, la foret étant trop dense pour que l'on puisse passer.
Andy m'a ramené a l'aéroport en début d'après midi et j'ai décollé pour Yakutat pour une rapide correspondance puis Juneau la capitale de l'Alaska où je vais passer les 2 prochains jours.

lien vers la vidéo Cordova