20/09 day 9: end of cruise & transfert a Senggigi
On a eu le droit a un superbe lever de soleil pour finir notre croisière, un peu comme celui qu'on avait eu lors de l'ascension du volcan Batur. On a débarqué a l'Est de l'ile de Lombok a Labuhan et on a pu admirer la qualité des chorégraphies des marins pratiquant la gym matinale tôt le matin sur les docks. Un mini bus privé nous attendait pour faire toute la traversée de l'ile afin de rejoindre le village côtier de Senggigi. Cette partie de Lombok est beaucoup plus islamisée que Bali et on peut voir tous les petites filles dans les cours d'école avec le voile islamique ainsi que des mosquées tous les 300m. Les paysans se déplacent en carrioles tirées par des tous petits chevaux rabougris.
Apres 2h30, nous voila enfin arrivé a Senggigi où l'on s'est trouvé un charmant bungalow dans un hôtel fort sympathique en bord de mer. On a pris un bon rest puis on est allé déjeuner/diner dans le meilleur resto de la ville, histoire de compenser les repas bons mais plutôt frugales de la croisière.
21/09 day 10: Gili Air & tortue snorkeling
Le transfert de Senggigi a Gili Air a été un peu plus long que prévu. On était pourtant passé par une agence pour ne rien avoir a gerer mais ça n'a pas suffit. On a tout d'abord pris un minibus privé, avec plein de jeunes australiens en herbe, jusqu'a Bangsal d'où les ferrys partent pour les Gilis. Le minibus nous a déposé 1km avant le port et on s'est arreté dans un bar où ils ont attendu que l'on consomme avant que des carrioles a cheval viennent nous proposer d'aller au ferry pour un montant assez conséquent. Là, on a du attendre une bonne 1/2h que le ferry "public" arrive (alors qu'il était censé être privé de l'agence!) et on est monté en même temps que les locaux et les provisions pour le marché!
Arrivés sur l'ile, on a fait une étude approfondi du marché local du bungalow sous un soleil de plomb et avons fini par en trouver un avec tous les critères que l'on recherchait pour un prix décent (28€ avec petit dej inclus!). Il a fallu faire un petit aller retour en calèche pour aller chercher nos sacs a dos qu'on avait laissés non loin du ferry...un vrai plaisir que de se balader de cette manière sur cette ile sans voiture ni scooter.
On a pris un bon rest puis nous sommes allés voir les fonds marins en snorkeling et avons croisé le chemin d'une très gentille tortue qui a bien voulu faire quelques brasses avec nous. On a essayé de se faire remorquer mais sa carapace glissait un peu trop sous nos doigts...
Le soir, on s'est fait un diner en amoureux dans un berugak, sorte de petite maisonnette en toit de chaume sans mur surélevée et contenant une petite table et des coussins. On y mange a moitié assis a moitié allongé cote a cote face a la mer avec pour seul bruit le clapot des vagues: féerique!
22/09 day 11: plongée Shark Point & Gili Meno
On a booké une plongée ce matin tôt sur l'ile de Gili Trawangan au site "Shark Point". On était censé y voir des requins mais on a croisé "que" des tortues et des murènes...la plongée fut tout de même très sympa et le bateau nous a ensuite déposé sur Gili Meno où on a essayé d'en faire le tour mais on s'est finalement perdu et on est retombé a notre point de départ en ayant fait juste 1/4 de l'ile. Suffisant pour se jeter a l'eau et explorer de nouveau les fonds marins en snorkeling cette fois. On est tombé a nouveau sur des tortues, un banc de maquereaux et une immense eagle raie.
On a tenté une sortie nocturne mais de nouveau peu d'ambiance le soir...on était pourtant dans le bar "tendance" de Gili Air, le ZippBar.
23/09 day 12: périlleuse traversée a Amed & combat de coqs
On avait acheté a Senggigi un billet pour le fastboat allant de Gili Air a la ville d'Amed ce dimanche a 11h. Le me nous avait alors dit: il y a 2 bateaux de 2 compagnies qui partent...pointez vous a 10h30 au port. Arrivé au port, on nous dit qu'il n'y a finalement plus qu'û bateau qui va a Amed...ce dernier arriva a 12h et un des membres de l'équipage nous dit alors qu'on n'a pas le bon billet. On lui fait appeler l'agence qui nous a vendu le billet et ces derniers discutent entre eux en indonésien et finalement le mec de l'équipage nous dit qu'on ne peut pas monter. Il trouve un interprète qui nous dit qu'a priori le 2eme bateau qui devait aller a Amed s'est cassé hier et qu'il voir avec notre agence et attendre un prochain bateau. Vu qu'on savait très bien qu'il n'y en avait qu'un qui allait a Amed aujourd'hui, on a insisté et on a finalement réussi a monter dans le bateau, en forçant un peu mais en profitant de la confusion qui régnait sur la plage...en effet, tous les fastboats partent a la même heure ici et de nombreux autres touristes n'avaient également pas de billets valides, soit ils étaient en surbooking soit ils s'étaient fait refourguer des faux billets. Quand notre bateau est parti, on a pu voir de nombreuses personnes qui sont restées a quai.
Le bateau faisait une première halte au port de Bengsal sur l'ile de Lombok (a 5' de Gili Air) et il était tellement surchargé de monde qu'une partie des passagers, dont moi, et des bagages ont du aller sur le toit du bateau...la douche assurée...trempé jusqu'aux os en quelques secondes! Arrivés au port de Bengsal, de nombreux passagers sont descendus et j'ai pu trouver une place a l'intérieur. C'est alors que l'équipage a demandé a haute voix a qui appartenait ce ticket montrant notre billet...on ne s'est pas "dénoncé" et on a baissé la tête mais le mec avec qui on avait eu la discussion lors de l'embarquement nous a alors reconnu. Ils ont de nouveau appelé notre agence qui leurs a dit qu'il fallait qu'on descende et qu'un autre bateau allait nous emmener a Amed. On a refusé de descendre rétorquant qu'on avait payé notre billet et qu'il n'y avait qu'un seul bateau qui partait pour Amed aujourd'hui. Ils ont alors appelé leur boss et après une discussion houleuse avec elle où elle nous demandait a nouveau de quitter le bateau, elle demanda a l'équipage d'appeler la police pour nous faire débarquer. Elle se justifia en disant que l'agence a qui on avait achetée le billet était de la mafia et que si elle nous faisait monter dans son bateau, jamais elle ne serait payée par cette agence. Au bout de 10' d'attente, les autres passagers, pour la plupart des français, ont commencé a se plaindre et se sont finalement rangés de notre coté en disant qu'il n'était pas question qu'ils nous débarquent et qu'ils feraient blocus. Sous la pression, l'équipage se décida enfin a lever l'ancre et a partir direction Amed...si on nous avait alors dit que ce n'était que le début de la galère, on ne l'aurait sans doute pas cru! Il y avait un terrible vent ce jour là (a tel point qu'on a même pu voir des kitteurs a Gili Air) et la mer était très agitée. Le capitaine a voulu rattraper son retard et a envoyé plein gaz mais au bout de 5' de navigation et quelques envolées de notre embarcation, les passagers ont commencé a se plaindre qu'il allait trop vite et qu'il allait tous nous tuer s'il continuait a se rythme là. Il s'est arrêté et les passagers qui étaient restés sur le toit en ont profité pour descendre et nous rejoindre dans la cabine...ils étaient mort de peur et ont eu de la chance de ne pas avoir été éjectés dans l'eau car personne ne les auraient vu tombé. Ils étaient tellement cramponnés aux bars du toit qu'ils n'ont pas pu prévenir plus tôt le capitaine qu'ils voulaient descendre. Le bateau a repris sa course, de nombreux passagers étaient malades (moi le premier) et s'est ajouté a ça des pleurs de plusieurs autres passagers qui pensaient que leur dernier jour était arrivé...a chaque fois que le bateau prenait une trop grosse vague, il retombait violemment sur la coque et des cris de terreur retentissaient dans tout le bateau...des gens ont commencé a vomir...un vrai massacre! Pour vous donner un ordre de comparaison, on a trouvé cette traversée pire que le passage Drake qu'on avait effectué a partir d'Ushuaia pour rejoindre l'Antarctique alors que ce dernier était un calvaire de 48h. Le trajet était censé durer une petite heure mais du fait que le capitaine ne pouvait prendre les vagues de front, au bout de près de 2h, on n'était toujours pas arrivé. Le temps s'est alors calmé et la mer s'est apaisée...on pouvait voir la cote d'Amed quand tout d'un coup, on ne s'est pas pourquoi le capitaine s'est arrêté. Au bout de 10', l'un des passagers lui demande pourquoi il s'était arrêté au milieu de la mer alors qu'on voyait la cote. Ce dernier lui répond "panne sèche...plus d'essence!". Ca a commencé de nouveaux a être la panique a bord et encore heureux que l'embarcation avec du pétrole est arrivé assez vite pour calmer les esprits. On a pu débarquer a Amed et avons eu le droit a quelques nouvelles remontrances des personnes de la compagnie de bateau mais on a pu filer sans heurt.
On a appris par la suite qu'il y avait vraiment un autre bateau qui devait partir ce même jour pour Amed d'une compagnie concurrente (on était persuadé qu'on nous avait vendu un faux billet pour un bateau qui n'existait pas) mais qu'il avait eu un problème la veille. La mer était également agitée et lors de la traversée dans le sens inverse, le bateau a été frappé violemment par une vague de plein front qui a fracassé la vitre avant et les bouts de verre ont blessé de nombreux passagers (a priori le pare-brise n'était pas fait de verre securit!). Ils ont du rebrousser chemin et amener ces passagers a l'hôpital, d'où l'annulation de ce bateau aujourd'hui...et dire qu'on était tout devant dans ce bateau...on s'en est plutôt bien tiré.
On a réussi a se dégoter un scooter flambant neuf pour ces 2 prochains jours avec drop off a l'aéroport de Bali, ce qui n'était pas gagné vu la distance entre Amed et l'aéroport! On s'est perdu en chemin et on est tombé dans un cul de sac où il y avait des centaines de 2 roues garées dans l'impasse qui donnait sur une plage. On s'est alors garé pour aller voir et dans un espèce d'ancien temple désaffecté, on était tombé sur des combats de coqs clandestins. Chaque coq est muni d'une lame tranchante accrochée sur l'une des pâte et le combat se termine forcement par la mort d'un des 2 combattants: le match nul ou la victoire par abandon ne sont pas de mise ici. La salle était surchauffée et ça pariait dans tous les sens. Les organisateurs savaient y faire pour faire monter les enchères et a l'instar de la boxe, ils faisaient une première confrontation "orale" entre les 2 combattants et cela permettait aux parieurs de voir celui des 2 qui était le plus confiant et les paris repartaient de plus belle.
Le combat auquel on a assisté a été beaucoup plus long qu'a l'accoutumé où la décision se fait très vite et un coup mortel est vite asséné. Ici, l'un des 2 coqs, voyant qu'il avait nettement le dessous, a essayé a plusieurs reprises de prendre la tangente, ce qui provoquaient des rires et des moqueries des spectateurs envers le coq "poule mouillé" et surtout envers le proprio de ce dernier...honte suprême pour un éleveur de coqs de combat. Pour l'empêcher de s'enfuir, les organisateurs ont alors utilisé une espèce de grande cloche en osier et y ont placé les coqs a l'intérieur. Là, ça a été beaucoup plus rapide et la sentence ne s'est pas fait prier pour tomber: la mort pour le couard!
On n'a pas fait plus long feu ici et on a filé dans un charmant hôtel au calme au bord de la plage avec de magnifiques bungalows en brique dans un jardin luxuriant...il était temps de se poser après une telle journée et les masseuses du coin nous ont aidé a oublier tous nos malheurs avec des soins administrés a même les transats de notre terrasse...le pied!