Rechercher dans ce blog

dimanche 5 mai 2013

201304 de Paris a Amsterdam via Bruxelles


Ce 3eme tour a ete long a preparé. Les dates pour le Kamchatka n'arretant pas de bouger, j'ai preferé opter pour un visa russe d'un an afin d'etre tranquille. Le probleme est que cela prend quasi un mois pour l'obtenir.

J'ai donc pris mon mal en patience et ai fait quelques sorties sur Paris, Bruxelles et Amsterdam afin de m'occuper.
Vous trouverez les vidéos ci dessous. 

Paris:


Le petit we a Bruxelles a ete très particulier. Je suis parti avec Karim en voiture et avons séjourné chez Johan, un ami avec qui j'avais notamment travaillé a Bruxelles chez Fortis a l'époque. Ca m'a fait plaisir de revoir sa femme Patricia et leur petite fille Noémie. Cette dernière était tombée assez sévèrement malade et ça n'a pas été un moment facile pour eux. J'ai pu voir qu'elle allait mieux et ai été assez soulagé. Le 1er soir, nous avons rejoint Saria et Vince, mes 2 compères du kitesurf au Cap Vert et avons pu comparer nos bronzages restants respectifs (pour ceux qui avaient encore de la peau).
Le lendemain, Abs, un très bon ami de Karim, est venu nous rejoindre et nous sommes allés au fameux café a bière "Delirium". Nous avons rencontré un groupe de jeunes d'Argentine et un autre de Suisse et on a pu profiter d'une jolie battle entre ces 2 groupes lors d'un karaoké enflammé...oreilles sensibles s'abstenir pendant la video!
Le lendemain, petit brunch sur la place Sainte Catherine où faute de place attablée, nous avons mangé a même le sol mais ce n'était vraiment pas gênant vu le beau temps qu'il faisait. Il y avait une ambiance très bonne enfant et lorsque le concert de percussion brésilien s'est arrêté, on s'est dit que l'on ne pouvait pas laisser l'endroit dépérir sans vie et on a rapproché la voiture que l'on a décapoté afin de pouvoir écouter de la musique. La mayonnaise a tout de suite prise et de nombreux passants ou bruncheurs se sont mis autour de la voiture. Les policiers sont venus a 2 reprises et a notre grande surprise, ils ne nous ont même pas demandé d'arrêter la musique et nous ont laissé continuer, voyant que l'ambiance était très bonne enfant. On a eu le droit a un petit show de danse de la part de nos amies suisse a l'arrière de la voiture puis un petit remake du dernier western de Tarantino: Django, interprété par Karim et Abs sur une musique bien appropriée.

La musique s'est malheureusement soudainement éteinte, après 5 bonnes...batteries a plat! On a eu la chance de tout de suite tomber sur un de nos auditeurs qui avaient des pinces crocos dans sa voiture garée non loin et on a pu prolonger la fête plus longtemps. 
Un peu plus tard, un couple est venu nous voir et nous a demandé s'ils pouvaient mettre un peu de tango. On s'est exécuté et oh surprise, bien 5/6 couples se sont mis a danser le tango comme des pros. En fait, il y avait un festival international de tango ce we a Bruxelles...tout s'explique!
On s'est terminé dans un club a Salsa jusqu'a minuit puis on a pris la route du retour pour Paris que l'on a rejoint a 7h30 du mat le lundi matin (pauses dodo sur aire d'autoroute inclus!).
Ce we m'a réconcilié avec les nuits bruxelloises que je trouvais toujours un peu fades lorsque je travaillais ici.





Lors de ce we, Vince m'a parlé du Queen's day, la fête nationale hollandaise, équivalent du 14 juillet français, qui se déroulait dans une quinzaine de jours a Amsterdam, là où il réalise son PHD a l'université. J'y étais allé il y a une bonne dizaine d'année mais je me suis dit que le faire avec des locaux allait être complètement différent. Je suis arrivé le vendredi en début d'après midi et Vince m'a tout de suite mis au vert en me prêtant un vélo afin de se mettre a la mode locale. Il habite dans une jolie maison de ville près de l'université qu'il partage avec 4 autres colocataires: une allemande, une hollandaise et 2 italiens. Lui a pris tout le sous sol où il s'est aménagé un véritable petit studio (c'est un fan de guitares qu'il construit d'ailleurs lui-même!) dans lequel il m'a fait dormir. On est allé au centre ville et on est tombé sur une espèce de fête foraine où de nombreux concerts live se jouaient: très sympa. On est même tombé sur un couple de vieux DJ qui mixaient avec des platines a disques de 45 tours.
On a fini dans une énorme boite de la ville, le Trouw. L'ambiance était très particulière avec une musique "minimal house" surlequel il était difficile de se mouvoir.
Le dimanche, ça a été repos avec une petite balade en ville pour aller voir le musée Riijks qui a été fermé pendant une bonne dizaine année pour rénovation. On a été assez déçu du contenu. Apres quelques pépins techniques au niveau transport, on est rentré et on s'est tous fait une petite soirée a la maison a écouter des mix de Bakermat, un DJ d'Amsterdam qui fait une musique tres spéciale, une sorte de house jazzy. On a prévu de le voir en concert le lendemain et Vince s'est entrainé a reproduire ses morceaux avec sa guitare électrique: plutôt réussi!
La veille du queen's day, on a bien senti que toute la ville est prête a s'enflammer pour le dernier anniversaire de la reine (vu qu'a partir de l'année prochaine, les hollandais auront un roi dont l'anniversaire tombera le 27/04). On est allé au club Air où se produisait Bakermat en début de soirée: vraiment cool!
Le lendemain, a peine réveillé vers 10am que Vicky nous met la pression pour démarrer au plus vite ce queen's day! Il y a la fete partout, a chaque coin de rue et sur les innombrables embarcations naviguant sur les canaux et surchargés de fêtards en orange.
On est passé chez Hatt, un ami de Vince puis après avoir bien apprécié les spectacles de rues, on est allé au concert Loveland, organisé dans un parc du centre ville. L'ambiance y était très techno mais, moi qui ne suis pourtant pas un fan de ce genre de musique, j'ai pu l'apprécier grâce a la très bonne ambiance qui régnait ici: il y avait des milliers de personnes mais on pouvait choisir de s'entasser près de la scène ou d'être un peu plus reculé avec de l'espace. Les gens avaient tous le sourire jusqu'au dent et très ouverts. Le concert commençant a 11h du mat, il finissait assez tôt, a 22h. Il y avait une suite dans une salle de concert couverte non loin de la mais malheureusement on n'a pas pu y aller car il fallait réserver les billets avant. Ô est rentré en métro vélo, histoire d'éviter le vent glacial du soir.

jeudi 28 mars 2013

201303 Cap Vert Part 2: Mindelo & kitesurf


Part 2: Mindelo & le kitesurf:
Revenu a Mindelo a 9:30am le jeudi, j'ai tout de suite fait appeler de mon hôtel les personnes du seul kite center de l'ile pour savoir s'il était possible de rider aujourd'hui et coup de chance, il était a a peine 5' de voiture en train d'aller chercher leur seul client du moment.
Le spot est situé sur la baie de la plage de Salamansa, a environ 20' de voiture de Mindelo. Le kite center est tenu par un assez jeune couple européen de la 40aine: Ola, polonaise et Marco hollandais. Leur histoire est assez surprenante. Marco est consultant dans les produits pharmaceutique et Ola est au départ venue seule sur l'ile de Sao Vicente il y a 3 ans afin de rechercher un spot de kite. Elle a loué un quad, a mis son matos de kite et a fait tout le tour de l'ile pour tester les différents spots. Les premières fois qu'elle a ridées ici, tous les gens du petit village au dessus sont venus éberlués, n'ayant jamais vu un kite de leur vie. En effet, le Cap Vert est connu pour son kite mais cela était exclusivement le cas sur l'ile de Sal qui es tout de même a 30' d'avion d'ici.
Le kite center est assez sommaire mais plutôt rigolo avec 2 gros containers que Ola et Marco ont acheté quand ils ont décidé de monter cette activité ici. Le 1er sert a ranger tout le matos de kite et le second de cuisine, bureau comptoir! Le spot quand a lui est de toute beauté: il y a un vent on shore (c'est a dire que vous ne pouvez pas partir au large en cas de problème et que vous serez toujours ramené vers la plage en cas de pépin a l'inverse d'un vent off shore) et quelques montagnes au fond pour le décor mais sinon, la plage est bien dégagée et il n'y a rien pour gêner la régularité du vent ou augmenter la dangerosité du site (pas d'arbre trop près du spot, n'est-ce pas Vadim!).
En revanche, il ne s'agit pourtant pas d'un spot de débutants: il y a de grosses vagues ici au large qui deviennent énormes a l'approche de la cote et cassent juste devant le spot. La difficulté principale consiste donc a sortir du "short break" et de faire les 200 1ers mètres au départ de la plage sans tomber. Si vous avez le malheur de vous planter, de trop trainer dans le break ou même de ne pas avoir de chance et de tomber sur une vague énorme qui casse devant vous, c'est terminé: vous êtes immédiatement emporté par la vague et au mieux vous ne perdez que votre planche (qu'il faut aller rechercher sur le sable) et vous arrivez a maintenir le kite en l'air malgré la pression de la vague. Au pire, vous faites tomber votre kite dans l'eau et ce dernier se retrouve soit en boule (et vous en avez alors pour une bonne 1/2h a le remettre en état), soit il est carrément détruit par la vague suivante qui le broie.
Bref, pas un spot facile au départ et de plus, je n'avais personne sur qui prendre exemple. Il n'y avait qu'un seul autre client (Philip, suédois très sympa) qui ridait avec une planche de surf, c'est a dire sans les trappes pour y mettre les pieds, et les proprio Ola et Marco ridaient eu aussi en planche de surf. J'ai vu Ola au femarrage se planter 3 fois de suite avant de reussir a sortir de ce satané break.
Mes débuts ont été laborieux et j'essayais de bien mettre la planche a plat sur l'eau et de soulever l'avant tout en pliant au max les jambes pour passer mais je n'y arrivais qu'une fois sur 3 selon la chance que j'avais de tomber sur le début ou la fin d'un break. Une fois passée, si vous ne vous sentez pas a l'aise dans ce genre de vagues cassantes, vous pouvez rester au large et ne revenir que quand vous voulez vous arrêter. C'est ce que j'ai fait le 1er jour jusqu'a que je vois Philip se régalait a ne rester "que" dans le break et a faire des aller-retours dans la mousse de ces grosses vagues. Je me suis dit qu'il fallait que je le fasse et j'ai trouvé une technique finalement assez simple pour y arriver: carrément sauter par dessus le break! J'ai la chance d'être "goffy" (c'est a dire plus a l'aise avec le pied droit devant) et que le cote où il fallait passer ces vagues était mon bon coté. En effet, il y a toujours un coté où un kitter se sent plus a l'aise pour effectuer ses sauts. Or les kitters présents sur le spot étaient soit des "regular" (pied gauche devant le plus a l'aise) soit en surf donc ils n'essayaient jamais cette technique. Il a fallu un peu de réglage au debut pour trouver le bon timing afin d'envoyer l'aile au zénith au bon moment pour sauter ainsi qu'un certain dosage pour gérer la hauteur du saut. En effet, il n'était pas rare qu'il y ait 2 voir 3 grosses vagues qui cassent de suite sur un même passage. Je devais donc pouvoir enchainer 3 sauts très rapidement avec plus ou moins de hauteur pour chacun. Bien sur a la moindre erreur, c'était la punition d'office: si par exemple le saut n'était pas assez haut, mes jambes tapaient le haut de la vague qui emportait alors ma planche et j'etais bon pour un retour a la plage en nage tractée.
Passé cette étape un peu douloureuse du "short break", ce n'était que du pur bonheur. J'ai pu rider sur le dos de grosses vagues ou juste devant pendant qu'elles cassaient dans mon oreille. Et dans l'autre sens, c'était de parfaits tremplins pour envoyer de gros sauts. Bref un vrai régale, surtout que le vent était lui aussi au rendez vous. J'ai pu naviguer sur toute la durée du séjour soit en 9m2 soit en 10m2. De plus le matériel était vraiment de qualité et j'ai eu l'occasion de tester de nombreuses voiles et planches aux caractéristiques complètement différentes.
Le 1er soir, je suis allé diner a Mindelo avec Philip et Vince, mon compère de rando que l'on a retrouvé par hasard au centre de Mindelo. Charlotte et Mike, 2 étudiants belges  faisant un stage Erasmus de 5 mois ici et Gabriel, un parisien ayant rencontré Vince précédemment nous ont rejoint pour la soirée et l'on a apprécié de bons poissons avec mojito a la Bodeguita, un restaurant cubain tenu par un guyanais. Au niveau bars et boites de nuit en revanche, les locaux sortent très tard et le début de soirée ne démarre qu'a 2h du mat. On a tenté vers 1h au club Caravela et on était juste tout seul!

Le vendredi soir, après un très bon resto chez Tapas, on est allé faire un tour dans un minuscule bar typique cap verdien, le café Lisboa où l'on avait l'impression d'être en face des membres du Social Club. Malheureusement ils étaient un peu feignants ce soir là et n'ont sorti les guitares que pour les astiquer. De nouveau, tentative dans un autre club, le Syrius, vers 1h du mat encore et encore les seuls dans la boite: damn, pas facile de se rendre compte de l'ambiance des nuits capverdiennes cette semaine. Heureusement, on a reussi a rebondir a l'Esplanada Hollanda, un bar plein de locaux qui offrait de la bonne musique live cap verdienne.

Samedi, non seulement Vince a décidé de s'y mettre mais 2 autres personnes nous ont rejoint en plus sur le spot de kite: Saria et Alexandra, 2 kitteuses francophones autonomes. L'ambiance est devenue encore plus chaleureuse avec tout ce petit monde sur le spot et on a passé la soirée ensemble le soir. Le lendemain, pour mon dernier jour de kite, Anaël, un toulousain kitter fou, s'est également joint a nous et on était vraiment un petit groupe sympa sur ce spot magique.
On s'est promis sans se le dire qu'on se reverrait sur un spot ou un autre autour de cette petite planète Terre et je ne serai pas étonné de tous les recroiser sur mon chemin un de ces 4.
J'avais cherché un vol pour rejoindre le Venezuela depuis le Cap Vert ou Dakar mais impossible d'en trouver un même un indirect. Je repars donc a Paris et vais mettre a profit les quelques semaines que j'ai devant moi pour mettre a jour mes visas et préparer un peu mieux ce 3eme et a priori dernier tour qui s'annonce.

lien vers la vidéo Mindelo et Kitesurf