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samedi 7 avril 2018

201803 Pakistan Part 3 Peshawar & Taxila

La controversée Peshawar! J’en avais, comme tout le monde, entendu parler a travers les news a la tv, comme elle était souvent la cible d’attentats suicide a la bombe par les talibans. Peshawar est la 3eme ville pakistanaise, avec 1,4 millions d’habitants et la 7eme ville du monde la plus polluée, rien que ca! Elle est assez proche de la frontière afghane et sur la route qui mène a Kaboul.
Maisan Ali m’avait vanté lors de la 1ere soirée de mariage, les beautés de cette ville et le fait qu’elle était devenue sécurisée.  Quand je lui ai dit le 2eme soir, que j’envisageais d’y aller jeter un oeil, il a alors vite retourné sa veste en disant que ce n’était pas safe d’y aller sans être au moins accompagné d’un local! La majorité des convives repartant le soir même du dernier event du mariage ou le lendemain, je n’avais pas réussi a trouver le moindre accompagnateur. J’allais renoncer quand sur le chemin du retour a la guesthouse, j’en ai touché un mot au chauffeur de notre voiture qui m’a dit « ok va pour 6am ».
J’ai embarqué Marie Josée avec moi, ce qui ne facilitait pas la tâche pour se fondre dans le décor sur place, avec une blanche blonde aux yeux bleus! J’ai de toute façon vite compris en arrivant sur place après a peine 2h de route. On m’avait conseillé le Qisa khawani bazar et bien qu’on était un samedi matin tôt, on a tout de suite senti qu’on était trop décalé. Alors qu’a Lahore ou Islamabad, avec un jean et un tshirt, on pouvait passer inaperçu, ici, les hommes portaient tous l’habit traditionnel patchou: une grande tunique et un pantalon large unis. Du coup, on a préféré ne pas descendre de la voiture et faire les rues du bazar derrière les vitres de notre auto. On a tout de même essayé le mouton en méchoui, une grande spécialité d’ici. Par contre, pas possible de visiter les champs de weed du coin, pourtant réputée être la meilleure du monde!En fin de matinée, on est revenu sur nos pas pour rejoindre le Panja sahib a Hasanabdal: il s’agit d’un très vieux temple Sheikh, le 2eme lieux saint le plus sacré pour eux. On a un peu galèré pour rentrer, les gardiens devant l’entrée voulant nous soutirer un backshish pour nous laisser faire la visite!On est ensuite allé voir l’ancienne capitale bouddhiste millénaire Taxila avant d’aller faire un peu de cheval au bord d’un lac artificiel provenant de la construction d’un nouveau barrage. Le lendemain, je repartais déjà pour la France après ce mini break de 4 jours. Ce voyage fut super enrichissant pour moi et m’a redonné l’elan du voyage bien que je repartais un peu frustré de ne pas avoir pu visiter les montagnes au nord ni le port de Karachi. Mais je ferai mon retour ici dès l’été revenu...



vendredi 6 avril 2018

201803 Pakistan Part 2 Islamabad and Hussain wedding


4:30 de trajet pour arriver a Islamabad. Cette ville n’a pas vraiment d’histoire. Elle a été créée dans les années 70 pour devenir la capitale du pays et ne possède que 350,000 habitants, ce qui lui rend une taille plus humaine et beaucoup moins bruyante et polluée que Lahore. Je logeais dans une guesthouse que m’avait conseillé Hussain avec d’autres membres de sa famille: oncles, cousins and co. La famille d’Hussain est majoritairement originaire de Karachi bien que sa mère ait grandi ici. Les mariés se sont connus par l’intermédiaire d’une des tantes qui les a mis en contact et n’ont échangé que des messages online avant de prendre la decision de se marier. La mariée a 23ans et 4 autres soeurs dont une jumelle! Côté Hussain, il vient d’une famille de militaires. Son pere était docteur dans l’armée de l’air et de nombreux hauts gradés étaient présents a l’événement. Il y avait plus de 300 convives et le mariage s’étalait sur 5 jours! L’avant dernière soirée était organisée par la famille de la mariée et tout devait se faire dans les convention locales. Marie Josée et moi-même avons été tres bien reçus par tout le monde. Les gens étaient ravis de voir des personnes d’autres continents ayant, et je reprend leurs mots, traversé les oceans pour un tel événement.
J’ai notamment fait la connaissance de Maisan Ali, un cousin d’Hussain, qui est major dans l’armée de l’air et qui a combattu farouchement les talibans. J’ai eu le droit a de sacrées anecdotes! Beaucoup de personnes m’ont proposé leurs aides et/ou contact pour mon prochain voyage que je souhaite organiser cet été dans les montagnes au nord du Pakistan. Ce projet commençait a vraiment prendre forme.
Pas d’alcool ni de danse dans ce mariage mais en revanche, des séances photos a n’en plus finir, tout le monde voulant son cliché avec les magnifiques mariés. Le soir de cet event, les mariés ont pu profiter de leur toute 1ere nuit a l’hôtel!
Le lendemain, on est parti sur les hauteurs d’Islamabad au sommet des Margallah hills où avait été placé un énorme restaurant en plein air d’où l’on avait une vue imprenable sur toute la ville.
Le soir, rebelote, sauf que cette fois-ci c’est la famille d’Hussain qui organisait cette dernière soirée de clôture. Le pere d’Hussain avait pu utiliser son réseau dans l’armée pour louer la salle des fetes réservée a l’Armée de l’air. Hussain habitant désormais aux US, a Houston, il allait demander pour sa femme un visa aux autorités américaines qu’il espérait obtenir dans les 2 mois, avant qu’elle ne puisse le rejoindre.
De mon côté, et grace aux précieuses informations que je récoltais de ci de là parmi les convives, je préparais un trip le lendemain pour Peshawar...

201803 Pakistan Part 1 Lahore


Depuis que j’avais rencontré Hussain en Australie, notamment lors de la visite de Frayser Island sur la cote Est, on s’était dit en se quittant que je le rejoindrai une fois qu’il irait au Pakistan. En effet, Hussain est d’origine pakistanaise bien qu’habitant a Calgary au Canada. Quand il m’a annoncé en fin d’année dernière qu’il allait se marier à Islamabad et qu’il m’y invitait, je n’ai pas hésité longtemps. Rdv était pris pour le 22/23 mars pour 2 jours de cérémonie.J’ai réussi a me dégoter un vol quasi direct pour Lahore, 2eme ville du pays avec 15millions d’habitants (contre 25 pour Karachi).
Dès mon arrivée au pays, j’ai tout de suite était frappé par la quantité des forces de l’ordre: des militaires aux rangers en passant par des services de police de toute sorte. Il faut savoir que le pays contient 200 millions de personnes dont 7 millions sont dédiés a l’armée. Et il faut bien ca pour faire un minimum de contre poids face a leur meilleur ennemi, l’Inde, mais je reviendrais sur ce point. Il y avait des checks points un peu partout, la sécurité avait l’air d’être au maximum et on voyait des mitraillettes et ak47 a quasi chaque carrefour.
Je m’étais réservé un lit dans une modeste auberge de jeunesse, Lahore backpackers, la seule de la ville. J’y ai retrouvé Marie Josée, une autre invitée d’Hussain, provenant de Montréal, et qui voulait également visiter un peu le pays avant le mariage. Il faut savoir que le tourisme est quasi inexistant ici au Pakistan et encore plus difficile pour une femme seule.
On a fait un tour avec Sajjad, le proprio de l’auberge de jeunesse afin de voir le Great Minaret, tout premier monument créé après la Partition, célèbre événement qui a vu en 1947, lors de la déclaration d’indépendance de l’Inde vis a vis de l’Empire britannique, la scission de cette région en 3. L’Inde prenait son indépendance mais lâcha en route 2 territoires, l’actuel Pakistan et le Bangladesh, principalement de religion musulmane, afin d’éviter de nouveaux heurts.
On est passé près d’un temple Sikh avant d’aller visiter la Grande Mosquée de Lahore, pouvant contenir plus de 100.000 personnes. Le fort jouxtant la mosquée avait été créé par la même famille que celle qui a imaginé le Taj Mahal a Akra et effectivement on pouvait y voir quelques ressemblances, toute modestie gardée.
Apres avoir largement profité de la nourriture locale dans des petits bouibouis, en mode street food, on a filé a la frontière avec l’Inde, en fait le seul poste frontière terrestre ouvert entre les 2 pays, appelé Wagah border. Cet endroit ne laisse passer qu’un seul bus par jour! En revanche, vous avez une cérémonie quotidienne tous les soirs assez spéciale. Des tribunes ont été construites des 2 cotés de la frontière et a priori proportionnelle a la taille du pays, soit 1000 places côté pakistanais et 10,000 côté indien. Il y a bien une poignée de mains entre les 2 officiers des armées mais on sent bien que le conflit qui les gêne depuis des décennies est toujours bien présent dans les esprits, a savoir la possession de la région du Cachemire. Aujourd’hui appartenant a l’Inde alors qu’elle est en grande majorité de confession musulmane.
Le soir venu, j’ai pu faire la rencontre des autres voyageurs de l’auberge et a mon grand étonnement, il y avait principalement des femmes! 2 venaient de Grèce, travaillant a l’accueil de refugiés sur une des iles proche de la Turquie. Elles m’ont expliqué que 80% des réfugiés étaient d’origine pakistanaise, fuyant leur pays pour divers raisons, mais probablement dans l’espoir d’un avenir meilleur plus que des raisons de réfugiés politique. J’ai également fait la connaissance d’un Suisse qui venait d’Iran et qui pensait peut être aller ensuite en Afghanistan. Quasi tous les voyeurs ici étaient des tours du mondiste assez chevronnés qui en avaient pour au moins un an. Ca m’a donné l’envie d’explorer peut être un peu plus les autres pays de la région sur un prochain voyage...
Le soir venu, je suis allé acheter une simple bouteille d’eau au shop du coin, 60 roupies, soit 0,50€. Je n’avais pas de monnaie et lui ai donné un billet de 5000 roupies (soit 35€), le plus gros billet qui existe. Ce dernier a rapidement fait disparaître le billet et m’a rendu la monnaie sur 1000. Je n’y ai pas prêté attention sur le coup et ai cru lui avoir donné un billet de 1000 roupies. Quelques heures plus tard, je me suis aperçu de mon erreur en voulant payer le tour de la journée. Sajjad a appelé le responsable de la boutique et incroyable, une heure après, j’avais mes 4000 roupies manquant qui m’étaient rendus: assez rare pour le noter! Ce n’est d’ailleurs pas la 1ere fois que j’ai eu ce genre de bonnes experiences dans un pays musulman (voir post Palestine).
Un groupe de touristes est venu pointer le bout de son nez a l’auberge et ils ont demandé a Sajjad s’il pouvait leurs trouver une bouteille de vin. Bien que Sajjad n’est jamais bu d’alcool ni même vu a quoi ressemblait du vin, il a appelé un de ses contacts qui lui a dégoté une mixture dans une petite bouteille de whisky. Il faut savoir que l’alcool est totalement interdit ici au Pakistan et qu’il a du galerer pour en trouver et même prendre des risques. Il n’a pas été récompensé de ses efforts, les touristes s’etant bien sur plaint qu’il ne s’agissait pas de vin mais d’un alcool douteux mélangé avec de l’eau: mdr!
Le lendemain, on a quitté la mégapole et son infernal bruit de fond assourdissant, pour aller faire un tour en pleine campagne. Des gens simples vivant des produits de la terre. Super dépaysant. Entre les plantations d’arbres fruitiers ou de plans de fraises, il y avait toujours de la weed qui poussait toute seule: assez incroyable! On a pu profiter des goyaves et oranges locales du verger et même testé une fabrication locale d’alcool, quasi a 90°, avant de repartir a la station centrale de bus, direction la capitale Islamabad.