Rechercher dans ce blog

samedi 31 octobre 2015

201510 Tdm6 E02 Jamaica Part 6: Blue Mountain Peak


Apres près d'une semaine passée a Kingston, on monta une petite équipe pour aller gravir le Blue Mountain Peak, le plus haut sommet de Jamaique. Outre Alex (le danois) et Keyva, un couple d'amis de Keyva se joignit a nous, Peter un rasta local et sa copine allemande. Il y avait bien 3h d'approche en voiture a travers la dense jungle jamaïcaine. A un moment, on a du laisser là la voiture et finir a pied tellement la route était raide et en mauvais état. On nous a bien proposé de nous y emmener en 4x4 mais vu le prix de touristes qu'ils nous ont annoncé (environ 50$ pour 4 miles), on a préféré les faire a pied. J'avais aperçu un raccourci qui évitait un lacet bien qu'un peu pentu. On s'y engagea tous sauf Keyva mais il se révéla plus difficile pour certains comme Peter a qui j'avais du prêter mes snikers, lui pensant qu'il allait faire l'ascension en sandale ou pieds nus! Au débouché du raccourci, on avait déjà perdu Keyva, introuvable. On mis bien 2h avec un finish a la frontale, a rejoindre la guesthouse qu'on nous avait conseillée, tenue par des rastas. Quand on est arrivé, le proprio Jay B était juste stone et impossible de le comprendre. Encore heureux que ses fils sont arrivés pour nous arranger une accommodation. On était en plein milieu des plantations de café et la nuit fut fraiche. Mais l'on pouvait déjà distinguer la mer du haut de ces hauteurs. Au final, hormis Alex et moi, tous les autres prefererent abandonner le lendemain matin et rebrousser chemin pour repartir sur Kingston. 
La première moitié de la montée se passa tranquillement sur un chemin assez bien dégagé bien que sous un bon soleil de plomb. Vu que j'étais le seul a avoir un gros backpack, je me tapais près de 20kg sur le dos (ie:le matos pour 2!). La 2eme partie en revanche était beaucoup plus raide et on utilisa de nombreux shortcuts pour couper les interminables lacets. On mit 4,5h pour atteindre le pic où nous étions bien sur tout seul: le paradis!
On était arrivé une bonne heure avant le coucher de soleil, ce qui nous laissa suffisamment de temps avant la tombée de la nuit pour monter notre campement et surtout collecter du bois en se servant allègrement des restes de la toiture d'une maison abandonnée qui avait probablement fait office de refuge dans une autre vie. La nuit venue, on aperçut dans une vallée dans le fond du décor, quelques lumières s'allumer, puis de plus en plus jusqu'a qu'on comprenne qu'il s'agisse en fait de Kingston! le ciel étoilé fut splendide et grace au feu de bois, on put rester l'admirer près de 2 heures avant d'aller se coucher. On nous avait prévenu d'une pluie de météorites cette nuit là mais vu qu'on n'avait pas l'heure précise de passage, on ne spotta rien du tout si ce n'est une ou 2 étoiles filantes...
Le lendemain matin, le sommet était pris dans un brouillard épais mais fuyant. On réussit a voir le lever de soleil au dessus de la mer de nuages lors de brefs éclaircis. L'ambiance était particulièrement mystique et on se serait cru parfois aux portes du Paradis...
La descente se passa "presque" sans encombre jusqu'a ce que je dise a Alex lorsqu'il entreprit de prendre un raccourci, que j'allais prendre la route normale et qu'on s'attendrait a la prochaine jonction pour voir le nombre de temps que l'on économisait en passant par les bush. En réalité, Alex n'avait pas emprunté un raccourci mais un autre chemin qui devait mener complètement ailleurs. Je m'en suis aperçu au bout de 10 bonnes minutes quand je voyais que le chemin principal ne rebiquait pas en dessous du raccourci. Du coup, je me suis dit que j'allais l'attendre a mi chemin au Portland Gap. Malheureusement, je fis de nouveau une erreur en empruntant moi-même un autre raccourci que j'étais persuadé avoir pris lors de la montée également. Apres 15' de descente assez raide, je me rendis compte que j'allais sur un autre versant de la montagne et fis demi tour. Je mis bien 25' a revenir sur mes pas avant de retrouver le chemin principal. Je continuais a descendre mais en mode un peu panique vis a vis d'Alex. Que devrais-je faire si je ne le trouvais pas au Portland Gap...l'attendre pendant des heures? Revenir sur mes pas et prendre le raccourci qu'il avait emprunté afin de vérifier s'il ne s'était pas tordu le coup le long de la falaise? Ou partir jusqu'a Kingston et espérer qu'il y soit également? Je mis une bonne heure a atteindre Portland Gap et j'y retrouvais Alex qui m'y attendait: quel soulagement! Ce dernier avait rebroussé chemin après s'être aperçu qu'il avait pris un mauvais raccourci et avait sans doute du me passer lorsque j'avais emprunté le mien! Quelle histoire...
En tout cas, 2 morales a cette mesaventures: 
- ne jamais se separer quand on est que 2 dans la montagne!
- ne pas prendre de shortcuts hasardeux a la descente! A la montée, ça ne pose pas de problème car on voit a peu près où est le sommet et on peut se repérer. Par contre, a la descente, il peut y avoir des multitudes de chemins allant un peu partout.

Revenus près des plantations de café, on eu la chance de retrouver une vieille cliente rasta anglaise que l'on avait rencontrée au Reggae Hostel de Kingston. Cette dernière avait booké un 4x4 pour redescendre directement jusqu'a Kingston: la bonne samaritaine! Je pense que sans elle, on ne serait probablement pas revenu avant la tombée de la nuit. 
Du coup, on essaya d'aller a un concert de reggae sur les hauteurs de Kingston, du groupe Chronixx. Mais malheureusement, arrivés a l'entrée, les tickets étaient sold out. 

De mon cote, je m'envolais déjà le lendemain matin super tôt et quittais la Jamaique après 3 semaines géniales passées ici. Vraiment un beau pays plein de diversités, de contrastes et un rythme de vies et des gens qu'on ne côtoie nulle part ailleurs. 
J'avais prévu de faire ensuite la Basse Californie mexicaine mais les connexions aériennes a partir de la Jamaique étant extrêmement limitées, je décidais finalement de changer de plans et me faire une halte a Puerto Rico, le berceau du Reggaeton et du Meringue...




dimanche 25 octobre 2015

201509 Tdm6 E02 Jamaica Part 5: Kingston


Apres avoir retraversé l'intérieur de l'ile, très montagneux, j'ai rejoint la capitale Kingston et me suis pausé a l'auberge Reggae Hostel. L'ambiance y était sympa et le turn over suffisamment important pour qu'on ne s'y ennuie pas. On a constitué un petit groupe avec un couple de français Virginie et Remi, agriculteurs originaire du Sud Ouest, Alex, un danois faisant le tour des Caraïbes, ainsi que Keyva, une jeune fille originaire de Trinidad Tobago qui vivait ici depuis 8ans. Avec la voiture de cette dernière, on est allé visiter la plage de Hellshire Beach, purement locale et desesperement vide en jour de semaine. Les installations étaient des plus primaires et l'eau pas forcement cristalline mais on était surtout venu pour déguster des fruits de mer. On a eu de la chance de tomber sur une petite embarcation de pécheurs qui avait non seulement a son bord de fraiches langoustes encore vivantes qu'on s'est empressé de dévorer mais aussi 2 énormes king crabes que l'on a ramené a l'auberge pour les cuisiner, non sans mal vu la dureté de leur carapace.

Kingston de jour n'a pas grand chose a offrir si ce n'est la maison du roi du reggae Bob Marley. En revanche, de nuit, c'est une vraie fourmilière et ce quelque soit le jour de la semaine. On s'est fait un concert de reggae mais plutôt fade avant de finir dans un after de dancehall où les locaux dansaient en crew sur le dancefloor avec un "brailleur" pour chauffer la place: impressionnant!
Le dernier soir de nos 2 français, ces derniers nous ont régalés par des crêpes "presque" françaises (la farine manquant, ils les ont fait a partir de tortillas!).Le reste du groupe, on filait pour une expédition sur les blues mountains, le massif le plus élevé de Jamaique et essayer d'y atteindre le peak situé a un peu plus de 2400m...




vendredi 23 octobre 2015

201509 Tdm6 E02 Jamaica Part 4: retour a Mobay

Je serai bien resté plus longtemps a San Antonio mais avec mon crâne ouvert, j'ai préféré suivre Alex et retourner a un endroit connu, en l'occurence l'auberge du Bird's Nest afin de m'y reposer. Un ouragan sévissait un peu plus au nord des Caraïbes et on a eu le droit a l'après hurricane, c'est a dire de fortes pluies qui tombaient telles des déluges sans prévenir. Et de mon cote, j'avais eu la bonne idée de monter ma tente dans le jardin de l'auberge, afin de diviser la note de l'hébergement par 2 ainsi que d'avoir un peu plus d'intimité que dans un dortoir. On s'est adonné a d'idiots jeux de plateaux allemands mais qui faisaient bien passé le temps et qui se sont finalement avérés assez rigolos. Je m'étais dégoté un foulard pour cacher ma plaie du soleil et je ressemblais a un pirate quand je le portais ce qui ne dénotait finalement pas trop dans cette ile des Caraïbes! J'ai vraiment pu apprécier le temps ici, un peu comme une pause dans cette folle course que j'ai entrepris a travers notre belle planète bleue. On est allé voir les lumières fluorescentes provoquées par du plancton dans un lagon. Assez joli mais rien de spécial par rapport a ce que j'avais pu voir au préalable en Asie du Sud Est. On s'est aussi fait des sorties le soir mais je n'ai jamais trouvé cette ambiance purement jamaïcaine avec du son reggae ou dancehall. Il fallait probablement que j'atteigne la capitale Kingston pour cela...





dimanche 18 octobre 2015

201509 Tdm6 E02 Jamaica Part 3: Port Antonio & le blue lagoon


Presque 4h de trajet pour rejoindre Kingston de Treasure Beach en voiture privée. Je n'ose même pas imaginer si j'avais tenté en route taxi...a peine arrivé a l'auberge, le Reggae Hostel, je retrouvais Alex, le Germano ghanéen de Birds Nest a Mobay qui etait venu passer le we ici. Il me proposa de partir de suite pour San Antonio où il devait voir un autre allemand qui venait de monter son auberge de jeunesse depuis a peine un an. Je me suis retapé 3h de route mais cette fois-ci, en rote taxi, avec en prime mon gros sac sur les genoux tellement le minibus était bondé. 

Le proprio de l'auberge, Germanica, est venu nous chercher pour nous amener dans ce nid, une grande maison posée au sommet d'une montagne et qui dominait toute la baie de Port Antonio. Il avait mis 6 mois a dégoter cette maison et 6 de plus a la retaper avant que sa femme puisse se pointer dans un endroit convenable. Un bel exemple a suivre dans le projet que j'avais en tête de monter une auberge de jeunesse.
Par contre, au niveau clientele, j'etais quasi le seul non allemand, le proprio ayant eu la chance d'avoir un reportage tv sur son aventure en Allemagne, cela a fortement concentré sa clientèle.
On est allé faire un tour le lendemain au blue lagon, un endroit assez special d'un bleu de toute beauté dont les eaux sont parfois fraiches et parfois chaudes dues a des sources d'eau chaude qui s'échappe par le fonds. J'ai voulu aller voir ce fameux fonds mais ce n'est qu'après que j'appris que ce dernier allait jusqu'a 70m. J'avais juste avec moi ma paire de lunettes de piscine mais ces dernières ne me permettaient pas de dépasser 5m a cause de la pression qu'elles exercent sur le visage et l'impossibilité de décompresser. Du coup, après plusieurs essais, j'ai entrepris de toucher le fonds en ne prenant que mon pince nez et mon ordinateur. Le pince nez me permet de ne pas avoir a utiliser la main pour décompresser ce qui me donne une plus grande vitesse a la descente. Vu qu'il faisait noir des 7/8m, j'avais parametré un bip tous les 5m sur mon ordinateur. J'ai entendu le 1er bip, puis le 2eme bip, et alors que je finissais un mouvement de brasse avec mes mains et que j'étais en pleine glisse, ma tête heurta violemment un rocher. Le choc fut extrêmement violent et j'eus peur de perdre connaissance sur le coup. Mes pieds touchèrent le sol qui n'était que vaseux, comme si il n'y avait qu'une seule pierre et que par malchance, je l'ai prise en pleine poire! J'essayais de rester calme et de passer outre le choc afin d'entamer ma remontée sans trop consommer d'oxygène. A peine a la surface je vis Alex qui criait avec effrois dans ma direction. Je sentis le sang perler du haut de mon crâne et dégouliner le long de mon visage. La plaie était assez sévère et Alex m'emmena directement voir un docteur allemand qui officiait a Port Antonio. J'eus le droit a 3 points de suture et un bon gros pansement sur le haut du front. Pas très pratique pour passer inaperçu dans les rues et en plus interdiction d'aller dans l'eau pendant au moins une semaine! Avec le recul, je crois que je m'en suis tout de même bien tiré car j'aurais pu tomber dans les pommes et me noyer a cette profondeur sans que personne ne puisse me secourir.
Du coup, je ne m'éternisai pas trop a Port Antonio et je repartis le jour même en compagnie d'Alex direction Mobay et le Bird Nest. J'avais fait le tour de l'ile en 4 nuits!!!





jeudi 15 octobre 2015

201509 Tdm6 E02 Jamaica Part 2: Treasure Beach & the Ganja plantation


J'avais quitté Negril parce que je trouvais ça a un peu trop surfait et américanisé mais surtout complètement vide. Treasure Beach fut pire en terme de fréquentation: il n'y avait tout simplement pas un rat ici! On m'avait vanté la beauté de la plage mais celle de Negril était sans hésiter 100 fois plus jolie. En revanche, au niveau authenticité, j'avais l'impression que l'endroit avait été assez préservé. Il faut dire qu'il faut se le taper le chemin en route taxi. J'ai du faire 4 changements et y ai passé une bonne partie de la journée. Je me suis dégoté un petit bungalow avec vue sur mer pour 20US$/nuit. Il y avait un petit bar de plage tenu par des rastas et j'ai fait la rencontre de 2 allemandes et une norvégienne sur place. Du coup, un des rastas nous a proposé d'aller visiter une plantation de la spécialité locale: la ganja! La culture de l'herbe n'est pas autorisée et les "agriculteurs" peuvent en prendre pour 10 ans de prison mais en réalité, les policiers ont l'air assez coulant sur le sujet. Les champs sont quand même cachés de la route et les agriculteurs d'herbe se font discrets. Néanmoins, ça ne leurs a pas posé problème de nous faire le tour de la plantation et de nous montrer comment ils processaient leur culture.

Dans l'après midi, je réussis a dégoter un tour en compagnie de Francesca, une jeune italienne, sur le Pelican Bar, un bar posé au milieu de l'eau sur pilotis. On a eu toutes les peines du monde a trouver un local qui veuille bien nous y emmener. La plupart du temps, les capitaines de bateaux demandaient trop chers et quand on en trouva enfin un a un prix correct, ce dernier essaya de remplir son réservoir d'essence mais il était trop court pour pouvoir assurer l'aller/retour et la station d'essence la plus proche était a 30' de route. On réussit au final a trouver un mec qui nous emmena en voiture jusqu'au plus proche du pélican bar et il ne restait plus que quelques centaines de mètres a parcourir en bateau. Alors qu'on allait se baigner près du break où le fond ne dépassait pas 50cm, j'aperçu 3 ailerons de requins qui surmontaient les vagues a a peine 3 mètres de moi. Bien que je suis un habitué des requins en plongée sous-marine, j'ai eu une toute autre sensation lorsque ces ailerons passaient tout près de nous, disparaissant sous l'eau avant de réapparaître quelques secondes plus tard: un vrai remake des dents de la mer. Je vous laisse imaginer la couleur de Francesca qui n'en avait jamais vu de sa vie! 
On a eu la chance de voir le coucher de soleil du Pelican Bar mais surtout la lune qui avait une couleur spéciale aujourd'hui: il s'agissait d'un soir d'éclipse de blood moon.
Au retour, il m'est arrivé une petite péripétie: après être descendu de la voiture du chauffeur, j'ai cherché mon téléphone portable mais impossible de le trouver. J'étais sur de l'avoir oublié sur la banquette arrière du taxi. Je demanda a la gérante du bar où le taxi m'avait déposé. Elle me donna le nom du chauffeur mais refusa de me donner son no ou de m'en dire plus, prétextant qu'elle ne voulait rien a voir a faire avec ce genre d'individus. Je me suis baladé dans les ruelles du village et demandai a tout le monde s'ils avaient le no du chauffeur de taxi. Et c'est là que je me suis aperçu le problème de la ganja: quand tout va bien, c'est cool et tout le monde est peace. Mais des qu'il y a une urgence a gérer, vu que tout le monde est défoncé, il n'y a plus personne pour vous aider. J'ai mis une bonne heure avant de réussir a contacter le chauffeur après avoir ameuté la moitié du village. Le mec s'est pointé avec sa voiture mais pas de trace de mon portable. Le mec m'avait l'air assez honnête. Il me proposa de passer a l'hotel de Francesca pour voir si ce n'était pas elle qui l'avait pris par mégarde. Arrivés dans son resort, je réussis a la faire venir mais elle n'avait pas mon téléphone. En revanche, c'était la seule qui avait mon no de téléphone jamaïcain et en appelant, je sentis mon sac a dos vibré: le téléphone était resté planqué dedans!!
Le lendemain matin, je partais déjà plus a l'est, en compagnie d'un américain que j'avais rencontré la veille pendant ma galère au bar et qui partait justement en voiture pour la capitale Kingston...

lien vers la vidéo Treasure Beach


samedi 10 octobre 2015

201509 Tdm6 E02 Jamaica Part 1: Mobay & Negril


Passer de la Russie a la Jamaique m'a fait faire un grand saut, presque comme passer d'une planète a une autre! Je me suis arrêté entre les 2 a Bruxelles une nuit et en ai profité pour voir mes 2 potes Johann et Abs ainsi que leur famille respective. J'ai aussi fait un stop chez un orthopédiste qui m'a tout simplement donné des antidouleurs pour mon mal de dos.

La saison en Jamaique va de novembre a avril et est alors remplie de touristes americains. Pas plus mal que j'y sois donc hors saison. En revanche, il n'y avait pas grande monde a l'auberge de jeunesse où j'ai posé mes valises: seulement 2 clients qui partaient le lendemain. Encore heureux que je suis tombé sur un super mec, Alex, un germano jamaïcain, qui bossait là comme volontaire. La guesthouse, The Bird Nest, était a l'écart de la ville de Montego Bay (la 2eme plus grande après Kingston) sur une colline qui dominait la mer. Il y avait une piscine et tout le confort qu'il fallait. C'est une allemande, Julia, qui avait monté cet endroit et elle tenait en prime le seul kite centre de toute la Jamaique. Malheureusement il n'y eut jamais assez de vent pour que je puisse rider. Julia avait négocié l'accès a une plage privée tenue par un énorme resort, La Palmera, qui avait été construit il y a 10 ans mais n'avait jamais été ouvert, le gérant étant parti avec la caisse! La plage était de toute beauté avec une eau turquoise magnifique a 30°c, du sable fin et même une piscine pour se relaxer, tout ça avec pas une âme qui vive autour: le pied!
Le second soir, on s'est fait une petite sortie avec Alex au Margaritaville, un bar posé au dessus de l'eau et j'ai pu tester mes premiers whine, la danse locale qu'utilisent les locales pour se trémousser sur des sons de dancehall. 
Le lendemain, je partais déjà pour Negril, sur la cote ouest. L'endroit put le touriste américain mais Negril dispose d'une longue plage de 10km de sable fin avec de l'eau transparente de toute beauté. J'étais de nouveau seul dans la guesthouse que je me suis trouvé a Negril et ai décidé de partir des le lendemain pour un peu plus d'authenticité du cote de Treasure Beach, censé être le dernier endroit de Jamaique pas encore touché par le tourisme...