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jeudi 24 septembre 2015

TDM6 201509 Moscow 30s Andreï birthday


Pas tout a fait sur ma route pour démarrer ce dernier tour mais ça me faisait plaisir de revoir Andreï. Il m'avait invité l'année passée et je n'avais pu venir donc c'était la bonne occaz cette année pour ses 30 ans! 
Je me suis trouvé un petit studio sympa dans le quartier 1905 et ai retrouvé mes 2 Dimitris ainsi qu'Andreï pendant la semaine. Le temps était au beau fixe et Moscou est une ville agréable quand il fait beau. 
Andreï avait privatisé le premier étage d'un énorme restaurant, ancienne usine tout en brique qui avait été retapé. Un endroit somptueux et il nous a bien reçu: alcool a volonté. La plupart des hommes russes ont très vite été saouls avec le whisky.m! J'ai retrouvé Valerie, un autre pote de Kiev. Vraiment une bonne soirée, dans un autre style que les 30ans d'Anael fêté le mois précèdent mais cool aussi. Andreï a même eu le droit a un strip tease en plein milieu de ses invités.
Je finissais tranquillement ma semaine en allant courir chez les docteurs, mon mal de dos me faisait atrocement mal suite au saut que j'avais fait en Corse. J'ai du aller me faire une IRM avant d'aller dans un centre de massage chinois recommandé par la mère d'Andreï. Ils m'ont fait de l'acupuncture ainsi que des massages revigorants. 
Je ne m'éternisais pas plus en Russie et filais pour Bruxelles où je restais une nuit, le temps de passer voir un orthopédiste qui m'a prescrit des cachetons anti douleurs. J'ai pu voir Johann et sa progéniture ainsi que Abs et ses enfants. Que le temps passe!
Le lendemain, je m'envolais déjà pour le vrai départ de ce world tour n°6 qui commençait par Montego Bay en Jamaïque...



lien vers la vidéo 30s Andreï Moscow


mercredi 16 septembre 2015

201509 TDM6: le Planning

dernier tour que ce N°6 qui n'est autre que la 2ème partie du TDM5 que j'avais du arrêter en cours de route fin juin. Du coup, après 2 mois de "repos" en Europe, j'ai décidé de finir ce tour en le prenant dans l'autre sens: ça collait mieux avec les saisons puis j'avais un impératif en octobre: le cadeau d'anniversaire de mon 2ème neveu, Adrian, qui a décidé pour ses 12 ans d'aller apprendre à surfer a Hawaï. On aura mis plus d'un an pour y aller donc on y sera finalement pour ses 13 ans mais ça va se faire quand même. 
JE vais débuter ce tour par un retour à Moscou pour les 30 ans de mon pote russe Andreï, puis je changerai de continent pour la Jamaïque avant de passer voir ma soeur et ses enfants à Mexico. J'envisage sur place un petit tour en basse Californie avant de partir pour Hawaï donc en passant par Las Vegas. Adrian devrait ensuite rentrer seul et moi, je continuerai ma route du coté Pacifique avec probablement Tahiti, puis la Nouvelle Zélande et enfin le gros morceau qu'est l'Australie. Il y aura sans doute quelques iles comme Vanuatu, Fiji, Samoa and co au passage. Je rejoindrai ensuite la Papouasie Nouvelle Guinée puis traverserais par le Timor indonésien pour rejoindre l'Asie. Je pense finir aux Phillipines que je n'avais pas pu finir avec Cebu et Mindanao.
Joli programme que j'espère terminer en 6 mois environ avant de mettre un terme à ce grand tour démarré en janvier 2012 et de revenir aux "affaires"...

lien vers Planning TDM6




E2T 201508 Corse Part 4: le Cap Corse


Apres le canyoning de nuit, on est remonté par les terres jusqu'au nord. Un petit tour dans le désert des Agriates puis Anael et moi avons laissé le reste de la troupe prendre leur ferry a l'Ile Rousse avant d'aller se poser sur la baie de Saint Florent. On m'avait présenté l'endroit comme le St Tropez corse mais je n'ai rien vu de très excitant ici. C'était plutôt âgé et mort. Il faut dire qu'on était le 31 aout et que la saison touchait déjà a sa fin en Corse. Les vols retours sur Paris étaient tout de même hors de prix et j'ai décidé de repartir en ferry dans la voiture d'Anael jusqu'a Nice et de prendre un vol du continent. On a tout de même eu le temps de faire la moitié de la pointe Nord Est de la Corse appelée le Cap Corse.
Juste avant d'atteindre Nonza, après un lacet bien serré, on voyait la route creusée en bord de falaise qui plongeait droit dans la mer. On a tout de suite eu la même idée tous les 2: est-ce que ça saute? On est allé vérifier ça avec la corde de canyoning et il y avait plus de 25 mètres. On a longtemps hésité car ni Anael ni moi-même n'avions sauté au delà de 20 mètres. Mais sans d'autres repères, on a préféré renoncer et continuer notre route. Apres le charmant village de Nonza perché sur le toit d'un piton surplombant la mer, on s'est trouvé une magnifique anse de sable paisible avec de l'eau turquoise où se poser. On a ensuite continué le long de la route jusqu'a tomber sur le petit village en bord de mer de Centuri dont le port est de toute beauté. Alors qu'on était penard a siroter un bon mojito, on commence a engager la conversation avec un serveur local qui nous raconte que l'endroit où l'on s'est arrêté en bord de falaise fait partie d'un spot connu des locaux qui le sautent régulièrement et même tête la première en plongeon. Il nous expliqua qu'il y avait 2 sauts: un en bord de route a 28m et un autre de 36m juste a cote. Jamais eu de blessés, il fallait juste prendre son courage a deux pieds pour sauter. Il n'était alors plus question de reculer pour nous deux. Il nous avait complètement convaincu. On a rebroussé chemin pour revenir sur le spot. Il y avait une certaine angoisse qui montait tout de même dans la voiture rien qu'a l'idée de se jeter du haut de cette vertigineuse falaise dans le vide. De mon cote, l'équation était simple. Je m'étais dit "si Anael le fait, je le fais!". C'est donc Anael qui est allé se positionner en premier au bord du gouffre. Je suis descendu dans l'eau au point de chute pour vérifier la profondeur de l'eau et sécuriser son saut: presque 6 mètres de fond! Pas de vent. Toutes les conditions étaient réunies pour que cela se passe bien. 28 mètres, c'est assez impressionnant d'en haut mais vu que l'on sautait dans le grand bleu et que ce n'était pas confiné comme un saut de canyoning, la sensation était moins effrayante. En revanche, d'en bas, je ne voyais Anael qu'en tout petit! Il a sauté et j'ai pu entendre un double impact dans l'eau. Le corps prend tellement de vitesse a cette hauteur que les jambes se transforment en guimauve et si on ne se raidit pas fortement a l'impact, elles ne freinent pas le reste du corps. Du coup, vu qu'Anael n'était pas tout a fait droit, le second impact avec l'eau fut son fessier! Ce fut si violent que sa combi se déchira de bien 20 cm au niveau du cul. Anael était ok même s'il avait pris cher et se plaignait des fesses! Les premiers mots qu'il eut furent "ne le fais pas, c'est trop haut!" De mon cote, s'il avait sauté, pas question de reculer. J'ai pris position et Anael n'arrêtait pas de me crier "gaines un max tout ton corps". Moi j'étais plus focusé sur le fait de bien finir droit comme un "i" avant l'impact. J'ai mis quelques dizaines de secondes avant de sauter. J'avais quand même une sacrée appréhension. J'ai alors regardé au loin le magnifique panorama qui s'offrait a moi et ça m'a permis de me calmer et de prendre mon impulsion. J'avais prévu de me mettre en position du gorille en mode freeze, toute nouvelle position que m'avait apprise Boris lors des 2 derniers canyoning mais après quelques mètres de chutes, j'ai senti que mon corps allait partir de cote si je ne bougeais pas et j'ai commencé a faire ce qu'on m'avait appris par le passé: le petit oiseau qui bat des ailes pour rester bien droit. Je me suis tout de même correctement tendu en "i" juste avant l'impact. Vu la vitesse que j'avais prise, je sentais que ça allait taper fort. A l'impact, je n'ai pas du tout penser a gainer mes jambes en mode béton armé et du coup, elles se sont complètement écrasées, la partie allant de mon pied au genou se pliant carrement a l'horizontale sur l'eau comme si je m'écrasais sur de la pierre. Du coup, ça m'a déséquilibré le haut du corps qui s'est mis encore plus de travers juste avant le second impact qui fut au niveau du milieu de mon dos. Je parle ici de quelques dizaines de centimètres, pas une grosse faute en soi et je suis tout de même rentré assez droit mais a cette hauteur/vitesse, la moindre erreur est décuplée et peut se transformer en catastrophe.
J'ai instantanément ressenti une douleur intense dans la colonne et j'ai même cru pendant un moment qu'elle s'était tout simplement coupée en 2. Hormis ça, tout allait bien et avec l'adrénaline, Anael tout comme moi, on est remonté tout gaiement et fier comme des gardons de notre exploit!
On a fait la route jusqu'a l'ile Rousse et c'est au resto, quand nos muscles se sont refroidis que l'on a tous les 2 ressenti les contre coups du choc. Anael avait du mal a marcher droit et moi je me tenais la colonne et avais l'impression que quelque chose s'était déplacé. Je sentais une énorme bosse sur l'épine dorsale de ma colonne vertébrale. 
Il était tard et on n'avait pas d'autres choix que d'aller dormir. On s'est trouvé un bon spot de gitans sur un parking en bord de mer et on s'est écroulé juste après avoir monté la tente. 
Je n'avais qu'une nuit a Nice avant de prendre mon avion retour et on est allé se faire un petit tournoi au casino de la ville: 120€ en freeze out deep stack 15000 jetons. Une quarantaine de joueurs. Ca ne jouait quasi que les grosses cartes et malgré quelques mauvais coups, j'étais bien a la table jusqu'a qu'une russe ne me destack sur un bad beat: too bad! Et Anael ne fit guère mieux...on est rentré tout fourbu comme 2 gros tocards.

Voilà comment mon petit trip corse prenait fin après tout de même de sacrées aventures, toujours aussi crazy avec ce sacré Anael. Je m'envolais pour Paris et devais préparer mon nouveau et dernier tour du monde: le 6eme autour de l'Oceanie!




vendredi 11 septembre 2015

E2T 201508 Corse Part 3: Canyoning et croisière voilier


Me revoilà dans la civilisation après le GR20 où je retrouve Anael et ses potes, Boris, JB, So, Aurel et Vero a Ajaccio. L'idée était de louer un voilier a plusieurs et de se faire une partie de la cote sud. 

Mais on a tout d'abord commencé dans les terres par du canyoning, une spécialité d'Anael et Boris qui pourraient ouvrir leur propre école. 4 autres personnes se sont d'ailleurs greffées au groupe, principalement des "parapenteux" ce qui a finalement rendu le groupe un peu lent lors de l'approche (où le groupe d'est d'ailleurs splitté en 2) ainsi qu'a la descente où les rappels prenaient du temps. Le site était tout de même grandiose. Normal, on était retourné aux aiguilles de Bavella!
On avait prévu de faire du kite mais pas un seul jour de vent suffisant pour sortir les ailes: too bad! Du coup, on s'est remis un petit canyoning avec Boris et JB près de Propriano pendant qu'Anael lui sautait en parachute. J'étais d'ailleurs censé sauter avec lui mais bien que j'ai validé ma PACS (niveau 1), ces derniers ne m'ont pas laissé sauter et voulaient que je repasse une journée de formation théorique pour me remettre a jour ses nouvelles normes. Plus la licence annuel obligatoire et le certificat médical, je m'en serai tiré a près de 500€ le saut alors que j'étais censé pouvoir sauter pour 35€/saut avec le niveau 1!
Le canyoning ne m'a pas trop réussi. Sur un saut de 13m, mon casque n'était pas assez serré et avec le choc dans l'eau, la lanière du casque est remonté le long de mon visage et a entrainé ma levre supérieure avec elle ce qui a sectionné le frein entre les gencives et la lèvre. Impressionnant mais rien de grave malgré tout. 
La croisière fut assez courte. Seulement d'eux d'entre nous avaient un permis bateau, Anael et Boris mais c'est surtout sur ce dernier que tout reposait, notamment les manœuvres pour entrer/sortir du port d'Ajaccio. La manœuvre pour hisser les voilez nous prit du temps aussi la 1ere fois mais au bout d'un moment, avec un bon travail d'équipe, ça fonctionnait bien. Le premier jour a été très houleux, avec de grosses vagues qui faisaient bouger le bateau dans tous les sens. J'ai tout de suite été vert des la sortie du port jusqu'a notre mouillage  fin de journée près de Propriano. Les autres jours ont été plus calmes et on s'est adonné au free dive. Nous avons posé le pied sur les iles sanguinaires et découvert le jolie phare qui les dominait.
La croisière prenait déjà fin après 3 jours somptueux passés en mer. On est reparti dans les terres faire un canyon près de Bocognano de nuit. J'étais le seul a ne l'avoir pas fait de jour et ça surprend quand il faut sauter dans le noir sans trop savoir a quoi s'attendre en dessous! Mais l'expérience fut plutôt amusante et rafraichissante.
Le reste du groupe repartait sur le continent et je suis resté en compagnie d'Anael pour visiter la pointe nord est: le Cap Corse




E2T 201508 Corse Part 2 le GR20 Sud


Le GR20 du Sud s'est révélé complètement different de la partie nord. Un peu plus de "roulant" comme disaient certains marathoniens que j'ai croisés ici et là. C'est vrai que ça montait moins a pic et moins longtemps mais en fait, vu que j'ai gardé le même rythme, a savoir marcher du lever au coucher, je doublais quasi toutes les étapes voir les triplais. Et vu qu'il fait plus chaud dans le sud car moins d'altitude, je ne sais pas si j'ai gagné au change au point de vu de la fatigue! J'ai atteint le plateau de Foci di Plati après une longue ascension mais quelle vue arrivé au sommet. Je pouvais voir la cote est de la Corse plongée dans la mer et également la cote ouest. Le refuge di Prati etait idéalement placé et était le seul endroit pour se ravitailler en haut mais après avoir fait le point, et bien que la nuit allait tomber, j'ai tout de même poursuivi ma route pour rester fidèle aux bonnes habitudes que j'avais prises, a savoir ne pas dormir en groupe.

Le lendemain, je rattaquais la descente et c'est la première fois que j'ai commencé a ressentir des douleurs dans les genoux. Ils sont tellement tapés lors des centaines de descentes que j'ai effectuées ces derniers jours et en plus avec une surcharge de 25kg en plus.
J'ai fait une très longue journée pour finalement m'arrêter aux pieds des aiguilles de Bavedda: le "highlight" du GR20 du sud...



J'ai traversé les aiguilles par la voie alpine et je m'attendais a un peu plus d'escalade, mais le GR20 reste un chemin de rando, bien qu'a certains passages, il fallait s'aider de chaines pour passer. Le site est assez grandiose avec des aiguilles rocheuses un peu partout. La roche est parfois ocre et la végétation bien plus aride qu'au nord. 
J'ai quasi triplé ce dernier jour afin de finir le jour même a Conca et ai réussi a rejoindre le groupe d'Anael pour le diner a Ajaccio en auto stop après être passé par Porto-Vecchio, Bonifacio, Figari, Propriano et Porticcio. 
Ces 200km de rando m'auront donné du fil a retordre: 8 jours et 2h au final pour le parcourir du nord au sud. Plutôt un bon rythme vu qu'il est annoncé en 16 jours même si j'en ai vu certains le compléter en seulement 5! En tout cas, que de beaux paysages qui me resteront gravés dans la mémoire et je n'ai finalement pas été trop gêné par la foule ambiante du mois d'août. Une sacrée expérience qui en appellera probablement d'autres si mon corps me le permet.

mardi 8 septembre 2015

E2T 201508 Corse Part 1 le GR20 Nord


GR20 Nord Section 1 Calvi & le Mont Cinto:
L'idée de partir en Corse est venue du groupe d'Anael qui avait prévu de louer un voilier fin aout et de prendre les kites. Du coup, j'ai démarré un peu plus tôt en ayant en tête de commencer par ce fameux GR20, chemin de grande randonnée mythique de près de 200km qui traverse toute la Corse du Nord au Sud.
Je suis arrivé par avion a Bastia et après une embrouille avec les taxis locaux qui ont tenté vainement de me soutirer des sous, j'ai rejoint la ville de Calvi en auto-stop de l'aéroport de Bastia. Il m'a fallu 6 voitures différentes et bien 4h pour arriver à destination juste avant la nuit.
Le départ du GR20 se fait dans les terres au village de Calenzana a 13km de Calvi. Le bus ne partant qu'a 14:30, j'en ai profité pour me faire 2 plongées avant de démarrer la marche a pied. La réserve marine de la Revellata était assez bien fournie en poissons pour la Méditerranée et j'ai également eu l'occasion de voir une épave d'un bombardier américain B17.
Pas la meilleure idée que j'ai eue de plonger avant la marche en sachant que le GR20 est considéré comme le trail le plus dur d'Europe et qu'en plus la 1ere étape était annoncée en 7h. J'ai démarré avec un sac a dos de 25kg et les 1eres heures en plein caniar ont été très dures. Du coup, je n'ai pas réussi a rejoindre le 1er refuge et me suis arrêté, la nuit tombant, au passage d'un col pour y bivouaquer pour la nuit.
C'était finalement la meilleure idée que j'ai eue: étant en aout, la pleine saison, le GR est sur fréquenté. Or sous couvert de soi-disant risque d'incendies, les autorités ont interdit le bivouac en dehors des refuges (avec en prime un paiement d'au moins 7€ pour avoir le droit de poser sa tente entassé avec les autres!). Les randonneurs partant a peu près tous dans la même tranche horaire, 4am - 9am, vous vous retrouvez constamment avec du monde autour de vous, ce qui n'était pas forcement le but recherché a la base.
Du coup, sur tout le GR, je n'ai dormi qu'une seule fois en refuge, toutes les autres nuits, j'ai réussi a trouver un emplacement penard en bivouac, caché a l'abri des regards pour ne pas me faire attraper.
Les paysages sont grandioses mais ça monte fort. On est quasi tout le temps sur des pans de montagnes. En revanche les décors sont toujours surprenants et la végétation des plus variées. Pas le temps de s'ennuyer!
J'avais prévu de passer ma 2eme nuit  au bord d'un petit point d'eau quasi au sommet d'un col et arrivé presque a la tombée de la nuit, j'y ai trouvé 3 autres randonneurs qui avaient déjà commencé a bivouaquer et qui allaient dans le sens inverse du mien. Ils m'ont donné plein de bons tuyaux et notamment de dormir au sommet du Mont Cinto si j'avais l'équipement pour. 
Je ne me suis pas fait prier et malgré une longue et rude 3eme journée, j'ai réussi a atteindre le sommet du Mont Cinto, le plus haut point de Corse a 2700m d'altitude, un petit peu avant le coucher de soleil. J'étais tout seul et un peu au dessus des nuages ce qui m'a donné des points de vue magnifiques entre les montagnes et la mer. Les couleurs étaient splendides. La nuit fut en revanche un peu fraiche avec un vent glacial qui soufflait fort et je n'avais qu'un duvet a 15°c. Mais après l'Everest, j'en avais vu d'autres et ai quand même réussi a fermer l'oeil quelques heures. Le spectacle que m'a offert mère nature en valait de toute façon vraiment le coup. Le chemin qui passait par le Mont Cinto est en fait une variante par rapport au tracé "standard" du GR20. Celle-ci a été rendue obligatoire après que 6 randonneurs allemands soient morts dans un éboulement de pierres et de boues il y avait 2 mois de cela en empruntant le cirque de la solitude.




GR20 Nord Section 2 des lacs d'altitude a Vizzavona:
Les jours suivants n'ont été que de la montée/descente. Franchissement de cols aux points de vue somptueux dont certains donnaient sur de magnifiques lacs d'altitude. J'ai passé ma 4eme nuit dans une aire de camping de Castel del Vergio, une ancienne station de ski afin de profiter de leur restaurant et ai pu y recharger mes batteries.
La 5eme nuit au beau milieu d'un pan de falaise où j'ai eu la chance de pouvoir bénéficier d'un petit carré de pelouse naturelle qui avait l'air d'avoir été posé rien que pour moi au milieu d'un pierrier. 
Le 6eme jour, je me suis arrêté a la gare de Vizzavona pour y déguster une bonne pizza et des frites mais ai préféré ensuite continuer mon chemin et trouver un endroit en pleine nature pour y poser ma tente plutôt que de me retrouver dans un enclos. Je passais du coup du département de la Haute Corse a la Corse du Sud et de ce fait démarrais le GR20 Sud...



vendredi 4 septembre 2015

E2T 201507 30 Piges Anael à Gruissan

petit week end dans le sud du coté de Narbone où je retrouve mon cher Anael, un pote kiter que j'avais rencontré au Cap Vert il y a près de 2 ans. Ce dernier fêtait ses 30 ans et on a commencé les réjouissances par un canyoning dans les terres: le Canyoning du Terminet que l'on a d'abord fait une premiere fois de jour avant de faire un second passage de nuit: un peu flippant de sauter dans le noir mais génial pour les sensations!
On s'est ensuite posé sur une plage près de la ville de Gruissan pour dormir en tente ou en camion pour certains. Il y avait quelques musicos dans le groupe et notamment le père d'Anael, un fan de guitare, qui nous a joué quelques compositions de son cru.  Le vent était en plus au rdv donc on en a profité pour faire un peu de kite. J'ai pu admirer la technique de la corde que vous découvrirez dans cette vidéo!
Un joli petit groupe bien sympa et ce fut un bon moment passé avec eux. Du coup, on s'est dit qu'on allait se revoir cet été en Corse où ils avaient prévu d'y passer une semaine pour y faire notamment une croisière en voilier...



jeudi 3 septembre 2015

E2T 201507 Roumanie Part 5: Bucarest


Bucarest, la capitale roumaine a définitivement plusieurs visages. Pour arriver en son centre, il faut traverser des quartiers aux allures de blocs ex communistes avec d'énormes barres d'immeubles défraîchies qui n'en finissent plus. Puis le centre ville est un mix entre du vieux et du rénové. Il a été "nettoyé" des gypsies qui y avaient élu domicile mais les habitants ne sont pas encore très enclins a y habiter. Du coup, les rez de chaussée sont super animés avec plein de terrasses, restaurants et de bars fashion mais des que vous levez la tete, les façades ont pris un coup de vieux et sont délabrées.
La visite du Palais du Parlement, construit par l'ancien dictateur Ceausescu, montre a quel point il était dément. Il s'agit du 2eme plus grand bâtiment du monde après le Pentagone et on a du mal a imaginer comment un tel homme pouvait se permettre de telles largesses et opulences alors que son peuple était en pleine misère. Apres sa chute, les révolutionnaires ont hésité a le détruire mais l'ont finalement gardé pour y mettre l'ensemble des administrations du pays. 
Il y a de bonnes ondes dans cette capitale et Andreea qui était de passage ici a même servi de guide. On sent que la capitale est en train de se rénover a vitesse grand V et qu'elle rattrape son retard sur les autres places européennes.
Dernier étape de ce trip roumain, je suis assez content d'y avoir fait une halte et d'avoir un peu démystifié ce pays qui manquait a mon tableau. Un pays très diversifié et complet avec des gens super chaleureux. Je le recommande sans hésiter ;-)



E2T 201507 Roumanie Part 4: le delta du Danube


Apres le cote plage de Vama Veche, je suis allé explorer le nord de la cote roumaine qui détient une particularité: c'est ici que le fleuve le Danube se jette dans la mer noire et sert de frontiere naturelle avec l'ukraine mais il le fait de manière tentaculaire. Des milliers de bras se décomposent et se perdent dans des marécages afin de finir dans la mer. Résultat: un véritable eco système s'est créé dans ces méandres et a favorisé l'implantation de milliers d'oiseaux. La croisière pour s'y rendre a été très paisible et peu onéreuse. C'est la première fois que je voyais un tel environnement, une zone quasi vierge et où l'être humain n'a jamais mis sa patte. Vraiment paisible.
Andreia avait conseillé également d'aller faire un tour sur le lieu dit Gora Portitei. Il s'agit d'une toute petite bande de sable qui sépare un énorme lac alimenté par le Danube et la Mer Noire. Elle avait décrit le lieu un peu comme Vama Veche a ses meilleures années, avec des gens baba cool qui dormaient en tente. Les temps ont aussi changé ici et l'endroit était devenu "assez" touristique bien qu'il y avait toujours ces petites cabanes en bois bleu et blanche posées a même le sable, typique de Gora Portitei. 
Une petite nuit seulement ici et il était déjà temps de repartir et de mettre un point final a ce voyage en finissant par la capitale Bucarest...



E2T 201507 Roumanie Part 3: la cote de la Mer Noire Roumaine et Bulgare


Ca faisait un bout de temps que je voulais aller faire un tour sur la cote de la mer noire roumaine et plus précisément dans un petit village appelé Vama Veche, a seulement 6km de la frontière avec la Bulgarie. Lors de mon tour d'Europe de l'Est en 2013, j'avais entendu le plus grand bien de cet endroit qui était encore assez vierge avec une ambiance baba-cool où les gens restaient sur la plage avec leurs tentes. Malheureusement l'endroit a l'air d'avoir été victime de son succès et bien qu'il y ait c'est vrai encore un petit bout de plage avec des hippies, le reste n'est autre qu'une nieme station balnéaire. De plus, a cause de la crise d'après les commerçants du coin, l'endroit ne s'anime vraiment que le we où des flots de bucarestois se pointent.
Du coup, j'ai vite pris la poudre d'escampette pour filer de l'autre cote de la frontière, en Bulgarie et faire le nord de la cote que j'avais loupé a mon précèdent passage. Cette partie de la cote est plus paisible et sans grande station balnéaire. On y voit encore beaucoup de traces du passage communisme comme de vieilles usines délabrées ou des tracteurs et machines en tout genre laissés a l'abandon ici et là. 
La pointe de Kavarna était un joli stop où un resto avait été posé au sommet de celle-ci et on y dominait la cote avec une vue plongeante sur les falaises de roches ocres.
La ville de Balchik, un petit peu plus au sud était assez charmante mais disposait surtout d'un merveilleux jardin botanique: celui de la Reine avec un château en prime! Plein de couleurs et de fleurs, le tout en surplomb de la mer azur. 

Je ne suis pas descendu plus bas et ai repris le chemin inverse afin de remonter tout au nord cette fois pour visiter le Danube et son incroyable delta, méandres de milliers de cours d'eau qui servent de frontière naturelle avec l'Ukraine...





mercredi 2 septembre 2015

E2T 201507 Roumanie Part 2: Brasov et la Transylvanie


Apres les montagnes des Carpates, la charmante ville médiévale de Brasov donnait une autre couleur a ce voyage a travers la Roumanie. Juste a cote, la forteresse de Rasnov valait un bref coup d'oeil. En revanche, le soi-disant château du comte Dracula (ce ne serait a priori même pas le sien!) n'était beau que de l'extérieur.
Apres ce bref arrêt dans les prairies et vallées roumaines, direction la cote de la mer noire...



mardi 1 septembre 2015

E2T 201507 Roumanie Part 1: la Bucovine et les Carpates


Ayant rencontré Bobby et Andreea, le couple de roumains, au vietnam, en revenant passer l'ete en Europe, je me suis dit qu'il serait cool de completer le tour de l'Europe que j'avais fait il y a 2 ans par un passage en Roumanie que j'avais manqué a l'époque. J'ai trouvé un vol pas cher en direction de Tirgu Mures, en plein milieu du pays et ai tout de suite filé en direction du nord est dans la region dé Bucovine fameuse pour ses monastères qui contiennent de vieilles églises orthodoxes couvertes de peintures, intérieur comme exterieur!

La région m'a pas mal rappelé celle un peu plus au nord d'ici cote ukrainien: les montagnes n'atteignent pas des sommets vertigineux mais il y a tout de même des stations de ski l'hiver. J'en ai donc profité pour faire quelques randos et notamment l'ascension du mont Ceihlau, magnifique et dominant un énorme lac artificiel qui a poussé là après la construction d'un énorme barrage.
J'ai ensuite commencé a redescendre plus au sud en passant par une incroyable route en lacets dans les gorges de Bicaz afin de quitter la montagne et de me faire un peu de ville en commençant par Brasov...

lien vers la vidéo Bucovine