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jeudi 28 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 3: safari au cratère du Ngorongoro

La visite du Ngonrongoro fut incroyable: on descendit très tôt dans le cratère. Il s'agit d'un énorme volcan qui après être rentré en éruption, a balancé tout son magma autour de lui, formant ainsi une partie du Serengeti où les arbres ne poussent plus a cause de la roche volcanique. Dans le même temps, la montagne Ngonrongoro avait perdu toute sa hauteur et c'est ainsi que le cratère se retrouvait très proche du niveau de la mer désormais. 
On eut la chance de tomber très vite sur une scène assez spectaculaire: 2 lionnes en train de consommer leur petit dej du jour, un gnou! Avec une horde de hyènes affamées autour, pressées de manger les restes. Une scène assez surréaliste où la cinquantaine de hyènes n'osait pas toucher a la proie tant que les lionnes, bien que seulement deux, n'avaient pas fini leur festin. Et quand on vit une des deux lionnes s'énerver, on comprit pourquoi! Apres avoir fini, la gueule tout en sang, les lionnes se sont écartées de quelques mètres seulement et sont restées là pour digérer et regarder la suite du spectacle. Les hyènes se sont jetées comme des furies sur le corps du gnou qu'on ne pouvait alors plus voir. Ca a bien duré 30' avec parfois quelques morceaux qui se détachaient et qui partaient aux plus chanceux. Il y eut même quelques chacals et un vautour qui essayèrent de participer a la fête. 

On changea ensuite de spot et on tomba sur 2 autres lionnes se baladant sur la route avec leurs 3 lionceaux: magnifique! Pas du tout gênés par la horde de 4x4 qui les suivait et visiblement assez habitués a leur présence, ils se sont baladés comme si de rien n'était et on eut le droit a de très jolies moments où les lionceaux qui jouaient entre eux. 

On fit une halte a un spot près d'un lac pour la pause pipi où il y avait de nombreux hippopotames tous endormis. J'essaya d'en réveiller un avec une pierre pour prendre de beaux clichés lorsqu'un couple m'interpella en me disant que je visais des hippopotames et que j'etais un idiot de faire ça! Je n'apprécia pas forcement le ton employé bien qu'il est vrai que ce que je faisais était un peu stupide et le ton monta très vite. Finalement le couple se plaignit a leur chauffeur qui se pointa me faire la morale puis appela un ranger qui nous expulsa carrément du parc illico presto! Mes pauvres acolytes qui n'avaient rien a voir la dedans. Pour les dédommager de l'heure perdue qu'ils nous restaient a passer dans le cratère, je décida de payer seul le pourboire du chauffeur mais je sentis que ça ne suffisait pas a certains qui avaient vraiment les boules. Je ne pouvais guère faire plus. 

mardi 26 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 2: safari au Serengeti

A peine fini l'ascension du Kili qu'on se bookait déjà un tour en safari le lendemain a 5h du mat. Ca tombait bien car avec ma cheville en vrac, je ne pouvais marcher qu'a l'aide d'une canne et ca allait me permettre de la laisser au repos quelques jours. En revanche, on voulait absolument se faire un safari dans les 2 principaux parcs, soit le Ngorongoro et le Serengeti mais également voir la migration des gnous. Cette dernière avait lieu en continue toute l'année en un énorme cercle, plus d'un million de gnous passant de Tanzanie au Kenya. Les périodes les plus intéressantes a voir sont le passage des rivières et notamment celles du western coridor infestées de crocodiles ainsi que celle de la rivière Mara, la plus large, mais aussi lorsque le gros du troupeau se situe au centre du Serengeti, on peut alors faire un vol en montgolfière pour survoler la migration. Malheureusement on était dans une période où les gnous finissaient de traverser le Serengeti pour aller au Parc de Massaï Mara au Kenya et il était donc très difficile voir impossible de les voir cote Tanzanie. 
Le responsable de l'agence avec qui l'on a monté le Kili nous dit qu'il avait justement 2 clients néerlandais qui partaient le lendemain pour 5 jours dont 3 au Serengeti, 1 au Ngonrongoro et 1 dans 2 petits parcs plus mineurs. Pas de migration mais on faisait au moins les 2 principaux parcs. Le prix était assez intéressant (140$/jour soit 700$/tête) et on partir la dessus.

On se retrouva finalement a 5 dans la voiture: 2 anglais et frères Oli et Justin ainsi qu'un néerlandais, William, que j'avais d'ailleurs déjà rencontré au Mozambique a Tofo. On avait tous des programmes différents avec comme seul tronc commun 2 jours au Serengeti et un au Ngonrongoro. On nous avait clairement survendu le tour et le mec de l'agence Kili Climbers s'en était mis plein les poches en nous bookant n'importe quoi au plus cher, et encore on s'en tirait les mieux du groupe. On était tous passé par des intermédiaires et l'agence au final qui nous faisait réellement le tour n'avait rien a voir avec celle avec qui l'on avait négociée. 
Passé ces problèmes pécuniers, l'ambiance était tout de même sympa et on eut le droit a une première après midi de game drive dans le Serengeti assez soutenue avec quasi tous les animaux que j'avais déjà pu voir lors de mes précédents safaris, les lions en abondance, bien que toujours très peu actifs. Une nuit en tente dans un camping surchargé par les mêmes types d'agence puis nous repartimes en game drive le matin avant de refaire le chemin inverse pour atteindre le cratère du Ngonrongoro. 
On posa notre campement sur le haut du cratère dans un endroit où éléphants et zèbres venaient carrément se servir en herbe et en eau mais aussi pour certains dans les poubelles. Et gare si on s'approchait trop d'eux, c'était la charge garantie! Il faisait assez froid cette nuit là avec un vent glacial. Il faut dire qu'on était basé a 2800m d'altitude tout de même.


vendredi 22 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 1: Dar Es-Salam, Arusha et Moshi, l'ascension du Kilimanjaro


Arrivé a Dar es-Salam, on se prit une chambre dans une auberge de jeunesse chrétienne, YMCA. On s'essaya a la night life locale qui fut assez agréable. Le lendemain matin, on prit un bus "de luxe" a 5h du mat direction Moshi. 
A destination après 8h de trajet, Vince s'aperçut en descendant du bus que son petit sac a dos avait disparu, avec son appareil photo (dont les tofs de Zanzibar!), 300$ mais surtout son passeport ricain! Il avait gardé le sac sur le compartiment a bagage au dessus de nos têtes (alors que j'avais gardé le mien a mes pieds) et était descendu sans le prendre lors des pauses pipi! On decida de rester dans le bus pour aller a Arusha où il y avait un centre d'immigration où l'on pourrait gerer son visa. 
On se pointa dans une auberge et on tomba sur 2 rabatteurs de l'agence Kili climbers. Elle nous avait été recommandée par un espagnol qui venait tout juste de finir avec eux et qui avait payé 1150$ pour la montée en 6 jours avec un guide, un cuisinier et 4 porteurs pour lui tout seul! Le prix restait vraiment compétitif mais c'était sur les tips qu'ils se rattrapaient: il avait payé 400$ de pourboire a toute l'équipe.
Je sentais tout de suite que les mecs étaient là pour nous arnaquer et après avoir pompé un maximum d'info, on leurs dit qu'on verrait demain. On leur raconta tout de même notre péripétie avec le sac a dos et c'est alors qu'ils se jetèrent sur l'occasion et se proposèrent de nous aider a faire les démarches "administratives" a la police le lendemain. On accepta et ils amenèrent Vince au poste de police faire sa déclaration, puis a l'immigration pour avoir un visa temporaire afin de ne pas être dans l'illégalité. Le voyage allait être assez perturbé pour Vince car la seule ambassade américaine se trouvait a Dar es Salam et ne délivrait un passeport qu'en présence du demandeur. Alors qu'on était a l'immigration, le mec de l'agence reçut un coup de fil de la police disant qu'ils avaient retrouvé le passeport. Vince se pointa sur place mais le policier ne trouva comme par hasard plus le passeport et réclama 200$ a Vince pour le chercher. Par l'intermédiaire du mec de l'agence, Vince s'en tira a 150$ mais ça sentait la magouille a plein nez entre le mec de l'agence et les policiers! Toujours utile qu'il avait au moins retrouvé son passeport.


On se sépara gentiment des mecs de l'agence et prit le bus pour Moshi. On décida de descendre a l'embranchement avec la route de Mashamé, une des portes d'entrées du parc du Kilimanjaro. Apres un transport en camionnette, minibus et moto, on arriva finalement a la porte d'entrée du parc et on tomba sur un ranger super cool qui nous expliqua exactement comment cela fonctionnait. On devait s'acquitter des droits d'entrées de 6 jours pour le parc que l'on y reste 3 ou 6 jours soit tout de même 690$ par tête. Il fallait aussi une vouncher d'une agence agréée ainsi qu'un guide obligatoire. Il nous recommanda une agence au nom de... Kili Climbers: la même que celle d'Arusha! On eut guère le choix et le ranger, qui finissait sa journée, nous proposa de nous amener directement a Moshi avec sa voiture pour voir le patron de l'agence. 
2 heures plus tard et après quelques négociations, on s'en tira pour 950$ par tête mais tips inclus! Le mec avait voulu nous refourguer 6 porteurs mais on s'en tira avec un seul, par contre avec 2 guides, apparemment obligatoire si l'on est 2. A ce tarif là, on ne prit pas de cuisinier et on partit faire les courses au supermarché. 

Le lendemain matin, on passa chez le "loueur" local qui nous donna tout ce qui nous manquait et nous voilà parti pour l'ascension du mont le plus haut d'Afrique culminant a 5895m.
Petite embrouille au départ du trek a la Machame gate (a 1800m d'altitude) où notre guide commença a nous dire qu'il fallait un 2eme porteur. On avait mis tous nos excédents de kg, principalement la nourriture, dans un seul sac a donner au porteur et cela faisait 16kg soit en dessous des 18kg max que l'on pouvait donner a chaque porteur. Le guide nous répondit qu'il avait lui aussi des kgs en trop ainsi que l'assistant guide. Je lui rétorqua que ça, c'était son problème et que s'il prenait une bouteille de gaz qui faisait déjà 8kg a elle toute seule, ce n'était pas a nous de payer un porteur pour cela alors qu'on avait nous-même notre propre gaz. Il appela le responsable de l'agence et cela prit plus d'une heure avant qu'il ne trouve une solution voyant que j'etais inflexible sur ce point. On démarra finalement le trek a 11h du mat, Vince avec 13kg sur le dos et moi 22 tout de même. Ca paraissait léger mais on a vite compris notre douleur après quelques heures de marche. On avait prévu de faire les 2 1ers jours en une seule journée afin de boucler l'ascension en 5 jours au lieu de 6. On traversa une foret tropicale humide assez dense, notamment peuplée de singes bleus lors de la 1ere partie jusqu'au refuge de Machame situé a 3000m d'altitude. Puis on sortit de la foret et le paysage changea du tout au tout pour une végétation plus sèche avec des bruyères et séneçons géants. On atteignit le refuge de Shira a 3800m d'altitude juste avant la tombée de la nuit après 7 heures et demi d'ascension eprouvante, mes epaules et mon dos en feu a cause du poids de mon sac. 
On n'était pas les seuls sur la route de Machame. Pourtant la route principale, appelée Marango ou "Coca-Cola route", était censée être la plus commune mais on apprit par la suite que cette dernière était limitée par le nombre de lits en refuge alors que celle de Machame ne contenait que des sites de camping. Il y avait des centaines de tentes au campement et on apprit qu'on était 120 a tenter l'ascension ce jour-là et plus de 350 porteurs! On avait marché quasi toute la journée dans la brume mais notre campement était cette fois-ci située au dessus des nuages. En revanche, un vent glacial souffla toute la nuit et malgré le duvet super chaud que l'agence m'avait loué, je dus me recroqueviller a l'intérieur pour réussir a dormir quelques heures.
Le lendemain, on partit quasi les 1ers vers 8h du mat et on se fit doubler toute la journée par les porteurs, qui bien que beaucoup plus chargés que nous, allaient tout de même bien plus vite. On pouvait apercevoir l'arrière du sommet du Kili, a peine enneigé mais on devait faire le tour avant d'entamer l'ascension. On commença par rejoindre la Lava Tower a 4600m dans un paysage lunaire puis nous sommes redescendu a 4000m pour poser notre camp au refuge de Barranco, parfait pour bien s'acclimater après 6h de marche. Cette fois-ci, la nuit fut douce et sans vent, mais malgré tout, j'eus une terrible migraine qui dura une partie de la nuit probablement due a l'altitude. Je réussis a me rendormir quelques heures et au réveil, je fus frais comme un gardon.
La journée suivante ne fit que de 5h de marche afin de rejoindre le refuge de Barafu, le base camp avant l'ascension finale, situé a 4600m. On devait se lever a minuit pour attaquer la montée. J'échangea mon duvet avec celui de Vince, pas assez épais pour ce froid, il n'avait pas pu bien dormir ces 2 dernières nuits et était plus faible que moi.
On ne dormit que quelques heures et nous partimes a minuit 40, quasiment les derniers du campement, les plus lents ayant déjà démarré depuis 23h la veille. Je me sentais nickel et le vent n'ayant pas fait son apparition, la température, bien que fraiche était largement supportable. Le problème était qu'il fallait doubler tout le monde dont certains groupes de plus de 20 personnes alors que le chemin déjà bien incliné était également étroit. Vince a demandé a ce qu'on ralentisse la cadence alors que pour ma part, je trouvais qu'on n'allait pas bien vite. On ralentit tellement que je commençais a m'endormir debout et failli a plusieurs reprises tomber a cause de ça! Je demanda au guide de scinder le groupe et je partis a allure plus soutenue avec l'assistant guide. Apres 3h d'ascension, je m'aperçut que j'etais déjà en mode "rebirth" sans même l'avoir fait de manière intentionnelle. Je respirais en continue par la bouche et je me sentais déborder d'énergie. Des larmes commencèrent a couler le long de mon visage et je me mis a accélérer jusqu'a presque courir. L'assistant guide me retint par le bras et me dit que ça ne servait a rien d'arriver trop tôt au sommet car il y faisait généralement très froid et qu'on serait alors obligé de redescendre sans avoir eu le temps de voir le lever du soleil. Je pris mon "bien être" en patience, leva un peu le pied et on arriva sans encombre au sommet a 5h45 alors que la lumière du jour commençait a peine a percer la nuit d'une couleur orangée qui éclaira également un croissant de lune: splendide! Puis les glaciers qui nous entouraient se découvrirent ainsi que la mer de nuages qui coulait jusqu'a l'horizon. Je pus distinguer la pointe du Mont Meru placée a 4800m qui flottait au dessus des nuages. 
Vince arriva enfin. J'avais eu peur qu'il ne puisse finir l'ascension et je le pris dans mes bras pour lui faire un hug et le féliciter mais il ne me répondit que mollement et manqua ensuite de s'écrouler a plusieurs reprises, visiblement exténué par les efforts produits a si haute altitude. Il avait l'air tout de même content mais un peu a l'image d'un homme ivre, il avait du mal a se tenir sur ses 2 jambes.
Il n'y avait plus un seul pet de vent au sommet et on y resta une bonne heure avant d'entamer la descente. J'essaya de montrer a Vince comment bien glisser sur la petite caillasse et c'est a ce moment là que ma cheville gauche se tordit avec tout mon poids du corps qui s'appuya dessus. Je ressentis une douleur intense instantanément et eus peur que la cheville soit cassée. Je descendis tant bien que mal a l'aide de mes 2 bâtons de marche et rejoignis le camp de base au bout de 2h.
On se reposa un peu et on reprit la route vers 11h pour engager la descente. Normalement, les gens font la descente en une journée et demi mais on préféra forcer pour finir le jour même. On repoussa nos limites. Vince avait mal aux genoux et était encore un peu perturbé par le mal d'altitude qu'il avait ressenti au sommet. Moi de mon cote, je m'aidais comme je le pouvais de mes 2 bâtons de marche que j'utilisais comme des canes. On arriva au gate a 17h après 8h de descente pénible. J'avais bien forcé sur ma cheville pour finir et effectivement, elle avait plus qu'enfler remettant peut être en cause la suite de mon périple...



samedi 16 août 2014

Tdm4 E12 201407 Zanzibar


Apres ce bref retour a Paris de 10 jours, je m'envola de CDG, le jour de la fête nationale et de la finale de la coupe du monde, direction l'aéroport de Franckfort où je rejoins Vince, mon pote américain vivant a Amsterdam. De là, on prit un vol charter pour retourner en Afrique et plus précisément a Mombasa au Kenya. Il ne devait s'agir que d'une simple escale si mon cher frère ne s'était pas planté en me bookant les billets. Le personnel de la compagnie refusa de me faire remonter dans l'avion sans que je ne paie un billet plein tarif Mombasa/Zanzibar...petite rallonge de 120€! 

On arriva a Zanzibar town, aussi appelée Stonetown tôt le lundi matin. On négocia un scooter plutôt en fin de vie pour un très bon prix (13$/jour) et on fila en direction de la cote Est. On ne voulait pas trop rester a Stonetown, bien que la plus grosse ville de Zanzibar avec 1,3 million d'habitants, car on était encore en période de ramadan et l'ile est a 90% musulmane. Tous les magasins étaient fermés et impossible de trouver un resto d'ouvert ou même de manger dans la rue.
Sur la route, on dut se frotter a la police locale, tenace, qui a essayé a plusieurs reprises de nous racketter. On s'en tira a 2000 shillings a chaque fois soit un peu moins d'1€. On se planta sur la route et on se retrouva au sud de l'ile. On en profita pour faire un stop a Kizimkazi où l'on put faire un formidable safari dauphins. J'avais déjà fait un tel trip au Mozambique avec des dauphins gris blanc mais là, on eut non seulement la chance de voir des dauphins noirs mais en plus, on fut tout seul sur le site. On en vit une bonne vingtaine et je pus même en toucher un alors que je nageais avec eux. On eut quelques soucis avec le moteur du bateau qui tomba en panne mais on put changer d'embarcation sans heurt. La cote a Zanzibar est empreinte a de fortes marées, a tel point qu'entre la haute et la basse, on peut se balader sous les falaises rongées par l'ocean. 



On a repris la route en fin d'aprem pour atteindre le village de Paje a la nuit tombée. On s'est trouvé un grand dortoir les pieds dans le sable devant l'eau turquoise de l'ocean indien.
Le vent était au rdv et j'ai pu kitter pendant 2 jours complets toilé en 12 avec du matos tout neuf 2014 de chez North: Evo, Neo puis Rebel. Le spot, le plus réputé de l'ile, est en fait découpé en 2 lagons où l'on a pied quasiment partout. Parfait pour les débutants mais pas génial quand on a envie de taper des sauts alors que l'on sait qu'il n'y a que 30cm de fond.
En revanche, a marée haute, j'ai pu naviguer aux abords de la barrière de corail, profiter des grosses vagues qui s'y formaient et même aller au large. 
Vince lui prenait des cours mais seulement a marée basse ce qui le limita pas mal. Je retrouva Myke par hasard a Paje By Night, l'américain avec qui j'avais fait une partie du Mozambique. Il était tombé assez sévèrement malade ces derniers jours et n'avait pas réussi a trouver un taf a Zan et repartait bientôt pour Nairobi où une nana lui avait fait une promesse d'embauche. 
Le 3eme jour, une petite baisse de vent. On entreprit de déjeuner au restaurant The Rock situé sur un petit rocher au milieu de l'eau près du rivage: magnifique! 

On a eu quelques soucis avec le scooter. Lorsqu'on a enlevé un de nos sacs a dos, on a cassé la clé de contact en deux et laissé une partie a l'intérieur. Le loueur refusa de nous envoyer un nouveau scoot et n'avait bien sur pas de seconde clé. On se débrouilla quand même et grâce aux talents de Mac Giver de mon cher Vince, on put faire redémarrer le scoot. On quitta Paje en fin de journée et roula de nuit près de 2h pour rejoindre le nord de l'ile. On s'arrêta en chemin se remplir la panse dans des échoppes de rues bondées de monde le soir car fin du jeun de la journée. 
On tomba complètement en panne au village de Kwenda et on trouva où dormir au resort de Kwenda Rock. Le site était superbe avec une énorme et longue plage de sable fin. L'endroit était d'ailleurs connu pour ses full moon parties le samedi. Mais toujours pas de fête ici, ramadan oblige. Ils avaient d'ailleurs prévu d'en faire une la semaine d'avant qu'ils avaient du annuler au dernier moment pour calmer les esprits, alors qu'une petite bombe artisanale avait explosé dans le centre, dans un resto qui servait des clients en plein ramadan!

De bon matin, on partit sur un dhow, embarcation locale tout en bois, remonter jusqu'au nord de l'ile puis a l'est pour aller gouter les eaux turquoises de l'ile de Mwemba. Il s'agit du spot le plus réputé pour la plongée et effectivement le reef était de toute beauté. Pas de gros poissons mais des milliers de petits plein de couleurs se baladant le long de gros coraux aux formes plus atypiques les uns que les autres. 
On rentra tout de même en fin de journée de cette longue expédition.
Vince réussit a faire redémarrer le scooter et on prit la route plus au sud pour rentrer sur Stonetown. On s'arrêta en chemin faire le "spice tour", proposé par de nombreuses fermes spécialisées dans des épices de toute sorte et notamment le clou de girofle, spécialité de l'ile. 
On se fit de nouveau arrêter plusieurs fois par des barrages de police qui tentaient de nous racketteret et s'en est sorti plutôt bien avec au maximum 2000tsh a payer (2€).

On eut que peu de temps pour apprécier le vieux centre ville de Stonetown, classé pourtant au patrimoine de l'Unesco et pour cause. Plein de petites ruelles et un esprit assez oriental avec ces portes immenses de chaque bâtisse de renom. 
On prit le speedboat en fin d'aprem pour rejoindre le continent et la capitale officieuse de la Tanzanie, Dar Es Salam.

lien vers la vidéo Zanzibar

lundi 11 août 2014

Tdm4 E11 201406 Zimbabwe & Zambia: les chutes Victoria


Obligé de prendre un vol en aller/retour Joburg/Vic falls. Pas dans mes habitudes récentes mais je n'ai pas vraiment eu le choix: je voulais absolument voir ces chutes mais je montais de plus en plus au nord et n'aurais pas eu d'autres occasions de les voir. 

Je suis arrivé en milieu d'apres midi et j'ai tout de suite senti l'attrape touriste: 30$ le trajet en taxi pour rejoindre la ville alors qu'il n'y avait que 20kms. 
J'ai fait mon check in a Shoestring Backpacker et ai pu m'en tirer a 5$/nuit en tente: nickel! J'ai pris toute la fin d'après midi a organiser mes différentes activités ici ces prochains jours que je débuterai tranquillement demain.
Le soir, ce fut la cohue dans l'auberge qui en fait est a moitié auberge, a moitié bar dansant. Or il se trouve que c'est le seul bar de la ville et qu'en plus, il y avait eu un marathon ce matin en ville et tous les participants s'étaient donnés rendez vous là. Les pseudos DJ étaient 2 toxicos au style un peu rock et ils mettaient la musique si fort qu'il était impossible de dormir de ma tente. Moi qui avais prévu de me reposer en ce dimanche après ce long we a joburg, c'était raté.
Je fis la rencontre de 3 australiens super rigolos et un peu déjantés: ils faisaient la fête comme jamais et dansaient sur tout et n'importe quoi mais surtout n'importe comment. 
Je partis me coucher vers 1h du mat alors que la fête se terminait enfin et qu'ils éteignirent la sono.
Le lendemain, départ aux aurores pour une matinée de rafting dans les rapids de la Zambizi river. Cette rivière est très réputée pour ses rapids en aval des chutes Victoria mais comme on était en saison d'hautes eaux, on ne pouvait partir du rapid nº1 (celui qui part juste après les chutes) mais seulement du nº16. Ce fut assez rigolo et j'etais en plus avec mes 3 australiens qui mettaient l'ambiance mais tout de même rien a voir avec le Costa Rica. On fit un rapid class IV mais vraiment rien d'incroyable, si ce n'est le canyon que l'on dévalait qui lui était de toute beauté.
L'apres midi, je m'exerça a la pression dans le vide. Je commença par un vol a la Superman au dessus des gorges, puis un petit tour en zip line avant de m'attaquer au gros de la chose: le "Gorge Swing", sorte de saut a l'élastique mais attaché a une corde au lieu d'un élastique, on saute d'une falaise et on fait le pendulaire. J'avais déjà fait un saut de la sorte en Suisse il y a quelques années et je l'avais senti passé. Il y a 5 façons de sauter mais 2 d'entre elles seulement procurent un maximum de sensation. Or il se trouve que j'avais justement booké 2 sauts! Mon 1er, je le fis sur les mains. 2 mecs me soulevèrent les jambes et je pris une impulsion pour me jeter dans le vide. Sensation incroyable de voler tel un superman mais sur le finish, la corde m'a tiré par le dos et j'eus l'impression que mon corps allait se couper en 2 tellement la douleur fut intense et soudaine.
Le second saut se commence en arrière. Je tenais le mec puis je me laissa tomber en arrière dans le vide. Là, ce fut la flip. Je crus que j'allais m'écraser contre la roche avant que la corde ne m'emporte, plus gentiment cette fois. Quelques secondes après, je voyais des dizaines de taches blanches autour de moi. Je crois que j'ai poussé la machine trop loin et que je commençais a avoir des hallucinations dues a la fatigue. Il était temps de rentrer!
Le lendemain, 8h du mat et encore dans les airs. Mais en helico cette fois pour un survol des chutes. Quel régal ce fut de voir cette étonnant spectacle d'en haut. On appelle d'ailleurs ces chutes, "celles qui font le bruit du tonnerre". Il y avait un important nuage d'eau plus ou moins permanent qui remontant des chutes sur une partie de la longueur. Ca cachait une partie de la visibilité mais ça n'en rendait le site que plus mystérieux. 
Je partis ensuite en balade dans le parc des chutes. J'ai tout d'abord longé le fleuve sur un bon km et j'eus quelques coups de flips de tomber nez a nez avec un crocodile ou un éléphant mécontent, surtout que j'etais complètement tout seul. 
Je rentra ensuite dans le circuit de base avec l'entrée des chutes coté Zimbabwe pour 30$. Les 1ers points de vue étaient pas mal puis le reste, quasi impossible de voir autre chose qu'un gros nuage d'eau. Et il y avait une pluie si dense a certains endroits que j'etais aussi mouillé que si je m'étais jeté dans une piscine. Je fus le seul a avoir mis un maillot de bain et me baladant torse nu. Tous les touristes louaient des imperméables en plastique mais cela ne les protégeait pas complètement, loin de là.
Le summum fut sur l'hedge de la gorge, le point où l'on est le plus trempé. J'eus l'impression de me retrouver sur cette ile en alaska où j'avais gravis un sommet sur des trombes d'eau de la sorte. Le plus bizarre ici, c'est qu'il suffisait de reculer de quelques mètres pour être au sec et bénéficier a nouveau des chauds rayons du soleil.
Je decida ensuite de traverser le pont pour aller cote Zambie. Là aussi une vraie arnaque. Il fallait sue je prenne un visa Zimbabwéen multi entré, soit 45$ au lieu de 30$, puis payer un visa journalier a la Zambie, soit 20$, et enfin, le droit d'entrée dans le parc coté Zambie a 20$ également. Ca commençait a faire saler l'addition! Surtout que la principale attraction cote Zambien, la Devil's pool, était fermée car trop d'eau. Il s'agit d'une sorte de piscine au milieu des chutes que l'on ne peut atteindre qu'en bateau et dans laquelle on peut se pencher et avoir la moitié du corps dans le vide en haut des chutes. Le rafting cote zambien était fermé également. Il ne restait que le saut a l'élastique du pont mais j'avais déjà donné. Le parc cote zambien se révéla plus authentique que cote zimbabwéen et bien plus joli. Je finis autant mouillé des 2 cotés et le total de la visite des 2 parcs me prit quand même 6 bonnes heures. 
Rentré a l'auberge, je me fis faire un massage par le centre de spa et m'endormi après a peine 5' de soins!
Je repartais déjà le lendemain... direction Joburg pour un vol quelques heures plus tard pour...Paris.



Retour a la maison après un trip de 4 mois en Afrique de l'ouest et du sud. Je devrais dire un bref retour car je ne restais que 10 jours en France pour repartir aussi sec en Afrique...de l'Est que j'attaquais par Zanzibar...mais pas seul cette fois-ci!



samedi 9 août 2014

Tdm4 E08 201406 Afrique du Sud Part 11: le Gauteng, La capitale Pretoria et Johannesburg


L'aéroport international O.R. Tongo est situé plus ou moins au milieu entre Johannesburg et Pretoria. Un train a grande vitesse relie le tout et est très pratique. J'ai commencé par Pretoria où j'ai rejoins mon hostel en fin d'aprem. J'avais choisi le quartier d'Hatfield, un peu a l'extérieur du centre ville mais réputé plus sur. Pour rejoindre mon hostel de la station de train, il y avait a peine 1km mais en marchant, alors que j'etais pourtant prevu et bien sur mes gardes, un mec est venu par derriere en courant jusqu'a mes cotes, visiblement un SDF. Il m'a demandé comment ca allait et se rapprochait tres pres de moi. Je lui ai repondu poliment mais tres sechement. Il m'a alors dit "je ne vais pas te voler mais as-tu quelque chose a me donner!". Je pense qu'il essayait de m'impressionner et de coir si j'allais avoir peur. D'autant plus qu'ici, on conseille a tous les touristes de donner tout ce qu'on a sans discuter car les voleurs peuvent être très violents et vous tuer pour un rien. Je lui ai dit de dégager illico tout en m'écartant de lui, ayant repéré qu'il gardait une main dans sa poche. Le mec laissa tomber et parti. Bienvenue dans l'une des villes les plus dangereuses de la planète!


A l'auberge, j'ai fait la connaissance d'un jeune croate, Sime, qui venait tout juste de débarquer en Afrique et qui était là pour un travail de volontaire de 2 mois dans un centre de recherche sur les babouins au Limpopo. Il avait passé 3 ans a l'université de Brown aux US et avait un parfait anglais. On est sorti au Hartfield square, a pied, dans les quelques bars du coin. Pas de drogués comme a Cape Town mais par contre, la même ségrégation: il y a les bars pour les blancs et les bars pour les noirs.
Le lendemain, on est parti ensemble a Union buildings, le centre où est situé le Parlement. Il ne se visite pas mais il vaut quand même le coup d'oeil. On se croirait revenir a Rome! Une statue fraichement inaugurée ressortait de sa présence dans l'immense jardin publique el contrebas du Parlement: Nelson Mandela, les bras ouverts vers la nation. On s'est ensuite baladé dans le centre ville et notamment a Church Square, poumon névralgique de Pretoria ainsi que Burger Park. Petit tour a Melrose House, une splendide demeure sud africaine d'époque où a notamment été signé le traité de paix entre les anglais et les boers en 1905.
On est ensuite retourné a l'auberge, pris les bagages et le Gautrain direction Johannesburg. 
J'ai pu poser ma tente dans une auberge d'un des quartiers chics de Joburg: Melville. J'y ai retrouvé Conrad, un surfeur allemand que j'avais déjà croisé a Durban ainsi qu'au Mozambique. On a bougé tous les 3 dans le quartier et sa fameuse 7th street. On a été un peu déçu par l'endroit, pas vraiment rempli pour un vendredi soir et surtout bourré de gays! On a bougé sur Greenside, un autre quartier bourgeois et ce n'était guère mieux: seulement des bars où les gens se retrouvent bien bourrés. J'avais déjà remarqué a Cape town et le long de la cote que les filles blanches sud-africaines n'étaient pas particulièrement jolies et ça se confirmait encore une fois a Joburg. 
Tous les bars fermaient a 2h du mat et on a du se rabattre sur un after, le Stone, juste a cote de notre auberge. Là, ambiance quasi 100% black mais je n'y ai pas fait long feu et suis rentré me coucher.



Le lendemain, j'ai du attendre Sime qui se réveille et se rappelle où il habite pour que l'on parte au musée de l'Apartheid: super intéressant et détaillé, il permet de bien comprendre comment se sont déroulées les années d'apartheid des années 60 aux années 2000. Car en effet, cela ne s'est pas arrêté du jour au lendemain dès lors que Mandela a été libéré. De nombreux partisans tentant de saboter le processus de paix entre les 2 races.
Juste a cote du musée, il y avait l'ancienne mine d'or qui a fait de Johannesburg ce qu'elle est aujourd'hui, une mégapole de près de 4 millions d'habitants. Pour la visiter, il nous a fallu payer le droit d'entrée du parc d'attraction qu'ils ont construit tout autour. Plein de grands huit mais dommage, on manquait de temps. La mine d'or est la plus profonde du monde allant jusqu'a 3200m sous terre pour 57 niveaux. La visite ne s'est pas réveillées particulièrement passionnante, la guide étant juste pressée de finir et la découverte de la mine se limitant au 1er niveau soit a 75m sous terre seulement. 
En rentrant en taxi a Melville, on est tombé sur un festival organisé par l'Alliance Française de Joburg, la fête de la musique! La 7eme street était bondée et l'ambiance vraiment chaleureuse. Il y avait en plus le 8eme de final Bresil/Chili ce qui ne manqua pas de pimenter la soirée. On se coucha tard ce soir-là avec Sime...
Le lendemain, je prenais déjà mon vol pour le Zimbabwe et sa principale attraction: les Victoria falls!


jeudi 7 août 2014

Tdm4 E10 201406 Mozambique Part 3: Vilankulos & l'archipel de Bazaruto

Dernier étape de mon trip mozambicain, les routes plus au nord n'étant plus sures. De nombreux convois militaires attaqués. La veille, un mec s'est fait descendre alors qu'il traversait le pays a moto. 

Je suis parti tranquillement de Tofo sur les coups de 8h. Beaucoup d'autres backpackers allaient dans le même sens mais étaient partis plus tot que moi. Les mecs de Fatima's Nest, mon auberge a Tofo, m'ont déposé aux distributeurs de billets a l'extérieur du village pour que je les paie m. J'ai fait la connaissance d'un mec sur place qui m'a donné un ride a mi chemin vers Imhanbane. On a discuté que 10' mais le mec était super interessant. Il venait d'Angleterre et était un ancien dive instructor. Il avait bossé notamment en Thaïlande pendant 3 ans a base de 4 plongées par jour et cela l'avait dégoûté de la plongée. Il était venu ici pour trouver un rythme plus tranquille et après quelques années, il était reparti étudier les fermes d'élevage de poissons dans plusieurs pays puis avait monté sa propre ferme ici sur un plan d'eau dans les terres. Il arrivait désormais a tirer 3 tonnes de poissons par mois et a en vivre correctement. Un bel exemple de réussites. Malheureusement, je ne pris pas le temps de visiter son installation car j'avais encore une longue route a faire. Un pick up rempli de locaux me prit après 20' d'attente et j'arriva a Imhanbane 30' plus tard. De là, un petit tour dans la ville où l'on sentait bien le passage des portugais puis un ferry pour traverser le fleuve et rejoindre Machiche. De là, minibus pour aller a Vilankulos. 
Je dus attendre une bonne heure que le minibus se remplisse avant qu'il ne parte mais j'avais rejoint 3 backpackers partis ce matin: un couple de français en tour du monde  et un québécois en tour d'Afrique. Les français partaient pour 18 mois et avaient trouvé un "thème" a leur voyage. Visiter des écoles locales et recenser tous les jeux d'enfants et les partager. Plutôt rigolo et ça leurs avait permis de trouver quelques sponsors afin de financer une partie de leur trip. Le québécois quant a lui venait de se faire 4 mois a la Reunion avant de se faire les autres iles autour.
On resta a peine 20' dans le minibus qu'on se fit arrêter par un 1er controle de police. Rien d'anormal jusque là sauf que cette fois-ci, le policier nous demanda de tous descendre et nous affréta un autre minibus. A priori, le chauffeur n'étant pas en règle. Pas très grave, on ne perdit qu'une 1/2h dans ce transfert et j'en étais même content car le nouveau minibus avait une galerie sur le toit ce qui nous permettait d'avoir plus de place. Je déchanta vite quand je vis l'aide chauffeur nous tasser comme auparavant alors qu'il y avait bien 3 places de disponible. Il voulait s'arrêter pour faire monter d'autres passagers sur la route. Et c'est ainsi que le trajet qui était censé être direct sans arrêt a Vilankulos se transforma en cauchemar. Le mec s'arrêtait pour des toutes petites courses et reprenait des gens a chaque fois. On avançait a moins de 30km/h de moyenne car les gens qu'ils prenaient étaient souvent des fermiers avec des provisions de folie voire des animaux, chèvres, poulets. Il fallait a chaque fois qu'il refasse la galerie. Une vraie galère. En plus, a chaque fois qu'il descendait de son strapontin, il m'écorchait le genou gauche en passant bien que je lui ai fait la remarque a plusieurs reprises.  Je péta un câble a 60km de l'arrivée après 4h de galères et lui dis de me descendre mon sac car je préférais faire de l'auto stop.
Le mec me demanda de payer la totale et on se prit la tête pendant 10 bonnes minutes avant qu'il ne lâche l'affaire et me fit payer 200 au lieu des 300 initialement prévus. Les autres français étaient plutôt d'accord avec moi mais préféraient tout de même rester dans le minibus.
J'etais plutôt fier de moi et étais persuadé de trouver un autre ride rapidement car de nombreuses voitures passées par là. J'attendis bien 30' sans aucun résultat. Le flot de voitures s'était bizarrement arrêté et a peine 3 véhicules étaient passées. J'etais a une jonction au milieu de nulle part et les locaux, bien que me laissant tranquille, me regardaient tout de même d'un air interrogateur. Un gros bus longue distance finit par s'arrêter pour déposer des passagers. Ce fut ma chance et je pus monter dedans pour seulement 50mtc. Ce genre de transport n'est pas censé prendre de clients en cours de route et c'est seulement parce qu'il y avait d'autres clients qui descendaient que le chauffeur s'est arrêté: quelle chance! Le bus était a moitié vide et j'eus toute la place que je voulais dedans: impeccable. J'arriva en a peine 30' a Vilankulos et un des passagers m'aida a trouver mon chemin jusqu'a l'auberge Baobab Beach. Je retrouva mes français en chemin vers l'auberge. Ils avaient mis plus de temps que moi pour arriver a destination!

La ville de Vilankulos est bien plus africaine que les autres stops que j'ai pu faire au Mozambique. Les routes en ville sont toutes en sable et les gens vivent dans des huttes en bois pour la majorité. L'auberge a une vue splendide sur la baie et l'archipel  d'iles de Bazanruto. Je pus installer ma tente penard sous un arbre et passa les quelques heures restantes de lumières du jour a organiser l'excursion du lendemain. J'avais retrouvé 2 suédoises que j'avais rencontrées a Tofo ainsi qu'un couple de chiliens et on se booka une excursion tous ensemble avec les français et le canadien pour faire un tour de l'archipel le lendemain.
Une des suédoises avait rencontré un local qui lui avait proposé de diner chez lui et on s'incrusta pour voir un peu la vibe locale. Malheureusement, le mec était habitué a recevoir les touristes et l'expérience ne fut pas très intéressante. 
Je fis un tour le soir en ville et rencontra un jeune local qui me fit la tournée des bars du coin. Le mec était assez stone et je préféra abréger la soirée vers 1h du mat alors que le principal bar Afrobar avait du mal a se remplir.

Le lendemain, un speedboat était censé nous amener en 45' au nord d'une des iles de l'archipel mais on eu le droit qu'a un simple dhow qui en mit 2h30! Une des iles avait en son centre une énorme dune de sable et on y déposa le cuistot pour qu'il nous prépare a manger pendant que l'on fit une séance de snorkelling sur le Two Miles Reef, l'un des plus beaux récifs coralliens du monde s'étendant sur près de 10km. Pas de gros poissons mais ce fut tout de même intéressant de se balader sans bouteille sous l'eau a travers les coraux. Je voulais tester ma capacité a rester sous l'eau vu que j'avais fait plutôt une bonne session la veille en free diving. Mais impossible de rester plus d'une minute. Il y avait des vagues et je ne pouvais faire mes exercices de respirations/relaxation avant de plonger. De plus, sous l'eau, je nageais beaucoup plus et produisais des efforts pour aller a un point ou a un autre. Bref, une toute autre discipline!
On alla prendre quelques clichés sur le haut de la dune et j'eu l'impression de revenir en france au sommet de la dune du Pilat. Il y avait le bleu turquoise de l'ocean a droite et le vert de la foret a gauche. 
Pour le déjeuner, on n'eut pas le droit aux poissons qui étaient rassis mais seulement a des petits crabes. Bien que l'ile fut assez éloignée du continent et semblait déserte, il y avait une bonne dizaine de locaux qui attendait là qu'on ait fini de manger pour se servir. Et ils étaient en train de faire cuire nos poissons! On se plaignit et on obtint du calamar fraichement péché pour le diner: mieux que rien!
Sur une 2eme ile, on vit un match de foot local puis on traversa un resort haut de gamme où a priori on n'était pas les bienvenus, le maitre d'hotel refusant même de me servir a boire sous prétexte que je n'étais pas résident!
Le soir, la France jouait son 3eme match de poule contre l'Equateur mais je m'effondra sous ma tente le diner a peine finit.
Le lendemain, je quittais déjà le Mozambique et prenais un vol pour revenir encore une fois en Afrique du Sud direction Johannesburg et la capitale Pretoria.

lien vers la vidéo Vilankulo


Tdm4 E10 201406 Mozambique Part 2: les plages de Tofo


On est parti en shuttle de notre hostel a 5h du mat. Il pouvait contenir 28 personnes alors que l'on était que 7. Ca n'a pas duré longtemps car on a filé direction la gare de bus pour le remplir. Encore heureux que je m'étais réservé la place de devant. Près de 500km a parcourir en 10h de trajet avec une afrique que j'avais l'impression de retrouver tant les villages que l'on traversait ressemblaient a ceux de l'Ouest africain. Les habitants ont toujours le sourire aux lèvres et on ne se sent jamais en insécurité ici. 

Arrivé a Tofo, j'ai pu poser ma tente avec vue sur la plage a l'auberge Fatima's Nest. On est arrivé un vendredi, le soir où tous les expats de Tofo sortent se divertir. On a eu le droit a un concert live très sympa a l'hotel del Mar. J'y ai retrouvé mes 2 zouaves, Tim & Jayson qui avaient loué une maison juste en face du spot de surf a Tofhino. On est allé se finir au Mozambeat, un hostel un peu plus haut de gamme plein de charme.
Le lendemain, j'avais booké une plongée mais j'etais le seul client. On est parti au large sur le spot de Giant Castle, censé être l'un des meilleurs pour voir du gros mais malheureusement, pas cette fois: rien a se mettre sous la dent.
L'ambiance a Tofo est des plus agréables: la plage est magnifique et il y a une petite communauté de jeunes expats composée pour la plupart de grands voyageurs. Je suis parti avec Mike faire un tour au spot de surf de Tofhino et on est tombé par hasard sur la maison de Jayson et Tim. Le temps de s'ébouillanter 2 gros crabes qu'un vendeur a la sauvette nous avait déniché puis l'on rentra a l'auberge voir le match France/Suisse de la coupe du monde.
J'avais prevu de faire un ocean safari le lendemain pour lequel on etait censé voir des baleines a bosse et surtout des requins baleines, un des gros poissons que je n'avais pas encore eu la chance de voir sous l'eau. Mais la sortie a été annulée a la dernière minute car trop de vague. 
Je suis allé prendre un café chez Linda, une allemande qui avait migré ici il y a 4 ans et qui voyageait depuis 9 maintenant...alors qu'elle n'avait que 27ans! Elle avait été dive master en Thaïlande puis était venue faire de la plongée photo ici. Elle avait comme projet de reprendre des études afin de pouvoir monter un business dans le développement de terrains. Son idée était de démarcher les propriétaires terriens ici et de leurs proposer un partenariat pour exploiter les terres qu'ils n'utilisaient pas afin de les développer avec de l'agriculture et de faire bosser les locaux pour qu'ils deviennent ensuite autonomes. Elle en avait eu ras le bol de la plongée après près de 2000 plongées en 4 ans et voulait passer a autre chose. On a diné avec Jayson et Tim tous ensemble avec au menu des crevettes géantes cuites au barbecue: génial!
Tofo est vraiment un endroit charmant où j'aurais pu me poser: les gens sont peace, il fait beau, la mer est turquoise. Je m'y sentais bien.
On avait prévu de se faire une sortie en plongée libre avec Linda mais elle préféra décommander le matin ne se sentant pas bien. Je suis parti faire mon safari et pas de chance: de nouveau rien a voir! Je m'étais par contre booké une fun dive en free diving avec le proprio d'un centre de plongée, un jeune israélien venant d'Eliat et donnant aussi des cours de Yoga. J'ai du privatiser un bateau pour pouvoir rejoindre le site car le bord de mer n'était pas assez profond pour ce que l'on voulait faire. J'ai de nouveau atteint les 40m en 1'40 et ai eu de super sensations sous l'eau: vraiment une discipline que j'adore. 
Le lendemain, il était temps pour moi de partir. Je serai bien resté une semaine de plus mais je venais d'apprendre que des obligations professionnelles m'appelaient a Paris et je devais presser mon retour qui s'annonçait pour bientôt...

lien vers la vidéo plages de Tofo