Rechercher dans ce blog

mardi 9 décembre 2014

201412 TDM5: le planning


Depuis que je loue mon appart sur Air BnB, j'ai l'impression d'être un peu en tour du monde a la maison, bougeant au gré des réservations qui se font plus ou moins nombreuses selon le prix que je demande par nuit. Je crois avoir trouvé le bon équilibre et vais pouvoir rester tranquille d'ici au prochain départ qui s'annonce début janvier pour l'ultime tour, le TDM5 dont vous trouverez le planning prévisionnel ci-dessous.
Je vais finir mon tour africain par un retour en Ethiopie que j'avais laissé en aout sous des trombes d'eaux puis j'irai en asie du sud est en Thailande, Birmanie & Bouthan avant de revenir au Népal où m'attend un gros morceau. Je commencerai par une acclimatation autour des Annapurnas avant de tenter une ascension de l'Everest face Nord coté Tibétain en avril 2015.
S'en suivra les iles des Philippines puis l'est de l'Indonésie pour rejoindre la Papouasie Nouvelle Guinée avant d'attaquer le gros morceau qu'est l'Australie. Un peu de nature en Nouvelle Zélande et probablement quelques iles paradisiaques pour visiter les fonds sous-marins. Un stop à Hawai puis un petit coucou à Mexico avant de finir par la Jamaïque qui clôturera ce tour du monde débuté en janvier 2012...

paysdate debutdate fin
ethiopie05/01/1525/01/15
thailande25/01/1519/02/15
birmanie19/02/1508/03/15
bhoutan08/03/1515/03/15
nepal15/03/1524/05/15
tibet24/05/1503/06/15
philippines03/06/1518/06/15
brunei18/06/1522/06/15
indonesie (east side)22/06/1510/07/15
papouasie - Nouvelle guinée10/07/1525/07/15
australie25/07/1519/08/15
tasmanie19/08/1531/08/15
nouvelle zelande31/08/1518/09/15
micronesie18/09/1503/10/15
Samoa & Tsonga03/10/1518/10/15
nouvelle caledonie & Vanuatu18/10/1528/10/15
hawaii28/10/1512/11/15
Mexique12/11/1527/11/15
jamaique27/11/1502/12/15

lundi 8 décembre 2014

201411 Entre 2 tours Part 5: Tenerife


 j''ai de nouveau mis à bon escient une nouvelle resa de mon appart pour me prendre une semaine au Canaries sur l'ile de Tenerife. Quel endroit étonnant: on est toujours en Europe, en Espagne plus précisément et pourtant a seulement quelques dizaines de kms des cotes marocaines. Ici il fait bon vivre et les expats européens sont de plus en plus nombreux a vouloir venir s'installer ici alors que le chômage de la population locale s'élève a plus de 30%. 
Je me suis trouvé un petit coin de paradis sur l'ile a l'auberge de jeunesse Los Amigos, juste a cote de l'unique spot de kite de l'ile a El Medano. Rien de spécial ici, les cotes sont désertiques mais l'ambiance est tout a fait unique avec un staff d'une dizaine de volontaires tous plus sympas les uns que les autres. Je suis finalement resté toute la semaine au même endroit et je crois que c'était la 1ere fois que je restais aussi longtemps dans une auberge. Ca m'a permis de voir les choses autrement et plus particulièrement comment on vit dans une auberge sur une plus longue période que quelques nuitées. On voit les voyageurs passés, tous plus ou moins baroudeurs, chacun ayant leur histoire.
Ca m'a conforté dans mon idée de monter une auberge a mon retour mais peut être pas forcement sur Paris du coup. J'avais d'ailleurs passé le we précédent dans les 2 plus grosses auberges de jeunesse parisiennes, mais l'ambiance n'y était pas la même. Ca faisait plus usine avec leurs respectivement 400 et 600 lits. Ici, point de ça: 35 lits max et quelques tentes posées a même le carrelage en cas de dépannage. Je ne me suis pas fait prier pour en prendre une dès la seconde nuit. Il y avait une âme ici qui je pense avait été amenée par les fondateurs au départ puis qui avait perduré avec les volontaires ensuite. Vraiment un modele pour moi que j'essayerai de garder en tête pour la suite.

En terme d'activité, je n'ai pas chômé: 1ere journée en free diving avec un instructeur italien. Je n'ai pas pu pousser mes limites car j'étais avec un groupe d'intermédiaires et on est allé qu'a une trentaine de mètres mais les sensations sont toujours là.
Le lendemain, toujours pas de vent a l'horizon, je tentais de monter le plus haut point de l'ile, qui se trouve être aussi le plus haut d'Espagne: le volcan El Tielde culminant a 3700m. J'ai tout fait en auto stop mais la route était trop longue. Apres une heure d'attente au milieu de la route en pleine montagne, j'ai quitté la voie pavée pour me balader par moi-même et monter un petit sommet qui me narguait. J'ai ensuite continué a travers des forets de pins sur un terrain assez escarpé et ai finalement rejoint la civilisation et un petit village de montagne, Vilaflor, après tout de même 5h de marche. Je suis retourné au même endroit le lendemain mais accompagné cette fois-ci, de Maurizio, le gérant italien de l'auberge, qui avait son day off et me proposa une balade autour du volcan. Il venait tout juste de quitter l'Italie pour venir s'installer ici avec sa femme car il trouvait les conditions de vie et le marché de l'emploi plus facile ici que chez lui. On s'est baladé toujours dans des forets de pins avant de gravir un pic et d'enfin apercevoir le volcan El Tielde bien enneigé autour d'un désert de rocs. 6h de balade cette fois!
Dimanche, toujours pas de vent a l'horizon. Je partis avec 2 écossais découvrir la "hippies beach" ou plage baba-cool, bizarrement tout près de Las Américas, le spot touristique par excellence de l'ile (sorte de Benidorm local pour les connaisseurs!). Certains hippies avaient élu domicile ici et dormaient dans des huttes montées avec ce qu'ils avaient pu trouver ou en tente et même carrément dans des grottes au bord de l'ocean.
Le lundi, enfin le vent était au rendez vous et j'ai pu faire une full session de kite en Nash 11m pendant bien 5h, quasi surtoilé toute la journée: un vrai régal!
Le mardi, j'entrepris avec 3 autres collègues de l'auberge, Mervin un hollandais, Lewis un écossais et Bjorn un suédois,  l'ascension du volcan El Teide. On partit de nuit a 5h du mat afin d'éviter le poste de garde car on n'avait pas pu obtenir de permis pour faire l'ascension finale. Apres 1,5h d'approche à la frontale, on commença a grimper sur une pente plus ardue mais surtout totalement enneigée. Il y avait eu tellement de vent que la neige était dure comme de la glace et glissante comme une patinoire. On n'était en plus pas du tout équipé et pour mes 3 compères, c'était leur première fois en montagne! On réussit après 3h a atteindre le refuge situé a 3200m mais on ne parvint pas a atteindre le sommet du telepherique car la pente était trop importante et il nous aurait fallu minimum des crampons aux pieds. On fit donc demi tour et on arriva a 14h au niveau de la mer où je repris le kitesurf pour ma dernière session.
Je repartais déjà le lendemain après une semaine bien remplie. Il m'en aurait fallu au moins 3 autres pour voir le reste des iles...

lien vers la vidéo Tenerife dailymotion
 lien vers la video TENERIFE

mercredi 3 décembre 2014

201411: Entre 2 Tours Part 4: Via ferrata du Grand Revard près d'Annecy


Direction la Savoie lors de cet entre 2 tours où, au benefice d'une resa de dernière minute de mon appart, je me suis  baladé autour de Geneve avant de découvrir  les rives du lac d'Annecy. J''en ai profité pour faire une formidable via ferrata très vertigineuse et perdue au beau milieu d'une dense forêt: pas facile mais frissons garantis et une vue a couper le souffle, pour peu qu'il m'en restait encore.
Un petit tour par Bruxelles pour voir les quelques potes laissés la-bas puis le salon de l'auto parisien, toujours plein de surprises.

lien vers la vidéo Annecy et la via de Grand Revard

mardi 21 octobre 2014

201409 Entre 2 Tours Part 3: Water games in montpellier


Retour a Paris où je suis allé pour la 1ere fois a la fête de l'Humanité, enorme rassemblement populaire a La Courneuve, a la base pro communiste mais finalement ouvert a tout public. C'était aussi la 1ere fois que j'assistai a un concert avec autant de monde: près de 100,000 personnes pour voir les indémodables I AM puis Scorpions. J'étais en compagnie de Karim, un fervent habitué et on a passé quasi toute la soirée au stand venezuelien a danser la salsa dans le village du Monde.
Mon appart étant loué pour 8 nuits par des coréens, je suis reparti a Montpellier chez Thierry, un consultant SAP fan de kite, qui m'a proposé de m'héberger chez lui a Carnon Plage. L'idée était de m'essayer au Foil, un dérivé du kite sauf que l'on rajoute un mat sous la planche afin de pouvoir ne plus toucher l'eau. Concept super innovant et qui nécessite moins de vent que le kite pour sortir. Par contre, la discipline est encore toute récente et les planches de foil sont encore en forme de prototype. La seule école au monde qui enseigne le foil (qui est d'ailleurs né ici a Montpellier) est le kite center Fild'Air situé sur l'étang de Tho près de Sete. Il faut avoir déjà un sacré niveau en kite pour démarrer le foil et le fait de passer par cette école permet de commencer tracté par un bateau en lieu et place de la voile ce qui permet de ne pas a avoir a gérer l'aile en plus du foil. Le problème de cette technique est que l'on est tracté a l'horizontal au lieu de la verticale avec une voile et que c'est assez dangereux quand on tombe car on se retrouve alors en plein dans la trajectoire du foil dont le mat en carbone est très tranchant. On est tout de même équipé d'un casque auquel ils ont rajouté une grille pour se protéger le visage ainsi que d'une combi intégrale et un plastron. Le principe est de ne faire qu'un petit quart d'heure tracté par le bateau avant de se remettre sous voile pour avoir les premières sensations et notions de gestion du foil sous les pieds. Mais vu qu'il n'y avait pas de vent, j'ai bien du faire 3 quarts d'heure tracté et ça n'a pas loupé! J'ai d'abord eu du mal a sortir de l'eau puis me suis tapé quelques gamelles mais quand j'ai commencé a me stabiliser dessus et a sortir le foil hors de l'eau, les chutes étaient spectaculaires et je me prenais quasi systématiquement le foil en retour. Je me suis ouvert une première fois au niveau de l'arcade. Ca saignait mais ce n'était pas très profond donc j'ai continué. Une nouvelle chute assez violente a propulsé le foil sur la grille de mon casque et cette dernière, qui avait été mal soudée et dont les jointures dépassaient, m'a découpé au niveau du menton. J'étais bon pour les urgences où après 3h30 d'attente, on m'a posé 4 points de suture.
Le lendemain, le vent était au rendez vous et j'ai pu continuer la pratique du foil et commencer a le sortir hors de l'eau sur quelques dizaines de mètres. La sensation est assez incroyable: j'avais l'impression que mon corps ne pesait plus rien et que je flottais dans l'air sans aucune gravité. 

Je suis allé faire une sortie en mer avec le bateau de Laurent, un pote d'ici que j'avais rencontré l'année passée en République Dominicaine. On est allé plonger a -35 mètres sur une épave d'un cargo italien coulé lors de la seconde guerre mondiale et j'ai pu voir Lolo a l'oeuvre avec son rebreather qu'il pratique quasiment depuis que le concept est sorti soit depuis 1999.
Au retour, on s'est arrêté près de la Grande Motte pour faire du Sky surf ainsi que du Hover surf. Pour le premier, on a les pieds attachés a une petite planche carré elle-même reliée a un scooter des mers par un long tuyau d'eau de près de 18m de long et qui permet de nous propulser en l'air par la force hydraulique. Plutot sympa les sensations mais le meilleur restait a venir avec le Hover surf ou le "surfeur d'argent": même principe sauf que là, on remplace la planche carré par une planche de surf dans lequel on n'a que des foot straps. Un pur bonheur que de rider de la sorte avec un magnifique coucher de soleil qui se profilait a l'horizon.
J'ai refait une session de kite normal sur le plus gros spot de kite de la région au Grand Travers: il y avait du monde mais j'ai pu finir en down wind pour rentrer jusqu'a Carnon où Thierry m'attendait a 2 pas de chez lui: un vrai régal!

Je comptais partir le lendemain mais on s'est fait surprendre par les intempéries qui sont tombées dans le coin: les rues ressemblaient a des rivières et on aurait presque pu surfer sur les vagues que provoquaient les rares voitures qui arrivaient encore a passer. J'ai eu d'ailleurs peur que ma voiture ne soit emportée par les flots mais par chance le parking de Thierry était légèrement surélevé, ainsi que sa maison ce qui lui a évité d'être inondé contrairement a ses voisins qui eux pour le coup ont eu leur rez de chaussée plus cave sous les eaux.
Moi qui avais quitté plus tôt l'Ethiopie a cause des fortes averses qu'il y avait la bas, je ne m'attendais pas a trouver pire en revenant en France!



mardi 7 octobre 2014

201409 Entre 2 Tours Part 1: vers le Sud

Retour de mon tour d'Afrique avec une bonne fièvre et une grosse toux, j'ai eu peur de me faire arrêter au passage de douane a l'aéroport pour risque d'Ebola mais finalement aucun controle. Ca ne rassure pas tellement sur le sujet...
J'ai tout de suite pris ma voiture et me suis dirigé vers le sud pour retrouver un peu de soleil. Le temps d'appeler un dépanneur pour qu'il m'allume la voiture dont la batterie était a plat, puis de passer une nuit a l'hotel entre 2 autoroutes par erreur d'essence (le diesel dans un moteur essence, ça ne marche pas bien!) et j'arrivais en Auvergne retrouver toute ma famille au grand complet. En effet, ma soeur habitant au Mexique était de passage en France avec ses 3 enfants ainsi que mon frère et sa petite tribu. Le temps de faire un peu de pèche, de l'équitation et un concours de rodéo puis j'ai filé plus au sud a Montpellier retrouver quelques potes. Je suis ensuite allé a St Cyr sur mer rejoindre Yanis et Sonia en mode camping histoire de ne pas trop me dépayser de mon tour du monde trop vite!
J'ai fait ma toute première plongée sur les cotes françaises avec la visite d'une épave d'un avion qui s'était crashé ici lors de la seconde guerre mondiale et qui reposait a près de 40m de fond. 

lien vers la vidéo Vers le Sud


Je suis remonté sur Paris pour mieux redescendre en Sardaigne cette fois en compagnie d'Alexia, ma chère prof de swing. On a rejoint le groupe Swing de Luxe qui était programmé dans un festival de jazz manouche a Carloforte, une petite ile au sud ouest de laSardaigne. On a tout d'abord découvert la vieille ville de Cagliari puis assisté a un concert de jazz manouche avec Hagop au micro. 
La vie avec les musicos est des plus tranquilles: ils se lèvent tard, ne sont pas trop en mode visite mais plutôt a la cool ema décompresser des tensions emmagasinées dans la métropole parisienne. L'opposé de mes voyages: ça m'a fait le plus grand bien!

lien vers la vidéo Sud de la Sardaigne


jeudi 18 septembre 2014

Tdm4 E16 Ethiopia Part 1: la capitale Addis Ababa


On s'est séparé avec Vince a l'aéroport d'Addis, lui prenant un autre vol pour rentrer et moi continuant mon périple ici. On m'avait prévenu que l'Ethiopie était un pays totalement différent de tout ce qu'on pouvait voir dans le reste du monde et des mes premiers pas ici, je l'ai vite compris. Le visa d'entrée ne coutait que 17€ ou 20$ mais je n'avais que 9$ de cash sur moi et un billet de 200€. Les douaniers n'avaient pas de change et les 2 bureaux de change de l'aeroport  soit disant non plus. Pour couronner le tout, les 2 distributeurs de billets étaient en panne! Je me retrouvais coincé. Les douaniers m'ont donné un récépissé de passeport et ont gardé l'original en me disant de repasser les voir quand j'aurais les sous et ils m'ont laissé passer.

J'ai trouvé un taxi et on a fait près d'une trentaine de distributeurs dans toute la ville: tous en panne! Il y avait une pluie battante et j'avais bien sur laissé mes affaires de pluie a Vince, histoire d'alléger mon sac, ne sachant pas que j'etais en pleine période de mousson ici. Pour noircir encore un peu plus le tableau, mon taximan ne parvenait pas a trouver mon hotel et il m'a dirigé finalement vers un autre, portant le même nom mais pas tout a fait au même endroit. J'avais checké auparavant sur internet et les voyageurs avaient signalé qu'il y en avait effectivement deux et qu'il fallait se méfier des arnaques. Les proprios m'ont dit qu'ils avaient fermé l'ancien mais ils ne ressemblaient pas au couple d'allemands mentionné dans le lonely planet. Je n'avais guère le choix vu que j'etais a sec et qu'ils acceptaient de me faire crédit pour la nuit, la chambre a 25$ tout de même alors qu'annoncé a 14$ sur internet.
Je suis resté la soirée a l'hotel vu que je n'avais pas un sous en poche et en ai profité pour me reposer un peu.
Le lendemain, la pluie s'est enfin arrêtée vers midi et j'ai pu retirer des sous et retourner a l'aéroport récupérer mon passeport. Encore heureux que je n'avais pas booké de tour et que j'avais un programme plutôt flexible. 
Pour ne pas déroger a mes bonnes habitudes africaines, je suis allé me faire une simcard locale. Pas très compliqué, tout comme les compagnies aériennes, ils n'ont qu'un seul opérateur téléphonique ici. Par contre, pas de 3G sans acheter un téléphone, j'ai du me résoudre a de la 2G, soit pas d'internet du tout.
Le soir, je suis sorti et suis tombé sur l'anniversaire de David, un expat italien, et de sa femme locale, tous deux nés le même jour. Ambiance super sympa avec beaucoup d'expats. Je suis ensuite allé au club Illusion puis au Concorde mais ai été un peu déçu par la night life d'Addis dont on m'avait dit le plus grand bien.
Samedi, jour de visite des musées sous une pluie battante qui décidément avait du mal a s'arrêter. J'ai commencé par le musée ethnographique qui retraçait les spécificités d'un peu toutes les ethnies en Ethiopie et dieu sait si il y en a! Un petit tour au musée nationale pour faire les restes de notre cher ancêtre a tous, Lucy, vieille de 3,2 millions d'années. A noter qu'elle n'est plus la plus vieille car d'autres restes encore plus anciens de près de 5 millions d'années ont été trouvés depuis. Je suis ensuite allé a l'église orthodoxe St Georges construite fin du 19eme siècle pour fêter la victoire sur les italiens. Victoire importante car elle a permis a l'Ethiopie de ne pas être colonisée, ce qui demeure le seul exemple du genre sur tout le continent africain.
J'ai fini ma tournée par le musée du génocide de la "Terreur Rouge" qui explique qu'en 1974 pendant la révolution qui a fait abdiquer Haile Selassie, le dernier empereur d'Ethiopie, l'armée a profité du bordel ambiant pour s'approprier le mouvement révolutionnaire Derg et prendre le pouvoir. C'est ainsi que le colonel Mengistu est devenu dictateur et qu'il a tué plus de 500,000 personnes lui faisant opposition. En 1991, des contre révolutionnaires ont réussi a le renverser et ce dernier a pris la fuite au Zimbabwe où le dictateur local, un de ses proches, le cache encore aujourd'hui.
Je suis revenu a l'auberge et suis parti me faire une sieste afin d'être en forme pour la soirée mais je ne me suis relevé que le lendemain. Il pleuvait encore des cordes alors que j'avais décidé de démarrer mon trip éthiopien par le sud mais je décida d'annuler complètement ce voyage et de rentrer en France. Les locaux annonçaient près d'un mois et demi de telles moussons et je n'avais aucune envie de passer mon dernier périple sous des trombes d'eaux. Je préféra reporter ce voyage au début du prochain et dernier tour, le TDM5!

lien vers la vidéo Ethiopie Addis Abeba


lundi 15 septembre 2014

Tdm4 E15 201408 Ouganda: extreme rafting a la source du Nil


Vince arrivait a la fin de son périple. Il ne lui restait que 2 nuits a passer et on arrivait a peine en Ouganda a une frontière où il n'y avait juste rien. Plus d'une heure de galère pour trouver le change afin de s'acquitter des droits d'entrées pour le visa. On démarra par un peu d'auto stop pour rejoindre la plus proche ville. On monta dans un shared taxi mais a peine démarré que le conducteur se faisait attraper par un mec qui visiblement bossait pour les taxis et lui mit une bonne claque et nous demanda de descendre et de monter dans une autre voiture. On obtempéra et on mit bien 2h pour rejoindre la prochaine bourgade, située a a peine 75km d'ici mais le paysage, très montagneux, était somptueux. Le temps de se restaurer et on put monter dans un bus de nuit direction la capitale Kampala. On partir a 19h pour arriver a 3h du mat. On resta dans le bus jusqu'a 6h du mat puis on prit un petit dej avant de prendre un ride qu'on avait réservé direction l'embouchure du Nil qui démarre ici au lac Victoria a la ville de Jinja. On s'était booké une descente du Nil en rafting mais, histoire de pimenter la chose, on avait prit la formule "extreme" soit une personne par bateau plus le capitaine! Activité super touristique, on était près d'une soixantaine a faire du rafting ce jour là mais seulement nous deux a avoir pris cette formule, et pour cause: a quasi chaque rapide, le bateau, trop petit, chavirait et on se retrouvait a chaque fois dans l'eau. On fit 8 rapides allant jusqu'a la class V mais avec beaucoup de passage plat où il fallut ramer. Les paysages étaient grandioses et les rapids impressionnants. La nuit dans le camp était offerte et on passa la spirée avec un sympathique groupe d'israéliennes. 

Le lendemain matin, on s'était booké un tour sur une ile au large d'un lac Victoria mais avec les transports publiques, impossible d'arriver a l'heure. On annula la sortie et on passa le reste de la journée a Kampala, le temps que je me booke mon vol pour Addis Ababa, la capitale Ethiopienne, mon prochain arrêt. Vince avait lui aussi trouvé un vol dans cette direction pour retourner a son point de départ, l'aéroport de Kilimanjaro d'où il repartait.
On se sépara a l'aéroport d'Addis en fin de journée et je continua mon périple avec cette dernière étape au berceau de l'humanité, l'Ethiopie.

lien vers la vidéo Extreme rafting source Nil


mercredi 10 septembre 2014

Tdm4 E14 201408 Rwanda Part 2: des gorilles dans la brume au parc des milles volcans


On prit un bus très tôt pour rejoindre le parc aux milles volcans et le départ du trek pour voir ces fameux gorilles. On traversa des paysages assez surréalistes, le coin étant plein de collines dont le moindre mètre carré était utilisé pour y faire pousser quelque chose, et ce quelque soit la pente de ces dites collines. Il faut dire que le pays compte désormais plus de 15 millions d'habitants ce qui en fait le pays le plus dense en terme de population de toute l'Afrique.
On arriva aux abords du parc et on comprit vite pourquoi il était appelé le parc aux milles volcans. Il y avait de hautes montagnes un peu partout dont les sommets étaient tous perdus dans les nuages, le plus élevé culminant a 4500m soit le 5eme plus haut sommet d'Afrique. On se pointa a l'entrée du parc et il y avait déjà foule. Tous les touristes étaient là et prêts a démarrer l'approche des gorilles. Les groupes étaient de max 8 personnes et on se retrouva dans le seul groupe qui allait sur le chemin le plus difficile pour voir les gorilles, situé a près d'une heure en voiture d'ici. On était 6 en tout, 2 milanais banquiers (dont un bossant chez JPMorgan!) faisant un tour de la région en véhicule 4x4 avec leur propre chauffeur ainsi qu'un couple britanno canadien dont le pere de la jeune fille, qui bossait en tant que directeur de l'école internationale de Kigali, les accompagnait. On s'incrusta chacun dans un des 2 véhicules et on prit la route. Mais après a peine 30' de route, le 4x4 des italiens tomba en panne et on dut attendre un 4x4 de remplacement pendant une bonne heure. On était les seuls a avoir prit ce chemin car il était le plus difficile de tous. Il empruntait justement les pentes de la plus haute montagne du Rwanda et il n'était pas rare qu'il faille monter jusqu'a plus de 3500m pour pouvoir approcher les gorilles. On démarra l'ascension par une foret de bambous de toute beauté, accompagné par 2 guides et 2 gardes armés, soi-disant pour nous protéger des buffles mais je crois que c'était plus une mesure de sécurité envers les rebelles du M23 qui pouvaient sévir dans la région. La britannique avait également pris un porteur car elle ne se sentait pas bien ce jour là et effectivement elle n'avança pas très vite sur la pente de cette montagne. On du l'attendre a de nombreuses reprises et le guida ne pensa pas qu'elle allait y arriver. Mais finalement après 3 d'heures d'ascension, alors qu'on était passé a une végétation plus tropicale d'une foret humide, les 5 pisteurs qui nous devançaient nous signalèrent qu'il y avait un groupe de gorilles a l'approche. On était a une altitude de 3000m environ et on tomba tout de suite sur l'Alpha mâle, énorme avec son dos a la peau grise argentée. On s'approcha de lui a quelques mètres a peine et personne ne toussa alors! Il y avait un groupe d'une quinzaine d'individus et on rencontra le nouveau né de la bande, d'une semaine a peine, dans les bras de sa mère qui nous laissa nous approcher a a peine un mètre. On pouvait presque les toucher! Il y avait également tout un groupe de jeunes gorilles, tous plus mignons les uns que les autres et notamment 2 jumeaux qui n'arrêtaient pas de se chamailler entre eux, visiblement pas du tout incommodé par notre présence. On vit un autre mâle tout aussi gros que le premier, préparait son nid de feuilles et de branches pour se faire une petite sieste. La rencontre fut assez magique et on n'en revenait pas d'être aussi prêt d'eux, a partager de tels moments, comme si l'on était des hôtes de passage. Apres avoir passé une heure avec eux (le temps maximum autorisé par le parc), on reprit le chemin de la descente.


On avait prévu ensuite de gravir cette plus haute montagne mais vu qu'on en avait déjà fait une partie, on changea nos plans pour un autre challenge encore plus fou: gravir le volcan Nyiaragongo, l'un des plus dangereux du monde, toujours actif et dont la dernière éruption datait de seulement 2002. Il y avait le plus grand lac de lave visible au sommet du cratère. Le tout était un véritable challenge car le volcan, bien que tout près, était situé en RDC dans une zone fortement perturbée par les rebelles dont la plupart faisait partie de la milice Interarmwé qui avait sévit ici. 
On se repointa aux abord du lac Kyvu où l'on essaya de franchir la frontière pour rejoindre la ville de Goma. Les autorités rwandaises me tamponnèrent mon passeport avec le visa de sortie en me prévenant que je devrais repayer un visa a ma nouvelle entrée au Rwanda et que pour cela, je devais faire une nouvelle demande de visa en ligne (qui en principe prend 3 jours alors qu'on en avait qu'un devant nous!). De plus, il était 17h55 et ils allaient fermer le poste frontière dans 5'. Arrivé cote congolais, c'était une autre paire de manche. On se serait cru dans une guerre civile. Ca grouillait de partout. Les policiers étaient beaucoup moins cool et n'hésitaient pas a se servir de leur matraque pour faire bouger les locaux qui se baladaient tous avec d'énormes sacs sur la tête. Les douaniers, nous demandèrent nos passeports et nous dirent niet car on n'avait pas de visa congolais. L'un d'eux nous expliqua brièvement qu'on était censé le demander dans nos pays d'origine mais qu'on pouvait aussi en faire la demande en ligne pour un visa volant. Ils nous raccompagnèrent a la zone de no man's land et c'est là que je commença a prendre peur. En effet, je n'avais plus de visa rwandais et pas fait encore de demande pour en obtenir un nouveau...on eut la chance de retomber sur les mêmes douaniers rwandais au retour qui purent nous annuler le tampon de sortie et nous faire rerentrer au pays. L'un d'eux nous expliqua que ce poste frontière était un peu compliqué et que l'on pouvait réessayer le lendemain au poste de la Grande Barrière où les douaniers congolais étaient plus "arrangeants".
On décida de tenter le coup et on se prit 2 lits en dortoirs dans une mission catholique (a 2,5€/nuit!) avant de réessayer le lendemain. 
Malheureusement, on se fit bloquer des notre sortie du Rwanda où les douaniers rwandais, voyant qu'on avait déjà un tampon de sortie annulé, nous refusèrent la sortie du territoire avant que l'on puisse leurs montrer des visas congolais. 
On laissa donc tomber cette périlleuse ascension et on prit un bus pour rejoindre la frontière ougandaise cette fois.

lien vers la vidéo Gorillas in the wist


lundi 8 septembre 2014

Tdm4 E14 201408 Rwanda Part 1: la capitale Kigali et le lac Kivu


On débarqua au Discovery Rwanda hostel, l'une des seules auberges de la ville, qui affichait complet mais dans laquelle on pouvait tout de même déposer nos tentes dans le jardin. On se fit une petite virée nocturne dans les bars du coin, le Sun downer, le Papyrus puis le K club. Les gens étaient très chaleureux et il y avait pas mal de blancs expats ici. Le lendemain matin, on alla au RDB, le bureau qui s'occupe de gérer les parcs nationaux au Rwanda et notamment les treks avec les gorilles de montagne, la principale raison de notre venue ici. On peut voir ces gorilles que dans 3 pays seulement: le Rwanda, l'Ouganda ainsi que la République du Congo et les approcher coute cher, 700$ en Ouganda et 750$ au Rwanda! Hormis le prix, le principal problème est qu'ils limitent le nombre de visiteurs a une soixantaine par jour et que les billets sont très vite sold out. On avait essayé de réserver en ligne quelques jours auparavant mais ils nous avaient annoncé que tout était plein sur le mois d'aout. Et pourtant en se pointant au bureau, la nana de l'accueil nous demanda notre jour de préférence et réussit a nous booker 2 tickets: parfait!

On fit ensuite un tour au mémorial du génocide. Les terribles incidents qui ont eu lieu ici sont encore dans toutes les mémoires. Il y eut un conflit entre 2 "soi disant" ethnies locales, les Tutsis et les Hutus. Il faut savoir qu'a l'origine, ces ethnies ont été créées de toute pièce par les colons belges en début du 20eme siècle en déclarant que ceux qui avaient plus de 10 vaches et un nez un peu plus long que les autres étaient classés dans les Tutsis, tous les autres dans les Hutus. Les Tutsis étaient donc minoritaires et représentaient 15% de la population. Quand les belges sont partis, ils ont en gros laissé le pouvoir aux Tutsis, ce qui a laissé un climat plein de tension. Celles-ci sont montées pour se transformer en véritable haine des hutus envers les tutsis, alimentée par une forte propagande du pouvoir en place. Le président d'alors était un hutu et après que des accords de paix aient été signés, son avion se fit exploser en plein vol avec lui a son bord ainsi que son homologue du Burundi. Personne ne sut jamais qui avait fermenté le coup mais ce fut l'étincelle qui déclencha le génocide. En a peine 3 mois, la milice hutu, l'Interarmwé, décima plus d'un million de tutsis, sans que l'armée rwandaise ni les nations unies ne fassent quoi que ce soit. Les rebelles tutsis qui étaient alors exilés aux frontières du pays réussir a reprendre le controle du pays avec l'aide de certains hutus et a sortir l'Interarmwé en dehors du pays, principalement dans la région montagneuse de la république démocratique du Congo. Au jour d'aujourd'hui, on ne fait plus la différence entre tutsis et hutus et on ne prononce quasiment plus ces mots d'ailleurs. Il a été reproché aux casques bleus de l'ONU de ne pas avoir agi et protéger les populations locales ainsi qu'a l'armée française d'avoir entrainé et armé la milice Interarmwé et d'avoir participé aux exactions. Pas étonnant que la langue française ne se parle plus trop ici et que l'anglais ait pris le dessus.

Le lendemain, on prit la direction du lac Kyvu, le plus grand du Rwanda et en a peine 3h, on était déjà sur sa rive, servant de frontière naturelle avec la RDC voisine. On se prit un hotel assez chic au bord du lac pour 60€/nuit tout de même. L'endroit est censé être assez animé le we mais plutôt le vendredi/samedi et on était un dimanche. On se balada le long de la plage de sable artificiel puis on dejeuna dans l'hotel de luxe Lake Sorena Hotel avant de retourner dans le notre pour profiter du sauna hammam. Le lendemain, un autre type de population nous attendait...les gorilles des montagnes!

lien vers la vidéo Kigali et le lac Kivu


vendredi 5 septembre 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 5: from Mwanza to Kigali


Lachés a la porte ouest du Serengeti, on s'eat tout de suite retrouvé dans une autre Tanzanie, plus authentique et moins touristique. Pas de blancs ici et beaucoup plus pauvre, presque comme un retour en Afrique de l'Ouest. Même Vince s'était mis aux habitudes locales en portant une partie de nos affaires sur sa tête! On a pris un bus local direction Mwanza, la 2eme plus grande ville du pays avec 2,5 millions d'habitants, bordant l'énorme lac Victoria au Sud. La région est emplies de nombreuses collines toutes pleines de gros rochers plutôt inaccueillants pour y vivre. Et pourtant, les tanzaniens ont réussi a y planter des maisons un peu partout on ne sait comment. La région m'a d'ailleurs beaucoup rappelé la Cappadoce en Turquie. On est arrivé en début d'après midi et on s'est pris une belle chambre dans un cosy hotel de la ville. On a rejoint William, le néerlandais qui avait débuté le safari avec nous et qui avait rejoint Mwanza en avion d'Arusha. Lui, partait ensuite en direction de Kigoma pour aller vers le Burundi. Nous de notre coté, on a pris la route de bon matin pour la frontière avec le Rwanda, notre prochain stop. Les régions frontalières avec le Rwanda mais surtout avec le Burundi étaient classées a risque, orange pour la frontière et rouge pour la seconde, a cause de rebelles sévissant encore dans le coin. On nous avait conseillé de prendre le bus partant a 5h du mat mais on avait décidé de ne pas trop se stresser ce jour là et on est arrivé a la gare de bus a 7h du mat seulement. Et là, bien sur, plus de vus pour Banako, la ville la plus proche du poste frontière. Les rabattues nous ont fait monter dans un autre bus nous disant qu'il faudrait qu'on change une fois en chemin. Ce fut un bus régional qui allait "pole pole" comme on dit ici, soit doucement doucement. On a commencé a comprendre notre erreur quand on a appris que le poste frontière rwandais fermait a 6h du soir alors qu'on avançait a la vitesse d'un escargot. On avait fait a peine un quart du chemin a midi. De plus, on se faisait constamment arrêter par des barrages de police ce qui n'accélérait pas notre marche. Au terminus du bus, au beau milieu de nulle part, on nous fit monter dans un minibus puis un autre afin de rejoindre une route goudronnée un peu plus principal. Il nous restait 70km a parcourir et on eut ensuite la chance de tomber sur un taxi a partager qui nous emmena jusqu'a Banako, ancien camp de réfugiés lors des exactions qui ont eu lieu en 1994 au Rwanda, en un temps relativement rapide. On y arriva sur les coups de 17h et on prit un taxi moto chacun pour rejoindre le poste frontière.

Le passage de frontière se passa sans heurt. Je dus débourser 30$ pour mon visa alors que Vince, zéro en tant que bon américain. Allez savoir les règles quand on sait qu'il avait 100$ pour son visa tanzanien, soit le double du mien! On se pointa coté rwandais a 18h passé, la frontière était encore ouverte, par contre, plus de bus pour rejoindre Kigali, la capitale rwandaise située a 3h d'ici. On eut la chance de tomber sur une famille de 5 français qui voyageait dans un énorme camion tout terrain. Le pere de famille bossait en Argentine et y avait emmené toute sa famille, soit sa femme et leurs 3 enfants. Il était féru de 4x4 et de safari et ils avaient entamé un tour du monde très particulier. Ils étaient partis de France par l'Espagne puis le Maroc. Ils avaient ensuite fait envoyer leur camion en Namibie et avaient repris leur tour après un an de pause. Ils avaient fait le sud de l'Afrique puis avaient de nouveau laissé leur camion pendant un an avant de le récupérer a Dar Es Salam d'où ils avaient traversé toute la Tanzanie. Ils terminaient leur voyage ici a Kigali le lendemain et allait le reprendre là où ils l'avaient laissé dans un an. Ils voyageaient comme ça un mois par an et projetaient de finir l'Afrique par l'Ethiopie avant de faire envoyer leur camion en Asie pour démarrer un nouveau tour. Plutot intéressant et assez inédit comme concept. 
Ils ne rejoignaient par contre pas Kigali le jour même et nous déposèrent dans un village a quelques kms de la frontière. De là, on chercha un bus pour rejoindre la capitale mais il n'y en avait pas d'ici le lendemain matin. On tenta l'auto stop une petite heure sans grand succès non plus. On n'était pas forcement en stress car la population locale, parlant d'ailleurs pour la plupart un petit français, était d'une profonde gentillesse et on ne se sentait pas du tout en insécurité ici.  On prit finalement la voiture privée du pharmacien du coin qui nous déposa a Kigali pour une trentaine d'euros et qui en profita pour aller voir son fils habitant a la capitale.

lien vers la vidéo from Mwanza to Kigali


Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 4: la grande migration des gnous

On retourna au premier lodge où l'on s'était rencontré a l'extérieur du parc. Les 2 anglais repartaient sur Arusha pour filer a Zanzibar, William avait encore un jour de safari avec nous alors qu'on en avait deux de notre cote pour faire des petits parcs moins excitants que ceux que l'on venait de faire. Je m'etais renseigné comme un malade pour savoir où se trouvaient les gnous exactement mais je ne réussis pas a avoir de réponse claire et uniforme. Certains nous disaient qu'ils étaient déjà au Kenya et on envisagea alors d'y aller mais on devait alors faire un grand tour par Naerobi. D'autres nous dirent que le troupeau s'était découpée en plusieurs morceaux et que certains étaient retournés en arrière cote Serengeti a cause d'averses qui avaient eu lieu dans une partie du parc seulement et qui avaient déréglé le sens d'orientation des gnous. On tenta le pari de retourner au Serengeti et on négocia un changement d'itinéraire avec notre agence pour remplacer les 2 derniers jours de safari par un tour privé dans une autre jeep de 3 jours pour aller plus au nord dans le Serengeti jusqu'a la rivière Mara. Ce changement nous couta la modique rallonge de 500$ chacun. Le jour du départ, on nous annonça qu'il fallait rajouter 280$ au pot, le gérant de l'agence ayant finalement fait machine arrière et n'avait pas voulu compenser l'annulation des 2 jours du 1er safari. On discuta pendant plus de 2 heures avec le responsable de l'agence et le chauffeur pour trouver un accord...en vain. J'entrepris alors de faire machine arrière et de retourner faire nos 2 jours de safari 'normal" mais le mec nous dit que c'était désormais trop tard et qu'on avait tout perdu! Je baissa drapeau et on accepta de verser les 280$ supplémentaires et prit la route direction le Serengeti. Il fallu encore une fois passer par la réserve du Ngonrongoro mais au gate, notre chauffeur eut un problème. On était en effet un jour férié, fin du ramadan oblige, et ce jour exceptionnellement, on ne pouvait payer en cash les droits d'entrée du parc mais seulement a l'aide d'une carte spéciale que seules les agences avaient. Or notre chauffeur était bien muni d'une de ses cartes mais n'avait pas crédité un seul centime dessus. On se retrouva une nouvelle bloquée. Le responsable du gate se pointa et nous expliqua qu'il ne pouvait rien faire et nous conseilla de rebrousser chemin et de revenir le lendemain: les boules! Au bout d'une heure, la providence arriva. Le boss du chauffeur, qui avait d'ailleurs ardemment participé aux négociations du matin, se pointa avec une autre carte créditée du montant suffisant: ouf, on pouvait enfin passer. Rebelote 3 heures plus tard a la porte du Serengeti où cette fois, je paya en carte bleue mais le guichetier me factura 2 nuits en camping dans le parc alors qu'on ne voulait n'en passer qu'une a l'intérieur et une autre dans un campement a l'extérieur du parc pour avoir le plus de chance que possible de tomber sur la migration. Je demanda un remboursement mais après une bonne heure, le responsable me dit que ce n'était pas possible, qu'il fallait faire un courrier et blablabla. On laissa tomber et décida donc par la force des choses de se faire les 2 nuits au même endroit au nord du parc. On s'enfonça de nouveau dans le Serengeti mais jusqu'au camp de Lobo cette fois, tout au nord. La végétation changeait du tout au tout au nord avec beaucoup plus d'arbres, de verdure et de collines rocheuses. De plus, il y avait beaucoup moins de monde qu'au centre. C'était comme un nouveau safari qui débutait! On dormit dans un campement a taille humaine cette fois et on n'eut pas a attendre des heures que notre cuisinier nous prépare le diner vu qu'on cuisinait nous-même avec mon petit réchaud. 
Le lendemain, on partit a l'aube faire une journée entière de game drive. Notre chauffeur n'était pas muni de radio cette fois pour communiquer avec ses compères mais il avait un oeil de lynx. On tomba sur plusieurs scènes où des dizaines de vautours terminaient les restes de gnous laissés là sur la plaine. A chaque fois, ils étaient accompagnés d'un ou plusieurs marabouts, sorte de grand hérons mais carnivores! On assista a quelques autres belles scènes comme ces lions mâles qui se prélassaient près d'hautes herbes. On put s'approcher a peine quelques mètres sans que ça ne les dérange le moins du monde. On vit aussi un groupe d'une bonne quinzaine de lionnes avec de jeunes lionceaux presque adolescents. On croisa quelques groupes de gnous de plusieurs milliers de tête mais sans que ce ne soit la grande migration que l'on attendait tant. On atteignit enfin la rivière Mara mais toujours pas de trace de gnous. On put distinguer de l'autre cote du fleuve, cote Kenya,  des milliers de points noirs sur le flan d'une colline mais trop loin pour vraiment pouvoir dire avec certitude qu'il s'agissait d'eux. D'ailleurs ils avaient l'air d'être plutôt a l'arrêt qu'en mouvement comme on pouvait s'y attendre en pleine migration. En désespérance de cause, on longea le fleuve jusqu'a tomber sur une masse aux rayures blanches et noires flottée a la surface de l'eau. On l'observa quelques minutes puis tout d'un coup, la masse se retourna violemment et laissa apparaitre des pattes avant de replonger dans l'eau. Il s'agissait en fait d'un zèbre en train de se faire dévorer par une bonne demi dizaine de crocodiles! A un moment, l'eau qui entourait le zèbre changea de couleur en rouge vive. Le zèbre n'en avait plus pour longtemps avant de disparaitre complètement dans l'estomac de ces gourmands. On cassa la croute sur les hauteurs d'une colline avec en toile de fonds quelques éléphants s'abreuvant dans le fleuve mais toujours pas de trace de la migration. Ce ne sera a priori pas pour cette fois.le chauffeur prit le chemin du retour et après une nième scène avec des vautours, il nous dit qu'il allait prendre le chemin du retour. J'insista alors pour faire un dernier tour au bord de la rivière, histoire de peut être spotter une nouvelle scène avec un croco. Quel flair j'eus! A l'approche de ma rivière, on put voir au loin un énorme nuage de poussière qui se formait au dessus des arbres. On attendit quelques instants et puis le spectacle commença: énorme! En flot continu, une incommensurable quantité de gnous galopait comme des furies le long du bord de la rivière Mara. On dirait qu'ils ne savaient pas trop où ils allaient et les chefs de file commencèrent a faire un demi cercle. Ce fut une cohue sans nom et la scène se remplissait de toujours plus de gnous au fil des minutes jusqu'a atteindre la densité d'une fourmilière, en 100,000 fois plus grand. On était en pleine migration des gnous qui remontait la rivière pour aller plus au nord dans le Masai Mara. Probablement le dernier jour pour les spotter avant qu'ils ne disparaissent complètement dans le Kenya pour les 2 prochains mois: quelle chance! On put les suivre pendant une bonne heure avant que le troupeau ne disparaisse complètement au loin. Ils étaient un nombre incalculable. Un des plus incroyable spectacle qu'il m'ait été donné de voir.
On repartit a notre campement, heureux, heureux et surtout satisfait d'avoir tant insisté pour pouvoir assister a ce fabuleux phénomène. On s'arrêta dans le village des employés du camp Lobo où l'on prit une bière avec les locaux qui nous firent manger le plat local: du manioc pillé en sauce, comme en Afrique de l'Ouest! On changea ensuite de décor pour prendre un verre dans le super luxueux lodge du coin. Un endroit assez incroyable, le grand luxe au beau milieu de la nature pour près de 400$ la nuit tout de même. On ne prit qu'un verre a 5€ et profita des installations avant de nous en retourner dans notre camp, sous tente certes mais bien plus proche de la nature et moins de tout ce confort superflu et matérialiste. 
Le lendemain, on traversa tout le parc d'est en ouest en passant par les western corridors. Je resta quasi toute la matinée la tête au vent, le toit ouvrant permettant de rester debout sur la banquette arrière. On croisa de nombreux hippopotames dans les lits de rivière et quelques crocos puis on arriva a la gate ouest où notre chauffeur nous laissa pour revenir sur ses pas. Nous on repartait a l'aventure en auto-stop direction la ville de Mwanza, située a 150km d'ici sur les bords du lac Victoria. 

lien vers la vidéo Migration des gnous


jeudi 28 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 3: safari au cratère du Ngorongoro

La visite du Ngonrongoro fut incroyable: on descendit très tôt dans le cratère. Il s'agit d'un énorme volcan qui après être rentré en éruption, a balancé tout son magma autour de lui, formant ainsi une partie du Serengeti où les arbres ne poussent plus a cause de la roche volcanique. Dans le même temps, la montagne Ngonrongoro avait perdu toute sa hauteur et c'est ainsi que le cratère se retrouvait très proche du niveau de la mer désormais. 
On eut la chance de tomber très vite sur une scène assez spectaculaire: 2 lionnes en train de consommer leur petit dej du jour, un gnou! Avec une horde de hyènes affamées autour, pressées de manger les restes. Une scène assez surréaliste où la cinquantaine de hyènes n'osait pas toucher a la proie tant que les lionnes, bien que seulement deux, n'avaient pas fini leur festin. Et quand on vit une des deux lionnes s'énerver, on comprit pourquoi! Apres avoir fini, la gueule tout en sang, les lionnes se sont écartées de quelques mètres seulement et sont restées là pour digérer et regarder la suite du spectacle. Les hyènes se sont jetées comme des furies sur le corps du gnou qu'on ne pouvait alors plus voir. Ca a bien duré 30' avec parfois quelques morceaux qui se détachaient et qui partaient aux plus chanceux. Il y eut même quelques chacals et un vautour qui essayèrent de participer a la fête. 

On changea ensuite de spot et on tomba sur 2 autres lionnes se baladant sur la route avec leurs 3 lionceaux: magnifique! Pas du tout gênés par la horde de 4x4 qui les suivait et visiblement assez habitués a leur présence, ils se sont baladés comme si de rien n'était et on eut le droit a de très jolies moments où les lionceaux qui jouaient entre eux. 

On fit une halte a un spot près d'un lac pour la pause pipi où il y avait de nombreux hippopotames tous endormis. J'essaya d'en réveiller un avec une pierre pour prendre de beaux clichés lorsqu'un couple m'interpella en me disant que je visais des hippopotames et que j'etais un idiot de faire ça! Je n'apprécia pas forcement le ton employé bien qu'il est vrai que ce que je faisais était un peu stupide et le ton monta très vite. Finalement le couple se plaignit a leur chauffeur qui se pointa me faire la morale puis appela un ranger qui nous expulsa carrément du parc illico presto! Mes pauvres acolytes qui n'avaient rien a voir la dedans. Pour les dédommager de l'heure perdue qu'ils nous restaient a passer dans le cratère, je décida de payer seul le pourboire du chauffeur mais je sentis que ça ne suffisait pas a certains qui avaient vraiment les boules. Je ne pouvais guère faire plus. 

mardi 26 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 2: safari au Serengeti

A peine fini l'ascension du Kili qu'on se bookait déjà un tour en safari le lendemain a 5h du mat. Ca tombait bien car avec ma cheville en vrac, je ne pouvais marcher qu'a l'aide d'une canne et ca allait me permettre de la laisser au repos quelques jours. En revanche, on voulait absolument se faire un safari dans les 2 principaux parcs, soit le Ngorongoro et le Serengeti mais également voir la migration des gnous. Cette dernière avait lieu en continue toute l'année en un énorme cercle, plus d'un million de gnous passant de Tanzanie au Kenya. Les périodes les plus intéressantes a voir sont le passage des rivières et notamment celles du western coridor infestées de crocodiles ainsi que celle de la rivière Mara, la plus large, mais aussi lorsque le gros du troupeau se situe au centre du Serengeti, on peut alors faire un vol en montgolfière pour survoler la migration. Malheureusement on était dans une période où les gnous finissaient de traverser le Serengeti pour aller au Parc de Massaï Mara au Kenya et il était donc très difficile voir impossible de les voir cote Tanzanie. 
Le responsable de l'agence avec qui l'on a monté le Kili nous dit qu'il avait justement 2 clients néerlandais qui partaient le lendemain pour 5 jours dont 3 au Serengeti, 1 au Ngonrongoro et 1 dans 2 petits parcs plus mineurs. Pas de migration mais on faisait au moins les 2 principaux parcs. Le prix était assez intéressant (140$/jour soit 700$/tête) et on partir la dessus.

On se retrouva finalement a 5 dans la voiture: 2 anglais et frères Oli et Justin ainsi qu'un néerlandais, William, que j'avais d'ailleurs déjà rencontré au Mozambique a Tofo. On avait tous des programmes différents avec comme seul tronc commun 2 jours au Serengeti et un au Ngonrongoro. On nous avait clairement survendu le tour et le mec de l'agence Kili Climbers s'en était mis plein les poches en nous bookant n'importe quoi au plus cher, et encore on s'en tirait les mieux du groupe. On était tous passé par des intermédiaires et l'agence au final qui nous faisait réellement le tour n'avait rien a voir avec celle avec qui l'on avait négociée. 
Passé ces problèmes pécuniers, l'ambiance était tout de même sympa et on eut le droit a une première après midi de game drive dans le Serengeti assez soutenue avec quasi tous les animaux que j'avais déjà pu voir lors de mes précédents safaris, les lions en abondance, bien que toujours très peu actifs. Une nuit en tente dans un camping surchargé par les mêmes types d'agence puis nous repartimes en game drive le matin avant de refaire le chemin inverse pour atteindre le cratère du Ngonrongoro. 
On posa notre campement sur le haut du cratère dans un endroit où éléphants et zèbres venaient carrément se servir en herbe et en eau mais aussi pour certains dans les poubelles. Et gare si on s'approchait trop d'eux, c'était la charge garantie! Il faisait assez froid cette nuit là avec un vent glacial. Il faut dire qu'on était basé a 2800m d'altitude tout de même.


vendredi 22 août 2014

Tdm4 E13 201407 Tanzanie Part 1: Dar Es-Salam, Arusha et Moshi, l'ascension du Kilimanjaro


Arrivé a Dar es-Salam, on se prit une chambre dans une auberge de jeunesse chrétienne, YMCA. On s'essaya a la night life locale qui fut assez agréable. Le lendemain matin, on prit un bus "de luxe" a 5h du mat direction Moshi. 
A destination après 8h de trajet, Vince s'aperçut en descendant du bus que son petit sac a dos avait disparu, avec son appareil photo (dont les tofs de Zanzibar!), 300$ mais surtout son passeport ricain! Il avait gardé le sac sur le compartiment a bagage au dessus de nos têtes (alors que j'avais gardé le mien a mes pieds) et était descendu sans le prendre lors des pauses pipi! On decida de rester dans le bus pour aller a Arusha où il y avait un centre d'immigration où l'on pourrait gerer son visa. 
On se pointa dans une auberge et on tomba sur 2 rabatteurs de l'agence Kili climbers. Elle nous avait été recommandée par un espagnol qui venait tout juste de finir avec eux et qui avait payé 1150$ pour la montée en 6 jours avec un guide, un cuisinier et 4 porteurs pour lui tout seul! Le prix restait vraiment compétitif mais c'était sur les tips qu'ils se rattrapaient: il avait payé 400$ de pourboire a toute l'équipe.
Je sentais tout de suite que les mecs étaient là pour nous arnaquer et après avoir pompé un maximum d'info, on leurs dit qu'on verrait demain. On leur raconta tout de même notre péripétie avec le sac a dos et c'est alors qu'ils se jetèrent sur l'occasion et se proposèrent de nous aider a faire les démarches "administratives" a la police le lendemain. On accepta et ils amenèrent Vince au poste de police faire sa déclaration, puis a l'immigration pour avoir un visa temporaire afin de ne pas être dans l'illégalité. Le voyage allait être assez perturbé pour Vince car la seule ambassade américaine se trouvait a Dar es Salam et ne délivrait un passeport qu'en présence du demandeur. Alors qu'on était a l'immigration, le mec de l'agence reçut un coup de fil de la police disant qu'ils avaient retrouvé le passeport. Vince se pointa sur place mais le policier ne trouva comme par hasard plus le passeport et réclama 200$ a Vince pour le chercher. Par l'intermédiaire du mec de l'agence, Vince s'en tira a 150$ mais ça sentait la magouille a plein nez entre le mec de l'agence et les policiers! Toujours utile qu'il avait au moins retrouvé son passeport.


On se sépara gentiment des mecs de l'agence et prit le bus pour Moshi. On décida de descendre a l'embranchement avec la route de Mashamé, une des portes d'entrées du parc du Kilimanjaro. Apres un transport en camionnette, minibus et moto, on arriva finalement a la porte d'entrée du parc et on tomba sur un ranger super cool qui nous expliqua exactement comment cela fonctionnait. On devait s'acquitter des droits d'entrées de 6 jours pour le parc que l'on y reste 3 ou 6 jours soit tout de même 690$ par tête. Il fallait aussi une vouncher d'une agence agréée ainsi qu'un guide obligatoire. Il nous recommanda une agence au nom de... Kili Climbers: la même que celle d'Arusha! On eut guère le choix et le ranger, qui finissait sa journée, nous proposa de nous amener directement a Moshi avec sa voiture pour voir le patron de l'agence. 
2 heures plus tard et après quelques négociations, on s'en tira pour 950$ par tête mais tips inclus! Le mec avait voulu nous refourguer 6 porteurs mais on s'en tira avec un seul, par contre avec 2 guides, apparemment obligatoire si l'on est 2. A ce tarif là, on ne prit pas de cuisinier et on partit faire les courses au supermarché. 

Le lendemain matin, on passa chez le "loueur" local qui nous donna tout ce qui nous manquait et nous voilà parti pour l'ascension du mont le plus haut d'Afrique culminant a 5895m.
Petite embrouille au départ du trek a la Machame gate (a 1800m d'altitude) où notre guide commença a nous dire qu'il fallait un 2eme porteur. On avait mis tous nos excédents de kg, principalement la nourriture, dans un seul sac a donner au porteur et cela faisait 16kg soit en dessous des 18kg max que l'on pouvait donner a chaque porteur. Le guide nous répondit qu'il avait lui aussi des kgs en trop ainsi que l'assistant guide. Je lui rétorqua que ça, c'était son problème et que s'il prenait une bouteille de gaz qui faisait déjà 8kg a elle toute seule, ce n'était pas a nous de payer un porteur pour cela alors qu'on avait nous-même notre propre gaz. Il appela le responsable de l'agence et cela prit plus d'une heure avant qu'il ne trouve une solution voyant que j'etais inflexible sur ce point. On démarra finalement le trek a 11h du mat, Vince avec 13kg sur le dos et moi 22 tout de même. Ca paraissait léger mais on a vite compris notre douleur après quelques heures de marche. On avait prévu de faire les 2 1ers jours en une seule journée afin de boucler l'ascension en 5 jours au lieu de 6. On traversa une foret tropicale humide assez dense, notamment peuplée de singes bleus lors de la 1ere partie jusqu'au refuge de Machame situé a 3000m d'altitude. Puis on sortit de la foret et le paysage changea du tout au tout pour une végétation plus sèche avec des bruyères et séneçons géants. On atteignit le refuge de Shira a 3800m d'altitude juste avant la tombée de la nuit après 7 heures et demi d'ascension eprouvante, mes epaules et mon dos en feu a cause du poids de mon sac. 
On n'était pas les seuls sur la route de Machame. Pourtant la route principale, appelée Marango ou "Coca-Cola route", était censée être la plus commune mais on apprit par la suite que cette dernière était limitée par le nombre de lits en refuge alors que celle de Machame ne contenait que des sites de camping. Il y avait des centaines de tentes au campement et on apprit qu'on était 120 a tenter l'ascension ce jour-là et plus de 350 porteurs! On avait marché quasi toute la journée dans la brume mais notre campement était cette fois-ci située au dessus des nuages. En revanche, un vent glacial souffla toute la nuit et malgré le duvet super chaud que l'agence m'avait loué, je dus me recroqueviller a l'intérieur pour réussir a dormir quelques heures.
Le lendemain, on partit quasi les 1ers vers 8h du mat et on se fit doubler toute la journée par les porteurs, qui bien que beaucoup plus chargés que nous, allaient tout de même bien plus vite. On pouvait apercevoir l'arrière du sommet du Kili, a peine enneigé mais on devait faire le tour avant d'entamer l'ascension. On commença par rejoindre la Lava Tower a 4600m dans un paysage lunaire puis nous sommes redescendu a 4000m pour poser notre camp au refuge de Barranco, parfait pour bien s'acclimater après 6h de marche. Cette fois-ci, la nuit fut douce et sans vent, mais malgré tout, j'eus une terrible migraine qui dura une partie de la nuit probablement due a l'altitude. Je réussis a me rendormir quelques heures et au réveil, je fus frais comme un gardon.
La journée suivante ne fit que de 5h de marche afin de rejoindre le refuge de Barafu, le base camp avant l'ascension finale, situé a 4600m. On devait se lever a minuit pour attaquer la montée. J'échangea mon duvet avec celui de Vince, pas assez épais pour ce froid, il n'avait pas pu bien dormir ces 2 dernières nuits et était plus faible que moi.
On ne dormit que quelques heures et nous partimes a minuit 40, quasiment les derniers du campement, les plus lents ayant déjà démarré depuis 23h la veille. Je me sentais nickel et le vent n'ayant pas fait son apparition, la température, bien que fraiche était largement supportable. Le problème était qu'il fallait doubler tout le monde dont certains groupes de plus de 20 personnes alors que le chemin déjà bien incliné était également étroit. Vince a demandé a ce qu'on ralentisse la cadence alors que pour ma part, je trouvais qu'on n'allait pas bien vite. On ralentit tellement que je commençais a m'endormir debout et failli a plusieurs reprises tomber a cause de ça! Je demanda au guide de scinder le groupe et je partis a allure plus soutenue avec l'assistant guide. Apres 3h d'ascension, je m'aperçut que j'etais déjà en mode "rebirth" sans même l'avoir fait de manière intentionnelle. Je respirais en continue par la bouche et je me sentais déborder d'énergie. Des larmes commencèrent a couler le long de mon visage et je me mis a accélérer jusqu'a presque courir. L'assistant guide me retint par le bras et me dit que ça ne servait a rien d'arriver trop tôt au sommet car il y faisait généralement très froid et qu'on serait alors obligé de redescendre sans avoir eu le temps de voir le lever du soleil. Je pris mon "bien être" en patience, leva un peu le pied et on arriva sans encombre au sommet a 5h45 alors que la lumière du jour commençait a peine a percer la nuit d'une couleur orangée qui éclaira également un croissant de lune: splendide! Puis les glaciers qui nous entouraient se découvrirent ainsi que la mer de nuages qui coulait jusqu'a l'horizon. Je pus distinguer la pointe du Mont Meru placée a 4800m qui flottait au dessus des nuages. 
Vince arriva enfin. J'avais eu peur qu'il ne puisse finir l'ascension et je le pris dans mes bras pour lui faire un hug et le féliciter mais il ne me répondit que mollement et manqua ensuite de s'écrouler a plusieurs reprises, visiblement exténué par les efforts produits a si haute altitude. Il avait l'air tout de même content mais un peu a l'image d'un homme ivre, il avait du mal a se tenir sur ses 2 jambes.
Il n'y avait plus un seul pet de vent au sommet et on y resta une bonne heure avant d'entamer la descente. J'essaya de montrer a Vince comment bien glisser sur la petite caillasse et c'est a ce moment là que ma cheville gauche se tordit avec tout mon poids du corps qui s'appuya dessus. Je ressentis une douleur intense instantanément et eus peur que la cheville soit cassée. Je descendis tant bien que mal a l'aide de mes 2 bâtons de marche et rejoignis le camp de base au bout de 2h.
On se reposa un peu et on reprit la route vers 11h pour engager la descente. Normalement, les gens font la descente en une journée et demi mais on préféra forcer pour finir le jour même. On repoussa nos limites. Vince avait mal aux genoux et était encore un peu perturbé par le mal d'altitude qu'il avait ressenti au sommet. Moi de mon cote, je m'aidais comme je le pouvais de mes 2 bâtons de marche que j'utilisais comme des canes. On arriva au gate a 17h après 8h de descente pénible. J'avais bien forcé sur ma cheville pour finir et effectivement, elle avait plus qu'enfler remettant peut être en cause la suite de mon périple...



samedi 16 août 2014

Tdm4 E12 201407 Zanzibar


Apres ce bref retour a Paris de 10 jours, je m'envola de CDG, le jour de la fête nationale et de la finale de la coupe du monde, direction l'aéroport de Franckfort où je rejoins Vince, mon pote américain vivant a Amsterdam. De là, on prit un vol charter pour retourner en Afrique et plus précisément a Mombasa au Kenya. Il ne devait s'agir que d'une simple escale si mon cher frère ne s'était pas planté en me bookant les billets. Le personnel de la compagnie refusa de me faire remonter dans l'avion sans que je ne paie un billet plein tarif Mombasa/Zanzibar...petite rallonge de 120€! 

On arriva a Zanzibar town, aussi appelée Stonetown tôt le lundi matin. On négocia un scooter plutôt en fin de vie pour un très bon prix (13$/jour) et on fila en direction de la cote Est. On ne voulait pas trop rester a Stonetown, bien que la plus grosse ville de Zanzibar avec 1,3 million d'habitants, car on était encore en période de ramadan et l'ile est a 90% musulmane. Tous les magasins étaient fermés et impossible de trouver un resto d'ouvert ou même de manger dans la rue.
Sur la route, on dut se frotter a la police locale, tenace, qui a essayé a plusieurs reprises de nous racketter. On s'en tira a 2000 shillings a chaque fois soit un peu moins d'1€. On se planta sur la route et on se retrouva au sud de l'ile. On en profita pour faire un stop a Kizimkazi où l'on put faire un formidable safari dauphins. J'avais déjà fait un tel trip au Mozambique avec des dauphins gris blanc mais là, on eut non seulement la chance de voir des dauphins noirs mais en plus, on fut tout seul sur le site. On en vit une bonne vingtaine et je pus même en toucher un alors que je nageais avec eux. On eut quelques soucis avec le moteur du bateau qui tomba en panne mais on put changer d'embarcation sans heurt. La cote a Zanzibar est empreinte a de fortes marées, a tel point qu'entre la haute et la basse, on peut se balader sous les falaises rongées par l'ocean. 



On a repris la route en fin d'aprem pour atteindre le village de Paje a la nuit tombée. On s'est trouvé un grand dortoir les pieds dans le sable devant l'eau turquoise de l'ocean indien.
Le vent était au rdv et j'ai pu kitter pendant 2 jours complets toilé en 12 avec du matos tout neuf 2014 de chez North: Evo, Neo puis Rebel. Le spot, le plus réputé de l'ile, est en fait découpé en 2 lagons où l'on a pied quasiment partout. Parfait pour les débutants mais pas génial quand on a envie de taper des sauts alors que l'on sait qu'il n'y a que 30cm de fond.
En revanche, a marée haute, j'ai pu naviguer aux abords de la barrière de corail, profiter des grosses vagues qui s'y formaient et même aller au large. 
Vince lui prenait des cours mais seulement a marée basse ce qui le limita pas mal. Je retrouva Myke par hasard a Paje By Night, l'américain avec qui j'avais fait une partie du Mozambique. Il était tombé assez sévèrement malade ces derniers jours et n'avait pas réussi a trouver un taf a Zan et repartait bientôt pour Nairobi où une nana lui avait fait une promesse d'embauche. 
Le 3eme jour, une petite baisse de vent. On entreprit de déjeuner au restaurant The Rock situé sur un petit rocher au milieu de l'eau près du rivage: magnifique! 

On a eu quelques soucis avec le scooter. Lorsqu'on a enlevé un de nos sacs a dos, on a cassé la clé de contact en deux et laissé une partie a l'intérieur. Le loueur refusa de nous envoyer un nouveau scoot et n'avait bien sur pas de seconde clé. On se débrouilla quand même et grâce aux talents de Mac Giver de mon cher Vince, on put faire redémarrer le scoot. On quitta Paje en fin de journée et roula de nuit près de 2h pour rejoindre le nord de l'ile. On s'arrêta en chemin se remplir la panse dans des échoppes de rues bondées de monde le soir car fin du jeun de la journée. 
On tomba complètement en panne au village de Kwenda et on trouva où dormir au resort de Kwenda Rock. Le site était superbe avec une énorme et longue plage de sable fin. L'endroit était d'ailleurs connu pour ses full moon parties le samedi. Mais toujours pas de fête ici, ramadan oblige. Ils avaient d'ailleurs prévu d'en faire une la semaine d'avant qu'ils avaient du annuler au dernier moment pour calmer les esprits, alors qu'une petite bombe artisanale avait explosé dans le centre, dans un resto qui servait des clients en plein ramadan!

De bon matin, on partit sur un dhow, embarcation locale tout en bois, remonter jusqu'au nord de l'ile puis a l'est pour aller gouter les eaux turquoises de l'ile de Mwemba. Il s'agit du spot le plus réputé pour la plongée et effectivement le reef était de toute beauté. Pas de gros poissons mais des milliers de petits plein de couleurs se baladant le long de gros coraux aux formes plus atypiques les uns que les autres. 
On rentra tout de même en fin de journée de cette longue expédition.
Vince réussit a faire redémarrer le scooter et on prit la route plus au sud pour rentrer sur Stonetown. On s'arrêta en chemin faire le "spice tour", proposé par de nombreuses fermes spécialisées dans des épices de toute sorte et notamment le clou de girofle, spécialité de l'ile. 
On se fit de nouveau arrêter plusieurs fois par des barrages de police qui tentaient de nous racketteret et s'en est sorti plutôt bien avec au maximum 2000tsh a payer (2€).

On eut que peu de temps pour apprécier le vieux centre ville de Stonetown, classé pourtant au patrimoine de l'Unesco et pour cause. Plein de petites ruelles et un esprit assez oriental avec ces portes immenses de chaque bâtisse de renom. 
On prit le speedboat en fin d'aprem pour rejoindre le continent et la capitale officieuse de la Tanzanie, Dar Es Salam.

lien vers la vidéo Zanzibar

lundi 11 août 2014

Tdm4 E11 201406 Zimbabwe & Zambia: les chutes Victoria


Obligé de prendre un vol en aller/retour Joburg/Vic falls. Pas dans mes habitudes récentes mais je n'ai pas vraiment eu le choix: je voulais absolument voir ces chutes mais je montais de plus en plus au nord et n'aurais pas eu d'autres occasions de les voir. 

Je suis arrivé en milieu d'apres midi et j'ai tout de suite senti l'attrape touriste: 30$ le trajet en taxi pour rejoindre la ville alors qu'il n'y avait que 20kms. 
J'ai fait mon check in a Shoestring Backpacker et ai pu m'en tirer a 5$/nuit en tente: nickel! J'ai pris toute la fin d'après midi a organiser mes différentes activités ici ces prochains jours que je débuterai tranquillement demain.
Le soir, ce fut la cohue dans l'auberge qui en fait est a moitié auberge, a moitié bar dansant. Or il se trouve que c'est le seul bar de la ville et qu'en plus, il y avait eu un marathon ce matin en ville et tous les participants s'étaient donnés rendez vous là. Les pseudos DJ étaient 2 toxicos au style un peu rock et ils mettaient la musique si fort qu'il était impossible de dormir de ma tente. Moi qui avais prévu de me reposer en ce dimanche après ce long we a joburg, c'était raté.
Je fis la rencontre de 3 australiens super rigolos et un peu déjantés: ils faisaient la fête comme jamais et dansaient sur tout et n'importe quoi mais surtout n'importe comment. 
Je partis me coucher vers 1h du mat alors que la fête se terminait enfin et qu'ils éteignirent la sono.
Le lendemain, départ aux aurores pour une matinée de rafting dans les rapids de la Zambizi river. Cette rivière est très réputée pour ses rapids en aval des chutes Victoria mais comme on était en saison d'hautes eaux, on ne pouvait partir du rapid nº1 (celui qui part juste après les chutes) mais seulement du nº16. Ce fut assez rigolo et j'etais en plus avec mes 3 australiens qui mettaient l'ambiance mais tout de même rien a voir avec le Costa Rica. On fit un rapid class IV mais vraiment rien d'incroyable, si ce n'est le canyon que l'on dévalait qui lui était de toute beauté.
L'apres midi, je m'exerça a la pression dans le vide. Je commença par un vol a la Superman au dessus des gorges, puis un petit tour en zip line avant de m'attaquer au gros de la chose: le "Gorge Swing", sorte de saut a l'élastique mais attaché a une corde au lieu d'un élastique, on saute d'une falaise et on fait le pendulaire. J'avais déjà fait un saut de la sorte en Suisse il y a quelques années et je l'avais senti passé. Il y a 5 façons de sauter mais 2 d'entre elles seulement procurent un maximum de sensation. Or il se trouve que j'avais justement booké 2 sauts! Mon 1er, je le fis sur les mains. 2 mecs me soulevèrent les jambes et je pris une impulsion pour me jeter dans le vide. Sensation incroyable de voler tel un superman mais sur le finish, la corde m'a tiré par le dos et j'eus l'impression que mon corps allait se couper en 2 tellement la douleur fut intense et soudaine.
Le second saut se commence en arrière. Je tenais le mec puis je me laissa tomber en arrière dans le vide. Là, ce fut la flip. Je crus que j'allais m'écraser contre la roche avant que la corde ne m'emporte, plus gentiment cette fois. Quelques secondes après, je voyais des dizaines de taches blanches autour de moi. Je crois que j'ai poussé la machine trop loin et que je commençais a avoir des hallucinations dues a la fatigue. Il était temps de rentrer!
Le lendemain, 8h du mat et encore dans les airs. Mais en helico cette fois pour un survol des chutes. Quel régal ce fut de voir cette étonnant spectacle d'en haut. On appelle d'ailleurs ces chutes, "celles qui font le bruit du tonnerre". Il y avait un important nuage d'eau plus ou moins permanent qui remontant des chutes sur une partie de la longueur. Ca cachait une partie de la visibilité mais ça n'en rendait le site que plus mystérieux. 
Je partis ensuite en balade dans le parc des chutes. J'ai tout d'abord longé le fleuve sur un bon km et j'eus quelques coups de flips de tomber nez a nez avec un crocodile ou un éléphant mécontent, surtout que j'etais complètement tout seul. 
Je rentra ensuite dans le circuit de base avec l'entrée des chutes coté Zimbabwe pour 30$. Les 1ers points de vue étaient pas mal puis le reste, quasi impossible de voir autre chose qu'un gros nuage d'eau. Et il y avait une pluie si dense a certains endroits que j'etais aussi mouillé que si je m'étais jeté dans une piscine. Je fus le seul a avoir mis un maillot de bain et me baladant torse nu. Tous les touristes louaient des imperméables en plastique mais cela ne les protégeait pas complètement, loin de là.
Le summum fut sur l'hedge de la gorge, le point où l'on est le plus trempé. J'eus l'impression de me retrouver sur cette ile en alaska où j'avais gravis un sommet sur des trombes d'eau de la sorte. Le plus bizarre ici, c'est qu'il suffisait de reculer de quelques mètres pour être au sec et bénéficier a nouveau des chauds rayons du soleil.
Je decida ensuite de traverser le pont pour aller cote Zambie. Là aussi une vraie arnaque. Il fallait sue je prenne un visa Zimbabwéen multi entré, soit 45$ au lieu de 30$, puis payer un visa journalier a la Zambie, soit 20$, et enfin, le droit d'entrée dans le parc coté Zambie a 20$ également. Ca commençait a faire saler l'addition! Surtout que la principale attraction cote Zambien, la Devil's pool, était fermée car trop d'eau. Il s'agit d'une sorte de piscine au milieu des chutes que l'on ne peut atteindre qu'en bateau et dans laquelle on peut se pencher et avoir la moitié du corps dans le vide en haut des chutes. Le rafting cote zambien était fermé également. Il ne restait que le saut a l'élastique du pont mais j'avais déjà donné. Le parc cote zambien se révéla plus authentique que cote zimbabwéen et bien plus joli. Je finis autant mouillé des 2 cotés et le total de la visite des 2 parcs me prit quand même 6 bonnes heures. 
Rentré a l'auberge, je me fis faire un massage par le centre de spa et m'endormi après a peine 5' de soins!
Je repartais déjà le lendemain... direction Joburg pour un vol quelques heures plus tard pour...Paris.



Retour a la maison après un trip de 4 mois en Afrique de l'ouest et du sud. Je devrais dire un bref retour car je ne restais que 10 jours en France pour repartir aussi sec en Afrique...de l'Est que j'attaquais par Zanzibar...mais pas seul cette fois-ci!