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jeudi 29 août 2013

201308 Ukraine Part 2: Kazantip 21


On continue après Odessa et on pousse encore un peu plus loin l'aventure et les limites avec cette fois le festival de Kazantip: il a lieu tous les ans depuis 21 ans en Crimée et s'étale désormais sur 15jours (alors qu'il durait près de 6 semaines a l'époque!). J'ai entendu parler de ce festival en janvier dernier lorsque j'etais a Kiev, au même titre qu'Odessa, et je me suis dit qu'il fallait que j'aille voir a quoi cela ressemblait avant de passer l'arme a gauche. Le festival a depuis quelques années très mauvaise réputation et de nombreuses personnes m'ont dit que ce n'etait désormais plus que sexe et drogue a l'intérieur mais que l'ambiance et l'ame du festival avaient disparu. Vu qu'aucune de ces personnes n'y avait ete par elle-meme, j'ai tout de même décidé de me tenir a mon plan initial et me voilà arrivé a l'aéroport de Simferopol, la plus grande ville de Crimée, sans rien avoir préparé du tout. J'ai trouvé un minivan qui proposait d'aller directement a Kazantip moyennant 15€. J'ai accepté et me suis retrouvé au bout d'1,5h dans le village de Popovka avec des jeunes un peu partout mais aucune indication et pas vraiment de route bitumée, que des chemins en terre. 

J'ai décidé de suivre le flot des gens et ai pu apercevoir de grands échafauds qui ressemblaient bien a l'entrée du festival. Une longue queue humaine apparaissait et il s'agissait de la file d'attente pour acheter le fameux visa: ce pass qui vous permet ensuite de rentrer dans le festival de Kazantip a volonté. 
Mon objectif premier était de me trouver une piaule et de me débarrasser de mes sacs. Je suis allé sur la plage qui bordait le festival, rempli de jeunes loufoques en tout genre et ai pu discuter avec un russe qui m'a amené a un de ses potes qui parlait anglais. Ce dernier m'a conseillé d'aller voir dans les maisons qui bordaient les différentes ruelles en terre et d'essayer a chaque porte de voir s'il avait de la place. En chemin, je suis tombé sur un algérien qui vendait des kebabs et qui m'a expliqué en français que je pouvais trouver une chambre pour 10€/nuit environ. Je ne voulais pas être trop prêt du festival afin de pouvoir bénéficier d'un peu de calme et me suis engagé dans différentes ruelles avant de voir un portail qui me semblait correct avec un logo sympa et surtout du wifi. J'ai ouvert la porte et me suis enfoncé dans la cour. Au bout de celle-ci, il y avait une petite salle a vivre et un bar et quelques jeunes étaient là ainsi que 2 personnes du staff. J'ai essayé de leur expliquer que je cherchais une chambre mais ils n'ont pas eu l'air de me comprendre et m'ont dit d'attendre le gérant qui n'allait pas tarder. Apres 5' d'attente, le gérant s'est effectivement pointé mais il ne parlait pas plus anglais que les autres. Il m'a proposé une chambre double a 100$ et quand je lui ait dit que c'était trop cher, il m'a alors proposé une chambre avec 3 lits sans fenêtre au sous sol pour 20$ mais a la condition que je bouge si jamais d'autres personnes venaient a vouloir la chambre dans les prochains jours. Il n'était juste pas question que j'accepte un tel deal et suis parti voir la porte d'a cote. Je suis alors tombé sur 3 larrons, un couple et un autre mec, dont l'un parlait parfaitement l'anglais qui m'a dit qu'ils cherchaient justement un colocataire pour compléter une chambre de 4 qu'on leurs avait proposés juste a coté. Il m'a dit qu'il venait de Moscou et qu'il était DJ ici a Kazantip. Je suis allé voir la chambre et ai rencontré les proprios et celle-ci était tout juste correcte: un grand lit et 2 petits lits dans un 10m2 a peine avec une salle de bain et wc partagés sur le pallier mais une terrasse privative pour compenser. La proprio m'en a demandé 45$ la nuit et après négociation, j'ai réussi a m'en tirer pour 36$. En revanche, le groupe des 3 moscovites restait jusqu'a la fin du festival soit au 14/08 mais ne voulant pas m'engager sur un aussi longue période, j'ai réglé mes nuitées jusqu'au 08/08 seulement.
Une fois l'hébergement trouvé, je suis allé faire la queue pour obtenir ce fameux visa. J'ai attendu 3 bonnes heures sous un soleil de plomb avec des gens tous plus bizarres les uns que les autres autour de moi afin de pouvoir acheter le pass qui m'a tout de même couté 240€. Je voulais absolument arriver le 31/07 car il s'agissait de l'ouverture du festival mais j'ai appris sur place que l'ouverture officielle n'était que le 03/08 et effectivement, en rentrant a l'intérieur, j'ai pu constater que rien n'était encore prêt!
J'ai remarqué que de nombreuses personnes se baladaient avec de petites valises jaunes aux bords en métal blanc: il s'agit de la "tenue officielle" de Kazantip et si vous vous pointez avec ce genre de valise et que vous la gardez tout le temps avec vous, vous pouvez être exempté de payer le visa d'entrée.
Il a fallu attendre minuit et le compteur défilé pour avoir un joli feu d'artifice au dessus du dôme sous lequel il y avait le dancefloor principal pour ce soir. Kazantip donne directement sur la mer et il y a du sable partout. Il y a environ une vingtaine de dancefloors différents et près de 70 bars!
Le lendemain, j'ai fait la connaissance d'un autre couple, de Saint Petersbourg, dont le mec, Alexis, était DJ de Hardcore techno. Ils m'ont gentiment proposé d'aller déjeuner avec eux a Mirny, le village le plus proche de Popovka avec quelques commerces et surtout le seul distributeur de billets du coin. On s'est trouvé une espèce de cantine a la russe très bon marché et qui allait devenir notre principal repère pour nous remplir la panse ces prochains jours.
Il faut savoir que Kazantip fonctionne en continue 24 sur 24 donc il y a de la musique tout le temps. J'y suis retourné l'apres midi pour effectivement constater que l'ambiance en journée n'avait rien a envier a celle du soir. Les gens nagent dans l'eau et dansent en maillots de bain. J'ai essayé de me baigner mais n'y suis pas parvenu de tout le séjour. A chaque fois que j'ai essayé, d'innombrables méduses avaient l'air de me guetter et j'ai préféré y renoncer et me faire une raison.
J'ai également rencontré 2 mecs dans ma guesthouse de Moscou, dont l'un Boris avec qui je me suis rapidement entendu. C'est un russe a l'aspect assez imposant et qui n'avait pas l'air d'avoir un boulot très clair quand il m'en a parlé. Ca m'avait tout l'air d'un bon mafieux mais plutôt cool.
Les jours et les nuits se sont enchainés tant et si bien qu'au final, j'ai vraiment eu l'impression de passer qu'une seule et longue nuit avec une grosse journée a Kazantip alors que j'y suis resté 10jours!


Le 1er aout, j'ai eu le droit a une initiation au "hardcore", sorte de techno super rapide qui se danse en bougeant le plus vite possible sur le beat. Je crois qu'on ne peut pas faire de musique plus rapide. Encore heureux que j'etais avec Alexis qui m'a montré un peu le truc. C'est un très bon danseur de Hardcore et surtout un vrai passionné et j'ai pu apprécier la musique et le style grâce a son initiation qu'il m'a prodigué. Il faut savoir, et contrairement a ce que l'on peut penser en voyant les gens danser sur le dancefloor, que la plupart des "vrais" hardcores ne prennent pas de drogue et s'amusent sans rien prendre, juste en appréciant la musique electro. Alexis, lui, m'a dit avoir pris beaucoup de substances illicites a une époque mais qu'il en était revenu et qu'il ne prenait désormais que de l'alcool quand il sortait. En discutant avec lui de comment il percevait la musique et la danse Hardcore, j'ai pu faire un parallèle, aussi bizarre que cela puisse paraitre, avec certaines méditations que l'on avait pratiqué avec Elsa en Inde et notamment la méthode Kundalini d'Osho qui consiste dans une des phases de la danse, de crier et de gesticuler partout comme un demeuré avant de passer a une autre phase de calme. Alexis vit un peu la danse hardcore comme cela, il essaie de se lâcher au maximum et de sortir toute l'energie négative qu'il a accumulé en lui et après une telle session, il se sent plus apaisé. Par ailleurs, la musique en elle-même est composée de phase tres rapide et violente mais qui ne dure jamais plus d'une minute et qui s'enchaine généralement par un morceau de calme et de sérénité. J'avais pansé au début qu'ils mettaient ces coupures pour que les gens reprennent leur souffle et ne tombent pas en syncope sous la violence de la musique mais après ces explications, j'ai pu voir les choses autrement et a la dernière soirée hardcore qu'on a fait, j'ai vraiment réussi a lâcher prise et a rentrer dans cette danse en essayant de me débarrasser de toute la négativité que j'avais en moi. Qui l'eut cru que je me serais fait une séance de méditation Osho en plein dancefloor de hardcore ;-)
Alexis connaissait quasi tous les DJs et notamment celui qui était en charge du Colliseum, le principal dancefloor pour le Hardcore. Cool de faire partie des VIPs de la soirée!


L'ouverture officielle a été assez mémorable: j'etais avec Alexis et sa nana Yena et on a rejoint des potes a eux qui étaient dans une autre guesthouse. Leur chambre se résumait a un long lit composé de 4 matelas collés et sans fenêtre pour la modique somme de 30$/nuit/tête. J'ai plutôt été bien servi! Alexis connaissait bien Kazantip car il y allait régulièrement il y a une dizaine d'années mais n'y avait pas remis les pieds depuis 6ans et c'est sa nana qui avait poussé pour qu'il y retourne. Il m'expliqua que le vrai Kazantip se passait plutôt a l'extérieur, dans la guesthouse, car c'est là qu'il y avait les meilleures ambiances et c'est vrai que au fil des soirées et des journées, j'ai passé mes meilleurs moments autour de cette grande table où venaient s'y attabler les habitants de la guesthouse. Il faut savoir qu'on était a peu prêt une trentaine dans cette guesthouse et en en parlant avec le couple de proprios, ils m'ont avoué qu'au fil des ans, il y avait de moins en moins de monde et qu'auparavant, leur jardin était surpeuplé de tentes et qu'on ne pouvait mettre un pied devant l'autre tellement il y avait du monde. J'arrive bien a voir le tableau! Néanmoins, et même si la plupart des gens ici ne parlait pas un mot d'anglais, j'ai tout de même eu de très bons échanges avec la plupart d'entre eux et tout le monde me connaissait...la "Salade" qu'on m'appelait, en rapport avec mon prénom Olivier qui désigne une fameuse salade russe! Ici, autour de la table, il n'y a qu'une seule manière d'être, il faut boire a la russe. C'est a dire qu'il y a en a toujours un qui amène une grande bouteille d'alcool fort, soit de la tequila, du whisky, du rhum ou de la vodka, et il faut trinquer en prenant des shots purs et en une seule gorgée s'il vous plait! On a vite fait d'être saoul et c'est très difficile de refuser. Le problème n'étant pas de prendre un shot mais le fait qu'ils les enchainent tant et si bien qu'on a tôt fait d'en prendre une dizaine après a peine 1h de temps!
J'etais le seul non russe de la guesthouse et je pense qu'il y avait dans le festival peut être 90% de russes pour 5% d'ukrainiens et 5% de divers dont pour la plupart des mâles des pays bas principalement et quelques rares français et américains.
L'ambiance générale m'a un peu déçu. Je m'attendais a quelque chose de plus peace and love et j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de mecs qui venaient juste pour la chasse, des vieux avec a priori leur(s) prostituée(s) et pas tant de vrais fêtards que ça comme ceux que j'avais vu voir lors du Queen's day a Amsterdam par exemple. J'exagère un peu parce que la majorité des gens étaient tout de même de gros fêtards et on voyait un peu partout des hurluberlus déguisés en un peu n'importe quoi mais la minorité d'intrus m'a un peu gené.
La soirée d'ouverture donc avec Alexis, qui a pu nous amener, par un petit passage dérobé qu'il connaissait, au dessus du Main Stage, là où les artistes se préparaient avant d'aller sur scènes et où l'on pouvait avoir une magnifique vue sur tout le dancefloor. Il faut savoir que ce Main Stage est tellement grand qu'ils ne l'ouvrent que 3 fois dans tout le festival: le 03/08 pour l'ouverture, le 06/07 ainsi que le 10/08. L'ambiance était grandiose et on a eu le droit a un superbe feu d'artifice. Malheureusement, Alexis et Yena se sont embrouillés et l'alcool n'aidant pas,  ça a pété presqu'aussi fort que le feu d'artifice et ils sont rentrés chacun de leurs cotés. Moi je suis parti en solo et ai bien profité de ma soirée jusqu'au petit matin.
Popovka est également un centre de kite et le spot se situe sur un lac a a peine 2kms de Kazantip. Il y avait quelques kiteurs qui s'essayaient a l'interieur même du festival mais quand je me suis décidé a y aller, le vent avait tourné off-shore et aucun kite n'était de sortie. J'avais alors laissé tomber l'idée de rider a kazantip lorsqu'une nana a débarqué de St Petersbourg dans notre guesthouse et allait prendre son 1er cours de kite au lac le lendemain. J'ai sauté sur l'occasion et ai pu rider en fin de journée avec du très bon matos tout neuf de chez Capirinha. Le vent n'était pas extrêmement fort au départ et j'ai navigue toute la session avec une 15m mais ai pris beaucoup de plaisirs, surtout quand le soleil a commencé a se coucher, le panorama était alors très sympa.

Au final, j'ai passé de très bons moments et c'était vraiment une expérience réussie que d'aller se tester dans ce genre d'ambiances très décalées. En revanche, je ne crois pas que j'y retournerai ou que je conseillerai a d'autres d'y aller. J'ai tout de même eu l'impression que le festival perdait de son souffle au fil des ans et qu'il allait mourir a petit feu, la preuve en est par le fait qu'ils aient drastiquement raccourci la durée du festival et que pourtant la fréquentation baissait toujours et qu'ils n'arrivaient pas a ouvrir le Main Stage tous les soirs.
J'y suis resté 10 jours et je crois que c'est bien que je ne sois pas resté sur toute la durée du festival car 15 jours, ça fait tout de même long et on peut s'y perdre et ne plus en revenir. D'ailleurs je n'ai que très peu dormi sur place: quasiment toujours levé avant 10h alors que j'allais rarement me coucher avant 6h du mat, ça ne fait pas beaucoup et j'espérais pouvoir récupérer sur le trip suivant.
Je suis reparti a Simferopol et ai fait une brève étape a Kiev d'une nuit où j'ai pu retrouver Andrey qui m'a gentiment hébergé dans son nouvel appart avant de m'envoler pour ma prochaine destination, la Russie que je redécouvre, avec Moscou pour commencer.

nb: merci a ASWLPLPESCERIDPOEDDOL pour son service 5 étoiles qui m'a permis de rendre ce séjour un vrai voyage...il se reconnaitra!


lien vers la vraie vidéo K21


mardi 13 août 2013

201307 Ukraine Part 1: Odessa


C'est parti pour un retour en Ukraine et notamment un bref transfert d'une nuit a Kiev que j'avais laissé sous son blanc manteau en janvier dernier. J'y ai retrouvé Sergiy, avec qui j'avais gravi le mont Kasbek en Georgie, qui m'a fait visiter sa sympathique "petite entreprise" puis qui m'a emmené faire un peu de shopping avec que je sois fin prêt pour ma prochaine étape de montagne au Kamchatka. Je me suis refait une panoplie quasi complète du parfait petit randonneur avec de nouvelles chaussures de montagne, juste énormes mais vu le planning, je pense que ça devrait être utile, des chaussettes de montagnes, des lunettes de soleil fonctionnant jusqu'a 6000m (ça devrait suffire normalement!), un collant et une paire de gants et surtout un nouveau petit sac a dos afin que mes mésaventures passées, a savoir le fait que mon sac s'ouvrait tout seul de temps en temps et parsemait mes affaires dans la nature ce qui n'est pas forcement agréable quand il s'agit de son portefeuille. Bref fin prêt même si là, le planning de ces prochaines semaines est plutôt coté plage. On est parti diner avec Sergiy et son assistante puis j'ai retrouvé en fin de soirée Andrey pour une petite sortie dans son QG: le Sky Bar!
Le lendemain, on a retrouvé Ali, fraichement débarqué de Paris et venant participer a une grande partie du trip a Odessa. On a finalement rejoint Odessa dans la voiture d'une amie d'Andrey et d'une de ses copines et après 5h de route, on a pu faire notre check in dans notre nouvel appart: un 2 pièces assez luxueux et flambant neuf a 2 pas de la plage d'Arcadia. L'immeuble en lui-même n'est pas terrible. On est au 17eme étage et les parties communes laissent un peu a désirer. On était les tous premiers clients a inaugurer l'appartement et il n'y avait que très peu de fournitures. Il y avait des travaux juste au dessus et impossible de dormir après 10am. Hormis ça, on était quand même calé et on a vite trouvé nos marques ici. 
On est arrivé vers 2h du mat a l'appart et on n'a essayé de ne pas trainer pour faire le check in afin de profiter de la soirée duvendredi soir au club Ibiza, le principal club d'Odessa. On l'a atteint un peu avant 3h et un concert d'une chanteuse russe se terminait. Le club est quasi en totalité en plein air et peut contenir jusqu'a 3500 personnes. On s'est réveillé par le cocktail local: le shot de Sambuka qui vous monte direct au cerveau après en avoir avalé la vapeur d'alcool. La musique post concert était en revanche pas terrible: on avait le droit a un bon tub hip hop ou house pendant 20 secondes puis a chaque fois un remix techno en accéléré de ce même morceau: dommage! Le jour s'est levé vers 5h du mat et on continuait a danser, surtout Ali, comme vous le verrez sur la video. 
Le lendemain, des potes d'Andrey de Moscou nous ont rejoint et on était tranquillement en train de déjeuner lorsqu'un violent orage est venu nous surprendre et nous a obligé a nous cacher sous les parasols.
Le soir venu, on est allé diner a la Datcha, le resto le plus connu d'Odessa, sorte de grand pavillon d'été autrefois utilisé par la noblesse de l'époque.
On a quasi squatté tous les jours a Ibiza, que ce soit en journée ou en soirée mais les jours de la semaine étant un peu plus mort, on s'est rabattu sur des clubs plus modestes mais a l'ambiance plus sympa.
On s'est fait un diner dans un resto de fruits de mer au bord de la mer avec Dima, un des amis d'Andrey, et Lena, une des amies habitant a Odessa...ambiance vraiment détendue et relax.
J'ai pu me faire une journée de kite le lundi alors qu'ils annonçaient du gros vent sur Windguru. Max, le gérant du kite center est venu me chercher a 10am et on est parti pour un trip de 2h de voiture avant d'atteindre le spot situé sur un lac qui donnait sur la mer. Rien n'était organisé ici et on est allé prendre le matos dans une maison tenue par une babushka locale. Elle nous a fait a manger (borsch puis carotte purée de patate: simple mais reconstituant!) avant que l'on ne s'attaque au spot. Max m'a tout d'abord filé une 9m vraiment pas terrible et au bout de2h, j'ai préféré m'arrêter tellement elle était inconfortable. Il m'a alors donné une capirinha 12m mais pas un nouveau modèle et ce n'était pas encore les sensations que j'avais pu avoir en Turquie. Je me suis arrêté vers 16h en pensant qu'on allait partir mais c'est là que les mecs ont vraiment commencé a envoyer. Tant mieux, j'ai pu en profiter et me régaler sur la plage a voir leurs figures. Le spot était assez particulier car il y avait comme un bras de sable sur le lac de telle sorte que si l'on partait a droite, on était sur un vent on-shore alors que si l'on partait a gauche, on était sur un vent off-shore, c'est a dire pas un vent pour débutant car en cas de pépin, on ne peut rentrer a la plage et on est poussé au large. 
Max m'a proposé vers 18h de me faire un petit trip "downwind". Cela consiste a partir au vent et on me recupere sur un autre spot plus bas. L'avantage est qu'on n'est pas obligé de remonter au vent sans cesse. C'était mon premier trip downwind et j'ai sauté sur l'occasion car ça faisait un bout de temps que je voulais essayer. Il m'a en plus donné sa 14m Slingshot tout dernier modèle: un régale. J'ai tout de suite retrouvé mes sensations de Turquie cette fois-ci et ai envoyé de gros sauts. Par contre, je n'ai pas pris les bonnes attaches pour ma go pro et n'ai don pas pu filmer mes "exploits". Ma ne parlant pas du tout anglais, une nana sur la plage est venu traduire pour m'expliquer où je devais me diriger. On distinguait a peine l'endroit du point de départ mais elle m'expliqua que c'était près des maisons sur la gauche. En fait, on s'est pas compris sur le cout et elle m'a dit de rester sur la gauche près des maisons et pas sur la droite où ça devenait deventé a cause des falaises au bord du lac. N'ayant pas compris, j'ai bien sur fonce sur la droite, mon meilleur bord, et me suis régalé a prendre plein de vitesse planche a plat et a envoyer des mega sauts tout seul sur cette étendue d'eau. J'ai tout de même eu une petite frayeur au bout d'environ 1/2h quand j'ai dehooké (perdu ma boucle de harnais) et n'ai pas pu tenir la barre qui s'est alors envolée avec le kite. Encore heureux que le lyche de sécurité était la et a retenu le tout. J'ai réussi a ramener la barre près de moi et a refaire décoller mon kite mais tout de même grosse frayeur car j'etais au milieu de nulle part.
Un peu plus tard, sur un autre saut, mon kite s'est retrouvé au dessus de ma tête les lignes détendues et quand il a repris le vent, il s'est twisté, c'est a dire qu'il est rentré dans lui-même et s'est gonflé dans l'autre sens. J'ai bien mis 10' a le faire remonter en l'air et il n'avait quasi plus de puissance a cause du twist. De plus, ma planche était perdue et je me voyais mal faire du body drag pour la retrouver avec une voile twistée. Je me trouvais encore très loin de mon point d'arrivée et ai essayé en vain de remettre mon kite dans le bon sens pendant pres d'1/2h. Au final, mes lignes se sont croisées et mon kite a commencé a partir en kite loop: la pire des situations! J'ai commencé a paniquer et ai essayé très vite de décroiser les lignes en balançant la barre au hasard dans une des lignes.  Résultat: le kite s'est arrêté de faire des loops mais la barre était a l'envers et je n'avais plus le twist. J'ai pu rentrer comme ça en nage tractée tant bien que mal et ai mis un bon 20' avant d'atteindre le rivage. Max m'attendait avec impatience et était soulagé que le kite n'ait rien. Il n'était pas loin de la tombée de la nuit et impossible de savoir où avait dérivé ma planche. On a attendu pendant une bonne heure avant que Max n'aille voir un pêcheur et lui demander de retrouver la planche avec son petit bateau a moteur moyennant finance: 20€ s'il ne la retrouvait pas et 50€ s'il la retrouvait. Devinez quoi: ils ont mis une bonne heure mais ils l'ont trouvé. Ouf, sinon j'en étais pour 400€ de ma poche.
2h de plus de trajet et je suis rentré vers 23hoù Ali m'attendait patiemment.
Les jours suivants, on a trainé un peu dans le centre ville d'Odessa. Il faut savoir qu'il s'agit d'une ville de plus d'un million d'habitants tout de même et qui a connu son apogée lorsque son port était le plus grand de toute l'URSS. Depuis l'éclatement du bloc soviétique, le port est plutôt en friche mais le centre ville n'en a pas perdu de sa superbe. Il y a tout d'abord l'Opera, énorme et majestueux. Puis les fameuses marches de l'escalier de Potemkine, connues par un film qui a été tourné en 1925 et où l'on voit une poussette dévalait les marches alors que les révolutionnaires se font massacrer par l'armée régulière. Il y a également un très joli parc bordé de splendides demeures dont l'une est un restaurant: le Jardin qui nous avait été recommandé par Andrey. On l'a essayé  et c'etait plutôt très bon même si Ali a du se battre avec la pince a escargot!
Un autre soir, on s'est pris un apéro "a la française" avec fromage, pain et verre de vin sur une musique live de saxo.
Le jeudi, retour d'Ibiza avec un chanteur connu de hip hop russe. On est arrivé juste après son concert et l'ambiance était au beau fixe. C'est le soir où je crois avoir vu le plus de belles filles au mètre carré de ma vie. La réputation d'Odessa n'était pas usurpée et c'est vrai que c'est assez incroyable de nager dans un tel environnement. On ne sait plus où donner de la tete! Par contre, ce n'est pas forcement des filles a marier...
Le lendemain, on est allé plus tôt au club pour une soirée spéciale: Bob Sinclar devait performer ce soir. Il n'est arrivé que vers 2:30 du mat mais on a pu patienter avec les gogo danseuses et surtout un gogo danseur chauve un peu foufou. L'endroit était trop petit pour contenir tout le monde et la plupart des gens préféraient rester dehors où la musique était retransmise et voir Sinclar sur grand écran. Perso, je n'ai pas ete epaté plus que ca par la performance de Sinclar, c'etait pas mal et rigolo quand il a passé ces tubes connus mais sinon, il manquai encore un petit truc pour que ce soit le feu!
Ali partait le lendemain a 6h du mat en bus pour Kiev où son avion retour pour Paris l'attendait! De mon cote, Max m'avait appelé la veille et proposé une nouvelle session de kite ce jour. Il est passé a 7:15 du mat me sortir du lit et on est parti sur un autre spot un peu plus loin que le 1er mais plus facile pour les débutants. Il avait des cours a donner toute la journée. J'ai démarré avec une 17m tellement le vent était faible. C'était la première fois que je naviguais avec une telle voile et c'est vrai que ce n'est pas très plaisant car le kite ne répondait pas de manière instantanée a mes commandes mais avec un certain décalage.
Je suis passé ensuite a une 12m quand le vent s'est fait plus consistant et j'ai fini par un nouveau downwind d'une trentaine de minutes en fin de journée. Malheureusement le vent avait faibli et j'ai du repasser sur la 17m avec en plus une énorme board pour pouvoir naviguer plus facilement. Mais quel plaisir de naviguer de la sorte sans avoir a seulement faire des aller/retours! Max m'a déposé a l'appart vers 23h...une très longue journée et j'ai préféré sacrifier le samedi soir pour me reposer un peu.
J'ai essayé de nouvelles plages le dimanche et me suis fait notamment la balade le long de la cote qui relie la plage d'Arcadia a une autre plage par une piste cyclable de près de 10km de long. J'ai emprunté un très vieux telepherique pour prendre un peu de hauteurs et ai bien marché 3h en tout avant de rejoindre l'appart.
Le soir, concert spécial BE2: il s'agit d'un groupe de pop russe des années 80/90 encore très populaire ici. C'est simple: il y avait plus de monde qu'a Bob Sinclar alors qu'on était dimanche soir. Vu que je n'était pas un grand fan, je suis arrivé en fin de concert seulement mais j'ai assez apprécié l'ambiance et ce qu'ils transmettaient au public.
Je suis parti mardi en bus pour Kiev que j'ai rejoint en début de soirée après 6h de trajet. Andrey lui revenait tout juste de son festival Tomorow land en Belgique et on a pu se voir vers minuit pour un petit debrief.
Je repars le lendemain matin en avion pour la Crimée et Simferopol afin de rejoindre le festival de Kazantip, l'ultime étape de cette première partie de voyage...




lundi 5 août 2013

201307 Arménie Part 2: la capitale Yerevan


On a checké dans l'auberge de jeunesse Envoy en plein coeur de la ville. On a tout de même du prendre 2 minibus pour pouvoir rejoindre le centre ville de là où nous avait lâché le taxi de Dilijan. Dortoir de 8 sans fenêtre pour 11€ petit dej inclus: plutôt honnête pour la capitale qui se révèle totalement a l'opposé de ce qu'on a vu pour l'instant dans le pays: de larges avenues chics, de grosses berlines, des pubs partout et beaucoup de nanas sur leur 31 avec de hauts talons aiguilles. On est allé faire un tour dans le centre et on est passé devant la grande cascade, traversé la rue piétonne et vu le spectacle de fontaines. Il ne vaut pas celui de Dubai mais plutôt sympa avec ces lumières et sa musique classique au pied de l'Opera. On a mangé sushis aujourd'hui: ça faisait une paie! En fin de soirée en rentrant a l'auberge, j'ai fait la connaissance d'une canadienne de Toronto moitié arménienne et peintre un peu décalée ainsi que d'un Allemand bossant pour une grande compagnie de theatre berlinoise.

Le lendemain, Alex voulait absolument aller a la rencontre de la famille d'un de ses amis arméniens qu'il avait rencontré a l'université a Moscou il y a quelques années. Je me suis décidé a l'accompagner pensant que ça ne durerait que quelques heures. On a tout d'abord du aller dans un village paumé en minibus a 1h de Yerevan, avec a l'arrivée un peu la même ambiance que celle que l'on avait trouvé a Valazdor: bâtiments ex-soviétiques et gens super chaleureux. L'endroit où habitaient les grands-parents de l'ami d'Alex était situé dans un lieu dit qu'a peine une personne sur 3 du village où l'on était connaissait: c'est pour dire. En chemin, on est tombé sur un complexe muni d'énormes paraboles dirigées vers le ciel et visiblement abandonné. On a sauté le mur d'enceinte et on a visité le site pour satisfaire notre curiosité débordante. Il s'agissait en fait d'une ancienne station radio utilisée sous l'air soviétique dans les années 60 et quasi complètement abandonnée. Je dis quasi car il y avait toujours 2 bâtiments en fonction et des scientifiques venaient encore y travailler de Yerevan.
On a réussi a trouver l'appartement où vivaient ces fameux grands-parents et on les a rejoint dans leur vergé a l'aide d'une de leur voisine. Ca a été une sacrée aventure rien que pour les trouver mais ils ont été si charmants qu'on n'a ni l'un ni l'autre regrettés le voyage. Ils nous ont offerts une multitude de fruits, d'abricots séchés, prunes et autres fruits locaux que je n'avais jamais vu auparavant puis ils nous ont gentiment offert le déjeuner. Plutôt simple et désordonné, la maitresse de maison nous servant en même temps une salade de concombre/tomate avec un pot de Nutella, on a tout de même apprécié la générosité de nos hôtes qui n'ont d'ailleurs plus voulu que l'on parte et qui voulaient que l'on reste pour le diner et la nuit. On a réussi a s'esquiver non sans que la grand mère nous accompagne jusqu'au bus et qu'elle paie de sa poche les tickets!

Le soir, on est sorti au centre ville et 3 jeunes étudiantes locales ont bien voulu nous faire la visite. Apres un tour autour de l'Opera et de la rue piétonne qui mène au spectacle de fontaines, avons gravi les marches de la cascade, sorte de butte de Montmartre locale avec de longs escaliers sauf que ces escaliers n'ont jamais ete finis alors que l'endroit a été créé il y a une vingtaine d'années...a priori par manque de budget...quel gâchis!
On s'est fait nos aux revoirs avec Alex vers 4h du mat alors que mon avion partait une heure et demi plus tard direction l'Ukraine et un passage a Kiev que j'avais déjà visitée en janvier.

lien vers la video Yerevan



vendredi 2 août 2013

201307 Arménie Part 2: La région de Dilijan



On est arrivé super tard mais on a passer un coup de téléphone à notre hôte du soir, Nina qui a tout de même pu nous concocter un petit festin.

Le lendemain, on est parti se balader en foret a la rencontre des locaux et on est tombé sur de vieux fermiers de 80ans qui nous ont ouvert très chaleureusement leur modeste demeure et partagé leur déjeuner même si on n'a pas osé toucher a la viande de porc. Je me serai presque cru revenu en Mongolie sous les yourtes des nomades! La balade le long de la rivière était assez agréable mais le finish a été un peu long sous un soleil de plomb et on s'est fait prendre par un taxi au passage pour abréger la course.
On a raté le dernier bus direct pour la capitale Yerevan mais on a eu la chance de tomber sur un taxi qui avait déjà 2 clients et qui attendaient 2 autres personnes pour rejoindre la capitale pour une somme modique. On a sauté sur l'occasion et on est arrivé en a peine 1h alors que le bus local en annonçait 3.

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